Les derniers avis (39874 avis)

Par L'Ymagier
Note: 5/5
Couverture de la série Blake et Mortimer
Blake et Mortimer

Ce sacré duo vient de fêter ses SOIXANTE années d'existence !... C'est en effet dans l'hebdo Tintin n° 1 du 26 SEPTEMBRE 1946 que la série débute. Et quelle série !... Dès les premières pages, Jacobs a planté le décor : l'aventure démarre en plein conflit mondial orchestré par Dasam Dambu, sanguinaire empereur asiatique. A ses côtés, on découvre déjà Olrik, un renégat de la pire espèce qui -curieusement- va séduire le lectorat. Lectorat qui, d'ailleurs, devra encorre attendre deux semaines -jusqu'au 10 Octobre 1946- pour faire connaissance avec les héros : Francis Percy Blake -membre du M.I.5., le département militaire de l'Intelligence Service-, et Philip Edgar Angus Mortimer, un professeur de physique nucléaire. Blake et Mortimer... deux noms qui claquent toujours dans l'esprit des lecteurs. Deux hommes d'âge presque mûr pour une équipe qui va gagner -et encore maintenant- sur tous les fronts. Ils vivront de palpitantes aventures sous la direction de Jacobs. A la disparition de ce dernier -le 20 Février 1987- Bob de Moor reprend le flambeau et terminera "Les 3 formules du Professeur Sato" en 1990. Blake et Mortimer ?... c'est... grand ! Une magnifique série aux postulats crédibles qui mêlent l'aventure, le policier, l'espionnage, le fantastique, la science-fiction dans une narration qui arrive encore à réellement me fasciner (du moins sous "l'ère Jacobs"). C'est vrai qu'il m'arrive de temps en temps de relire mes bonnes vieilles éditions originales au papier un peu épais, reliées à la ficelle, certaines au dos encollé à la colle de poisson (véridique !). Je préfère -je l'écris à nouveau- la "période Jacobs", bien que ses successeurs n'aient point à démériter au niveau graphique. Blake et Mortimer ?... C'est un dessin réaliste, précis, pointilleux, tout autant que clair et bien documenté ; ainsi que des scénarios imaginatifs, denses et -surtout- crédibles. Attention : chef d'oeuvre ! Un 5/5 sans aucune hésitation. By jove !...

30/12/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Conan le Barbare - Les Clous rouges
Conan le Barbare - Les Clous rouges

Curieuse vie, que celle de Conan... Imaginé par Robert E. Howard, il paraît aux Etats-Unis dans un magazine consacré aux histoires fantastiques : "Weird Tales", ce en 1932. Et ce n'est qu'après le décès de son céateur, en 1936, qu'il connaîtra la notoriété. Des "Weird Tales" ?.. j'en possède. Des fascicules d'une trentaine de pages, format quasi A4, qui éditaient des nouvelles d'auteurs divers. Curieux d'ailleurs de constater que le Conan imaginé à l'époque ne correspond en rien au plus que musculeux guerrier que l'on découvrira plus tard dans les "Marvel". Ici (dans quelques images pleine page qui accompagnent le texte) Conan est plutôt une sorte de chevalier style "Prince Valliant", vêtu d'une longue cotte de mailles, et à la chevelure coupée "au carré". Conan ?... C'est un Barbare originaire de Cimmérie. Il parcourt un monde sauvage, cruel et sans pitié aucune, à une époque indéterminée. Sa vie se passe surtout à affronter sorciers, mages, monstres maléfiques, dragons, voleurs et autres immondes crapules de l'époque. Et il y en a !... Mais Conan est puissant, courageux, féroce et -aussi- intelligent ; et il se tirera toujours d'affaire des sombres traquenards dans lesquels il va se trouver mêlé. Ce n'est pourtant qu'en 1970 que le groupe Marvel va en acquérir les droits. Roy Thomas va adapter les textes originaux. Barry Smith -un britannique- va s'occuper du graphisme. Le "nouveau" Conan débute alors dans le n° 4 du magazine "Chamber of Darkness" d'Avril 1970. Gros succès immédiat. Rapidement, Conan va avoir son propre fascicule, paraître dans d'autres, fera l'objet d'adaptations cinématographiques. Au point de vue graphisme, ce musculeux guerrier va bénéficier -dès 1973 (Smith a délaissé la série)- de la patte d'autres excellents illustrateurs tels Gil Kane, John Buscema, Neal Adams et autres "pointures". Conan ?... Je l'aime vraiment bien, surtout lorsque les planches sont en noir et blanc. Je l'ai découvert dans des albums brochés de chez LUG dès 1976, puis des Artima, des Marvel... Je n'ai jamais été déçu par la qualité des scénarios, sauf parfois par l'un ou l'autre style graphique de quelques-uns des derniers auteurs. Nonobstant ce fait, c'est pour moi une excellente série ; celle d'un "super-héros" des temps anciens (ou futurs ?) qui ne doit sa (sur)vie que grâce à sa force, sa lucidité et son courage. Parti de rien, il deviendra roi... mais retournera vite à ce qu'il préfère le plus : les emmerdes !...

