Une série vraiment originale ; une sorte de thriller symbolique qui mêle christianisme, franc-maçonnerie et sciences occultes.
Le postulat ?.. il s'appuie sur la découverte -authentique- de manuscrits dans une grotte de Palestine, en 1947. Ces documents relatent que le Christ ne serait pas mort sur la Croix, mais aurait cédé sa place à Thomas, un frère jumeau.
Etonnant, non ?... si les allégations y reprises s'avèrent exactes, ça vous ébranlerait carrément les fondements même de la religion chrétienne !..
Pas mal non plus : tout en restant l'ordonnateur de la série, Convard en a confié la réalisation graphique de chaque volet à un auteur différent.
C'est ainsi que j'ai retrouvé Wachs qui s'occupe de la "partie Vatican", Falque gère la "partie contemporaine", Gine illustre les parties christique et juive.
Et quel plaisir aussi de retrouver Gilles Chaillet, Kraenh, Jusseaume, Stalner qui "animent" les flash-back des premiers épisodes.
Enfin, André Juillard assure les couvertures. La colorisation est, elle, assurée par le propre fils de Convard -Sébastien- qui signe sous le pseudo de Paul.
Que du beau monde que tout ça !...
Série "rapide" aussi : deux albums par an pour un cycle qui fera sept tomes.
En 2003, succès aidant, Convard déclinera ce projet en une nouvelle série : I.N.R.I.
Qu'en dire ?... bien bonne série qui -au départ- n'est tout compte fait qu'une sorte de "banal" thriller : un historien -sur le point de faire part de ses conclusions suite à la découverte des manuscrits- disparaît. Recherches par son épouse accompagnée d'un mystérieux personnage, poursuite par des mercenaires guidés par les plus hautes instances ecclésiastiques, etc...
Mais c'est drôlement bien réalisé !
Intrigues solides, personnages bien campés, scénarios bien élaborés, tension dramatique soutenue et très bons graphismes d'auteurs. Un heureux mélange pour une lecture attachante qui m'a captivé.
Mais que c’est beau ! Certes les thèmes abordés sont finalement assez proches de Betty Blues (et de Sumato paraît-il, mais je n’ai pas lu ce dernier), mais qu’importe, c’est toujours aussi poétique et touchant.
Amour déçu, amitié, liberté, musique… voyager, sans attache, libre comme le vent… le rêve de tellement de monde… mais un rêve finalement difficilement réalisable, et le retour sur terre n’en est que plus difficile. J’aime ce mélange de beauté onirique et de réalité austère.
J’adore les délires graphiques représentant l’effet que la musique de Tchavolo a sur Scipion (le personnage principal)… quelle créativité, ça m’a rappelé le génie de David B. dans L'Ascension du Haut Mal.
Je pense que si vous aviez aimé Betty Blues, vous ne serez pas déçu par ce superbe one-shot.
Une série "prenante", où l'auteur m'a raconté son enfance, son adolescence, sa famille et -aussi- la maladie de son frère aîné.
Avec lui, j'ai découvert cette saloperie de maladie qu'est l'épilepsie ; et dont les effets s'attaquent à vous n'importent où, à n'importe quel moment.
J'ai découvert le système médical inadapté, des charlatans qui vous font croire que "ça va aller" grâce à leur intervention, des parents qui n'en peuvent plus et sont prêts à tous les sacrifices, à tout tenter, pour un peu d'espoir...
L'auteur m'a ici traduit en images ses rêves et -surtout- ses cauchemars.
Son graphisme ?... un curieux trait expressionniste renforcé par une belle utilisation du noir et blanc.
J'ai eu à lire une oeuvre fort curieuse de par son postulat, sensible, remarquable en de très nombreux aspects ; une oeuvre prenante qui ne peut laisser indifférent.
Une oeuvre qui fait que j'ai ressenti "quelque chose en plus" en fin de lecture.
Titeuf ?... c'est la vie de tous les jours d'un gamin -drôle et irrévérencieux- qui passe le plus clair de son temps à s'interroger sur les mystères de la gent féminine et qui tente -surtout- de séduire Nadia, une adorable chipie.
Sincèrement : j'adore !..
Car Titeuf est aussi entouré d'une bande de copains et personnages divers plus que bien croqués. Et quelle bande : Manu, Hugo, Vomito, Ramon, Marco... sans compter la maîtresse d'école -une vieille rombière pas possible-, ses "blasés" de parents, sa soeurette Zizie...
