Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande desinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels. Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires.
C'est bon, tout simplement. :)
Ces deux albums sont vraiment superbes!
Le Photographe est une série originale, c'est certain, un mélange de roman graphique, de roman photo et de récit de voyage.
J'ai apprécié la fascination de Lefèvre pour l'équipe de MSF lorsqu'il les voit parler avec la population, connaître les coutumes et les habitudes, c'est une impression que j'ai déjà ressentie et il est vrai que c'est impressionnant de remarquer à quel point les gens peuvent s'intégrer et assimiler une autre façon de vivre et de faire.
Le premier volume est plutôt soft, puisqu'il ne concerne que le voyage aller, on ne voit pas de blessés ni d'interventions comme dans le second, où le travaille de MSF commence vraiment.
Le mélange de dessin et de photos de la taille d'une case est réussi, c'est également agréable de voir de belles photos agrandies. Par contre les planches ou les passages constitués de photos miniatures c'est pas terrible. On voit pas grand chose, c'est souvent confus. Ca aurait été peut-être mieux de mettre moins de photos, en plus grand format, et en faisant des ellipses plus grandes. C'est aussi dommage qu'il n'y ait que des photos en noir et blanc.
Et puis bon le dessin, certes c'est pas terrible, sur un album entier ça aurait été limite, mais là ça roule, il se marie bien avec les clichés.
Le Photographe est un joli témoignage, et une belle expérience humaine que les auteurs nous font partager.
Agréable surprise que cet album !
Avec Erzurum, Supiot a mis de côté ses crayons pour prendre la plume et nous proposer un conte fantastique oriental tout en rimes ! C’est fort joliment narré même si l’histoire est plutôt triste. J’apprécie la prouesse d’écrire un album en rimes sans que cela n’alourdisse la lecture. Quant aux planches d’Olivier Martin, elles sont fort détaillées mais restent d’une lisibilité remarquable grâce à un trait clair et précis.
Décidément, la collection Comix du Cycliste est un véritable "découvreur de talent" ! :)
Arf, très très bon album que voici ! :)
L’écrin est la toute première bd de Sylvain Vallée, qui a repris depuis "Gil Saint-André". Son trait est déjà affirmé, précis et clair. Le récit est quant à lui bien charpenté, rien n’est laissé au hasard. La narration et le découpage rendent ce "huis clos" tendu très prenant. Bref, cet album figure parmi mes préférés de la collection Comix du Cycliste !
Superbe !
Magnifique dessin, chaque case est extrêmement travaillée à tous points de vue. Les personnages sont profonds, tous. L'histoire de base est originale et sa noirceur et son tourment s'inscrivent bien dans l'Histoire qu'elle rencontre. C'est plus que captivant, c'est presque contaminant. Toute la tragédie et la poésie sont parfaitement rendues par le dessin d'Yslaire.
Véritablement un chef d'oeuvre !
Bourgeon fidèle à lui-même. C'est bon de A à Z. Le dessin est toujours impeccable, et Lacroix nous a créé des personnages travaillés et complexes, et les mondes imaginés sont originaux et intéressants à bien des égards, totalement réussis et intéressants. Le scénario est lui aussi bon et recherché.
Une réussite.
Note approximative : 3,5/5.
Bizarre comme j'attendais beaucoup de cet album. Affranchi de la coupe de Jodorowsky (mais peut-être Le Quatrième pouvoir date-t-il d'avant leur collaboration ?), j'espérais que Juan Gimenez nous proposerait un récit linéaire, clair, limpide. Peine -en partie- perdu, puisque le début de l'histoire est assez laborieux, et qu'on a du mal à comprendre le lien, et même la finalité de tous les personnages et éléments. Mais à partir de la moitié de l'album, tout s'éclaire soudain, et la lecture devient un réel plaisir. Plaisir intellectuel qui rejoint celui des yeux, puisque dès le départ et tout au long de l'album, Gimenez nous gratifie d'un dessin réellement superbe, sérieux et puissant, du niveau d'un Moebius. Du coup, on termine cet album sur une note très positive.
Trouvé dans le rayonnage de ma "Baie des Tecks" préférée, j’ai été de suite happé par les planches en N&B de cet auteur espagnol puis intrigué par le texte en 4e de couv. L’histoire mêle intimement folie, démence et fantastique pour conduire à "rêver la réalité et s’y réveiller". L’allégorie du début avec le train fantôme capte l’attention : un homme vient rechercher Ana, sa belle d’alors réincarnée dans Julia. Mais cette "simple" histoire où un mort vient retrouver sa belle se complexifie pour prendre des proportions beaucoup plus large dans le dernier tiers de l’album. Les enjeux sont ailleurs . . . l’homme aux masque blanc pourra t’il accomplir sa tâche et retrouver Ana à travers Julia ? La fin répond à cette question de manière dramatique et poétique.