30/12/2006 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Que n'a-t-on écrit sur ce personnage, peut-être le plus grand anti-héros jamais imaginé dans la BD francophone !... Gaston ?... On le découvre dans l'hebdo Spirou n° 985 du 28 Février 1957. Mais possédant tous ces hebdos depuis le n° 1, je peux certifier que ses tous premiers pas -c'est le cas de le dire- sont visibles dans le n° 984 du 21 Février. En effet, dans le "blanc" qui entoure les cases d'autres séries, on constate la présence de "traces de pas" qui s'y promènent ; et ce sans explication aucune... Gaston ?... contrairement aux "vedettes" de l'époque, il n'est rien, n'a aucune qualification. Au début, il est vêtu d'un costume trop serré, ses cheveux sont gominés. Il joue le trouble-fête et ne sait donner aucune explication quant à sa présence dans Spirou. Mais rapidement, Franquin va le transformer : il l'habille d'un vieux Jean, d'un pull trop large, le chausse d'espadrilles. Ce n'est qu'en fin de cette année 1957 qu'il accède pourtant aux gags en une demi-planche. Sa fabuleuse saga démarre alors... Marrant : Franquin se fait aider -jusqu'en 1968 - par Jidéhem ; ce pour la partie "décors". Jidéhem?... C'est le pseudo de Jean de Mesmaecker ; lequel donnera son accord pour l'utilisation de son nom pour "Monsieur Demesmaecker" (celui dont les contrats ne seront jamais signés !). Gaston ?... Il sera engagé comme garçon de bureau. Son univers va alors se mettre en place. Et là, Franquin va créer une sacrée brochette de personnages. Outre Fantasio on découvrira Lebrac, M'oizelle Jeanne, Prunelle, Mr. Boulier, les secrétaires Yvonne, Suzanne, Sonia, l'agent Longtarin... Suivront Jules-de-chez-Smith-en-face, Labévue ; et -surtout- le chat et la mouette rieuse... sans oublier les nombreuses inventions farfelues de Gaston. Ces personnages deviendront ses "complices" de tous les instants. Et qu'est-ce que je me marrais, chaque Mercredi, à la lecture de "mon" Spirou. Gaston ?... Un rêveur, un poête, un inventeur aussi qui -pour moi- est un des personnages des plus originaux jamais créé. Le graphisme ?... Du Franquin ; c'est-à-dire inimitable : un trait vif, expressif, qui sert un humour intelligent, subtil et -surtout- inspiré. 5/5. Sans discussion.

30/12/2006 (modifier)
Couverture de la série Les Seigneurs de Bagdad (Pride of Baghdad)
Les Seigneurs de Bagdad (Pride of Baghdad)

Voici une BD que je n'ai achetée que pour sa magnifique couverture (j'adore les félins). Une histoire simple : le monde et la cruauté des hommes vus à travers les yeux d'animaux retrouvant par hasard leur liberté. Une histoire tragique magnifiquement racontée et dessinée. Tout simplement magnifique. Le plus bel album cartonné à mes yeux de l'année 2006.

29/12/2006 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Voies off
Voies off

Oui, cette bd est vraiment pas mal. Mais je reste un poil déçu quand même par rapport à l’idée que je m’en faisais suite aux avis très favorables postés ci-avant. Ce genre de déception est aussi quasi-inévitable car on n’a plus le plaisir de la "découverte" ou la primeur de lecture. La trame des récits est conventionnelle, voire banale. Ce qui l’est moins, c’est le traitement très soigné de la mise en scène et de la narration en "voies off". Le dessin, de très grande qualité, est en parfaite osmose avec la narration qui joue sur plusieurs tableaux pour mieux tromper le lecteur. Dès la première histoire, le ton est donné. Toutefois, Nicolas Pothier use parfois d’un même ressort narratif, ce qui amoindrit l’effet de surprise. Alors, plutôt un 3,5 mais qui mérite l’arrondi à 4 pour l’initiative et le traitement réussi de l’ensemble.

