Des dialogues enlevés, des répliques qui font mouche, des quiproquos, un dessin vif... voilà donc tout pour passer un bon moment de lecture.
Plus proche de Walt Disney que de Blacksad, l'univers dessiné par Bertolucci n'en est pas moins cruel: les croisades même menées par des animaux restent des croisades
Puisque le dessinateur porte également le nom connu d'un cinéaste, parfois au cinéma, on sent que les acteurs se sont amusés sur un tournage; et là j'ai l'impression que les auteurs se sont fait plaisir en imaginant cette aventure (et surtout ont voulu faire plaisir au lecteur), et c'est réussi.
L'apparition de Paranoïa est tout simplement divine. Le perfide Prince Jean et le ridicule Philippe-Auguste (pour parler des personnages secondaires) m'ont bien fait rire.
Messieurs les auteurs, il ne vous reste plus qu'une chose à faire pour me combler : écrire la suite.
Drôle, trépidant, ironique a souhait et d'un style graphique très agréable !
J'adore l'ambiance lovecraftienne qui règne dans cette bd (on retrouve un peu l'ambiance de Ghost buster aussi) qui cependant est loin d'être glauque, même si le macabre est présent à chaque case !
Un formidable voyage dans le monde du paranormal avec le démon le plus cool du monde mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !
Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.
Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus grand'chose de potable à lire dans Fluide mais j'avoue que c'est toujours avec plaisir que je retrouvais chaque mois un épisode de Jésus et les copains. J'ai fini par m'acheter l'album et je ne regrette pas. Souvent, pour les séries de ce type, on se dit "4 planches tous les mois c'est sympa, mais en album complet c'est vite lassant" ; ici, je trouve que ça ne gâche rien, bien au contraire.
Bon, j'avoue que je suis de bonne humeur ces jours-ci, je m'amuse de pas grand'chose et rien que la tronche et le look impayables des personnages ou le fait de voir Jésus jouer au tennis ou faire de l'équitation suffiraient à me faire marrer, mais il y a plus que ça dans Jésus et les copains. Planchon signe ici une mini-série franchement drôle, où il parodie habilement à la fois le roman-photo et la Bible. Le mélange des deux est assez génial, parfaitement maîtrisé, les situations et le discours bibliques s'adaptant parfaitement aux clichés et au kitsch des romans-photos ("Marie... Le Seigneur est avec toi ?" "Oui, comprends-moi... Il est si puissant... si miséricordieux... dans ses bras, je me sens bénie entre toutes les femmes !"). Ca ressemble un tout petit peu à ce qu'on pu faire les Monty Python sans pour autant être une sous-Vie de Brian, ça rappelle un peu South Park, mais dans l'ensemble, ça ne fait pas vraiment trop "déjà-vu". Et dans le même genre, c'est infiniment plus réussi qu'un machin comme Les Dessous de Terminal Beach.
Bref, voilà, moi Jésus et les copains ça m'amuse beaucoup ; bon, après, l'humour, chacun le sien, hein, je m'étonnerai pas s'il y a 10 avis dans les semaines qui viennent pour dire que c'est naze, poussif, raté, répétitif et tout ce que vous voudrez et que ça ne vaut pas un bon vieux roman graphique ou une la manga sensible et adulte (pfff, j'aurais pas dû écrire ça, j'ai l'impression d'être Patrick Sébastien genre "Ch'uis un gros déconneur et les intellos, j'les emmerde parce que ch'uis un rebelle !"). A noter aussi que ça ne fera pas forcément marrer les cathos pas trop portés sur la rigolade au sujet de leurs héros favoris. Mais si vous avez envie de voir la résurrection de Lazare transformée en soap opera en milieu hospitalier ou Marie-Madeleine version secrétaire amoureuse de son Largo Winch de patron, vous allez vous régaler avec Jésus et les copains.
"Travis" est en quelque sorte le "petit frère" de Carmen Mc Callum. Eh oui comment ne pas comparer ses deux séries qui ont le même scénariste, un style de dessin de la même trempe et un univers commun qui a donné lieu à quelques rencontres dans les cossovers Carmen+Travis - les Récits.
Duval continue de nous faire explorer son univers cyberpunk de science fiction d’anticipation. Mais cette fois ci c’est à travers les aventures de Steve Travis, un pilote de navette spatiale, intrépide au grand cœur. Cette série comme pour Carmen Mc Callum, comprend beaucoup d’action mais pas seulement l’histoire du premier cycle (5 tomes) est vraiment très intéressante, originale et pleine de rebondissements avec les révélations du tome 5. Le second cycle débute bien avec le tome 6.1, je trouve le 6.2 inutile mais de tout façon il est à mettre à part (avec son changement de dessinateur Alizon juste pour ce tome). Même si je préfère le personnage de Carmen que je trouve plus riche intérieurement que celui de Travis, j’ai une légère préférence pour les scénarii de "Travis" et ses personnages secondaires. Bref une excellente série qui comme sa "grande sœur" mérite bien son label de série B.
