Arf ! Excellent !
Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dav ne manque pas d’idées, ni d’humour ! La lecture est jouissive à souhait avec des situations délirantes et autres jeux de mots. Le fond de l’histoire est plutôt ténu (faut être honnête) mais ce n’est pas ce qu’on attend d’une bd qui mise sur la forme, à la fois grotesque/ débile/ amusante/ poilante . . . Le dessin de Dav est sympa et bien caractéristique. Mais ce qui rend les planches particulièrement attrayantes, ce sont les couleurs de BenGrrr, véritable petit génie du pinceau virtuel !
J’apprécie donc la spontanéité et la fraîcheur de l’ensemble qui permet de passer un bon (mais court) moment !
Ames sérieuses, s’abstenir ! ;)
J'admets que ma note peut paraître exagérée, mais cette série a vraiment un charisme hors du commun, voir un héro partir à l'aventure avec sa canne à pèche est pour moi un régal. J'admets également que les dessins sont assez...moyens. Mais jusqu'à la fin de "greed island" au moins, cette série est culte, et des perso tels qu'hisoka, gon ou kirua marquent indéniablement les lecteurs.
Cette série est remarquable à plus d'un titre: Dessins, design et style graphique novateurs (dessins très "angulaires"), et thème jamais abordé à ma connaissance: shamanisme (même si j'imagine que le réalisme doit être à des centaines de km des préoccupations de l'auteur...). Il règne ici un air de grande classe, tant dans les dessins que dans les thèmes abordés. Certaines scènes sont un peu longuettes, mais le charisme des personnages relèvera immanquablement votre sens de l'intérêt. L'un des plus beaux shonen manga actuel.
Cette note semblera trop exagérée pour des lecteurs mais il faut savoir que je suis un fan de westerns spaghettis.
J’ai retrouvé dans cette bd l’esprit des films de Sergio Léone : l’exagération, les gros plans, l’humour, les grandes gueules… Aaaahhh, il ne reste plus que la musique de Ennio Morricone en fond de lecture pour que tout soit parfait ! Pas grave, j’ai un de ses cds !
A l’image de « Trio Grande » des mêmes auteurs, l’ambiance est parfaitement adaptée à cette histoire farfelue. Isabelle Rabarot nous montre encore ses grands talents de coloriste avec sa mise en couleurs aux tons orangés et azurs.
La mise en page et les cadrages sont excellents. Le dessin de Lamy est dynamique et va comme sied à cette bd.
« 500 fusils » est un album très divertissant et dont je ne me lasse pas de le relire !
Une histoire poignante, pas autobiographique, mais inspirée de faits et témoignages réels. J’ai suivi les déboires et doutes de Toland avec un intérêt grandissant au fil des pages (le début est un peu mou), et les derniers chapitres m’ont tout simplement serré le cœur. Je me suis attaché aux différents personnages comme rarement, j’ai vraiment eu l’impression de souffrir avec eux.
Le sujet aide forcement à donner plus d’impact au récit, la narration n’étant finalement qu’un bête rapport de fait. Mais les réflexions intérieures du personnage principal sont criantes de vérité, le coté psychologique est vraiment bien développé. La façon dont les doutes de Toland sur sa propre sexualité se mêlent aux incidents de son entourage est tout simplement fascinante.
Alors d’accord, « Un monde de différence » n’est peut-être pas une BD innovante, mais elle se penche sur un sujet universel et malheureusement intemporel: L’intolérance. Le résultat est une histoire poignante, marquante, que je vous encourage à découvrir si le sujet vous intéresse un tant soit peu. Un de mes comics préférés, toutes catégories confondues.
Note : La VO est un peu difficile à lire, avec beaucoup d’argot américain, beaucoup de mots compliqués, et des accents retranscrits dans le texte. Vous voilà prévenus !