Titeuf ?... c'est une sorte de (très) lointain cousin de Tintin ; la mèche plus rebelle et le langage -ô combien moins châtié... en plus.
Titeuf ?... c'est la pré-puberté dans toute sa splendeur avec ses questions, ses émois, ses doutes, ses premiers amours, ses espoirs, ses déceptions... ses coups de gueule aussi.
Titeuf ?... c'est un merveilleux univers qui, jamais, n'engendre une quelconque mélancolie.
Une série très drôle qui -souvent- m'a fait me souvenir de situations vécues "quand j'étais petit". Pas vous ?...
Et ça me fait vraiment marrer. Très bon, tout simplement.
Cette série reste dans la droite lignée de Ce qui est à nous.
Cependant moi je trouve que l'histoire va moins vite, notamment car elle est centrée sur un seul personnage, Dutch Schultz. Contrairement aux deux premiers cycles qui avaient à présenter une multitude de personnages et dans lesquels il était parfois très difficile de s'y retrouver. La lecture s'avère donc moins fastidieuse et l'enchaînement plus fluide, bien qu'il soit vrai qu'on peut encore détailler davantage certains points, mais hélas c'est le format qui l'oblige... :(
Pour les dessins c'est toujours aussi bon, belles vues de New York, ambiance des années 30 bien retranscrite. Le bémol est toujours le même, à savoir qu'il est un peu difficile de reconnaître les nombreux protagonistes.
Par ailleurs je conseille la lecture des deux premiers cycles avant de s'attaquer à celui-ci car il y a quelques références et personnages qui se croisent, c'est donc plus intéressant si vous souhaitez tout bien comprendre :)
Un excellent western fantastique qui ne fait pas partie de ces livres que l’on lit, que l’on ferme et que l’on oublie, celui-ci, on s’en rappellera à coup sûr !
Le point fort… très fort, de cette BD, réside dans le dessin de Griffon avec des encrages en noir et blanc tellement superbes que l’on se surprend parfois sur certaines cases à de longs moments de contemplation et des cadrages inhabituels pour un western, mais à couper le souffle.
Côté scénario, ne vous attendez pas à une histoire complexe remplie de milliers de rebondissements et/ou d'un héros à la Lucky Luke, mais attendez-vous plutôt à une histoire sans fioritures, une idée de départ originale et un déroulement dynamique agrémenté de flash-backs sur la vie d’un héros devenu impitoyable.
D’où vient le secret de Billy Wild ? Qui est donc vraiment Linus ?, autant de questions qui seront assouvies par la lecture du second et dernier tome dont la sortie est désormais très attendue.
Cela faisait un moment que je n’avais plus eu de coup de cœur… Voilà, ça, c’est fait !
Les albums dessinés par Crisse sont tellement bons, je ferais abstraction du second cycle et considèrerais la fin du tome 5 comme la fin définitive.
Alors effectivement, je comprends que la fin suscite une déception, mais est-ce une raison pour descendre le tout ?
C'est une des BD qui, quand j'étais collégien, m'a emballé ;
Un monde de fantasy coloré, une héroïne sexy, de bons personnages secondaires, le cycle original est frais et sympa. Et il le reste.
S'il y a un domaine dans lequel la BD n'a pas évolué, c'est celui du gag. Et dans "Buster Brown", en 1902 donc, il y avait déjà tout.
Macaulay Culkin, Denis la Malice, Boule, Charlie Brown, tous ceux-là ne sont que des resucées de Buster. Snoopy n'est qu'un des descendants attardés de Tige.
Bien sûr, il ne faut pas trop s'attarder sur le dessin qui, même quand les planches sont en bon état, n'est pas extraordinaire. Mais enfin, l'esprit de cette BD est toujours là, elle est encore VIVANTE (contrairement à Bécassine par exemple).
Les gags sont vraiment amusants, j'ai quelques planches sur mon ordinateur que je regarde de temps en temps, et elles me font bien marrer (pas à rouler par terre, mais sincèrement). J'adore Buster.
C'est un bon comic, jusqu'en 1905 à peu près (après ce n'est plus du tout pareil). Dommage que les gens n'en retiennent souvent que la marque de chaussures.
PS: En ce qui concerne la morale à chaque fin de planche, je signale à tout hasard qu'elle est justement purement sarcastique.
"Little Nemo" est une oeuvre hors normes. D'abord dans le domaine de la BD, il est précurseur et créateur de beaucoup de choses, de l'utilisation des couleurs, des différentes formes et tailles de cases, de la narration, etc.