Très très prenant !
Des BDs j'en ai lu un bon paquet. Des bonnes, des moins bonnes, des cultes et des beaucoup moins cultes !
Mais de toutes, celle là fut la seule à avoir réussi à m'attacher aux personnages au point que je n'ai pas pu retenir une larme devant le final du premier cycle et cette douleur que l'on partage. Un pur chef-d'oeuvre qui mérite largement que l'on pardonne les faiblesses graphiques des deux premiers tomes.
Enfin bref l'impression d'avoir lu une bd inégalable, dont le plus gros defaut fut de rendre fade les séries d'HF que j'ai pu lire par la suite...
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se déplacer dans un espace-temps figé ? c’est le concept sur lequel repose la trame de cet album. Concept séduisant s’il en est et au potentiel de développement infini, certes, pour autant que la maîtrise du sujet soit sans failles. Là où "Phenomenum" s’est fourvoyé, "Les Mesures du Temps" a su éviter les écueils avec beaucoup d’intelligence. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire me semble déjà plus propice à ce genre de récits. De plus, un tome unique rend l’histoire plus dense et plus rythmée avec peu de cafouillages et de déchets. Le dessin, savant mélange entre du Pedrosa et de l’Alfred, est également très appréciable. Les couleurs ne sont pas en reste avec une dominance de tons ocre qui soulignent le cachet ancien du récit. De même, l’utilisation de flous pour mimer le temps qui se fige est bien à propos. Enfin, ce one shot bénéficie d’une fin originale sur fond de poésie. ;)
Bref, du beau travail comme on aimerait en voir plus souvent !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
La Légende de Robin des Bois
Si France Télévisions est le plus grand terrain de sport, la bande desinée est le plus grand terrain de jeu... de Manu Larcenet. Ce gars-là a un talent incroyable pour recycler de manière aussi intelligente que jouissive les mythes universels. Ce coup-ci, c'est Robin des Bois, un modèle, un mythe que tous les garçons se sont appropriés au moins une fois dans leur jeunesse, qui passe par la moulinette larssinienne. Etrangement, et malgré le décalage, temporel ou autre, chacun de ses gags tombe juste, on est plié de rire à chaque chute, chaque apparition intempestive de l'un ou l'autre des personnages secondaires ou tertiaires. C'est bon, tout simplement. :)
Le Photographe
Ces deux albums sont vraiment superbes! Le Photographe est une série originale, c'est certain, un mélange de roman graphique, de roman photo et de récit de voyage. J'ai apprécié la fascination de Lefèvre pour l'équipe de MSF lorsqu'il les voit parler avec la population, connaître les coutumes et les habitudes, c'est une impression que j'ai déjà ressentie et il est vrai que c'est impressionnant de remarquer à quel point les gens peuvent s'intégrer et assimiler une autre façon de vivre et de faire. Le premier volume est plutôt soft, puisqu'il ne concerne que le voyage aller, on ne voit pas de blessés ni d'interventions comme dans le second, où le travaille de MSF commence vraiment. Le mélange de dessin et de photos de la taille d'une case est réussi, c'est également agréable de voir de belles photos agrandies. Par contre les planches ou les passages constitués de photos miniatures c'est pas terrible. On voit pas grand chose, c'est souvent confus. Ca aurait été peut-être mieux de mettre moins de photos, en plus grand format, et en faisant des ellipses plus grandes. C'est aussi dommage qu'il n'y ait que des photos en noir et blanc. Et puis bon le dessin, certes c'est pas terrible, sur un album entier ça aurait été limite, mais là ça roule, il se marie bien avec les clichés. Le Photographe est un joli témoignage, et une belle expérience humaine que les auteurs nous font partager.
Erzurum
Agréable surprise que cet album ! Avec Erzurum, Supiot a mis de côté ses crayons pour prendre la plume et nous proposer un conte fantastique oriental tout en rimes ! C’est fort joliment narré même si l’histoire est plutôt triste. J’apprécie la prouesse d’écrire un album en rimes sans que cela n’alourdisse la lecture. Quant aux planches d’Olivier Martin, elles sont fort détaillées mais restent d’une lisibilité remarquable grâce à un trait clair et précis. Décidément, la collection Comix du Cycliste est un véritable "découvreur de talent" ! :)
L'écrin
Arf, très très bon album que voici ! :) L’écrin est la toute première bd de Sylvain Vallée, qui a repris depuis "Gil Saint-André". Son trait est déjà affirmé, précis et clair. Le récit est quant à lui bien charpenté, rien n’est laissé au hasard. La narration et le découpage rendent ce "huis clos" tendu très prenant. Bref, cet album figure parmi mes préférés de la collection Comix du Cycliste !
