Une bande dessinée mettant en scène une femme à une époque ou les femmes n'avaient qu'un rôle de potiche. De plus, l'héroïne n'est pas n'importe quelle femme, c'est une mousquetaire ayant plus d'élégance, plus de souplesse et plus de style que n'importe quel autre combattant.
Bref un scénario extrêmement bien ficelé. En plus, les dessins de Pierre Alary sont grandioses et font vivre la bande dessinée.
Cette histoire est vraie. Marion a vraiment eu tous ces problèmes. Elle a vraiment été séduite par la secte fondée par Lafayette Ron Hubbard. Elle est partie à Copenhague où elle est devenue une sorte de robot insensible. Son histoire, elle l'a confiée à Louis Alloing, le dessinateur du présent album, qui a décidé d'en faire un livre. La jeune femme a enregistré son expérience sur magnétophone, ne pouvant elle-même l'écrire. La secte en question ne brutalise pas ses adeptes, ne les oblige pas à faire des choses sales avec d'autres, mais elle instille dans l'esprit de chacun une espèce de discipline mentale complètement démente, si bien qu'il a fallu à "Marion" (bien évidemment, ce n'est pas le véritable prénom de cette malheureuse) une bonne quinzaine d'années avant de pouvoir exorciser sa peur, ses démons, son traumatisme.
Ce qui est raconté dans l'album est donc vrai à 100 %, les auteurs n'ayant usé que d'artifices formels (tels des flash-back) afin de mieux l'adapter. Du coup, on est estomaqué par les méthodes d'embrigadement des scientologues, on a envie de leur casser la gueule pour sortir Marion et les autres de ce cauchemar. Le graphisme d'Alloing, entre celui de Dupuy/Berberian et de Peyraud, est extrêmement fluide, lisible par tous, y compris par les enfants (auxquels l'album est également destiné), rendant le propos universel. A noter que l'album est préfacé et postfacé (sous forme d'analyse de la méthode de la secte - très utile pour comprendre les mécanismes de l'embrigadement sectaire) par des membres de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu).
Une oeuvre d'utilité publique.
En voilà une bonne surprise !
Les couvertures, quoique tres reussies, me rebutaient un peu car je craignais un énieme Sha, Xoco, voire pire Requiem, Chevalier Vampire ! Deuxieme raison de douter : Soleil ! A force de lire des sous Lanfeust De Troy à profusion avec la petite bestiole mignonne et les blagues grasses, je me mefiais un peu.
Mais il n'est est rien ! Cette courte série (3 tomes) est vraiment tres réussie !
Le monde dans lequel evoluent les personnages est un mélange de fantasy et de steampunk tres bien pensé.
Le scénario tient bien la route, distillant avec brio un peu d'humour fin, de magie, de suspense, de guerre intestine et quelques flash-backs.
Le dessin et les couleurs sont de toute beauté.
Bref, moi qui ne suis pas fan des séries à rallonges, j'ai lu les trois tomes d'une traite et je regrettais que ce soit déjà fini !
J'aime énormément cette bd, pour moi c'est un appel au rêve... Nathalie du haut de ses trois pommes nous crie "eh oh ! Toi qui court tout le temps, toi qui déprime, toi, l'adulte ! Tu te souviens quand t'étais petit ? T'as rêvé de voyage toi aussi un jour non ??"
:D Je me retrouve un peu dans le personnage de Nathalie et je crois que même à 20 ans on peut encore passer de bons moments avec elle ! ;)
GTO est un manga très réaliste sur la vie de tous les jours. L'auteur y dénonce de nombreux travers de la société et plus particulièrement du système éducatif nippon sur un ton humoristique. Bon dis comme ça, ça n'a l'air de rien. En bref c'est l'histoire d'un ex-Yankee complètement obsédé par les lycéennes qui souhaite devenir prof, on imagine les futurs relations entre notre héros un peu brusque et ses élèves un peu taquins...