Ben ça alors...Moi qui m’attendait juste à un truc sympa. Et voilà que je me prends une bonne claque! Cet album est une merveille! Bon, soyons clair, je ne suis pas sûr que grand monde partagera mon enthousiasme démesuré... Thepat et Kael ci-dessous ont juste apprécié cet album. Je suppose qu’il vous est déjà arrivé de tomber en pamoison devant un roman, une bd, un film sans que votre entourage partage cet entrain. L’objet exerce sur vous une vraie fascination, vous avez la sensation qu’il exprime quelque chose de rare, quelque chose que vous avez déjà en vain recherché ailleurs. Et bien, c’est l’effet que me procure ce Kizilkum. Au départ, bien sûr, on peut se demander en quoi un album se déroulant au début du siècle dans le fin fond de l’empire russe peut me toucher à ce point? C’est parce que Kizilkum est tout sauf une bd historique. Face à la réalité psychologique qui sous-tend l’album, le contexte est finalement bien secondaire, on pourrait même transposer avec facilité cet album dans d’autres situation, en Palestine, En Irak... dans n’importe quel point chaud du globe… dans n’importe quel situation où un peuple est soumis à une occupation illégitime et où certains individus vont recourir aux moyens les plus extrêmes pour s’en délivrer.
Il y a dans cet album une maturité tout à fait étonnante pour un premier album! Vous ne trouverez dans cet album aucun effet facile, tout est mesuré, calculé, rendu sensible avec savoir-faire. Des auteurs qui savent vous pondre 10 pages entièrement muettes sans actions démesurées sans pour autant ne rien perdre de la tension narrative, il n’y en a pas beaucoup. Des auteurs qui savent limiter les paroles de leurs personnages au minimum, sans pour autant perdre quelque chose de leur personnalité complexe, c’est encore plus rare, surtout en bd! Des auteurs qui savent vous pondre une intrigue prenante avec un personnage principal aussi antipathique, j’en connais peu. Et Lepingle, lui, il manie tout ça avec brio dès son premier album!
Une angoisse me vient... Qu’est devenu Lepingle? Depuis cet album qui date déjà de 2002, il n’a rien sorti... A-t-il arrêté la bd déçu par des ventes mauvaises? Ce serait, à mon sens, un beau gâchis…
Tome 1 : La maison qui n'existe pas.
Du pur Dumontheuil !!! Cette BD, c'est du n'importe quoi et c'est tout ce que j'adore.
Pensez donc, c'est l'histoire d'un voyageur et de son cheval (dont il ne reste que la tête, le reste ayant été mangé) qui recherche une femme dont il a une photo floue (à force d'être regardé) dont on ne sait si elle existe vraiment mais qui serait dans une maison qui n'existe pas (ce serait juste une illusion d'optique). Et cette femme floue provoque la jalousie de l'impératrice (que personne n'a vu par ailleurs) car si cette femme est floue, alors tout le monde peut s'imaginer la femme idéale... Bon, vous avez rien compris à mon résumé, c'est normal... L'important c'est de se laisser porter par l'humour décalé de Dumontheuil et en l'occurrence, je ne suis pas déçu.
La mise en couleur est moins soignée que pour Qui a tué l'idiot (plus de couleurs directes :(), peut être pour que Dumontheuil accélère son rythme de travail (dixit la remarque de soul). Et bien je ne vais pas m'en plaindre et si je veux en prendre plein la vue, je re-sortirai l'immense Qui a tué l'idiot (comment ça je suis lourd avec Qui a tué l'idiot ?) ;)
Tome 2 : Bas les masques !
Deuxième et dernier tome de cette histoire de "femme floue". Pour rappel, l'histoire relate la quête d'un voyageur à la recherche de sa fiancée dont il garde comme souvenir l'unique photo d'elle qu'il possède (photo rendue floue à force de la regarder). Cette femme floue serait dans l"a maison qui n'existe pas" (fruit d'une illusion d'optique). Et c'est là que l'on retrouve notre voyageur...
