Neige

Note: 3.31/5
(3.31/5 pour 32 avis)

Angoulême 1988 : Alfred enfants pour le tome 1 Rencontres initiatiques, quête aventureuse, l'odyssée de Neige prend les dimensions épiques d'un hymne à la liberté, qui renouvelle les règles de la science fiction.


Angoulême : récapitulatif des séries primées Après l'apocalypse... BoDoï Derrière les murs Froid. Neige. Glace Journal Tintin

Neige est un enfant recueilli par Northman alors qu'il allait mourir de froid dans les bras de ses parents assassinés... Plus tard, il part à la recherche de la verité sur la mort de ses parents et il essaye aussi de retrouver la mémoire perdue lors du choc psychologique de la mort de ses parents. Suiver les aventures de ce jeune homme intrépide !

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 1987
Statut histoire Série terminée 13 tomes parus
Couverture de la série Neige
Les notes (32)
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03/04/2002 | dut
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L'avatar du posteur Agecanonix

Depuis longtemps, je repoussais l'échéance pour lire cette Bd car la multiplication des albums me faisait un peu peur, et lors de sa publication dans le journal Tintin en 1986, je ne l'avais pas lue ; et puis dernièrement, je me suis décidé, mais ce que je redoutais était bien réel. Je repoussais aussi la lecture car je gardais un souvenir peu enthousiaste du dessin de Gine sur Mathieu Lamy qui m'avait peu séduit. Finalement son dessin ici s'est bien amélioré, je l'ai bien apprécié, il est clair et lisible, c'est dans le style des bandes des années 80 qu'on voyait à l'époque, surtout dans le journal Tintin ou dans les publications Glénat, pas étonnant donc que la série soit passée chez ce dernier après les 3 premiers albums parus au Lombard, et surtout, ce dessin s'améliore encore plus et devient beaucoup plus élégant au fur et à mesure des années. Un bon point de ce côté là donc. Mais côté histoire, ce n'est pas tout à fait ce que j'espérais. Les premiers albums sont intéressants et bien conçus, ils m'ont plutôt captivé car Convard installe un univers post-apocalyptique crédible et envoûtant ; l'idée de base est bonne : la détérioration du climat suite à des tripatouillages humains, je crois que ça arrivera un jour à force de vouloir toujours forcer la nature contre son cours naturel, c'est donc de l'anticipation bien vue, mais cet univers est pour moi exploité à moitié, Convard ne se focalise que sur cette stupide quête de 12 clés sans agrandir les possibilités du monde qu'il a crée et du potentiel qu'il peut offrir. Au lieu de ça, il verse dans la répétition et surtout s'englue un peu dans une intrigue qui n'avance plus qu'à demi, j'ai eu l'impression que les auteurs ne savaient plus trop quoi conter, c'est lent, ça n'avance plus, il y a des passages ennuyeux qu'on peut survoler sans qu'on soit paumé plus loin en reprenant le fil de l'histoire, il y avait donc de l'élagage à faire, je reste persuadé que cette histoire aurait pu être bouclée en 7 ou 8 albums. C'est d'ailleurs cette limite que je me suis fixée : j'ai lu attentivement le 1er cycle jusqu'au tome 5, puis un peu plus superficiellement jusqu'au tome 8, et passé ce cap, j'ai laissé tomber, ne lisant la suite qu'en diagonale avec quelques arrêts sur images ou sur dialogues tellement ça devenait long. Tiens justement, les dialogues, parlons-en : ils m'ont semblé comme psalmodiés par endroits, presque artificiels, on dirait des dialogues de théâtre, bien ciselés, avec une étrange poésie désenchantée, ce n'est pas un défaut en soi, mais était-ce la Bd où placer ce genre de litanies ? D'autre part, le personnage de Neige est peu intéressant, il est un peu vide, sans réelle saveur bien qu'attachant, il ne sert que de lien aux nombreux personnages qu'il rencontre et dont certains sont bien plus riches comme l'Ecossais, le Doge ou Cueille-la-Mort... Bon voila, je ressors à moitié déçu par cette lecture, c'est trop long, la série s'étale sur 20 ans et n'a plus grand chose à dire dans sa seconde partie, bref c'est dommage parce que l'idée générale aurait pu donner autre chose de plus captivant si Convard avait exploité toutes les possibilités mêlant la quête initiatique et l'odyssée aventureuse, mais ça reste quand même un grand récit humaniste, une sorte de classique aux dimensions d'un hymne à la liberté. Vraie note : 2,5/5.