Au delà de l'apparente vulgarité, naïveté et brutalité (justifiée pour la plupart) de ce héros hors norme, Onizuka a un grand sens des valeurs et des responsabilités. On ne peut s'empêcher de s'attacher à ce héros extra-ordinaire.
Pour moi ce manga fait partie des meilleurs voire des cultes! Tous les personnages ont une importance capitale et une personnalité propre à eux-même. L'Histoire n'est pas uniquement ciblée autour de Onizuka même si elle finit presque toujours par s'y rattacher. De plus comment ne pas s'identifier à l'un des personnages "secondaire", si ce n'est pas au héros.
L'humour est toujours présent même dans les situations les plus rocambolesques. C'est un humour pas toujours très fin il faut l'avouer mais quand on accroche on se pisse dessus de rire! Bref c'est un manga qui a beaucoup de facettes: on apprécie autant les moments drôles et décalés que les situations périlleuses et dramatiques (on y parle des problèmes de drogues, suicides, crises familiale...). On passe toujours un bon moment à lire ce manga!
Du coté des dessins pour moi qui ne suis pas un grand connaisseurs je les trouve sublimes! Il y a toujours un foisonnement de détails. Je dis chapeau à l'équipe de Torû Fûjisawa qui s'est bien améliorée depuis shonan junaï gumi (young GTO pour les novices)! Dommage qu'il n'y ait "que" 25 tomes car je ne me lasse pas des différentes histoires même si elle peuvent se ressembler sur certains points (fallait bien un petit point noir ;-))
Je voulais aussi préciser qu'on n'accroche pas toujours tout de suite il faut essayer de lire au moins 2 tomes
Voilà je conseille à tous ce superbe manga qui m'a fait passer de très très bon moments!!
Sur-ceux amis du soir bonsoir!
Voilà bien LA série où la tendance au mysticisme et à la quête initiatique de Jodorowsky passe le mieux pour moi contrairement à de nombreuses autres séries où ça m'agace plus que de mesure.
Bess a un dessin excellent qui donne des planches vraiment bonnes. Il est très doué pour représenter des décors et personnages asiatiques de type indien ou tibétain. Seule la colorisation est un peu moyenne à mes yeux : je préfère nettement le noir et blanc de Leela et Krishna du même dessinateur.
Quant au scénario, je le répète, c'est précisément une quête initiatique et ésotérique comme l'affectionne Jodorowsky, mais traitée ici avec un certain brio et un réel intérêt. Si ce n'était la fin qui part un petit peu en délire mystique "à la Jodo", l'histoire est vraiment bonne et prenante.
Une bonne série, parmi les meilleures de Jodorowsky.
En voyant la couverture du premier tome de cette série, je m'imaginais une banale histoire de pirates de l'espace ou autres science-fictionneries d'action pour adolescents. J'étais franchement loin du compte : ça n'a RIEN à voir !
Cette série est très difficile à appréhender. Il m'a fallu lire l'intégrale consciencieusement pour réussir à me faire un avis, mais c'est véritablement le genre de série qui doit se lire, se re-lire et s'étudier pour vraiment se comprendre dans son intégralité. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que Andreas a écrit un prologue pour le troisième et dernier tome de la série, car Kaarib est bien une série "qui se réfléchit" à la manière des oeuvres d'Andreas.
Cette série a des qualités énormes à mes yeux :
- son ORIGINALITE ! Le monde imaginé par les auteurs est incroyable d'originalité. On croit tout d'abord être dans un décor de Caraïbes et de pirates, mais ce n'est qu'une des nombreuses trames de fond auxquels se mélangeront vite des atlantes, de voyageurs interdimensionnels, des cannibales à masques, des anglais dirigés par des phonographes-humains, une vague vivante, la pythie grecque et ses mignons, des... Un formidable univers de Carnaval qui s'achève sur une allégorie du mythe de la Caverne de Platon. Totalement innovant, captivant, avec une réelle ambiance.
- ses dessins qui, sans être formidables en eux-mêmes, collent extrêmement bien à l'histoire et ne sont pas mal du tout.
- son humour très présent même dans les moments les plus tragédiques : le cannibale Bu est excellent.