Cette histoire garde, dans ce 2ème tome, son esprit totalement déjanté. Les quiproquos s'enchaînent sur un bon rythme et Dumontheuil continue à bien exploiter l'idée selon laquelle chaque entrant dans "la maison qui n'existe pas" revêt l'apparence d'une autre personne précédemment rentrée. Petit bémol, le rythme des gags était un poil plus soutenu dans le premier tome (mais je ne vais pas faire la fine bouche).
Côté dessin, le style de Dumontheuil est assez spécial, il faut l'avouer. Mais j'adore son originalité, que dis-je, je suis fan !! Bon, on retrouve les couleurs un peu fades du premier tome mais après 2 pages, on n'y fait plus attention (et pour les amoureux des belles couleurs directes, je vous ai déjà parlé de "Qui a tué l'idiot" du même auteur ?) :) ...
Une oeuvre originale, drôle, burlesque et qui possède une fin assez surprenante qui m'a fait mourir de rire.
Encore un nouvel album de Dumontheuil ! Une chose est sûre : depuis que l'auteur a abandonné la couleur directe (dommage), celui-ci a un rythme de travail plus que soutenu (tant mieux).
Le roi cassé raconte l'histoire d'une guerre bien particulière. En effet, avant chaque armistice, il y a toujours un dernier mort. Et le dernier mort de cette guerre c'est lui : Simon Virjusse. Or la mort, elle-même dégoûté par cette guerre décide de changer le cours du destin. Puisque l'on sait que le dernier mort de la guerre est Simon Virjusse, alors remontons le temps afin d'éviter de nombreuses morts inutiles et attendons la dernière heure de ce pauvre Simon, synonyme d'armistice. Et c'est ainsi que Simon devient une star nationale, la population attendant sagement le jour de son sacrifice. Mais la vie de héro sacrifié est parfois compliquée...
Vous l'aurez compris, l'histoire est assez absurde (en même temps, c'est la marque de fabrique de Dumontheuil) et certaines situations humoristiques de cet album sont à tomber. Il faut bien noter que le roi cassé est un peu moins barré que la femme floue. Aussi, certains adhérerons plus facilement à l'univers de Dumontheuil, d'autres le regretterons un peu (j'appartiens à la deuxième catégorie).
Par ailleurs, l'album est sublime (mais à quand le retour de la couleur directe ?) et j'ai trouvé que les dessins de certaines planches étaient plus détaillés que d'habitude. Ceux qui regrettaient le graphisme de La femme floue pourront apprécier les petits changements perceptibles du trait de l'auteur.
Encore une fois, je suis fan du travail de Dumontheuil et forcément je vous invite tous à me suivre.
Une jolie surprise, que ce petit album. Si le public visé me semble être principalement les plus jeunes, je pense que les plus grands peuvent facilement apprécier aussi, tant cet album est rempli d'humour et de poésie, et qu'on le lit avec un grand sourire aux lèvres. Si en terme d'évènements, il ne se passe rien, on n'en a pas besoin pour apprécier, car l'histoire de ce petit garçon et de son ami est très touchante. Seul regret : ça se lit bien vite.
Le trait si original de Nemiri se prête à merveille à cette jolie histoire. Il est assez différent de Je suis morte, et encore plus joli, pour moi.
Bref, c'est une réussite.
Ayé j'ai enfin acheté et lu cet album. Et ben je dois dire que c'est une belle réussite, et ce sur tous les plans. Les couleurs sont franchement chouettes (quels beaux coucher de soleil !), le dessin est très bon, très expressif (la tronche de certains animaux est à se tordre de rire parfois), et le scénario est sympa comme tout. C'est de l'humour comme j'aime; j'ai bien apprécié ce premier tome. Les situations, les personnages sont drôles à souhait : le lion qui veut bouffer l'antilope, et elle qui craque pour lui, le croco qui console ou bouffe, au choix :) et l'autre qui se fait sans arrêt becter par les vautours, c'est excellent tout ça !