20/10/2016 (modifier)
Par Jetjet
Note: 2/5
L'avatar du posteur Jetjet

Bien que je ne l’ai jamais évoqué dans ces colonnes, je suis un fervent lecteur de la série Neige, du moins celle d’origine et non pas les spin-offs qui ne m’intéressent pas. Neige a un potentiel fou et inexploité que je pourrais qualifier d’unique dans la bd franco-belge. Un joli univers post-apocalyptique, des personnages hauts en couleur et un dessin de qualité pour pour peu qu’on le trouve aussi plaisant qu’adapté à ces paysages blancs sans fin d’une infinie poésie. L’univers développé par Convard est tout simplement incroyable. Il est parti tout simplement d’une excellente idée de base (un orphelin recueilli par un ermite dans un monde polaire à la géographie et aux intentions politiques complètement remodelées), des frontières, une menace extérieure car inconnue et un mystère sur l’origine même de Neige. Le tout est pavé de bonnes intentions et les premiers tomes se dévorent avec l’envie furieuse de tourner chaque page pour en connaître davantage. Le trait de Christian Gine peut ne pas plaire car il est témoin d’une époque que les nouvelles générations trouveront révolue mais le trait s’améliore, les couleurs s’adoucissent et perdent au fur et à mesure leur cachet « seventies/eighties » pour adopter une identité qui leur est propre et caractéristique de l’univers unique développé dans Neige tout en restant très cruel et surprenant. Pour peu que l’on apprécie les odyssées au long cours, le monde développé dans Neige est à la fois intriguant et fascinant. Le problème est tout autre. Comme lu sur de précédents avis, on ressent passé le premier cycle certaines hésitations ou tâtonnements de la part de l’auteur qui semble prendre son temps ou ne plus trop savoir vers quel artifice s’orienter. Le souci de ressentir que l’auteur semble ne plus trop savoir vers quelle direction se tourner est un peu désagréable mais le tout pourrait encore faire illusion sans cette attente insupportable entre chaque tome et l’absence totale de suivi. A l’heure actuelle, en tant que lecteur je me sens floué. Floué car je ne sais pas si cette odyssée trouvera une conclusion, si tout le plaisir initial restera de la frustration, frustration entretenue par les derniers tomes qui ne font plus avancer l’histoire comme si le scénariste voulait masquer l’engouement initial perdu. En cela je pouvais comparer cette série à celle de Sfar et Trondheim, Donjon à la différence que Donjon est une série beaucoup plus jeune, qu’elle a trouvé enfin une conclusion (satisfaisante ou pas) et que chaque tome pouvait presque se lire comme un one shot. Ici ce n’est pas le cas et j’aurais peut-être trouvé certaines de mes réponses dans Neige Fondation mais cet univers parallèle ne m’intéresse pas. Je suis resté coincé dans les tempêtes de Neige et attends patiemment que Convard vienne m’en sortir… pour le meilleur comme pour le pire mais il serait grand temps de boucler la boucle et que je retrouve enfin l'enthousiasme que j'avais pour cette série à l'origine.

