L'Ecole emportée (Hyuryu Kyoushitsu)
Horreur à l'école primaire...
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Une école est emportée dans une autre dimension. Un autre lieu, un autre temps? Parmi les victimes de l'étrange phénomène, les enfants ne semblent pas les plus perturbés. Les adultes, eux, perdent la tête les uns après les autres. Texte Glénat : "L'école emportée", narre la disparition brutale d'une école primaire et de tous ses occupants, mystérieusement projetée dans un monde désertique, dépourvu de vie, où le sable dispute à un ciel aux brumes obscures les limites incertaines de l'horizon noir. Complètement dépassés par la situation, les adultes chargés de la protection des enfants vont se révéler incapables d'assurer leur rôle. Certains laisseront libre cours à leur folie naissante, d'autres préfèreront le suicide. C'est dans ce monde que les enfants, désemparés, à court de repères tant familiaux que géographiques, se devront à eux seuls de s'accorder l'espoir d'une survie improbable.
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| Date de parution | Novembre 2004 |
| Statut histoire | Série terminée 6 tomes parus |
Les avis
Le pitch de départ (une école entière avec ses occupants projetée brusquement « ailleurs », dans une zone a priori inconnue) m’a forcément fait penser à celui de la série The Woods, que j’ai lue il n’y a pas longtemps, série dont les auteurs ont probablement été influencés par ce manga. Le point de départ est forcément intrigant, avec cette école brutalement coupée du monde, envoyée on ne sait où avec ses occupants. Après quelques fiascos de la part des adultes, les élèves/enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, dans une ambiance qui peut faire penser à « Sa majesté des mouches ». Mais, une fois la surprise initiale passée, j’ai vraiment eu du mal à accrocher à cette série. D’abord le dessin fait franchement vieillot. J’allais dire plus que son âge, mais je viens de voir que la série date du début des années 1970 au Japon… Je n’ai pas vraiment aimé la propension des personnages à avoir la bouche grande ouverte pour parler, pleurer, crier, surjouant les émotions. Et la façon de dessiner les personnages en mouvement – en particulier lorsqu’ils courent – multiplie les défauts. Quant à l’intrigue, il y a déjà des longueurs dans le premier tome (il faut dire que chaque tome est bien plus épais que le format classique du manga), et c’est encore le cas par la suite. Clairement il aurait fallu élaguer ! Ensuite, dès la situation de départ installée, Umezu cherche à maintenir l’attention du lecteur par des artifices souvent maladroits et peu crédibles. En particulier dans les réactions – souvent outrancières et improbables – des adultes, qui changent brusquement et du tout au tout de personnalité, ayant des comportement psychopathiques (voir le cuistot près à tuer tous les gamins de l’école pour garder la bouffe pour lui seul, ou un professeur se transformant en serial killer sans raison claire). Et les pseudo explications données à ces changements, via des dialogues un peu lourds, renforcent le côté artificiel de l’ensemble – et accentue l’impression de remplissage. Par la suite, Umezu use d’autres moyens pour relancer l’intrigue, mais là aussi ça ne m’a pas convaincu. En effet, ça fait feu de tout bois pour faire survenir les dangers, pour maintenir en haleine, sans jamais que ça ne soit crédible. Ça sombre trop souvent dans une facilité et un n’importe quoi presque involontairement comique (les bestioles géantes, l’histoire du couteau avec la mère du jeune héros, etc.). En fait, on a l’impression que l’idée de situer le point de départ de l’intrigue dans une école, c’est surtout pour avoir un réservoir important de victimes potentielles de diverses menaces. Les gamins peuvent bien mourir régulièrement, il en reste toujours pour nourrir de nouveaux rebondissements. Enfin bref, j’avais emprunté les 6 tomes, et je me suis arrêté aux trois premiers, car ça me soulait un peu trop, et je ne voyais pas les choses s’améliorer. Ça n’est sans doute pas ma came.