Les dessins sont biens. Quet maîtrise parfaitement les scènes d’actions avec un angle de vue et un cadrage toujours savamment choisi.
Les couleurs de Schelle et Rosa sont jolies et s’adaptent comme un gant aux illustrations.
(Je ne m’attarde pas sur les dessins et les couleurs de Alizon du tome 6.2, non pas qu’ils soient moches mais simplement largement en dessous à mes yeux de ceux des autres tomes.)
Brian K Vaughn, scénariste par ailleurs de Y, Le Dernier Homme et des Fugitifs, nous mitonne une nouvelle série fort appétissante dont il a le secret.
Une trame très attractive (un super-héros en devenir préfère essayer de changer les choses en devenant un élu du peuple, maire de New York, excusez du peu, plutot qu'un protecteur masqué), des dialogues finement ciselés, un dessin plutot agréable : tout pour passer un bon moment de lecture.
Laissez-vous entrainer dans ces histoires politico-héroïques, vous ne le regrettez pas. Vous y découvrirez même une subtile uchronie très habilement mise en place et traitée (le 9/11 à eu lieu, mais ne s'est pas exactement passé comme dans la réalité).
Le seul regret pourrait porter sur le grand format choisi par l'éditeur français, qui n'apporte franchement rien, mais pour le reste Ex-Machina est une BD palpitante et très plaisante
L’idée de départ est originale : évoquer 10 commandements à travers 10 histoires différentes sans autre lien que le livre renfermant ces commandements. Autre originalité : un dessinateur par histoire. Alors bien sûr, ces 10 albums sont inégaux en qualité sur le plan du dessin aussi bien que sur celui du scénario, et chacun les jugera individuellement, selon sa sensibilité, de très bons à banals. Mais il semble à peu près sûr que cette série, dans sa diversité, offre à chaque lecteur au moins un album plaisant, et peu ou pas de déplaisant.
Si il est clair que cette BD ne cherche pas à voler bien haut, celle-ci propose des personnages hauts en couleurs et un humour digne de films tel que Evil Dead ou Undead... Un etat d'esprit auquel tout le monde ne peux pas accrocher mais pour le peu qu'on soit fan de ce genre (ce qui est mon cas) on ne peut qu'adhérer et prendre un plaisir fou à la lecture de The Goon.
Attendont tout de même un peu avant de crier au chef d'oeuvre mais si tout se passe bien et qu'Eric Powel arrive à faire évoluer la série correctement, il se pourait que The Goon deviènne une prochaine référence d'ici quelques temps.
Enfin de la vraie BD.
Pas de textes superflus. On a vite compris le scénario.
L'important reste dans la fluidité, les dessins épurés, chaque case fait mouche.
A lire à n'importe quelle vitesse, moment ou position.
De la couleur, de l'humour, du rythme: génial.
NB : pour adultes uniquement.
"Double JE" est un diptyque qui se penche sur les dérives des manipulations génétiques et du clonage en particulier. Thème mainte fois abordé, donc peu original. Toutefois, deux éléments clés donnent à cette bd un attrait particulier :
1/ le côté visionnaire car, au moment de sa date de parution (début des années 90), le clonage n’était pas encore maîtrisé pour les mammifères. Dolly fut le premier animal cloné (hors batraciens) avec plus ou moins de "réussite" et depuis lors, la technique s’est grandement améliorée puisqu’on peut maintenant cloner n’importe quel animal. Reste juste la barrière éthique que certains n’hésiteront pas à franchir, si ce n’est déjà fait pour l’homme . . .
2/ la recherche documentaire de Toff très fouillée qui rend le côté visionnaire "crédible".
Concernant cette "docu-fiction", le scénario est intelligemment construit pour éviter de tomber dans l’écueil d’une bd "juste" bien documentée. Le final réserve donc quelques surprises . . . Pour conclure, juste signaler que, contrairement à certains, j’apprécie beaucoup les dessins de Béhé, découvert grâce à Chimères.
