Punisher et moi, c'est une longue histoire d'amour. Et c'est forcément la bouche en cœur que j'ai acheté les 9 volumes de la série.
A première vue, tout le monde s'accorde à dire que l'histoire qui se tient dans les 3 premiers volumes est la meilleure. J'aurai plutôt tendance à dire que le volume 4 est une conclusion à l'affaire du Russe. La série des 3 premiers volumes est très bonne, mais d'autres histoires plus courtes plus loin dans les bandes dessinées sont vraiment excellentes ! Pour les fans de Western, l'histoire (Les Rues de Laredo, dans le volume 8 ) est vraiment excellente, Punisher part au Texas et... je vous laisse découvrir la suite. Les dessins sont très particuliers (dessins de Cam Kennedy) et apportent à l'ambiance un côté étouffant et sale.
A titre d'information, pour les fans du film, le scénariste c'est inspiré de cette série de bandes dessinées, donc si vous avez aimé le film, lisez les bd, elles sont encore mieux !
Enfin, je conclu en disant que c'est au travers de cette série de Punisher que le lecteur peut se rendre compte à quel point Garth Ennis déteste les super héros. Dès qu'on voit le bout du nez d'un DareDevil moralisateur, d'un Spiderman prépubert ou d'un Wolverine renfrogné, ils passent pour des parfaits imbéciles et c'est vraiment jouissif de les voir dans ces conditions !! On est bien loin des comics où les super héros sont bien propres sur eux et où le lecteur peut les prendre pour model ! Garth Ennis ne s'arrête pas là car il déteste également le Punisher himself ! Même s'il a des allures de Clint Eastwood dans les films de Sergio Leone, il reste ni plus ni moins un serial killer recherché par la police.
Selon moi, Punisher dans la série 100% Marvel est l'une des meilleures séries sur ce personnage !
J'ai réellement accroché à cette BD. L'ambiance, le cynisme, le côté un petit peu autobiographique font de cette histoire un moment fort de lecture.
La surprise était d'autant plus bonne que je n'en attendais rien de particulier, n'ayant jamais rien lu de Joe Matt.
A lire ! Vraiment.
De mon côté, je vais essayer de découvrir les autres albums de cet auteur
Voir surgir de nulle part un jeune auteur complet avec une bd aussi fraîche et originale, ça fait plaisir. Fraîche, cette bd l'est, c'est plein de tendresse et d'humour, le dessin est "mignon", très maniéré, c'est sûr, plein de "tics" provenant de l'illustration dans les poses parfois un peu trop "magazine de mode" données au personnage, mais on sent une vraie empathie de l'auteur envers chacun d'eux. J'ai trouvé la relation père-fille exposée avec beaucoup de justesse.
L'originalité est aussi au rendez-vous avec une intrigue certes relativement lente (ce premier tome ne fait que raconter l'arrivée de Lydia dans son université) mais très imprévisible. Le suspense est bien maintenu, pendant les ¾ de l'album, on sait que la faculté universitaire de Lydia n'est pas comme les autres, mais on ignore en quoi… Tout est révélé petit à petit et le peu que l'on apprend ici promet de ne pas être triste. J'espère que la suite sera de ce niveau.
Très bel album, très fin et très abordable. Le dessin fait irrémédiablement penser à Mattotti, un peu trop d'ailleurs... Mais les ressorts psychologiques de l'intrigue sont abondants et l'album tient en haleine de bout en bout.
Superbe !
Emmanuel Lepage nous livre encore une fois un très bel album.
Beauté formelle tout d'abord. La collection Aire Libre constitue un très bel écrin pour ce joyau, très agréable à regarder. Ensuite, le dessin est somptueux : charnel, appliqué, chaleureux, c'est un régal pour les yeux. De plus il sait merveilleusement capter et restituer les ambiances, comme celles de la selva... A noter, dans le tome 2, une petite évolution vers le Giraud des derniers Blueberry.
Beauté narrative également : malgré quelques petits défauts par-ci par-là, c'est un album sur un sujet un peu original, la découverte du monde par un jeune séminariste, fils du gouverneur local. Découverte de la cruauté de son père, découverte de la sensualité, découverte de la spiritualité, bref, un parcours complet en peu de temps.
On remarquera qu'après La Terre sans mal, Lepage est resté en Amérique latine...
Bonjour à tous,
L’histoire est véritablement transportée par le dessin, le contraste des couleurs, l’expression extraordinaire des visages, la fluidité des mouvements, témoignant avec autant de réussite des instants de réflexion que ceux de l’action.