24/02/2015 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Neige fait partie de ces BD qu'il est difficile de noter. Difficile parce qu'elles portent en leur sein de grandes qualités mais aussi des défauts tout aussi grands. D'habitude, avec ce genre de dilemme, je tranche en mettant 3*, mais là, je n'arrive pas à passer outre ces derniers. Je vais passer rapidement sur le trait, que personnellement j'apprécie, il est, je trouve dynamique et anguleux à souhait, parfait pour retranscrire cette histoire. Les couleurs sont un peu à chier mais souvenons nous que la décoration intérieure et la mode en 1987 étaient assez borderline aussi. Passons à l'essentiel. Tout d'abord, je suis tombé sous le charme de cet prospective de l'Europe recouverte de son manteau neigeux suite à une connerie humaine, les hommes ayant cherché à jouer à Dieu en triturant le climat pour optimiser le rendement de la Terre. J'ai adoré cela car c'est de l'anticipation tout ce qu'il y a de plus vraisemblable, surtout vu depuis la lorgnette de 1987. Cela entraîne une description exquise de crédibilité des différentes sociétés qui s'y sont créées pour faire face aux aléas, d'un "nouveau" système commercial basé sur le troc, d'un renouveau des croyances bref, on nage dans la vraie recherche d'un background de qualité. On se délecte des différents clans, de leur hiérarchisation etc.... vraiment c'est tout bon. A cela s'ajoute rapidement le fond scénaristique avec les Extérieurs souhaitant envahir cette Europe isolée afin d'y stocker les déchets et rebus d'une civilisation (cynisme) sur productive. On nage vraiment dans des questions existentielles actuelles (quid de l'eau, de la production d'énergie, de nourriture pour une Terre de plus en plus peuplée). C'est vraiment bien chiadé et les premiers tomes sont avalés pour suivre cette quête. Et ce background s'épaissit encore merveilleusement avec cette sensation que les Douze et surtout le numéro 1 manipulent tout le monde à l'excès. On a véritablement envie de voir arriver le virage à 180° qui va nous régaler. Qui va donner tous son sens à cette quête. Les personnages et leur profondeur sont également de la partie. Chaque personnage a une histoire forte, qui le marque profondément. Que ce soit Neige, les Douze, les différents perso secondaires qui vont et viennent au gré des sous-intrigues, tous ont leurs parts d'ombre et de lumière. Cela permet de rendre encore plus abouti cet univers. De même, Convard parvient à donner à chacun un but propre, pas forcément antinomique avec celui des autres mais toujours différent et complémentaire, de l'âme de Noé de l'écossais à celle de conservation des arts à Venise en passant par le renouveau spirituel..... Mais las, trois fois hélas, il y a une grande différence entre les merveilleuses intentions de l'auteur et leur réalisation. Ou plutôt entre un créateur de monde et un scénariste. Là où le premier donne un sens à l'arrière plan, le second fait vivre l'ensemble de manière fluide, dynamique et surtout capte le lecteur pour ne plus le lâcher. Et Convard n'y parvient pas. En cause, plusieurs imperfections qui arrivent à plomber toutes les intentions de l'auteur. Déjà le rythme trop lent et surtout mal maîtrisé. La multiplication des accrochages avec différents clans ou sous clans ne sont systématiquement qu'un fait artificiel pour présenter d'autres personnages. Certains tomes sont d'une longueur insupportable et ne servent plus l'intrigue principale ou trop peu. De même, la montée du ou des suspens est horriblement mal maîtrisée, au point que l'on voit venir la grosse ficellounette de tellement loin (l'acte d'amour avec Cueille la mort + le bébé entre autres). La narration est par moment également pitoyable, entre les personnages qui pensent comme des mini résumés des tomes précédents, les dialogues à la limite du culcul la praline (seuil atteint même par moment entre Neige et Livie). Et puis quel manque de crédibilité enfin dans la relation père/fils de Northman et Neige. Le vieux n'arrête pas de se foutre de sa gueule, lui annonce au compte goutte les éléments de son méga-méta-plan pour lutter contre la tyrannie et l'autre qui dit rien ou si peu............ Franchement c'est d'une niaiserie et surtout tellement mal amené. Ensuite, Neige qui doit être le bras armé des 12 n'est finalement (ou ca y ressemble) qu'un pantin sans charisme et surtout il n'est jamais dans l'histoire!!! A force d'en faire un témoin des évènements, Convard le décrédibilise et du coup, dans les derniers tomes, ben on s'en fout de ce qu'il lui arrive. Enfin, à force de trouver des contrepieds artificiels, l'auteur ne sert pas son intrigue. Ce qui semblait être primordial (si si, ce fameux méga-méta-plan pour lutter contre la tyrannie) passe au second plan pour revenir dans le dernier tome en date, mais de façon indirecte. Du coup, ben c'est comme pour Neige, quel intérêt et crédit devons nous donner à cette histoire?? Alors voila, à force de tout ça, j'en suis arrivé à lire les 4 derniers tomes en diagonale, parce que je voulais connaître la suite mais c'est tellement pénible à lire que les sous intrigues et les relations humaines sont zappées direct. Reste le T 13 qui relance un peu l'intérêt mais bon.... On a vraiment l'impression que Convard avait un scénario de base pour 10 tomes, mais qu'au fil des ans (et du succès commercial?), des intrigues complémentaires et supplémentaires se sont greffées. Où va-t-il? Le sait-il lui même (comparons avec la maîtrise de la conduite de l'histoire d'UW1)? Et puis mettre 24 ans pour qu'on ne sache toujours pas où on va, d'autant que l'auteur a eu le temps de nous pondre un spin off..........c'est super limite

22/11/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 J'aime bien l'univers de Neige, et plusieurs personnages, mais le scénario n'est pas souvent passionnant. Il y a des bonnes idées, mais le rythme est trop lent. Un autre auteur aurait pu faire un album avec deux ou trois tomes de cette série et ça ne m'aurait pas déplu. Il y a trop de tomes et l'histoire avance tellement lentement que tout l'intérêt que j'avais pour la série au début de ma lecture avait disparu en lisant les derniers tomes que j'ai fini par feuilleter. Le dessin est un peu vieillot, mais efficace. En revanche, les couleurs sont souvent moches.

