Les auteurs ont créé avec cette grande aventure fantasy un univers assez exceptionnel que j’ai toujours autant plaisir à redécouvrir au fil des relectures.
Les personnages sont bien trouvés et leur caractère évolue tout au long de l’aventure jusqu’au final… et quel final !
Les tomes 3 et 4 sont vraiment superbes et il faut souligner que de nombreuses touches d’humour jalonnent le récit, ce qui ne gâche rien bien au contraire.
Une vraie série "best-seller" de Marini-Desberg ! Et elle le mérite !
Un magnifique postulat -ensuite diablement développé- qui m'a plongé dans les pires intrigues du Vatican au 18ème siècle. Le nouveau pape, issu d'une famille qui a toujours rêvé de contrôler le monde, est prêt à toutes les bassesses.
Face à lui, quelques ecclésiastiques et -surtout- un homme marqué du sceau de l'infamie : le Scorpion.
Des opus de haute volée...
Un long roman épique de cape et d'épée qui permet au jeune suisse Marini de démontrer son étonnante maestria.
Il m'a vraiment balancé des envolées graphiques somptueuses, au service d'une intrigue qui sait mener le lecteur par le bout du nez (mais je ne demande que ça, moi, le lecteur) jusqu'au mot "fin" de chaque tome.
Un vrai grand succès. Et ça le mérite ! Vraiment !...
Des super-héros au Moyen-Age : pourquoi pas ? Pour ceux qui apprécient les réalités alternatives (une Histoire qui se serait déroulée autrement dans un monde parallèle), les mystères façon "Le Nom de la Rose" et le roman "American Gods" de Neil Gaiman. Le concept renouvelle bien le genre mais peut déstabiliser les puristes. Et pourtant...
- le créateur de super-héros puise souvent son inspiration dans les héros anciens. Ainsi, Batman n'est-il pas un Zorro et un Dracula tout à la fois ?
- les connaisseurs des séries de Marvel ont été habitués à la réciproque : Thor, Hercule, etc. au milieu des gratte-ciels et habitants de Manhattan (cf. aussi American Gods).
Une idée super originale du scénariste que d'avoir voulu s'inspirer d'une nouvelle.
Le découpage est intéressant et c'est avec une habile subtilité qu'il nous emmène vers une chute à laquelle on ne s'attend pas. Le dessin est très agréable est les noirs mis pour les reliefs, la profondeur et les scènes de nuits ajoutent et servent considérablement cette histoire au caractère sombre.
Une histoire en un album est un très bon compromis pour ne pas attendre pendant 20 ans la suite d'un premier album et ici on attend plein d'autres albums d' Histoires Noires...
Je ne connaissais pas le dessinateur TCHITCHI mais j'ai déjà lu une première série de LAYE le scénariste qui s'appelle "M99" et on remarque un découpage original. L'oeil du cinéphile vers la BD c'est un renouveau... Je suis fan !!
Une série peu connue de Derib. Et c'est bien dommage !...
Le père de Buddy Longway y développe les dures réalités de la vie indienne actuelle : les réserves, la violence, le racisme, l'alcoolisme, la déchéance.
A travers la vie d'un jeune Sioux, c'est aussi toutes les difficultés de l'adolescence que m'a contées cet excellent auteur.
La narration est essentiellement graphique, dans le style qui a fait sa renommée.
Et je dois dire que -franchement- certaines planches sont d'une réelle grande beauté.
Une oeuvre adulte, en quatre albums, qui aborde le peuple indien -fascinant- de l'intérieur, en traitant sa mystique et sa spiritualité.
Si vous ne l'avez pas encore fait : du très beau travail à découvrir. Vite !...
Bluffé que j'ai été !...
Cette série de Nicolas de Crécy me semblait sentir le n'importe quoi, l'imagerie animalière facile nourrie au picotin du délire.