Aussitôt après la dureté des premières scènes, un équilibre semble s’imposer entre la force, l’assurance du héros et, d’autre part, les souffrances infligées et le pressentiment des épreuves à venir. De même que la générosité des sentiments alterne avec la barbarie, la paix ne s’impose jamais plus loin que le souvenir de la vengeance.
J’ai tout aimé dans cet ouvrage….un défaut ?? Peut-être …mais quand les sentiments voyagent aussi bien au fil des pages, le défaut m’est invisible.
J’ai refermé ce livre avec la certitude agréable d’avoir lu beaucoup plus que ce qui était écrit et de tenir dans les mains un grand moment de bonheur.
Oui je conseille l'achat! Je suis moi-même étonné de ne voir que 2/5 pour cet album. Que dis-je ? Les dessins sont magnifiques. Et que dire des couleurs? Pour une fois que nous n'avons pas de l'ordinateur! Le scénario est, je trouve, original. Il sort des autres BD héroïc fantasy et autres fantastiques.
Ce comic book est vraiment excellent !!
Le début fait fortement référence à 28 Jours plus tard ! Ensuite, on retrouve l'ambiance des films de George Romero avec quelques nouveautés !!
Personnellement, j'ai lu l'histoire d'un bloc et j'ai été scotché du début à la fin ! J'attends d'ailleurs le second volume avec impatience, mais j'ai peur que l'attente soit longue... Pas grave, je relirai Walking Dead autant de fois qu'il le faudra !
Le style de dessin correspond parfaitement à l'ambiance. Le noir et blanc rend un aspect sombre, passé et assez pessimiste sur l'univers dépeint par l'auteur. Les zombies sont lents, comme dans les bons films et cette lenteur est vraiment intéressante dans cette bande dessinée car le travail n'était pas facile, on aurait très bien pu plonger dans un truc vraiment ennuyeux.
Les relations entre les personnages sont plutôt bien travaillées, on sent que les personnages ont vécu, et les seuls qui peuvent paraître un peu plus creux que les autres se rattrapent avec leurs actions !
Walking Dead, du grand art !! C'est certainement la meilleure bande dessinée sur le thème des zombies que j'ai pu lire !
Ce one shot nous narre la vengeance lentement mûrie d’un homme qui a tout perdu (sa femme et sa situation professionnelle). Il s’agit là d’une bd d’ambiance où le récit, très noir, captive l’attention du lecteur. Cette atmosphère particulière est fort bien retranscrite grâce aux superbes planches "pastelles" de Jorge González. Ce style n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui d’un certain Mattotti. La comparaison n’est pas usurpée puisque ce jeune dessinateur maîtrise cette "technique" de mise en couleur en faisant preuve de beaucoup de talent. En outre, Jorge nous gratifie d’un petit rebondissement sur la fin pour conclure ce récit sans fausses notes.
A découvrir !
Avoir un tel pavé entre les mains, ça impressionne quand même un peu. Moi qui ai l'estomac fragile, je me suis demandé si j'allais réussir à digérer tout ça.
Et bien, je dois reconnaître que mes appréhensions étaient infondées. La lecture est facile, légère et passionnante. J'ai bien sûr fait quelques pauses, mais, vu le découpage de l'oeuvre en nombreux chapitres et le rythme plutôt constant de l'ensemble, les interruptions ne nuisent pas au plaisir de la lecture.
Les personnages sont tous attachants et criants de vérité. Leurs qualités, secrets et petits (et grands) travers se dévoilent tout au long de la BD et se savourent avec plaisir. L'intrigue - pour autant que l'on puisse parler d'intrigue - sinue le long des pages, s'attarde sur des personnages secondaires, évolue tranquillement avec la vie des protagonistes et fait, comme l'a dit Ro, beaucoup pensé à un format de sitcom américain.
Le ton de l'ensemble, même si l'humour est très présent, est quand même sérieux et frôle souvent le tragique, ce qui donne beaucoup de profondeur à cet ouvrage tellement riche (une deuxième lecture doit faire ressurgir de nombreux détails).
Le dessin est bon, mais ce qui m'a surtout frappé c'est la virtuosité de certaines mises en page. L'auteur se livre à des expérimentations fréquentes dans ce domaine et le succès est souvent au rendez vous (je pense notamment à la scène où Sherman hésite à embrasser Caprice, aux pages identiques qui se répètent mais prennent un sens complètement différents selon le contexte, etc..).