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Les Garnimos
Arf ! Excellent ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que Dav ne manque pas d’idées, ni d’humour ! La lecture est jouissive à souhait avec des situations délirantes et autres jeux de mots. Le fond de l’histoire est plutôt ténu (faut être honnête) mais ce n’est pas ce qu’on attend d’une bd qui mise sur la forme, à la fois grotesque/ débile/ amusante/ poilante . . . Le dessin de Dav est sympa et bien caractéristique. Mais ce qui rend les planches particulièrement attrayantes, ce sont les couleurs de BenGrrr, véritable petit génie du pinceau virtuel ! J’apprécie donc la spontanéité et la fraîcheur de l’ensemble qui permet de passer un bon (mais court) moment ! Ames sérieuses, s’abstenir ! ;)
Hunter X Hunter
J'admets que ma note peut paraître exagérée, mais cette série a vraiment un charisme hors du commun, voir un héro partir à l'aventure avec sa canne à pèche est pour moi un régal. J'admets également que les dessins sont assez...moyens. Mais jusqu'à la fin de "greed island" au moins, cette série est culte, et des perso tels qu'hisoka, gon ou kirua marquent indéniablement les lecteurs.
Shaman King
Cette série est remarquable à plus d'un titre: Dessins, design et style graphique novateurs (dessins très "angulaires"), et thème jamais abordé à ma connaissance: shamanisme (même si j'imagine que le réalisme doit être à des centaines de km des préoccupations de l'auteur...). Il règne ici un air de grande classe, tant dans les dessins que dans les thèmes abordés. Certaines scènes sont un peu longuettes, mais le charisme des personnages relèvera immanquablement votre sens de l'intérêt. L'un des plus beaux shonen manga actuel.
Wayne Redlake - 500 Fusils
Cette note semblera trop exagérée pour des lecteurs mais il faut savoir que je suis un fan de westerns spaghettis. J’ai retrouvé dans cette bd l’esprit des films de Sergio Léone : l’exagération, les gros plans, l’humour, les grandes gueules… Aaaahhh, il ne reste plus que la musique de Ennio Morricone en fond de lecture pour que tout soit parfait ! Pas grave, j’ai un de ses cds ! A l’image de « Trio Grande » des mêmes auteurs, l’ambiance est parfaitement adaptée à cette histoire farfelue. Isabelle Rabarot nous montre encore ses grands talents de coloriste avec sa mise en couleurs aux tons orangés et azurs. La mise en page et les cadrages sont excellents. Le dessin de Lamy est dynamique et va comme sied à cette bd. « 500 fusils » est un album très divertissant et dont je ne me lasse pas de le relire !
Stuck Rubber Baby (Un Monde de différence)
Une histoire poignante, pas autobiographique, mais inspirée de faits et témoignages réels. J’ai suivi les déboires et doutes de Toland avec un intérêt grandissant au fil des pages (le début est un peu mou), et les derniers chapitres m’ont tout simplement serré le cœur. Je me suis attaché aux différents personnages comme rarement, j’ai vraiment eu l’impression de souffrir avec eux. Le sujet aide forcement à donner plus d’impact au récit, la narration n’étant finalement qu’un bête rapport de fait. Mais les réflexions intérieures du personnage principal sont criantes de vérité, le coté psychologique est vraiment bien développé. La façon dont les doutes de Toland sur sa propre sexualité se mêlent aux incidents de son entourage est tout simplement fascinante. Alors d’accord, « Un monde de différence » n’est peut-être pas une BD innovante, mais elle se penche sur un sujet universel et malheureusement intemporel: L’intolérance. Le résultat est une histoire poignante, marquante, que je vous encourage à découvrir si le sujet vous intéresse un tant soit peu. Un de mes comics préférés, toutes catégories confondues. Note : La VO est un peu difficile à lire, avec beaucoup d’argot américain, beaucoup de mots compliqués, et des accents retranscrits dans le texte. Vous voilà prévenus !