Mais bien au-delà, par son thème, "Little Nemo" est une psychanalyse de son personnage (ou de Mc Cay lui-même). On traverse ses peurs, ses fantasmes, ses rêves qui se matérialisent par des transformations, des agrandissements, des rétrécissements, des mises en abymes...
Et enfin, les dessins sont vraiment magnifiques. Quand ils sont intacts et dans le bon format, on peut rester des heures sur une planche.
Ca a un siècle mais c'est intemporel.
Tout d'abord, en arrivant, je ne pensais pas que cette BD serait si mal notée. Et j'ai un peu de mal à comprendre.
Pour ma part, c'est une de mes BD préférées. J'ai lu pour la première fois les premiers tomes quand j'avais 12 ans ; et j'avoue qu'ils sont restés gravés dans mon esprit en partie pour leurs scènes érotiques, ou plutôt une scène particulière (" Je n'étais qu'un moineau crotté et tu m'as métamorphosé en aigle ").
Cette scène (que je ne vais pas raconter) m'a marqué à l'époque.
Au delà de l'anecdote, j'ai redécouvert la série complète il y a peu, et je l'ai tout autant appréciée :
- Bon scénario pour les 3 premiers tomes
- Bons graphismes, avec une ambiance et des lumières très bien restituées par les couleurs
- Quelques répliques piquantes
- Description de l'univers viking intéressante, les pillages, l'organisation du clan, vraiment immersif
- Les scènes érotiques ne sont pas un moins pour moi. Et ce n'est pas du tout du racolage.
Dans les pillages vikings il y a des meurtres et des viols, c'est tout à fait dans le contexte.
Pour le reste, c'est l'initiation du jeune héros, et sa maturation personnelle s'accompagne de maturation sexuelle.
D'ailleurs il y a autant de nudité et de sexe dans l'excellente série Murena (sur l'empire romain), et personne ne semble faire le même procès à cette BD.
Je conseillerais donc les premiers tomes (les 3 autres n'ayant pas un grand scénario), pour tout ado/adulte voulant une bonne BD d'aventure d'inspiration historique et non censurée en-dessous de la ceinture.
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Le Triangle Secret
Une série vraiment originale ; une sorte de thriller symbolique qui mêle christianisme, franc-maçonnerie et sciences occultes. Le postulat ?.. il s'appuie sur la découverte -authentique- de manuscrits dans une grotte de Palestine, en 1947. Ces documents relatent que le Christ ne serait pas mort sur la Croix, mais aurait cédé sa place à Thomas, un frère jumeau. Etonnant, non ?... si les allégations y reprises s'avèrent exactes, ça vous ébranlerait carrément les fondements même de la religion chrétienne !.. Pas mal non plus : tout en restant l'ordonnateur de la série, Convard en a confié la réalisation graphique de chaque volet à un auteur différent. C'est ainsi que j'ai retrouvé Wachs qui s'occupe de la "partie Vatican", Falque gère la "partie contemporaine", Gine illustre les parties christique et juive. Et quel plaisir aussi de retrouver Gilles Chaillet, Kraenh, Jusseaume, Stalner qui "animent" les flash-back des premiers épisodes. Enfin, André Juillard assure les couvertures. La colorisation est, elle, assurée par le propre fils de Convard -Sébastien- qui signe sous le pseudo de Paul. Que du beau monde que tout ça !... Série "rapide" aussi : deux albums par an pour un cycle qui fera sept tomes. En 2003, succès aidant, Convard déclinera ce projet en une nouvelle série : I.N.R.I. Qu'en dire ?... bien bonne série qui -au départ- n'est tout compte fait qu'une sorte de "banal" thriller : un historien -sur le point de faire part de ses conclusions suite à la découverte des manuscrits- disparaît. Recherches par son épouse accompagnée d'un mystérieux personnage, poursuite par des mercenaires guidés par les plus hautes instances ecclésiastiques, etc... Mais c'est drôlement bien réalisé ! Intrigues solides, personnages bien campés, scénarios bien élaborés, tension dramatique soutenue et très bons graphismes d'auteurs. Un heureux mélange pour une lecture attachante qui m'a captivé.