Sambre
Superbe ! Magnifique dessin, chaque case est extrêmement travaillée à tous points de vue. Les personnages sont profonds, tous. L'histoire de base est originale et sa noirceur et son tourment s'inscrivent bien dans l'Histoire qu'elle rencontre. C'est plus que captivant, c'est presque contaminant. Toute la tragédie et la poésie sont parfaitement rendues par le dessin d'Yslaire. Véritablement un chef d'oeuvre !
Le Cycle de Cyann
Bourgeon fidèle à lui-même. C'est bon de A à Z. Le dessin est toujours impeccable, et Lacroix nous a créé des personnages travaillés et complexes, et les mondes imaginés sont originaux et intéressants à bien des égards, totalement réussis et intéressants. Le scénario est lui aussi bon et recherché. Une réussite.
Le quatrième pouvoir
Note approximative : 3,5/5. Bizarre comme j'attendais beaucoup de cet album. Affranchi de la coupe de Jodorowsky (mais peut-être Le Quatrième pouvoir date-t-il d'avant leur collaboration ?), j'espérais que Juan Gimenez nous proposerait un récit linéaire, clair, limpide. Peine -en partie- perdu, puisque le début de l'histoire est assez laborieux, et qu'on a du mal à comprendre le lien, et même la finalité de tous les personnages et éléments. Mais à partir de la moitié de l'album, tout s'éclaire soudain, et la lecture devient un réel plaisir. Plaisir intellectuel qui rejoint celui des yeux, puisque dès le départ et tout au long de l'album, Gimenez nous gratifie d'un dessin réellement superbe, sérieux et puissant, du niveau d'un Moebius. Du coup, on termine cet album sur une note très positive.
Aliénation
Trouvé dans le rayonnage de ma "Baie des Tecks" préférée, j’ai été de suite happé par les planches en N&B de cet auteur espagnol puis intrigué par le texte en 4e de couv. L’histoire mêle intimement folie, démence et fantastique pour conduire à "rêver la réalité et s’y réveiller". L’allégorie du début avec le train fantôme capte l’attention : un homme vient rechercher Ana, sa belle d’alors réincarnée dans Julia. Mais cette "simple" histoire où un mort vient retrouver sa belle se complexifie pour prendre des proportions beaucoup plus large dans le dernier tiers de l’album. Les enjeux sont ailleurs . . . l’homme aux masque blanc pourra t’il accomplir sa tâche et retrouver Ana à travers Julia ? La fin répond à cette question de manière dramatique et poétique. Très très prenant !
La Quête de l'Oiseau du Temps
Des BDs j'en ai lu un bon paquet. Des bonnes, des moins bonnes, des cultes et des beaucoup moins cultes ! Mais de toutes, celle là fut la seule à avoir réussi à m'attacher aux personnages au point que je n'ai pas pu retenir une larme devant le final du premier cycle et cette douleur que l'on partage. Un pur chef-d'oeuvre qui mérite largement que l'on pardonne les faiblesses graphiques des deux premiers tomes. Enfin bref l'impression d'avoir lu une bd inégalable, dont le plus gros defaut fut de rendre fade les séries d'HF que j'ai pu lire par la suite...
Les mesures du temps
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir se déplacer dans un espace-temps figé ? c’est le concept sur lequel repose la trame de cet album. Concept séduisant s’il en est et au potentiel de développement infini, certes, pour autant que la maîtrise du sujet soit sans failles. Là où "Phenomenum" s’est fourvoyé, "Les Mesures du Temps" a su éviter les écueils avec beaucoup d’intelligence. L’époque dans laquelle se déroule l’histoire me semble déjà plus propice à ce genre de récits. De plus, un tome unique rend l’histoire plus dense et plus rythmée avec peu de cafouillages et de déchets. Le dessin, savant mélange entre du Pedrosa et de l’Alfred, est également très appréciable. Les couleurs ne sont pas en reste avec une dominance de tons ocre qui soulignent le cachet ancien du récit. De même, l’utilisation de flous pour mimer le temps qui se fige est bien à propos. Enfin, ce one shot bénéficie d’une fin originale sur fond de poésie. ;) Bref, du beau travail comme on aimerait en voir plus souvent !