17/04/2011 (modifier)
Par gdev
Note: 4/5

Convard m'avait déjà surpris avec un décor post-apocalyptique dans Chats et voici que je me laisse à nouveau surprendre par cette série, qui présente une plus grande maîtrise et davantage d'envergure. La grande force de cette série, c'est sans aucun doute son univers : une Europe gelée suite à un dérèglement climatique accidentel du fait d'une machine humaine, isolée du reste du monde par un mur infranchissable. Un monde blanc, difficile à vivre où la nature humaine est mise à rude épreuve, où chacun tente de survivre quitte à y laisser une part d'humanité. C'est fort en émotion parfois, notamment lorsque l'on découvre ces hordes d'humains, d'hommes, de femmes et d'enfants, confrontés à leur propre déchéance. C'est donc un univers froid, glacé, où la vie a du mal à s'épanouir, qui est présenté, une ambiance générale de l'environnement qui fait écho à la froideur des individualités. Dans cet environnement, Neige, jeune orphelin est recueilli par Northman, qui avec son groupe des Douze, tente de maintenir un semblant d'humanité dans des îlots isolés. Par ailleurs, contre toute attente, ce territoire désolé mérite d'être protégé du monde extérieur, qui cherche à percer le mur pour envahir cette terre inhospitalière pour y déverser tous les déchets du monde "civilisé". Une protection qui sera apportée par Northman et son groupe des 12, dont le bras armé deviendra petit à petit Neige. Le grand intérêt de cet univers, c'est sa complexité et ce n'est qu'après quelques tomes que l'on commence véritablement à en apprécier les implications. Convard nous propose une petite réflexion presque philosophique sur la destinée de l'homme, sur son pouvoir sur la nature, sur la notion de "civilisation" ou d'humanité, sur la protection d'un territoire qui semble inhospitalier mais qui représente la vie et la liberté. Une belle pensée, du moins pendant les premiers tomes, qui prend même parfois une dimension poétique, à l'image des tomes se déroulant à Venise. Le dessin torturé, hésitant, un peu flou, est également parfois suffisamment éthéré pour rendre bien compte de la poésie de ce monde. Ce dessin reste très difficile d'accès et sur les 8 premiers tomes, je me suis dis que ce n'était pas forcément joli. Un coup d'œil à l'intérieur de ces albums auraient pu me détourner définitivement de la série, tellement ils datent d'un autre âge, tellement les couleurs sont inadéquates (difficile pourtant de se tromper dans un univers revêtu de neige), tellement ce n'est pas beau. Et pourtant, je me suis laissé prendre au jeu et ai parfois apprécié ce dessin, qui finalement, rend bien compte des difficultés de la vie dans cette Europe gelée. Mais à titre préventif, il vaut mieux alerter sur ce dessin qui pourra en déstabiliser plus d'un. L'autre grand atout de cette série, c'est le talent de Convard pour imaginer des personnages secondaires plus intéressants les uns que les autres. Ils sont toujours croqués avec justesse et prennent toute leur place dans ce récit. Même si certains ne font que passer et n'apparaîtront que quelques pages ou quelques tomes, on sent que ces personnages sont travaillés et toujours doués d'une grande sensibilité. J'ai apprécié, d'autant, je pense, que le charisme de ces personnages secondaires vient pallier un manque de sympathie véhiculé par le personnage principal, Neige, qui se révèle rapidement n'être que très peu maître de sa destinée, et qui semble plus subir les événements (avec une certaine mauvaise volonté parfois) que les provoquer. Mais dans l'ensemble, Convard arrive à rendre ses personnages secondaires parfaitement crédibles et sensibles, et se permet même de faire évoluer les relations entre certains d'entre eux, en insufflant un mouvement franc-maçon ou templier entre les membres de la confrérie des 12. Ca reste subtil et de fait, plutôt appréciable. Le récit est assez rythmé avec différentes phases : - Neige est recueilli et découvre l'identité des assassins de ses parents : hormis l'univers présenté, cette partie reste classique et on sent que Convard l'expédie assez rapidement pour donner à Neige sa véritable mission (tomes 1&2); - Neige devient le bras armé des 12 pour réunir les 12 clés qui permettront d'ouvrir le mur pour aller occire le président du consortium qui régit le monde Extérieur. Cette partie, la plus longue, fera voyager Neige dans l'Europe gelée, à la rencontre de peuplades et de personnages finement imaginés (tomes 3 à 8 ) ; - Neige doit déjouer les plans de monde Extérieur pour l'empêcher d'utiliser l'Europe comme une poubelle (tomes 9 à 13). On a donc bien l'impression d'avancer dans cette série, même si certains passages s'éternisent un petit peu. Mais dans l'ensemble, Convard fait évoluer son personnage principal, ses personnages secondaires et son univers, ce qui lui permet d'apporter un peu de nouveauté à différents stades de la série. Ainsi, le 13ème tome présente une Europe beaucoup plus civilisée que celle présentée dans le 1er, et un Neige nettement plus âgé, père de son état, et dont le fils continue l'œuvre. Gine se met au diapason en permettant aux dessins d'évoluer considérablement, la précision des derniers tomes étant sans commune mesure avec celle des premiers, qui paraissaient bien brouillon. L'utilisation de couleur informatisée parachèvera cette évolution constante : moins authentique, elle m'est apparue plus sûre et plus maîtrisée dans les derniers tomes (13 tomes parus à ce jour) que dans les premiers. Avec toutes ces évolutions, le côté un peu poétique des 5-6 premiers tomes s'estompe, et l'ensemble devient plus terre-à-terre et, peut-être consensuel. Enfin, à part le dessin difficile d'accès et une personnalité de Neige qu'il aurait fallu affirmer, certains éléments sont tout de même dommages : - Convard n'est pas un maître du suspense et toutes les surprises qu'il voulait nous faire sont éventées bien avant la chute ; - Neige passe au second plan lorsqu'il est question de finaliser la mission qui lui a été attribuée : on a un peu une impression d'inabouti, d'une pirouette pour permettre à Neige de vivre d'autres aventures en Europe, comme si la finalité de la série avait évolué avec le temps ; - A force de changer de phases et de faire évoluer l'univers présenté, Convard et Gine prennent le risque de rendre certains aspects de l'environnement ou du scénario incohérent. Le risque est finalement avéré. - Certains albums, notamment les 9 et 10 sont assez rébarbatifs ; En conclusion (je pense que certains de l'attendaient plus), voici une œuvre bien originale et plutôt bien menée, même s'il manque parfois un peu de dynamisme dans les scènes proposées, et même si les dessins peuvent faire peur.