Mélodie au crépuscule
Mais que c’est beau ! Certes les thèmes abordés sont finalement assez proches de Betty Blues (et de Sumato paraît-il, mais je n’ai pas lu ce dernier), mais qu’importe, c’est toujours aussi poétique et touchant. Amour déçu, amitié, liberté, musique… voyager, sans attache, libre comme le vent… le rêve de tellement de monde… mais un rêve finalement difficilement réalisable, et le retour sur terre n’en est que plus difficile. J’aime ce mélange de beauté onirique et de réalité austère. J’adore les délires graphiques représentant l’effet que la musique de Tchavolo a sur Scipion (le personnage principal)… quelle créativité, ça m’a rappelé le génie de David B. dans L'Ascension du Haut Mal. Je pense que si vous aviez aimé Betty Blues, vous ne serez pas déçu par ce superbe one-shot.
L'Ascension du Haut Mal
Une série "prenante", où l'auteur m'a raconté son enfance, son adolescence, sa famille et -aussi- la maladie de son frère aîné. Avec lui, j'ai découvert cette saloperie de maladie qu'est l'épilepsie ; et dont les effets s'attaquent à vous n'importent où, à n'importe quel moment. J'ai découvert le système médical inadapté, des charlatans qui vous font croire que "ça va aller" grâce à leur intervention, des parents qui n'en peuvent plus et sont prêts à tous les sacrifices, à tout tenter, pour un peu d'espoir... L'auteur m'a ici traduit en images ses rêves et -surtout- ses cauchemars. Son graphisme ?... un curieux trait expressionniste renforcé par une belle utilisation du noir et blanc. J'ai eu à lire une oeuvre fort curieuse de par son postulat, sensible, remarquable en de très nombreux aspects ; une oeuvre prenante qui ne peut laisser indifférent. Une oeuvre qui fait que j'ai ressenti "quelque chose en plus" en fin de lecture.
Titeuf
Titeuf ?... c'est la vie de tous les jours d'un gamin -drôle et irrévérencieux- qui passe le plus clair de son temps à s'interroger sur les mystères de la gent féminine et qui tente -surtout- de séduire Nadia, une adorable chipie. Sincèrement : j'adore !.. Car Titeuf est aussi entouré d'une bande de copains et personnages divers plus que bien croqués. Et quelle bande : Manu, Hugo, Vomito, Ramon, Marco... sans compter la maîtresse d'école -une vieille rombière pas possible-, ses "blasés" de parents, sa soeurette Zizie... Titeuf ?... c'est une sorte de (très) lointain cousin de Tintin ; la mèche plus rebelle et le langage -ô combien moins châtié... en plus. Titeuf ?... c'est la pré-puberté dans toute sa splendeur avec ses questions, ses émois, ses doutes, ses premiers amours, ses espoirs, ses déceptions... ses coups de gueule aussi. Titeuf ?... c'est un merveilleux univers qui, jamais, n'engendre une quelconque mélancolie. Une série très drôle qui -souvent- m'a fait me souvenir de situations vécues "quand j'étais petit". Pas vous ?... Et ça me fait vraiment marrer. Très bon, tout simplement.
Les Parrains - Il était une fois à New York (Mafia Story)
Cette série reste dans la droite lignée de Ce qui est à nous. Cependant moi je trouve que l'histoire va moins vite, notamment car elle est centrée sur un seul personnage, Dutch Schultz. Contrairement aux deux premiers cycles qui avaient à présenter une multitude de personnages et dans lesquels il était parfois très difficile de s'y retrouver. La lecture s'avère donc moins fastidieuse et l'enchaînement plus fluide, bien qu'il soit vrai qu'on peut encore détailler davantage certains points, mais hélas c'est le format qui l'oblige... :( Pour les dessins c'est toujours aussi bon, belles vues de New York, ambiance des années 30 bien retranscrite. Le bémol est toujours le même, à savoir qu'il est un peu difficile de reconnaître les nombreux protagonistes. Par ailleurs je conseille la lecture des deux premiers cycles avant de s'attaquer à celui-ci car il y a quelques références et personnages qui se croisent, c'est donc plus intéressant si vous souhaitez tout bien comprendre :)
Billy Wild
Un excellent western fantastique qui ne fait pas partie de ces livres que l’on lit, que l’on ferme et que l’on oublie, celui-ci, on s’en rappellera à coup sûr ! Le point fort… très fort, de cette BD, réside dans le dessin de Griffon avec des encrages en noir et blanc tellement superbes que l’on se surprend parfois sur certaines cases à de longs moments de contemplation et des cadrages inhabituels pour un western, mais à couper le souffle. Côté scénario, ne vous attendez pas à une histoire complexe remplie de milliers de rebondissements et/ou d'un héros à la Lucky Luke, mais attendez-vous plutôt à une histoire sans fioritures, une idée de départ originale et un déroulement dynamique agrémenté de flash-backs sur la vie d’un héros devenu impitoyable. D’où vient le secret de Billy Wild ? Qui est donc vraiment Linus ?, autant de questions qui seront assouvies par la lecture du second et dernier tome dont la sortie est désormais très attendue. Cela faisait un moment que je n’avais plus eu de coup de cœur… Voilà, ça, c’est fait !