28/12/2006 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Julius Corentin Acquefacques
Julius Corentin Acquefacques

Marc Antoine Mathieu est un génie, et je crois que son talent s’exprime pleinement à travers Julius Corentin Acquefacques. Cette série est incroyablement originale et son univers est vraiment unique. Je suis complètement fan du monde dans lequel se passe les aventures de Julius. Un monde victime de surpopulation extrême, avec ses embouteillages humains, ses appartements minuscules, le coup de l’ascenseur, le contrôle d’unité d’espace vitale… enfin tellement de détails irrésistibles et géniaux. J’aime aussi beaucoup les touches d’humour et les jeux de mots présents dans l’histoire. Et enfin que dire des « trouvailles » qui font le génie de MAM ? Ces inventions qu’on ne peut voir nulle part d’autre que dans une de ses BDs. L’anticase ? J’adore. Le processus ? Un truc de fou. Je vais aussi nuancer un peu cet enthousiasme car je trouve que dans les tomes 4 et 5 l’histoire n’est plus qu’un prétexte aux délires de l’auteur. Et ces tomes ne nous surprennent plus que par une invention de l’auteur, et non par leur humour ou leur scénario un peu léger malheureusement. Si le dessin un peu spécial vous rebute à vous lancer dans la lecture de cette série, n’hésitez plus, foncez !

28/12/2006 (modifier)
Par narvik
Note: 5/5
Couverture de la série Donjon Monsters
Donjon Monsters

Bon, je commence par mon album préféré, c'est-à-dire le tome 10, "Des soldats d'honneur", dessiné par Bézian. Epoustouflant. Peut-être le meilleur Donjon si on le considère comme un one-shot, mais il faut avouer qu'il manque un peu de l'esprit général, notamment l'humour qui est inexistant ici. Mais sinon, il est difficile de trouver un défaut: le scénario est noir, très noir, je dirais même qu'il dégouline de noirceur. Et dur de trouver un rayon de soleil là-dedans. On ressort de la lecture de cet album franchement époustouflé. Jusqu'à la fin qui n'est pas lésinée, on ne peut pas décrocher de la bd. Et les dessins de Bézian sont magnifiques, avec beaucoup de traits, assez sombre, ce qui s'accorde à l'histoire. Un chef d'oeuvre. Dans un style très différent, j'aime beaucoup également les tomes 2 et 6, qui sont eux très drôles, mais avec un humour très différent. Le premier, "Le géant qui pleure", dessiné par Menu, a été très critiqué à sa sortie, désigné comme le moins bon des Donjon. Personnellement, je pense qu'il s'agit de l'un des meilleurs. Faire un album comme personnage principal un gros niais qui n'arrête pas de pleurer était osé, et je trouve que le pari est réussi. L'humour est partout, et certaines situations sont vraiment géniales. Pour les dessins par contre, il faut dire ce qui est: c'est moche. Mais bon, étant donné le type de scénario, ça passe plutôt bien. Le tome 6, " Du ramdam chez les brasseurs" est lui aussi très drôle. Mais il s'agit d'un humour plus enfantin, burlesque. Là le héros est un personnage charismatique de Donjon, qui part dans ses aventures alors qu'il n'est bon à rien. Pour les dessins, Yoann a fait quelque chose de franchement beau et très original. C'est un style tout en couleurs feutrées et contours ronds, et le rendu est sublime. Ensuite viennent les tomes 5 et 7, qui sont plus ou moins liés car l'histoire du second découle du premier, quelques années plus tard (on est ici dans la période potron-minet). Le tome 5, "La nuit du tombeur" est dessiné par Vermot-Desroches, un auteur qui n'avait rien publié avant cet album. Et pourtant, le style est franchement beau, très crayonné et assez détaillé. Pour le scénario, c'est pas mal, on se laisse porter assez facilement par l'histoire qui est prenante. On a droit à une bataille finale, ce qui n'est pas commun dans Donjon même si on en a une aussi dans le tome 7, "Mon fils le tueur", qui est comme la suite du précédent. Cet album est intéressant principalement car il raconte la rencontre entre deux personnages majeurs de Donjon sous fond de complot secret dans une ville. Le scénario est bien mené et donne un album très réussi, qui est sublimé par les dessins de Blutch, qui sont tout simplement beaux: des traits nombreux mais surs, des personnages très expressifs et le tout qui reste léger. Les tomes 3 et 4 se passent exactement en même temps et racontent l'histoire du point de vue de deux personnages différents. Le premier, "La carte majeure" ne m'a pas beaucoup plu. D'abord à cause du vocabulaire, j'ai toujours du mal à lire des expressions trop familières sur une bd. Une insulte ne me gène pas, mais par exemple "grave", ça je ne supporte pas. Et le personnage principal que j'aimais bien dans les premiers Crépuscule est ici énervant. Heureusement, l'album se rattrape sur les dessins d'Andreas qui sont précis (qualité rare dans Donjon) et agréables. Le tome 4, "Le noir seigneur" est plus réussi à mon goût. Bien que les dessins de Blanquet soient assez grossiers, l'histoire est drôle et est importante pour la suite des Donjon. C'est donc un album indispensable à tous les fans de la série. Un petit mot sur les autres albums: le tome 1, "Jean-Jean la terreur" est pas mal, même si je trouve l'histoire un peu longuette et les personnages énervants. Quant aux dessins de Mazan, c'est un style grand public, mais personnellement, je n'aime pas trop, je les trouve un peu plats, sans âme. Le tome 8, "Crève coeur" se traîne en longueur et est très répétitif. On se rend d'ailleurs compte à la fin que tout ce qu'on nous a raconté aurait pu l'être en quelques pages. Le scénario n'est pas si mauvais que ça, mais il faut dire que les dessins de Nine sont assez étranges, très grossiers et avec beaucoup de traits; pour tout dire, je ne pense pas que grand monde aime, et c'est mon cas. Enfin, le tome 9, "Les profondeurs", n'est pas mal même si je n'aime pas trop les dessins tout en rondeurs de Killofer. Pour le scénario, c'est plutôt réussi, bien que je trouve que la noirceur est trop abusive ici.