Mais j'ai pourtant plongé, sans me retenir, dans cette histoire. J'y ai retrouvé avec plaisir un trait immédiatement reconnaissable, un univers imaginaire affûté, un conte digne de ceux que l'on réclame avant d'aller au lit et qui se distille avec soin ; affrontant l'impatience et les effets de manches.
Une très bonne surprise.
J'avais acheté ces albums pour ma belle-fille ; laquelle collectionne les petits cochons.
Je les ai gardés ! Et tralala !..
Ami lecteur, si tu n'es pas totalement insensible à la fée télévision, Reality Show t'attend en bas...
"Il" t'attend en bas de ton immeuble, au coin de la rue, dans le jardin du voisin... Bref, partout où peut intervenir Norman K. Barron, enquêteur privé et héros de la meilleure émission de télé-réalité d'un futur pas trop lointain.
Robots-caméras qui virevoltent autour de lui comme autant d'insectes, ce mâle forcément beau, fort et spirituel traque le vrai crime en direct, émeut les téléspectateurs sous cybercasque et attise leur libido lorsqu'il retrouve sa femme, très sexy bien sûr !
Sauf que la télé, même réelle, biaise la vérité, que sa femme ne l'aime plus et qu'un androïde criminel complique cruellement ses missions.
Une série "forte"qui pousse le vice et la critique jusqu'à se présenter, elle-même, comme un programme télé.
Un sujet "tendance" qui, sur papier, mérite d'être suivi...
Le dessin de Porcel s'avère efficace et dynamique. Sans fioritures. Net et sans bavure. Tout à fait adapté au postulat !...
J'ai -vraiment- bien aimé.
Un sympathique petit conte de Sfar superbement mis en images par de très jolies et chaleureuses aquarelles de Guibert.
C’est frais, charmant, absurde dans le bon sens du terme, les personnages sont attachants et cette histoire d’amour surréaliste avec la momie d’ Imhotep IV amène souvent à sourire.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce one shot.
Coup d'oeil -un jour- dans une librairie... Coup d'oeil sur une couverture...
Drôle de couverture pour un album. Jolie couverture. Très jolie même.
Un vrai coup de coeur. Pagination. Attirance immédiate...
Je me renseigne...
Les auteurs ont mis plusieurs années pour concevoir concept, histoire et réalisation.
Résultat ?... 184 planches au final, sans contrainte de pagination. Un défi d'édition et d'éditeur. Il sera néanmoins décidé d'en faire un diptyque. La sortie du premier tome sera retardée afin que le second puisse paraître dans un délai assez court.
Un très beau graphisme joint à la belle luminosité de la palette de couleurs traduisent ensemble l'ambiance des rivages méditerranéens "de ce temps-là".
Une très belle oeuvre concoctée par deux amis qui y ont mis coeur et talent. Et cela se ressent.
Preuve de l'intéressement des connaisseurs : on ne trouve plus l'album à moins de 70 Euro (très bon état) dans les bourses des festivals BD. C'est vous dire !...
Enorme !
Cette série est vraiment énorme ! J’ai d’abord été repoussée par le dessin, franchement pas top. Les visages de certains des protagonistes manquent d'unité, par exemple, et la colorisation insipide avec ces minables effets de flou pour suggérer le mouvement est franchement insupportable. Pouah !
En commençant à lire, j’ai de surcroît trouvé les situations ridicules. Le coup de la minette sexy qui demande au vendeur -déjà tout transpirant- de palper ses melons, non mais franchement ! La scène dans le bar, les propos bourrins,... Bref, je me suis alors dit “Et voilà, bienvenue en Amerloquie profonde !”
Mais bon, cette série ayant reçu de très bonnes critiques, j’ai donc persévéré, et je peux dire que je ne le regrette vraiment pas !
En effet, les choses évoluent vite et l’intrigue se met très rapidement en place.