L'Epée de Cristal
Les albums dessinés par Crisse sont tellement bons, je ferais abstraction du second cycle et considèrerais la fin du tome 5 comme la fin définitive. Alors effectivement, je comprends que la fin suscite une déception, mais est-ce une raison pour descendre le tout ? C'est une des BD qui, quand j'étais collégien, m'a emballé ; Un monde de fantasy coloré, une héroïne sexy, de bons personnages secondaires, le cycle original est frais et sympa. Et il le reste.
Buster Brown
S'il y a un domaine dans lequel la BD n'a pas évolué, c'est celui du gag. Et dans "Buster Brown", en 1902 donc, il y avait déjà tout. Macaulay Culkin, Denis la Malice, Boule, Charlie Brown, tous ceux-là ne sont que des resucées de Buster. Snoopy n'est qu'un des descendants attardés de Tige. Bien sûr, il ne faut pas trop s'attarder sur le dessin qui, même quand les planches sont en bon état, n'est pas extraordinaire. Mais enfin, l'esprit de cette BD est toujours là, elle est encore VIVANTE (contrairement à Bécassine par exemple). Les gags sont vraiment amusants, j'ai quelques planches sur mon ordinateur que je regarde de temps en temps, et elles me font bien marrer (pas à rouler par terre, mais sincèrement). J'adore Buster. C'est un bon comic, jusqu'en 1905 à peu près (après ce n'est plus du tout pareil). Dommage que les gens n'en retiennent souvent que la marque de chaussures. PS: En ce qui concerne la morale à chaque fin de planche, je signale à tout hasard qu'elle est justement purement sarcastique.
Little Nemo in Slumberland
"Little Nemo" est une oeuvre hors normes. D'abord dans le domaine de la BD, il est précurseur et créateur de beaucoup de choses, de l'utilisation des couleurs, des différentes formes et tailles de cases, de la narration, etc. Mais bien au-delà, par son thème, "Little Nemo" est une psychanalyse de son personnage (ou de Mc Cay lui-même). On traverse ses peurs, ses fantasmes, ses rêves qui se matérialisent par des transformations, des agrandissements, des rétrécissements, des mises en abymes... Et enfin, les dessins sont vraiment magnifiques. Quand ils sont intacts et dans le bon format, on peut rester des heures sur une planche. Ca a un siècle mais c'est intemporel.
Chroniques Barbares
Tout d'abord, en arrivant, je ne pensais pas que cette BD serait si mal notée. Et j'ai un peu de mal à comprendre. Pour ma part, c'est une de mes BD préférées. J'ai lu pour la première fois les premiers tomes quand j'avais 12 ans ; et j'avoue qu'ils sont restés gravés dans mon esprit en partie pour leurs scènes érotiques, ou plutôt une scène particulière (" Je n'étais qu'un moineau crotté et tu m'as métamorphosé en aigle "). Cette scène (que je ne vais pas raconter) m'a marqué à l'époque. Au delà de l'anecdote, j'ai redécouvert la série complète il y a peu, et je l'ai tout autant appréciée : - Bon scénario pour les 3 premiers tomes - Bons graphismes, avec une ambiance et des lumières très bien restituées par les couleurs - Quelques répliques piquantes - Description de l'univers viking intéressante, les pillages, l'organisation du clan, vraiment immersif - Les scènes érotiques ne sont pas un moins pour moi. Et ce n'est pas du tout du racolage. Dans les pillages vikings il y a des meurtres et des viols, c'est tout à fait dans le contexte. Pour le reste, c'est l'initiation du jeune héros, et sa maturation personnelle s'accompagne de maturation sexuelle. D'ailleurs il y a autant de nudité et de sexe dans l'excellente série Murena (sur l'empire romain), et personne ne semble faire le même procès à cette BD. Je conseillerais donc les premiers tomes (les 3 autres n'ayant pas un grand scénario), pour tout ado/adulte voulant une bonne BD d'aventure d'inspiration historique et non censurée en-dessous de la ceinture.