- l'intelligence et surtout l'ORIGINALITE de son scénario (ai-je déjà dit que c'était original ?)
La série présente néanmoins un défaut majeur qui rebuteront plus d'un lecteur. Ce défaut c'est que le récit est vraiment hermétique ! A la fin du tome 1, on a vu plein de choses se passer, on cerne un peu les personnages, mais on n'a pas compris grand chose de l'intrigue globale. Et alors qu'on croit que le tome 2 expliquera cela, il m'a personnellement encore plus embrouillé, ajoutant encore énormément de composantes au récit, de complexité, rendant encore plus mystérieux les personnages même qu'on avait cru cerner dans le premier tome. Le tome 3 apporte heureusement une texture à l'ensemble du récit, permettant d'en comprendre une large partie mais laissant encore de grandes plages de mystère. Et surtout la fin est très abrupte, laissant le lecteur crier son besoin d'en savoir plus, de savoir ce qu'il va se passer tout de suite après. C'est une fin ouverte, laissant le lecteur mettre en place lui-même les pièces d'un puzzle mêlant aventure, symbolisme, mysticisme et... mystère.
Cependant, n'est pas Andreas qui veut, et autant les oeuvres d'Andreas peuvent se comprendre totalement quand on y réfléchit bien car tous les indices sont présents et s'emboitent à la perfection, autant Kaarib garde un peu trop ses secrets et restera incompris pour nombre de lecteurs, dont moi-même qui n'aie qu'une idée floue de la finalité de tout ça.
Mais cette incompréhension est compensée pour moi par un sentiment de beauté et de poésie dans ce monde imaginaire et dans cette intrigue alambiquée. Malgré cet hermétisme, je me suis laissé bercé par ce scénario incroyablement original, ses personnages consistants et troubles à la fois, son ambiance de folie, d'aventure, de fantastique et de mystère, son final ouvert et ajoutant encore à la profondeur du récit, son humour assez fin, et plein d'autres choses.
Cette série ne plaira sûrement pas à n'importe qui et laissera sur le carreau un lecteur s'attendant à une simple histoire d'aventure-action, mais elle a su me séduire.
Vraiment excellent. Le scénario mérite largement son 5/5. Il nous propose une histoire de Jack l'éventreur extrêmement bien conçue et plausible dans laquelle on retrouve une peinture d'époque de l'Angleterre victorienne, éléphant man, la franc-maçonnerie, de la mythologie et de la religion, éventuellement de la folie et de l'histoire. Tout cela est si bien agencé et documenté, que l'on se demande où finit la vérité et où commence la fiction. Une histoire comme je les aime.
Le point négatif qui fait tomber ma note est le dessin. Non pas qu'il ne soit pas bon, il est tout à fait adapté à cette oeuvre dans sa noirceur. Mais il est vraiment trop imprécis, et cette imprécision diminue beaucoup sa lisibilité et le plaisir de lecture.
Cela ne suffit pourtant pas à gâcher la qualité de cette oeuvre.
Davodeau est vraiment un auteur à part dans la bande dessinée actuelle. A l'aise dans l'action, le thriller, il décide de s'intéresser aux vrais problèmes de fond, à l'évolution de notre société.
Ici, il raconte l'histoire militante de ses parents (eh oui), nés et vivant encore dans les Mauges, une petite région dans le sud-ouest du Maine-et-Loire (à l'est de Nantes, pour ceux qui ont la flemme de regarder une carte). Une région un peu tranquille, engoncée dans l'après-guerre dans sa tradition catholique, mais aussi remarquable par la grande concentration d'usines (fabrication de chaussures, en particulier).
Mais peu à peu, par le biais de l'action des J.O.C. (jeunesse Ouvrières Chrétiennes) et J.O.C.F (le pendant féminin), les ouvriers vont s'organiser, se syndiquer (imaginez ça dans une région profondément catholique !!) pour améliorer leurs conditions de travail. Les parents de Davodeau, sans être des têtes de proue, traverseront cette époque en prenant part à beaucoup d'actions militantes (naissance de la CFDT, associations de consommateurs, puis naissance du PS...). Ils donneront à leurs enfants une éducation classique, où la religion tient une grande part, même si pour eux cela ne signifiait plus grand-chose.