Le prix (30 euros) est élevé, mais la qualité et la quantité sont au rendez vous. Il n'y a pas à hésiter une seule seconde.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Punisher (Ennis/Dillon)
Punisher et moi, c'est une longue histoire d'amour. Et c'est forcément la bouche en cœur que j'ai acheté les 9 volumes de la série. A première vue, tout le monde s'accorde à dire que l'histoire qui se tient dans les 3 premiers volumes est la meilleure. J'aurai plutôt tendance à dire que le volume 4 est une conclusion à l'affaire du Russe. La série des 3 premiers volumes est très bonne, mais d'autres histoires plus courtes plus loin dans les bandes dessinées sont vraiment excellentes ! Pour les fans de Western, l'histoire (Les Rues de Laredo, dans le volume 8 ) est vraiment excellente, Punisher part au Texas et... je vous laisse découvrir la suite. Les dessins sont très particuliers (dessins de Cam Kennedy) et apportent à l'ambiance un côté étouffant et sale. A titre d'information, pour les fans du film, le scénariste c'est inspiré de cette série de bandes dessinées, donc si vous avez aimé le film, lisez les bd, elles sont encore mieux ! Enfin, je conclu en disant que c'est au travers de cette série de Punisher que le lecteur peut se rendre compte à quel point Garth Ennis déteste les super héros. Dès qu'on voit le bout du nez d'un DareDevil moralisateur, d'un Spiderman prépubert ou d'un Wolverine renfrogné, ils passent pour des parfaits imbéciles et c'est vraiment jouissif de les voir dans ces conditions !! On est bien loin des comics où les super héros sont bien propres sur eux et où le lecteur peut les prendre pour model ! Garth Ennis ne s'arrête pas là car il déteste également le Punisher himself ! Même s'il a des allures de Clint Eastwood dans les films de Sergio Leone, il reste ni plus ni moins un serial killer recherché par la police. Selon moi, Punisher dans la série 100% Marvel est l'une des meilleures séries sur ce personnage !
Les Kids
J'ai réellement accroché à cette BD. L'ambiance, le cynisme, le côté un petit peu autobiographique font de cette histoire un moment fort de lecture. La surprise était d'autant plus bonne que je n'en attendais rien de particulier, n'ayant jamais rien lu de Joe Matt. A lire ! Vraiment. De mon côté, je vais essayer de découvrir les autres albums de cet auteur
Mertownville
Voir surgir de nulle part un jeune auteur complet avec une bd aussi fraîche et originale, ça fait plaisir. Fraîche, cette bd l'est, c'est plein de tendresse et d'humour, le dessin est "mignon", très maniéré, c'est sûr, plein de "tics" provenant de l'illustration dans les poses parfois un peu trop "magazine de mode" données au personnage, mais on sent une vraie empathie de l'auteur envers chacun d'eux. J'ai trouvé la relation père-fille exposée avec beaucoup de justesse. L'originalité est aussi au rendez-vous avec une intrigue certes relativement lente (ce premier tome ne fait que raconter l'arrivée de Lydia dans son université) mais très imprévisible. Le suspense est bien maintenu, pendant les ¾ de l'album, on sait que la faculté universitaire de Lydia n'est pas comme les autres, mais on ignore en quoi… Tout est révélé petit à petit et le peu que l'on apprend ici promet de ne pas être triste. J'espère que la suite sera de ce niveau.
Le Vagabond
Très bel album, très fin et très abordable. Le dessin fait irrémédiablement penser à Mattotti, un peu trop d'ailleurs... Mais les ressorts psychologiques de l'intrigue sont abondants et l'album tient en haleine de bout en bout.
Muchacho
Superbe ! Emmanuel Lepage nous livre encore une fois un très bel album. Beauté formelle tout d'abord. La collection Aire Libre constitue un très bel écrin pour ce joyau, très agréable à regarder. Ensuite, le dessin est somptueux : charnel, appliqué, chaleureux, c'est un régal pour les yeux. De plus il sait merveilleusement capter et restituer les ambiances, comme celles de la selva... A noter, dans le tome 2, une petite évolution vers le Giraud des derniers Blueberry. Beauté narrative également : malgré quelques petits défauts par-ci par-là, c'est un album sur un sujet un peu original, la découverte du monde par un jeune séminariste, fils du gouverneur local. Découverte de la cruauté de son père, découverte de la sensualité, découverte de la spiritualité, bref, un parcours complet en peu de temps. On remarquera qu'après La Terre sans mal, Lepage est resté en Amérique latine...