Et là, on ne lâche plus sa lecture, ce n’est tout simplement plus possible. C’est bien simple, heureusement que je n’avais que les deux premiers tomes sous la main, sinon je me serais très probablement couchée très tard, sans avoir mangé !
On a une situation de crise, dont l’ampleur nous est dévoilée avec une grande maîtrise du timing, je trouve. Certes, les poncifs du genre sont là, à savoir, une galerie de personnages assez disparates (on pourrait même parler de panel !), comment chacun réagit à la situation en fonction de son caractère et de son histoire, et comment la crise exacerbe les tensions. Rien de nouveau sous le soleil, donc.
Mais les dialogues, qui m’horripilaient au début, gagnent en vraisemblance et en naturel. De même, plusieurs personnages se distinguent et ont assez d’épaisseur pour donner de la substance à l’histoire.
Parmi eux, celui de Wes sort du lot. Parce qu’il est celui qui “recadre” tous les autres et prend le commandement des opérations, il est très attachant même s’il représente un peu l’archétype du type bien, de l’homme sage auquel le statut social ou la personnalité confère une sorte d’autorité que personne ne s’avise de remettre en question, et qui sait garder son sang-froid en toute circonstances, façon Paul Newman dans La Tour infernale (ma référence absolue ;) ).
Les autres sont assez marqués, voire stéréotypés (le lâche et soumis à sa femme, le prêcheur un brin illuminé, l’allumeuse aux melons et à la forte tête (à claque), les Picket père et fils,... La liste est longue, ils ne sont pas tous attachants ou sympathiques, mais tous sonnent assez juste, et leurs relations ajoutent de l’intérêt à l’histoire.
Et puis, il y a le scénario en lui-même, indépendamment des personnages. Il est en béton armé. Qui sont ces femmes ? D’où viennent-elles ? Pourquoi agissent-elles ainsi ? Comment tout cela va -t’il finir ? Dès le premier tome, on est littéralement captivé, passionné, et on veut à tout prix lire la suiiiiiite !!
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La Quête de l'Oiseau du Temps
Les auteurs ont créé avec cette grande aventure fantasy un univers assez exceptionnel que j’ai toujours autant plaisir à redécouvrir au fil des relectures. Les personnages sont bien trouvés et leur caractère évolue tout au long de l’aventure jusqu’au final… et quel final ! Les tomes 3 et 4 sont vraiment superbes et il faut souligner que de nombreuses touches d’humour jalonnent le récit, ce qui ne gâche rien bien au contraire.
Le Scorpion
Une vraie série "best-seller" de Marini-Desberg ! Et elle le mérite ! Un magnifique postulat -ensuite diablement développé- qui m'a plongé dans les pires intrigues du Vatican au 18ème siècle. Le nouveau pape, issu d'une famille qui a toujours rêvé de contrôler le monde, est prêt à toutes les bassesses. Face à lui, quelques ecclésiastiques et -surtout- un homme marqué du sceau de l'infamie : le Scorpion. Des opus de haute volée... Un long roman épique de cape et d'épée qui permet au jeune suisse Marini de démontrer son étonnante maestria. Il m'a vraiment balancé des envolées graphiques somptueuses, au service d'une intrigue qui sait mener le lecteur par le bout du nez (mais je ne demande que ça, moi, le lecteur) jusqu'au mot "fin" de chaque tome. Un vrai grand succès. Et ça le mérite ! Vraiment !...
1602
Des super-héros au Moyen-Age : pourquoi pas ? Pour ceux qui apprécient les réalités alternatives (une Histoire qui se serait déroulée autrement dans un monde parallèle), les mystères façon "Le Nom de la Rose" et le roman "American Gods" de Neil Gaiman. Le concept renouvelle bien le genre mais peut déstabiliser les puristes. Et pourtant... - le créateur de super-héros puise souvent son inspiration dans les héros anciens. Ainsi, Batman n'est-il pas un Zorro et un Dracula tout à la fois ? - les connaisseurs des séries de Marvel ont été habitués à la réciproque : Thor, Hercule, etc. au milieu des gratte-ciels et habitants de Manhattan (cf. aussi American Gods).