15/11/2010 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5
L'avatar du posteur Miranda

Note 2,5. Je ne suis pas parvenue à venir à bout de cette série, essentiellement dû à la colorisation informatisée des derniers tomes qui est purement et simplement dégueulasse. C’est surtout le style graphique de Gine et ses couleurs directes qui m’ont attirée, mais lorsque j’ai vu le changement de colorisation, c’est comme si j’avais reçu une douche froide, j’ai arrêté net ma lecture (tome 6), sachant qu’arrivée à ces tomes d’une laideur absolue je n‘aurai pas pu les lire. Une telle baisse de qualité est inadmissible, ce genre de pratique équivaut pour moi à une série abandonnée, il m’est impossible de rester immergée dans une histoire dont le visuel devient subitement rebutant. C’est d’autant plus dommage que le récit est plutôt sympa, sans être toutefois transcendant. Les personnages sont attachants et intéressants, l’univers post-apocalyptique réussi, l’histoire bien menée, le dessin en couleurs directes immersif… tant pis. La moyenne tout de même car s'il n'y avait pas eu se problème de colorisation j'aurais adorer la lire jusqu'au bout.

10/09/2010 (modifier)

J'avais de bons souvenirs des premiers tomes de cette série futuriste. J'ai pu acquérir l'intégrale du premier site en N&B (dans l'ex-collection pas chère de Glénat : "best-seller"). Après la lecture des 5 premiers tomes, voici quelques constatations : . le dessin est très propre, . si l'histoire commence plutôt bien, elle s'enferre un peu trop dans les tomes 4 et 5 avec un personnage de Neige presque inexistant, et quelques évolutions d'intrigue plutôt grossières. Il ne s'y passe pas grand chose si ce n'est l'exploration du très bon personnage Cueille-la-mort. Au final, un premier cycle en demie-teinte, qui ne me donne pas spécialement envie de connaître la suite des aventures de Neige, ni la "préquelle" parue récemment (beaucoup plus jolie graphiquement, cela dit).