Kizilkum
Ben ça alors...Moi qui m’attendait juste à un truc sympa. Et voilà que je me prends une bonne claque! Cet album est une merveille! Bon, soyons clair, je ne suis pas sûr que grand monde partagera mon enthousiasme démesuré... Thepat et Kael ci-dessous ont juste apprécié cet album. Je suppose qu’il vous est déjà arrivé de tomber en pamoison devant un roman, une bd, un film sans que votre entourage partage cet entrain. L’objet exerce sur vous une vraie fascination, vous avez la sensation qu’il exprime quelque chose de rare, quelque chose que vous avez déjà en vain recherché ailleurs. Et bien, c’est l’effet que me procure ce Kizilkum. Au départ, bien sûr, on peut se demander en quoi un album se déroulant au début du siècle dans le fin fond de l’empire russe peut me toucher à ce point? C’est parce que Kizilkum est tout sauf une bd historique. Face à la réalité psychologique qui sous-tend l’album, le contexte est finalement bien secondaire, on pourrait même transposer avec facilité cet album dans d’autres situation, en Palestine, En Irak... dans n’importe quel point chaud du globe… dans n’importe quel situation où un peuple est soumis à une occupation illégitime et où certains individus vont recourir aux moyens les plus extrêmes pour s’en délivrer. Il y a dans cet album une maturité tout à fait étonnante pour un premier album! Vous ne trouverez dans cet album aucun effet facile, tout est mesuré, calculé, rendu sensible avec savoir-faire. Des auteurs qui savent vous pondre 10 pages entièrement muettes sans actions démesurées sans pour autant ne rien perdre de la tension narrative, il n’y en a pas beaucoup. Des auteurs qui savent limiter les paroles de leurs personnages au minimum, sans pour autant perdre quelque chose de leur personnalité complexe, c’est encore plus rare, surtout en bd! Des auteurs qui savent vous pondre une intrigue prenante avec un personnage principal aussi antipathique, j’en connais peu. Et Lepingle, lui, il manie tout ça avec brio dès son premier album! Une angoisse me vient... Qu’est devenu Lepingle? Depuis cet album qui date déjà de 2002, il n’a rien sorti... A-t-il arrêté la bd déçu par des ventes mauvaises? Ce serait, à mon sens, un beau gâchis…
La femme floue
Tome 1 : La maison qui n'existe pas. Du pur Dumontheuil !!! Cette BD, c'est du n'importe quoi et c'est tout ce que j'adore. Pensez donc, c'est l'histoire d'un voyageur et de son cheval (dont il ne reste que la tête, le reste ayant été mangé) qui recherche une femme dont il a une photo floue (à force d'être regardé) dont on ne sait si elle existe vraiment mais qui serait dans une maison qui n'existe pas (ce serait juste une illusion d'optique). Et cette femme floue provoque la jalousie de l'impératrice (que personne n'a vu par ailleurs) car si cette femme est floue, alors tout le monde peut s'imaginer la femme idéale... Bon, vous avez rien compris à mon résumé, c'est normal... L'important c'est de se laisser porter par l'humour décalé de Dumontheuil et en l'occurrence, je ne suis pas déçu. La mise en couleur est moins soignée que pour Qui a tué l'idiot (plus de couleurs directes :(), peut être pour que Dumontheuil accélère son rythme de travail (dixit la remarque de soul). Et bien je ne vais pas m'en plaindre et si je veux en prendre plein la vue, je re-sortirai l'immense Qui a tué l'idiot (comment ça je suis lourd avec Qui a tué l'idiot ?) ;) Tome 2 : Bas les masques ! Deuxième et dernier tome de cette histoire de "femme floue". Pour rappel, l'histoire relate la quête d'un voyageur à la recherche de sa fiancée dont il garde comme souvenir l'unique photo d'elle qu'il possède (photo rendue floue à force de la regarder). Cette femme floue serait dans l"a maison qui n'existe pas" (fruit d'une illusion d'optique). Et c'est là que l'on retrouve notre voyageur... Cette histoire garde, dans ce 2ème tome, son esprit totalement déjanté. Les quiproquos s'enchaînent sur un bon rythme et Dumontheuil continue à bien exploiter l'idée selon laquelle chaque entrant dans "la maison qui n'existe pas" revêt l'apparence d'une autre personne précédemment rentrée. Petit bémol, le rythme des gags était un poil plus soutenu dans le premier tome (mais je ne vais pas faire la fine bouche). Côté dessin, le style de Dumontheuil est assez spécial, il faut l'avouer. Mais j'adore son originalité, que dis-je, je suis fan !! Bon, on retrouve les couleurs un peu fades du premier tome mais après 2 pages, on n'y fait plus attention (et pour les amoureux des belles couleurs directes, je vous ai déjà parlé de "Qui a tué l'idiot" du même auteur ?) :) ... Une oeuvre originale, drôle, burlesque et qui possède une fin assez surprenante qui m'a fait mourir de rire.