Alors, encore une fois, la justesse et l'exactitude avec lesquelles Davodeau raconte force le respect, on reste admiratifs devant les bons sentiments et l'honnêteté avec lesquelles ses parents ont agi. L'auteur en profite pour brosser un -rapide-portrait de la France sociale de ces années. On remarque que le livre s'arrête à l'élection de François Mitterrand à la présidence en 1981. Cet arrêt pourrait soulever pas mal de questions, car on imagine que ses parents ont continué à militer après cet événement majeur...
Je ne dirai rien sur le plan politique, mais j'aimerais bien savoir, par exemple, ce qu'il se passe dans les Mauges après 1981... Davodeau n'évoque qu'un ou deux événements, certes symboliques et forts, mais c'est un peu léger.
Moi j'aime bien Davodeau. Parce que c'est un homme qui s'intéresse à son époque, à la façon dont elle est née, et même s'il a un regard un poil bienveillant sur les personnages (réels) qu'il évoque, il effectue un travail impressionnant d'investigation, de compilation et de synthèse.
Mais quelle beauté !
Alim le Tanneur est sans doute une des plus belles surprises de l'année !
Des dessins sublimes, d'une grande maîtrise, proches du dessin animé mais néanmoins très personnel... Un découpage aéré qui plonge immédiatement dans ce monde d'une grande beauté... Et ces couleurs ! Une pure merveille !
Le scénario, quant à lui, n'est pas en reste. Malgré quelques petits classiques, notamment au niveau de l'humour, Lupano invente un univers très original et des personnages loin des caricatures souvent regrettables dans ce genre.
Une très belle bd, dont j'attends la suite avec impatience.
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Belladone
Une bande dessinée mettant en scène une femme à une époque ou les femmes n'avaient qu'un rôle de potiche. De plus, l'héroïne n'est pas n'importe quelle femme, c'est une mousquetaire ayant plus d'élégance, plus de souplesse et plus de style que n'importe quel autre combattant. Bref un scénario extrêmement bien ficelé. En plus, les dessins de Pierre Alary sont grandioses et font vivre la bande dessinée.
Dans la secte
Cette histoire est vraie. Marion a vraiment eu tous ces problèmes. Elle a vraiment été séduite par la secte fondée par Lafayette Ron Hubbard. Elle est partie à Copenhague où elle est devenue une sorte de robot insensible. Son histoire, elle l'a confiée à Louis Alloing, le dessinateur du présent album, qui a décidé d'en faire un livre. La jeune femme a enregistré son expérience sur magnétophone, ne pouvant elle-même l'écrire. La secte en question ne brutalise pas ses adeptes, ne les oblige pas à faire des choses sales avec d'autres, mais elle instille dans l'esprit de chacun une espèce de discipline mentale complètement démente, si bien qu'il a fallu à "Marion" (bien évidemment, ce n'est pas le véritable prénom de cette malheureuse) une bonne quinzaine d'années avant de pouvoir exorciser sa peur, ses démons, son traumatisme. Ce qui est raconté dans l'album est donc vrai à 100 %, les auteurs n'ayant usé que d'artifices formels (tels des flash-back) afin de mieux l'adapter. Du coup, on est estomaqué par les méthodes d'embrigadement des scientologues, on a envie de leur casser la gueule pour sortir Marion et les autres de ce cauchemar. Le graphisme d'Alloing, entre celui de Dupuy/Berberian et de Peyraud, est extrêmement fluide, lisible par tous, y compris par les enfants (auxquels l'album est également destiné), rendant le propos universel. A noter que l'album est préfacé et postfacé (sous forme d'analyse de la méthode de la secte - très utile pour comprendre les mécanismes de l'embrigadement sectaire) par des membres de l'UNADFI (union Nationale des Associations de défense des Familles et de l'Individu). Une oeuvre d'utilité publique.