27/12/2006 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série S.
S.

Très bon titre de Gipi, meilleur à mon sens que Notes pour une histoire de guerre, primé à Angoulême 2006. L'auteur parle ici de son père et d'une partie de son enfance, à travers le personnage de S. On n'apprend qui se cache derrière ce S qu'en lisant la page de remerciements en fin d'ouvrage et on comprend également le côté autobiographique de l'oeuvre. S. raconte des histoires aux enfants, toute l'histoire est empreinte des images de la guerre et de différentes anecdotes qui ne sont pas toujours contées de la même façon selon les personnes. Parfois on a l'impression que l'auteur se répète, et la chronologie du récit peut dérouter mais c'est pour amener quelque chose en plus et en tout cas cela me semble très bien construit comme narration. Très touchant. Toujours ce dessin, pas mal du tout, couleurs très pastel assez pâlichonnes. Si vous avez aimé les précédents titres parus de l'auteur, celui-ci ne vous surprendra pas.

27/12/2006 (modifier)
Par narvik
Note: 4/5
Couverture de la série Donjon Parade
Donjon Parade

Bon, c'est la seule série Donjon à laquelle je ne mettrais pas 5/5. Ici, on ne s'oriente que vers l'humour, du coup je trouve que la série perd un peu de sa qualité. Autre défaut, on reste dans une époque bien précise de Donjon alors que dans les autres séries, on essaye de faire des rapports entre les différents personnages, de reconstituer une histoire cohérente, c'est ce qui fait leur grande originalité. Hormis ceci, les albums sont très divertissants, sans aucune prise de tête, l'humour fait mouche à chaque fois: de ce point de vue là, c'est très réussi. Les dessins de Larcenet sont pas mal, mais bon, il faut aimer ce style... A signaler que les albums ne font que 30 pages, donc ça se lit en un quart d'heure.

26/12/2006 (modifier)
Par Baywin
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Songes
Songes

Un trait unique en son genre, une couleur aux parfums anciens, et un univers steampunk original. La couverture est déjà le premier motif qui donne envie d'acheter et lire cet ouvrage. C'est déjà, à mon son sens, collector ! Quelle réussite ! Certains vont certainement déplorer le scénario... et pourtant. Quel génie ! On découvre mille et un clins d'oeil à travers les songes de notre belle Coraline : Tarzan, King Kong, Titanic, Blanche Neige, etc... etc... C'est justement à travers ces rêves que le scénariste nous emporte et pas étonnant que cela puisse être déroutant, voire léger. Mais c'est là où réside la force de ce premier tome, c'est qu'il attise notre envie de savoir ce qui se cache derrière cette boisson étrange... La dernière planche est prometteuse, le tome 2 va vous séduire encore plus !

26/12/2006 (modifier)