La Chronique des Immortels
Bonjour à tous, L’histoire est véritablement transportée par le dessin, le contraste des couleurs, l’expression extraordinaire des visages, la fluidité des mouvements, témoignant avec autant de réussite des instants de réflexion que ceux de l’action. Aussitôt après la dureté des premières scènes, un équilibre semble s’imposer entre la force, l’assurance du héros et, d’autre part, les souffrances infligées et le pressentiment des épreuves à venir. De même que la générosité des sentiments alterne avec la barbarie, la paix ne s’impose jamais plus loin que le souvenir de la vengeance. J’ai tout aimé dans cet ouvrage….un défaut ?? Peut-être …mais quand les sentiments voyagent aussi bien au fil des pages, le défaut m’est invisible. J’ai refermé ce livre avec la certitude agréable d’avoir lu beaucoup plus que ce qui était écrit et de tenir dans les mains un grand moment de bonheur.
Lumière froide
Oui je conseille l'achat! Je suis moi-même étonné de ne voir que 2/5 pour cet album. Que dis-je ? Les dessins sont magnifiques. Et que dire des couleurs? Pour une fois que nous n'avons pas de l'ordinateur! Le scénario est, je trouve, original. Il sort des autres BD héroïc fantasy et autres fantastiques.
Walking Dead
Ce comic book est vraiment excellent !! Le début fait fortement référence à 28 Jours plus tard ! Ensuite, on retrouve l'ambiance des films de George Romero avec quelques nouveautés !! Personnellement, j'ai lu l'histoire d'un bloc et j'ai été scotché du début à la fin ! J'attends d'ailleurs le second volume avec impatience, mais j'ai peur que l'attente soit longue... Pas grave, je relirai Walking Dead autant de fois qu'il le faudra ! Le style de dessin correspond parfaitement à l'ambiance. Le noir et blanc rend un aspect sombre, passé et assez pessimiste sur l'univers dépeint par l'auteur. Les zombies sont lents, comme dans les bons films et cette lenteur est vraiment intéressante dans cette bande dessinée car le travail n'était pas facile, on aurait très bien pu plonger dans un truc vraiment ennuyeux. Les relations entre les personnages sont plutôt bien travaillées, on sent que les personnages ont vécu, et les seuls qui peuvent paraître un peu plus creux que les autres se rattrapent avec leurs actions ! Walking Dead, du grand art !! C'est certainement la meilleure bande dessinée sur le thème des zombies que j'ai pu lire !
Le Vagabond
Ce one shot nous narre la vengeance lentement mûrie d’un homme qui a tout perdu (sa femme et sa situation professionnelle). Il s’agit là d’une bd d’ambiance où le récit, très noir, captive l’attention du lecteur. Cette atmosphère particulière est fort bien retranscrite grâce aux superbes planches "pastelles" de Jorge González. Ce style n’est d’ailleurs pas sans rappeler celui d’un certain Mattotti. La comparaison n’est pas usurpée puisque ce jeune dessinateur maîtrise cette "technique" de mise en couleur en faisant preuve de beaucoup de talent. En outre, Jorge nous gratifie d’un petit rebondissement sur la fin pour conclure ce récit sans fausses notes. A découvrir !
De mal en pis
Avoir un tel pavé entre les mains, ça impressionne quand même un peu. Moi qui ai l'estomac fragile, je me suis demandé si j'allais réussir à digérer tout ça. Et bien, je dois reconnaître que mes appréhensions étaient infondées. La lecture est facile, légère et passionnante. J'ai bien sûr fait quelques pauses, mais, vu le découpage de l'oeuvre en nombreux chapitres et le rythme plutôt constant de l'ensemble, les interruptions ne nuisent pas au plaisir de la lecture. Les personnages sont tous attachants et criants de vérité. Leurs qualités, secrets et petits (et grands) travers se dévoilent tout au long de la BD et se savourent avec plaisir. L'intrigue - pour autant que l'on puisse parler d'intrigue - sinue le long des pages, s'attarde sur des personnages secondaires, évolue tranquillement avec la vie des protagonistes et fait, comme l'a dit Ro, beaucoup pensé à un format de sitcom américain. Le ton de l'ensemble, même si l'humour est très présent, est quand même sérieux et frôle souvent le tragique, ce qui donne beaucoup de profondeur à cet ouvrage tellement riche (une deuxième lecture doit faire ressurgir de nombreux détails). Le dessin est bon, mais ce qui m'a surtout frappé c'est la virtuosité de certaines mises en page. L'auteur se livre à des expérimentations fréquentes dans ce domaine et le succès est souvent au rendez vous (je pense notamment à la scène où Sherman hésite à embrasser Caprice, aux pages identiques qui se répètent mais prennent un sens complètement différents selon le contexte, etc..). Le prix (30 euros) est élevé, mais la qualité et la quantité sont au rendez vous. Il n'y a pas à hésiter une seule seconde.