Shaman
En voilà une bonne surprise ! Les couvertures, quoique tres reussies, me rebutaient un peu car je craignais un énieme Sha, Xoco, voire pire Requiem, Chevalier Vampire ! Deuxieme raison de douter : Soleil ! A force de lire des sous Lanfeust De Troy à profusion avec la petite bestiole mignonne et les blagues grasses, je me mefiais un peu. Mais il n'est est rien ! Cette courte série (3 tomes) est vraiment tres réussie ! Le monde dans lequel evoluent les personnages est un mélange de fantasy et de steampunk tres bien pensé. Le scénario tient bien la route, distillant avec brio un peu d'humour fin, de magie, de suspense, de guerre intestine et quelques flash-backs. Le dessin et les couleurs sont de toute beauté. Bref, moi qui ne suis pas fan des séries à rallonges, j'ai lu les trois tomes d'une traite et je regrettais que ce soit déjà fini !
Nathalie
J'aime énormément cette bd, pour moi c'est un appel au rêve... Nathalie du haut de ses trois pommes nous crie "eh oh ! Toi qui court tout le temps, toi qui déprime, toi, l'adulte ! Tu te souviens quand t'étais petit ? T'as rêvé de voyage toi aussi un jour non ??" :D Je me retrouve un peu dans le personnage de Nathalie et je crois que même à 20 ans on peut encore passer de bons moments avec elle ! ;)
GTO - Great Teacher Onizuka
GTO est un manga très réaliste sur la vie de tous les jours. L'auteur y dénonce de nombreux travers de la société et plus particulièrement du système éducatif nippon sur un ton humoristique. Bon dis comme ça, ça n'a l'air de rien. En bref c'est l'histoire d'un ex-Yankee complètement obsédé par les lycéennes qui souhaite devenir prof, on imagine les futurs relations entre notre héros un peu brusque et ses élèves un peu taquins... Au delà de l'apparente vulgarité, naïveté et brutalité (justifiée pour la plupart) de ce héros hors norme, Onizuka a un grand sens des valeurs et des responsabilités. On ne peut s'empêcher de s'attacher à ce héros extra-ordinaire. Pour moi ce manga fait partie des meilleurs voire des cultes! Tous les personnages ont une importance capitale et une personnalité propre à eux-même. L'Histoire n'est pas uniquement ciblée autour de Onizuka même si elle finit presque toujours par s'y rattacher. De plus comment ne pas s'identifier à l'un des personnages "secondaire", si ce n'est pas au héros. L'humour est toujours présent même dans les situations les plus rocambolesques. C'est un humour pas toujours très fin il faut l'avouer mais quand on accroche on se pisse dessus de rire! Bref c'est un manga qui a beaucoup de facettes: on apprécie autant les moments drôles et décalés que les situations périlleuses et dramatiques (on y parle des problèmes de drogues, suicides, crises familiale...). On passe toujours un bon moment à lire ce manga! Du coté des dessins pour moi qui ne suis pas un grand connaisseurs je les trouve sublimes! Il y a toujours un foisonnement de détails. Je dis chapeau à l'équipe de Torû Fûjisawa qui s'est bien améliorée depuis shonan junaï gumi (young GTO pour les novices)! Dommage qu'il n'y ait "que" 25 tomes car je ne me lasse pas des différentes histoires même si elle peuvent se ressembler sur certains points (fallait bien un petit point noir ;-)) Je voulais aussi préciser qu'on n'accroche pas toujours tout de suite il faut essayer de lire au moins 2 tomes Voilà je conseille à tous ce superbe manga qui m'a fait passer de très très bon moments!! Sur-ceux amis du soir bonsoir!