L'École emportée m’a laissé une impression très mitigée. Je comprends son importance historique dans le manga d’horreur, mais la lecture m’a surtout paru étrange et décousue. Le récit donne souvent l’impression de passer brutalement d’une situation à une autre sans réelle logique ni transition naturelle. On enchaîne les événements absurdes, les réactions excessives et les retournements inattendus au point que j’ai eu du mal à m’impliquer émotionnellement dans l’histoire. Les dessins n’aident pas non plus. Je sais que le style est ancien et représentatif de son époque, mais personnellement je l’ai trouvé daté et peu engageant. Les visages déformés, les expressions outrancières et le trait très chargé rendent la lecture parfois pénible plutôt qu’angoissante. Au lieu d’être happé par l’ambiance, j’avais surtout envie de décrocher.
Des couvertures moches, un graphisme très daté, des personnages tête-à-claque en rage ou chiale constante (à part Yu le bébé, trouver un personnage qui ne braille pas plus de 2 cases d'affilée relève de la gageure), des situations über-alles qui s'enchaînent, un titre n'évoquant rien... vraiment rien n'est fait pour que le lecteur qui feuillette cette courte mais riche série de 6 tomes soit partant pour la prendre. Mais bienheureux sera celui qui le fera car ce manga lui ouvrira les portes de la fantaisie la plus débridée mêlant les genres (survivalisme, sentimentalisme, fantastique, horreur, thriller, (comique involontaire?), SF). Comme le dit l'introduction du petit dossier terminant le tome 1, décrire des situations serait gâcher le plaisir de la découverture donc mon avis sans spoilers sera assez court (comme c'est déjà le cas de la plupart de mes avis je vous l'accorde). Une expérience incroyable qui a sans doute influencé de nombreux auteurs (Junji Ito me vient de suite à l'esprit en voyant le mal rongeant les protagonistes et la perte de raison collective). Le chapitrage court assure au lecteur des rebondissements permanents et lorsqu'un filon s'épuise, le récit prend une direction à 90° pour relancer l'intérêt, les cliffhangers pirouette-cacahouète sont dignes de la série TV Batman des 60s. Est-ce de l'improvisation ou une volonté de l'auteur de prendre le lecteur à contre-pied de temps à autres? Quelque soit la réponse, je vous promets que vous serez régulièrement trèèèès surpris de l'héroïsme ou la bêtise de ces élèves de maternelle et de primaire sacrément précoces! Achtung, le discours d'époque est très misogyne et le gore parfois bien présent, il convient donc de prévenir les enfants du contenu. Et ensuite préparez-vous à quelques fous-rires si vous lisez ce récit avec les autres en constatant le fossé entre les savoirs-faires de ces enfants par rapport aux nôtres. Les situations sont horribles mais sombrent souvent dans un grand-guignol permettant de faire retomber la pression et relativiser la gravité des propos. A l'instar du premier film Godzilla, ce récit apocalyptique profite de son scénario catastrophe pour passer quelques messages bien amenés sur l'écologie, l'impact de chacun sur le futur de notre planète, l'importance du savoir et de la solidarité. Une épopée décomplexée finalement pas si bête. Donc pour résumer, sautez le pas: soit vous ne décrocherez pas une fois la lecture commencée ou bien vous serez atterrés et vaccinés contre les mangas sortant du rang. ------- MAJ après retour à la biblio -------- Bon sang, quels bons moments passés avec les maternelles, Shô et les primaires… Finalement, nous faisons partie de cette tribu qui a été balloté par tout le probable et l'improbable jusqu'à un final lumineux, à la fois plein de résignation et d'espoir (c'est beau, snif). L'auteur également qui s'est positionné à la hauteur des protagonistes et pénétré leur psyché pour coucher sur papier leurs peurs, leurs angoisses, leurs espoirs. C'est là que prend source tous ces coups de crise soudaine, ces corps menaçants prenant des dimensions gigantesques, de l'effroi de l'inconnu qui prend des formes plus douces une fois que les créatures prennent leurs quartiers (mais elles ne deviennent pas des popples pour autant). Allez, mon top des scènes qui resteront gravées en mémoire: --- SPOILERS --- - la scène de l'appendicite évidemment - les défenses anti-fourmi géante - le paradis du mont Fuji - le bûcher à ceux ayant le malheur d'avoir un nom commençant par Ta - la 1ère dégustation de champignon - le pourquoi du comment de la moment - les tomahawks Halala c'était autre chose que nos semaines colo dans les Vosges!