29/08/2010 (modifier)
Par Mirluc
Note: 4/5

Le premier tome est sorti en 1987 et la série n'est toujours pas bouclée. Ca fait donc plus de 20 ans que je suis Neige dans son univers de froid et de neige. Les auteurs ont sans doute du mal à l'abandonner dans ce monde de désolation et sortent de temps en temps un nouvel album. Difficile aussi peut-être de trouver une chute qui ne déçoive pas les fans de cette BD. Les premiers albums nous font d'abord découvrir le mode de vie des survivants de la catastrophe écologique qui s'est abattue sur l'Europe. On suit Neige depuis son enfance et tout au long de sa quête pour accomplir la destinée que lui a tracée son maître. Les albums se déroulent alors au fil de la recherche des fameuses clés qui contrôlent le mur. Les personnages sont attachants, le scénario se tient même si les derniers albums s'étirent un peu. Le dessin et la coloration ont évidemment bien évolués depuis les premiers tomes.

13/11/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pasukare

Que voilà une série aux couleurs bien vieillottes… On ne peut objectivement pas reprocher cet aspect des choses à une série de cette époque (et encore, j'ai commencé par ailleurs la lecture de la magnifique série Le Moine fou et c'est bien la preuve que c'était possible à l'époque de faire de jolies choses avec de très belles couleurs) mais quand même, ce n’est pas super agréable à regarder tout ça, heureusement que la plupart des paysages sont blancs à cause de la neige… Même sans parler de la couleur, je ne trouve pas le dessin très joli en lui-même. Côté scénario, j’avoue que les premiers tomes consacrés à la recherche par Neige de renseignements sur ses parents sont un peu inintéressants. L’histoire commence à devenir un peu plus prenante avec la recherche des clés des 12 portes, mais l'intérêt retombe très vite, submergé par l'ennui. Dans l’ensemble tout ceci sent la poussière et le poids des années est bien lourd à porter. Les dialogues sont lourds et laborieux, l'action n'est pas d'un grand intérêt. J'en suis au tome 6 et j'ai tellement d'autres choses plus intéressantes à lire que je pense que je vais m'arrêter là. Comme me le laissaient déjà entrevoir mes sentiments mitigés vis à vis de Beatifica Blues par exemple, je crois que la BD post-apocalyptique ce n'est pas vraiment ma tasse de thé.

29/03/2009 (modifier)

J'ai tout de suite accroché à cette histoire. Pour moi, c'est de la bonne SF avec un scénario très intelligent et bien carré, qui nous donne une idée de ce que le futur pourrait nous réserver (bien que sur le plan climatique on s'oriente plutôt dans l'autre direction, à moins que la disparition du Gulf Stream...), de l'action, des personnages attachants, à la personnalité marquée, et s'agissant de Northman et de Neige, d'un charisme certain. Le dessin de Gine est particulièrement réussi (meilleur que sur Finkel, je trouve) avec une palette de couleur plutôt restreinte dans les noir, blanc et rouge essentiellement, qui contribue à l'atmosphère glacée de l'histoire ; Venise sous la neige, notamment, est de toute beauté. Petit bémol cependant, l'histoire commence à traîner un peu en longueur, il serait temps pour Convard d'y mettre un terme. Le tome 12, à cet égard, est bien décevant. MaJ après lecture du tome 13 : Voilà, je viens tout juste de finir le tome 13, et là, je dois dire, bravo, le scénariste ! Cette série, contrairement à Finkel du même auteur, ne souffre presque pas de sa longueur. Chaque tome apporte quelque chose, fait progresser l’histoire de façon intelligente ; Convard semble parfaitement savoir où il va, et le suivre se révèle tout à fait plaisant. Le dessin par contre ne me séduit toujours pas ; les personnages notamment me paraissent difformes, il y a des tics d’expressions, un type récurrent de visages (qui semblent cousins de ceux de Finkel) assez pénibles à la longue. Gine me paraît plus à l’aise pour dessiner les paysages. Je maintiens donc ma note, en raison de ce scénario qui m’a l’air construit comme une stratégie de joueur d’échec destinée à vaincre de façon imparable, ce qui devient rare.

30/12/2004 (MAJ le 16/06/2008) (modifier)