Le Lama blanc
Voilà bien LA série où la tendance au mysticisme et à la quête initiatique de Jodorowsky passe le mieux pour moi contrairement à de nombreuses autres séries où ça m'agace plus que de mesure. Bess a un dessin excellent qui donne des planches vraiment bonnes. Il est très doué pour représenter des décors et personnages asiatiques de type indien ou tibétain. Seule la colorisation est un peu moyenne à mes yeux : je préfère nettement le noir et blanc de Leela et Krishna du même dessinateur. Quant au scénario, je le répète, c'est précisément une quête initiatique et ésotérique comme l'affectionne Jodorowsky, mais traitée ici avec un certain brio et un réel intérêt. Si ce n'était la fin qui part un petit peu en délire mystique "à la Jodo", l'histoire est vraiment bonne et prenante. Une bonne série, parmi les meilleures de Jodorowsky.
Kaarib
En voyant la couverture du premier tome de cette série, je m'imaginais une banale histoire de pirates de l'espace ou autres science-fictionneries d'action pour adolescents. J'étais franchement loin du compte : ça n'a RIEN à voir ! Cette série est très difficile à appréhender. Il m'a fallu lire l'intégrale consciencieusement pour réussir à me faire un avis, mais c'est véritablement le genre de série qui doit se lire, se re-lire et s'étudier pour vraiment se comprendre dans son intégralité. Ce n'est pas pour rien d'ailleurs que Andreas a écrit un prologue pour le troisième et dernier tome de la série, car Kaarib est bien une série "qui se réfléchit" à la manière des oeuvres d'Andreas. Cette série a des qualités énormes à mes yeux : - son ORIGINALITE ! Le monde imaginé par les auteurs est incroyable d'originalité. On croit tout d'abord être dans un décor de Caraïbes et de pirates, mais ce n'est qu'une des nombreuses trames de fond auxquels se mélangeront vite des atlantes, de voyageurs interdimensionnels, des cannibales à masques, des anglais dirigés par des phonographes-humains, une vague vivante, la pythie grecque et ses mignons, des... Un formidable univers de Carnaval qui s'achève sur une allégorie du mythe de la Caverne de Platon. Totalement innovant, captivant, avec une réelle ambiance. - ses dessins qui, sans être formidables en eux-mêmes, collent extrêmement bien à l'histoire et ne sont pas mal du tout. - son humour très présent même dans les moments les plus tragédiques : le cannibale Bu est excellent. - l'intelligence et surtout l'ORIGINALITE de son scénario (ai-je déjà dit que c'était original ?) La série présente néanmoins un défaut majeur qui rebuteront plus d'un lecteur. Ce défaut c'est que le récit est vraiment hermétique ! A la fin du tome 1, on a vu plein de choses se passer, on cerne un peu les personnages, mais on n'a pas compris grand chose de l'intrigue globale. Et alors qu'on croit que le tome 2 expliquera cela, il m'a personnellement encore plus embrouillé, ajoutant encore énormément de composantes au récit, de complexité, rendant encore plus mystérieux les personnages même qu'on avait cru cerner dans le premier tome. Le tome 3 apporte heureusement une texture à l'ensemble du récit, permettant d'en comprendre une large partie mais laissant encore de grandes plages de mystère. Et surtout la fin est très abrupte, laissant le lecteur crier son besoin d'en savoir plus, de savoir ce qu'il va se passer tout de suite après. C'est une fin ouverte, laissant le lecteur mettre en place lui-même les pièces d'un puzzle mêlant aventure, symbolisme, mysticisme et... mystère. Cependant, n'est pas Andreas qui veut, et autant les oeuvres d'Andreas peuvent se comprendre totalement quand on y réfléchit bien car tous les indices sont présents et s'emboitent à la perfection, autant Kaarib garde un peu trop ses secrets et restera incompris pour nombre de lecteurs, dont moi-même qui n'aie qu'une idée floue de la finalité de tout ça. Mais cette incompréhension est compensée pour moi par un sentiment de beauté et de poésie dans ce monde imaginaire et dans cette intrigue alambiquée. Malgré cet hermétisme, je me suis laissé bercé par ce scénario incroyablement original, ses personnages consistants et troubles à la fois, son ambiance de folie, d'aventure, de fantastique et de mystère, son final ouvert et ajoutant encore à la profondeur du récit, son humour assez fin, et plein d'autres choses. Cette série ne plaira sûrement pas à n'importe qui et laissera sur le carreau un lecteur s'attendant à une simple histoire d'aventure-action, mais elle a su me séduire.