J'ai dévoré la série en une soirée, mais ce n'était pas forcément pour les meilleures raisons. L'histoire, remplie d'action incessante, m'a tenu en haleine. Je crois n'avoir jamais lu six tomes d'un manga où 95 % du temps, les personnages crient à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche Ah ah ! Cela dit, le contexte stressant justifie en partie cette intensité verbale. Au début, j'appréciais vraiment ma lecture. Le scénario était original et captivant. Mais, à mesure que l'histoire avançait, elle devenait de plus en plus irréaliste, ce qui a gâché le potentiel du scénario que j'avais imaginé. La conclusion, qui se déroule en une dizaine de pages à peine, m'a quelque peu déçu . Il y avait du potentiel non exploité dans les événements finaux. Bien que le manga commence fort avec une histoire engageante et originale, il se perd rapidement dans l'irréalisme et une fin précipitée, laissant un goût d'inachevé.
Un avis mitigé sur ce manga. Quand je l'ai découvert, c'est son format qui avait attiré mon attention : c'était la première fois que je voyais un manga aussi petit tout en ayant autant de pages. C'est vrai que la couverture est carrément moche. Mais le dessin à l'intérieur ne me plait pas beaucoup plus. Il est très désuet, viellot avec ses personnages raides aux expressions figées. D'ailleurs, le côté démodé de ce manga s'affirme dans l'un des dialogues où les enfants déclarent haut et fort qu'une fille ne peut pas être élue chef car une femme est faite pour donner la vie et veiller sur les enfants donc elle a par nature un point de vue limité... Et tous les jeunes japonais d'acquiéscer comme si c'était une évidence... Quant au scénario, c'est le genre de récit qui va complètement dans le fantastique et qui attise par nature ma curiosité, un scénario à la "Au-delà du réel" à la crédibilité très relative mais qui n'hésite pas à aller à fond dans son déroulement et de ses rebondissements. Ca me fait beaucoup penser à du Stephen King : un groupe de personnes se retrouve confronté à une situation surnaturelle et doit s'organiser face à ça, entrainant des confrontations, des situations psychologiques diverses, des engueulades, des peurs, des accidents, des meurtres, etc... C'est d'ailleurs assez violent... suffisamment souvent pour parler de gore gratuit par moments... Ccomme dans beaucoup de ces intrigues SF-Fantastique en partie apocalyptique, on retrouve à toute vitesse des comportements complètement aberrants chez les protagonistes : coups de folie, changements complets de personnalités, personnages qui révèlent soudainement des psychopathies effarantes... A cela s'ajoutent de grosses invraisemblances et des ficelles scénaristiques énormes. Malgré quelques explications qui tiennent plus ou moins la route, l'ensemble de l'intrigue se révèle quand même sans aucune crédibilité. On sent trop les péripéties artificielles qui s'alignent les unes après les autres et se font oublier une fois résolues. Malgré ces défauts et cette invraisemblance, à partir du tome 2, je n'ai plus décroché du récit jusqu'à la fin de la série. Cela se lit bien, les rebondissements tiennent en haleine, il y a quelques messages pas idiots sur l'écologie et la société... Certes, le manque de crédibilité et la facilité de certains passages m'ont fait grincer des dents, quelques scènes sont même particulièrement ridicules, mais j'ai quand même passé un long moment de divertissement pas désagréable. Alors pourquoi pas en conseiller la lecture ? Pour l'achat par contre, il faut vraiment être fan du genre...