Histoires noires
Une idée super originale du scénariste que d'avoir voulu s'inspirer d'une nouvelle. Le découpage est intéressant et c'est avec une habile subtilité qu'il nous emmène vers une chute à laquelle on ne s'attend pas. Le dessin est très agréable est les noirs mis pour les reliefs, la profondeur et les scènes de nuits ajoutent et servent considérablement cette histoire au caractère sombre. Une histoire en un album est un très bon compromis pour ne pas attendre pendant 20 ans la suite d'un premier album et ici on attend plein d'autres albums d' Histoires Noires... Je ne connaissais pas le dessinateur TCHITCHI mais j'ai déjà lu une première série de LAYE le scénariste qui s'appelle "M99" et on remarque un découpage original. L'oeil du cinéphile vers la BD c'est un renouveau... Je suis fan !!
Red Road
Une série peu connue de Derib. Et c'est bien dommage !... Le père de Buddy Longway y développe les dures réalités de la vie indienne actuelle : les réserves, la violence, le racisme, l'alcoolisme, la déchéance. A travers la vie d'un jeune Sioux, c'est aussi toutes les difficultés de l'adolescence que m'a contées cet excellent auteur. La narration est essentiellement graphique, dans le style qui a fait sa renommée. Et je dois dire que -franchement- certaines planches sont d'une réelle grande beauté. Une oeuvre adulte, en quatre albums, qui aborde le peuple indien -fascinant- de l'intérieur, en traitant sa mystique et sa spiritualité. Si vous ne l'avez pas encore fait : du très beau travail à découvrir. Vite !...
Salvatore
Bluffé que j'ai été !... Cette série de Nicolas de Crécy me semblait sentir le n'importe quoi, l'imagerie animalière facile nourrie au picotin du délire. Mais j'ai pourtant plongé, sans me retenir, dans cette histoire. J'y ai retrouvé avec plaisir un trait immédiatement reconnaissable, un univers imaginaire affûté, un conte digne de ceux que l'on réclame avant d'aller au lit et qui se distille avec soin ; affrontant l'impatience et les effets de manches. Une très bonne surprise. J'avais acheté ces albums pour ma belle-fille ; laquelle collectionne les petits cochons. Je les ai gardés ! Et tralala !..
Reality Show (Mediacop)
Ami lecteur, si tu n'es pas totalement insensible à la fée télévision, Reality Show t'attend en bas... "Il" t'attend en bas de ton immeuble, au coin de la rue, dans le jardin du voisin... Bref, partout où peut intervenir Norman K. Barron, enquêteur privé et héros de la meilleure émission de télé-réalité d'un futur pas trop lointain. Robots-caméras qui virevoltent autour de lui comme autant d'insectes, ce mâle forcément beau, fort et spirituel traque le vrai crime en direct, émeut les téléspectateurs sous cybercasque et attise leur libido lorsqu'il retrouve sa femme, très sexy bien sûr ! Sauf que la télé, même réelle, biaise la vérité, que sa femme ne l'aime plus et qu'un androïde criminel complique cruellement ses missions. Une série "forte"qui pousse le vice et la critique jusqu'à se présenter, elle-même, comme un programme télé. Un sujet "tendance" qui, sur papier, mérite d'être suivi... Le dessin de Porcel s'avère efficace et dynamique. Sans fioritures. Net et sans bavure. Tout à fait adapté au postulat !... J'ai -vraiment- bien aimé.
La fille du professeur
Un sympathique petit conte de Sfar superbement mis en images par de très jolies et chaleureuses aquarelles de Guibert. C’est frais, charmant, absurde dans le bon sens du terme, les personnages sont attachants et cette histoire d’amour surréaliste avec la momie d’ Imhotep IV amène souvent à sourire. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce one shot.