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Richard Coeur de Lion
Des dialogues enlevés, des répliques qui font mouche, des quiproquos, un dessin vif... voilà donc tout pour passer un bon moment de lecture. Plus proche de Walt Disney que de Blacksad, l'univers dessiné par Bertolucci n'en est pas moins cruel: les croisades même menées par des animaux restent des croisades Puisque le dessinateur porte également le nom connu d'un cinéaste, parfois au cinéma, on sent que les acteurs se sont amusés sur un tournage; et là j'ai l'impression que les auteurs se sont fait plaisir en imaginant cette aventure (et surtout ont voulu faire plaisir au lecteur), et c'est réussi. L'apparition de Paranoïa est tout simplement divine. Le perfide Prince Jean et le ridicule Philippe-Auguste (pour parler des personnages secondaires) m'ont bien fait rire. Messieurs les auteurs, il ne vous reste plus qu'une chose à faire pour me combler : écrire la suite.
Hellboy
Drôle, trépidant, ironique a souhait et d'un style graphique très agréable ! J'adore l'ambiance lovecraftienne qui règne dans cette bd (on retrouve un peu l'ambiance de Ghost buster aussi) qui cependant est loin d'être glauque, même si le macabre est présent à chaque case ! Un formidable voyage dans le monde du paranormal avec le démon le plus cool du monde mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds !
Coïncidence
Attention, ce livre est un concept. Il ne contient au final qu'une douzaine de planches de BD. Le reste est un bref portrait de chaque auteur, accompagné d'une bibliographie et d'un entretien ou, comme dans le cas de Philippe Marcelé, d'un exposé sur la BD en général. Contrairement à ce que dit mon camarade yannick, les bibliographies ne sont pas si abondantes, et certaines (comme pour l'auteur japonais Takahashi) manquent à l'appel. Mais l'ensemble est très intéressant, ne serait-ce que pour l'originalité du concept, très révélateur de la place qu'occupe le dessinateur dans la création d'une BD. C'est particulièrement intéressant pour celui qui veut approfondir un peu sa connaissance et son analyse du média bande dessinée.
Jésus et les copains
Ca fait bien longtemps qu'il n'y a plus grand'chose de potable à lire dans Fluide mais j'avoue que c'est toujours avec plaisir que je retrouvais chaque mois un épisode de Jésus et les copains. J'ai fini par m'acheter l'album et je ne regrette pas. Souvent, pour les séries de ce type, on se dit "4 planches tous les mois c'est sympa, mais en album complet c'est vite lassant" ; ici, je trouve que ça ne gâche rien, bien au contraire. Bon, j'avoue que je suis de bonne humeur ces jours-ci, je m'amuse de pas grand'chose et rien que la tronche et le look impayables des personnages ou le fait de voir Jésus jouer au tennis ou faire de l'équitation suffiraient à me faire marrer, mais il y a plus que ça dans Jésus et les copains. Planchon signe ici une mini-série franchement drôle, où il parodie habilement à la fois le roman-photo et la Bible. Le mélange des deux est assez génial, parfaitement maîtrisé, les situations et le discours bibliques s'adaptant parfaitement aux clichés et au kitsch des romans-photos ("Marie... Le Seigneur est avec toi ?" "Oui, comprends-moi... Il est si puissant... si miséricordieux... dans ses bras, je me sens bénie entre toutes les femmes !"). Ca ressemble un tout petit peu à ce qu'on pu faire les Monty Python sans pour autant être une sous-Vie de Brian, ça rappelle un peu South Park, mais dans l'ensemble, ça ne fait pas vraiment trop "déjà-vu". Et dans le même genre, c'est infiniment plus réussi qu'un machin comme Les Dessous de Terminal Beach. Bref, voilà, moi Jésus et les copains ça m'amuse beaucoup ; bon, après, l'humour, chacun le sien, hein, je m'étonnerai pas s'il y a 10 avis dans les semaines qui viennent pour dire que c'est naze, poussif, raté, répétitif et tout ce que vous voudrez et que ça ne vaut pas un bon vieux roman graphique ou une la manga sensible et adulte (pfff, j'aurais pas dû écrire ça, j'ai l'impression d'être Patrick Sébastien genre "Ch'uis un gros déconneur et les intellos, j'les emmerde parce que ch'uis un rebelle !"). A noter aussi que ça ne fera pas forcément marrer les cathos pas trop portés sur la rigolade au sujet de leurs héros favoris. Mais si vous avez envie de voir la résurrection de Lazare transformée en soap opera en milieu hospitalier ou Marie-Madeleine version secrétaire amoureuse de son Largo Winch de patron, vous allez vous régaler avec Jésus et les copains.