Le Roi cassé
Encore un nouvel album de Dumontheuil ! Une chose est sûre : depuis que l'auteur a abandonné la couleur directe (dommage), celui-ci a un rythme de travail plus que soutenu (tant mieux). Le roi cassé raconte l'histoire d'une guerre bien particulière. En effet, avant chaque armistice, il y a toujours un dernier mort. Et le dernier mort de cette guerre c'est lui : Simon Virjusse. Or la mort, elle-même dégoûté par cette guerre décide de changer le cours du destin. Puisque l'on sait que le dernier mort de la guerre est Simon Virjusse, alors remontons le temps afin d'éviter de nombreuses morts inutiles et attendons la dernière heure de ce pauvre Simon, synonyme d'armistice. Et c'est ainsi que Simon devient une star nationale, la population attendant sagement le jour de son sacrifice. Mais la vie de héro sacrifié est parfois compliquée... Vous l'aurez compris, l'histoire est assez absurde (en même temps, c'est la marque de fabrique de Dumontheuil) et certaines situations humoristiques de cet album sont à tomber. Il faut bien noter que le roi cassé est un peu moins barré que la femme floue. Aussi, certains adhérerons plus facilement à l'univers de Dumontheuil, d'autres le regretterons un peu (j'appartiens à la deuxième catégorie). Par ailleurs, l'album est sublime (mais à quand le retour de la couleur directe ?) et j'ai trouvé que les dessins de certaines planches étaient plus détaillés que d'habitude. Ceux qui regrettaient le graphisme de La femme floue pourront apprécier les petits changements perceptibles du trait de l'auteur. Encore une fois, je suis fan du travail de Dumontheuil et forcément je vous invite tous à me suivre.
Hyper l'hippo
Une jolie surprise, que ce petit album. Si le public visé me semble être principalement les plus jeunes, je pense que les plus grands peuvent facilement apprécier aussi, tant cet album est rempli d'humour et de poésie, et qu'on le lit avec un grand sourire aux lèvres. Si en terme d'évènements, il ne se passe rien, on n'en a pas besoin pour apprécier, car l'histoire de ce petit garçon et de son ami est très touchante. Seul regret : ça se lit bien vite. Le trait si original de Nemiri se prête à merveille à cette jolie histoire. Il est assez différent de Je suis morte, et encore plus joli, pour moi. Bref, c'est une réussite.
Les Garnimos
Ayé j'ai enfin acheté et lu cet album. Et ben je dois dire que c'est une belle réussite, et ce sur tous les plans. Les couleurs sont franchement chouettes (quels beaux coucher de soleil !), le dessin est très bon, très expressif (la tronche de certains animaux est à se tordre de rire parfois), et le scénario est sympa comme tout. C'est de l'humour comme j'aime; j'ai bien apprécié ce premier tome. Les situations, les personnages sont drôles à souhait : le lion qui veut bouffer l'antilope, et elle qui craque pour lui, le croco qui console ou bouffe, au choix :) et l'autre qui se fait sans arrêt becter par les vautours, c'est excellent tout ça !