Où le regard ne porte pas...
Coup d'oeil -un jour- dans une librairie... Coup d'oeil sur une couverture... Drôle de couverture pour un album. Jolie couverture. Très jolie même. Un vrai coup de coeur. Pagination. Attirance immédiate... Je me renseigne... Les auteurs ont mis plusieurs années pour concevoir concept, histoire et réalisation. Résultat ?... 184 planches au final, sans contrainte de pagination. Un défi d'édition et d'éditeur. Il sera néanmoins décidé d'en faire un diptyque. La sortie du premier tome sera retardée afin que le second puisse paraître dans un délai assez court. Un très beau graphisme joint à la belle luminosité de la palette de couleurs traduisent ensemble l'ambiance des rivages méditerranéens "de ce temps-là". Une très belle oeuvre concoctée par deux amis qui y ont mis coeur et talent. Et cela se ressent. Preuve de l'intéressement des connaisseurs : on ne trouve plus l'album à moins de 70 Euro (très bon état) dans les bourses des festivals BD. C'est vous dire !...
Girls
Enorme ! Cette série est vraiment énorme ! J’ai d’abord été repoussée par le dessin, franchement pas top. Les visages de certains des protagonistes manquent d'unité, par exemple, et la colorisation insipide avec ces minables effets de flou pour suggérer le mouvement est franchement insupportable. Pouah ! En commençant à lire, j’ai de surcroît trouvé les situations ridicules. Le coup de la minette sexy qui demande au vendeur -déjà tout transpirant- de palper ses melons, non mais franchement ! La scène dans le bar, les propos bourrins,... Bref, je me suis alors dit “Et voilà, bienvenue en Amerloquie profonde !” Mais bon, cette série ayant reçu de très bonnes critiques, j’ai donc persévéré, et je peux dire que je ne le regrette vraiment pas ! En effet, les choses évoluent vite et l’intrigue se met très rapidement en place. Et là, on ne lâche plus sa lecture, ce n’est tout simplement plus possible. C’est bien simple, heureusement que je n’avais que les deux premiers tomes sous la main, sinon je me serais très probablement couchée très tard, sans avoir mangé ! On a une situation de crise, dont l’ampleur nous est dévoilée avec une grande maîtrise du timing, je trouve. Certes, les poncifs du genre sont là, à savoir, une galerie de personnages assez disparates (on pourrait même parler de panel !), comment chacun réagit à la situation en fonction de son caractère et de son histoire, et comment la crise exacerbe les tensions. Rien de nouveau sous le soleil, donc. Mais les dialogues, qui m’horripilaient au début, gagnent en vraisemblance et en naturel. De même, plusieurs personnages se distinguent et ont assez d’épaisseur pour donner de la substance à l’histoire. Parmi eux, celui de Wes sort du lot. Parce qu’il est celui qui “recadre” tous les autres et prend le commandement des opérations, il est très attachant même s’il représente un peu l’archétype du type bien, de l’homme sage auquel le statut social ou la personnalité confère une sorte d’autorité que personne ne s’avise de remettre en question, et qui sait garder son sang-froid en toute circonstances, façon Paul Newman dans La Tour infernale (ma référence absolue ;) ). Les autres sont assez marqués, voire stéréotypés (le lâche et soumis à sa femme, le prêcheur un brin illuminé, l’allumeuse aux melons et à la forte tête (à claque), les Picket père et fils,... La liste est longue, ils ne sont pas tous attachants ou sympathiques, mais tous sonnent assez juste, et leurs relations ajoutent de l’intérêt à l’histoire. Et puis, il y a le scénario en lui-même, indépendamment des personnages. Il est en béton armé. Qui sont ces femmes ? D’où viennent-elles ? Pourquoi agissent-elles ainsi ? Comment tout cela va -t’il finir ? Dès le premier tome, on est littéralement captivé, passionné, et on veut à tout prix lire la suiiiiiite !!