From Hell
Vraiment excellent. Le scénario mérite largement son 5/5. Il nous propose une histoire de Jack l'éventreur extrêmement bien conçue et plausible dans laquelle on retrouve une peinture d'époque de l'Angleterre victorienne, éléphant man, la franc-maçonnerie, de la mythologie et de la religion, éventuellement de la folie et de l'histoire. Tout cela est si bien agencé et documenté, que l'on se demande où finit la vérité et où commence la fiction. Une histoire comme je les aime. Le point négatif qui fait tomber ma note est le dessin. Non pas qu'il ne soit pas bon, il est tout à fait adapté à cette oeuvre dans sa noirceur. Mais il est vraiment trop imprécis, et cette imprécision diminue beaucoup sa lisibilité et le plaisir de lecture. Cela ne suffit pourtant pas à gâcher la qualité de cette oeuvre.
Les Mauvaises Gens
Davodeau est vraiment un auteur à part dans la bande dessinée actuelle. A l'aise dans l'action, le thriller, il décide de s'intéresser aux vrais problèmes de fond, à l'évolution de notre société. Ici, il raconte l'histoire militante de ses parents (eh oui), nés et vivant encore dans les Mauges, une petite région dans le sud-ouest du Maine-et-Loire (à l'est de Nantes, pour ceux qui ont la flemme de regarder une carte). Une région un peu tranquille, engoncée dans l'après-guerre dans sa tradition catholique, mais aussi remarquable par la grande concentration d'usines (fabrication de chaussures, en particulier). Mais peu à peu, par le biais de l'action des J.O.C. (jeunesse Ouvrières Chrétiennes) et J.O.C.F (le pendant féminin), les ouvriers vont s'organiser, se syndiquer (imaginez ça dans une région profondément catholique !!) pour améliorer leurs conditions de travail. Les parents de Davodeau, sans être des têtes de proue, traverseront cette époque en prenant part à beaucoup d'actions militantes (naissance de la CFDT, associations de consommateurs, puis naissance du PS...). Ils donneront à leurs enfants une éducation classique, où la religion tient une grande part, même si pour eux cela ne signifiait plus grand-chose. Alors, encore une fois, la justesse et l'exactitude avec lesquelles Davodeau raconte force le respect, on reste admiratifs devant les bons sentiments et l'honnêteté avec lesquelles ses parents ont agi. L'auteur en profite pour brosser un -rapide-portrait de la France sociale de ces années. On remarque que le livre s'arrête à l'élection de François Mitterrand à la présidence en 1981. Cet arrêt pourrait soulever pas mal de questions, car on imagine que ses parents ont continué à militer après cet événement majeur... Je ne dirai rien sur le plan politique, mais j'aimerais bien savoir, par exemple, ce qu'il se passe dans les Mauges après 1981... Davodeau n'évoque qu'un ou deux événements, certes symboliques et forts, mais c'est un peu léger. Moi j'aime bien Davodeau. Parce que c'est un homme qui s'intéresse à son époque, à la façon dont elle est née, et même s'il a un regard un poil bienveillant sur les personnages (réels) qu'il évoque, il effectue un travail impressionnant d'investigation, de compilation et de synthèse.
Alim le tanneur
Mais quelle beauté ! Alim le Tanneur est sans doute une des plus belles surprises de l'année ! Des dessins sublimes, d'une grande maîtrise, proches du dessin animé mais néanmoins très personnel... Un découpage aéré qui plonge immédiatement dans ce monde d'une grande beauté... Et ces couleurs ! Une pure merveille ! Le scénario, quant à lui, n'est pas en reste. Malgré quelques petits classiques, notamment au niveau de l'humour, Lupano invente un univers très original et des personnages loin des caricatures souvent regrettables dans ce genre. Une très belle bd, dont j'attends la suite avec impatience.