Prêt à découvrir la terrible cruauté dont sont capables les enfants ? "L'Ecole emportée" nous propose une plongée dans l'horreur fantastique que vont vivre des enfants confrontés à des situations extrêmes. En effet, Kazuo Umezu va nous coller le nez dans ce qu'il y a de pire et qui ne sent pas vraiment la rose dans la nature humaine... et ce qui dérange encore plus, c'est que ce sont des enfants qui vont devoir faire face, tant bien que mal, mais surtout mal, à l'inimaginable, en côtoyant la folie. On a l'impression que l'auteur se livre à une véritable analyse de laboratoire en déployant l'horreur sous ses formes les plus diverses. Des scènes très dures, ponctuent l'histoire au gré de rebondissements plus ou moins judicieux : suicide, violence extrême, et cruauté sont omniprésents. Il est vrai que ce manga datant de 1972, certains mécanismes sont aujourd'hui un peu éculés, et certaines scènes assez surréalistes (même si on évolue dans le fantastique :p) pour notre époque et par notre société occidentale (cf la vision de la famille et de la femme). Côté dessin, aïe, ça a quand même un peu mal vieilli, heureusement que l'histoire est là pour tirer le lecteur. Si l'attrait du manga est lié au dynamisme de son dessin et de la composition de ses pages, ici on en est pour nos frais ! Dans le genre statique, on frôle le Jacques Martin pour le côté nature morte du dessin, même si le style et le genre sont bien sûr complètement différents. Mais bon, comme je le précisais plus tôt, cette BD soufflera bientôt ses 35 ans, alors, soyons indulgent, car elle reste une valeur sure grâce a la psychologie développée tout au long des 6 tomes de cette série.
Sans aucun doute le manga le plus ridicule que j'ai lu. L'idée de départ était intéressant, mais le récit se révéle vite etre visiblement construit à l'improviste. Les péripéties sont totalement ridicule que ça en devient drole (mention spécial au joueur de baseball qui devient une momie dans le futur). Les dessins ne sont pas vraiment beaux voire enfantins. Mais le pire c'est le comportement des enfants ! Vous connaissez beaucoup de gamins de 10 ans capables de faire une opération de l'appendice ? Toutefois, l'école emportée fait parti de ses séries tellement nuls qu'on finit par avoir du plaisir à la lecture. Un manga nanar en gros.
C'est un manga vraiment bien dans le genre, un petit bijou aux dessins plutôt "old school" (ce qui fait tout son charme). La finesse des détails pour certaines scènes rend l'horreur mesurée... (Pas de gore pour du gore) Je vous le conseille à tous...
Très déçu par cette bande dessinée ! Peut-être en attendais-je beaucoup (on ne m'en avait dit que du bien) mais je ne suis pas du tout rentré dans l'ambiance. Quelques passages sont bien trouvés, notamment les moments où le héros communique avec sa mère ou encore lorsque les enfants prennent conscience de leur "mission". Mais sinon à part ça... les évènements s'enchaînent trop vite, sans réels liens, les situations sont rocambolesque et les réactions des enfants (de 4 à 10 ans) sont limites surréalistes. Et puis, c'est toujours le même schéma au fil des pages et au fil des tomes : une catastrophe arrive, moment de panique, solution et finalement qu'importe la résolution, il y a beaucoup de morts. Je trouve aussi que le dessin ne rehausse pas l'ensemble. Le côté figé nuit au récit qui fait pourtant une place belle à l'action. De même, je trouve mal retranscrit les expressions du visage. Il y a un côté Tezuka dans le dessin mais moins bien réussi. Ce dernier réussi à donner une réelle consistance à ses personnages et à modeler son récit graphiquement permettant une lisibilité plus importante, ce qu'à mon goût Umezu ne parvient pas à reproduire. J'ai été jusqu'au bout des 6 tomes (étant persuadé que je trouverais quelque chose me plaisant), mais laborieusement !
Une plongée terrifiante dans un univers apocalyptique. Surprenant à tout point de vue. L'auteur nous montre avec un brio détonnant un futur dévasté, un monde où rien n'a persisté. C'est effrayant !!! Graphiquement réussie, l'école emportée, qui date de 1972, n'est pas une oeuvre désuète pour autant. Elle pose des bases solides sur notre avenir, tout en laissant le lecteur plonger dans un univers fantastique bien maîtrisé.
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