Travis
"Travis" est en quelque sorte le "petit frère" de Carmen Mc Callum. Eh oui comment ne pas comparer ses deux séries qui ont le même scénariste, un style de dessin de la même trempe et un univers commun qui a donné lieu à quelques rencontres dans les cossovers Carmen+Travis - les Récits. Duval continue de nous faire explorer son univers cyberpunk de science fiction d’anticipation. Mais cette fois ci c’est à travers les aventures de Steve Travis, un pilote de navette spatiale, intrépide au grand cœur. Cette série comme pour Carmen Mc Callum, comprend beaucoup d’action mais pas seulement l’histoire du premier cycle (5 tomes) est vraiment très intéressante, originale et pleine de rebondissements avec les révélations du tome 5. Le second cycle débute bien avec le tome 6.1, je trouve le 6.2 inutile mais de tout façon il est à mettre à part (avec son changement de dessinateur Alizon juste pour ce tome). Même si je préfère le personnage de Carmen que je trouve plus riche intérieurement que celui de Travis, j’ai une légère préférence pour les scénarii de "Travis" et ses personnages secondaires. Bref une excellente série qui comme sa "grande sœur" mérite bien son label de série B. Les dessins sont biens. Quet maîtrise parfaitement les scènes d’actions avec un angle de vue et un cadrage toujours savamment choisi. Les couleurs de Schelle et Rosa sont jolies et s’adaptent comme un gant aux illustrations. (Je ne m’attarde pas sur les dessins et les couleurs de Alizon du tome 6.2, non pas qu’ils soient moches mais simplement largement en dessous à mes yeux de ceux des autres tomes.)
Ex Machina
Brian K Vaughn, scénariste par ailleurs de Y, Le Dernier Homme et des Fugitifs, nous mitonne une nouvelle série fort appétissante dont il a le secret. Une trame très attractive (un super-héros en devenir préfère essayer de changer les choses en devenant un élu du peuple, maire de New York, excusez du peu, plutot qu'un protecteur masqué), des dialogues finement ciselés, un dessin plutot agréable : tout pour passer un bon moment de lecture. Laissez-vous entrainer dans ces histoires politico-héroïques, vous ne le regrettez pas. Vous y découvrirez même une subtile uchronie très habilement mise en place et traitée (le 9/11 à eu lieu, mais ne s'est pas exactement passé comme dans la réalité). Le seul regret pourrait porter sur le grand format choisi par l'éditeur français, qui n'apporte franchement rien, mais pour le reste Ex-Machina est une BD palpitante et très plaisante
Le Décalogue
L’idée de départ est originale : évoquer 10 commandements à travers 10 histoires différentes sans autre lien que le livre renfermant ces commandements. Autre originalité : un dessinateur par histoire. Alors bien sûr, ces 10 albums sont inégaux en qualité sur le plan du dessin aussi bien que sur celui du scénario, et chacun les jugera individuellement, selon sa sensibilité, de très bons à banals. Mais il semble à peu près sûr que cette série, dans sa diversité, offre à chaque lecteur au moins un album plaisant, et peu ou pas de déplaisant.
The Goon
Si il est clair que cette BD ne cherche pas à voler bien haut, celle-ci propose des personnages hauts en couleurs et un humour digne de films tel que Evil Dead ou Undead... Un etat d'esprit auquel tout le monde ne peux pas accrocher mais pour le peu qu'on soit fan de ce genre (ce qui est mon cas) on ne peut qu'adhérer et prendre un plaisir fou à la lecture de The Goon. Attendont tout de même un peu avant de crier au chef d'oeuvre mais si tout se passe bien et qu'Eric Powel arrive à faire évoluer la série correctement, il se pourait que The Goon deviènne une prochaine référence d'ici quelques temps.
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Enfin de la vraie BD. Pas de textes superflus. On a vite compris le scénario. L'important reste dans la fluidité, les dessins épurés, chaque case fait mouche. A lire à n'importe quelle vitesse, moment ou position. De la couleur, de l'humour, du rythme: génial. NB : pour adultes uniquement.
Double JE
"Double JE" est un diptyque qui se penche sur les dérives des manipulations génétiques et du clonage en particulier. Thème mainte fois abordé, donc peu original. Toutefois, deux éléments clés donnent à cette bd un attrait particulier : 1/ le côté visionnaire car, au moment de sa date de parution (début des années 90), le clonage n’était pas encore maîtrisé pour les mammifères. Dolly fut le premier animal cloné (hors batraciens) avec plus ou moins de "réussite" et depuis lors, la technique s’est grandement améliorée puisqu’on peut maintenant cloner n’importe quel animal. Reste juste la barrière éthique que certains n’hésiteront pas à franchir, si ce n’est déjà fait pour l’homme . . . 2/ la recherche documentaire de Toff très fouillée qui rend le côté visionnaire "crédible". Concernant cette "docu-fiction", le scénario est intelligemment construit pour éviter de tomber dans l’écueil d’une bd "juste" bien documentée. Le final réserve donc quelques surprises . . . Pour conclure, juste signaler que, contrairement à certains, j’apprécie beaucoup les dessins de Béhé, découvert grâce à Chimères.