Jeune étudiant intelligent aux idées nouvelles, opposé aux croyances moyenâgeuses d’un XVI ème siècle qui se heurte à la Renaissance et ou règnent obscurantisme et absolutisme religieux, Corneel est alchimiste. Engagé par un riche mécène pour effectuer des recherches sur l’immortalité, il abandonne sa fiancée, Magriete.
Peu après, cette dernière est enlevée par ce même « mécène », homme défiguré, qui voit en elle le sosie d’un ancien amour perdu. Sans le savoir, elle est retenue prisonnière dans la même maison que Corneel…
L’alchimie. C’est tout le symbolisme de cette science et art ésotérique qui transparaît dans cette oeuvre. Ou plus précisément l’allégorie de l’une de ses principales étapes, la dissolution de la matière : « purifier et laisser apparaître ce qui est invisible ».
Cette phase de l’esprit, chacun des protagonistes l’accomplit à sa manière.
Alors que son aimé, cloîtré à la cave, se révèle en se détruisant dans l’application de ses connaissances occultes, Magriete, séquestrée dans le cabinet chinois, opère, elle aussi, sa propre expérience alchimique. Petit à petit, se débattant avec ses chimères, elle va parcourir le long chemin qui consiste à briser tous ses préjugés, se découvrir et deviner l’homme derrière son « monstrueux » geôlier. Quant au maître des lieux, qui s’exaspère de l’imperfection de la copie, il va progressivement désaimer l’icône de son souvenir pour mieux en goûter la version réelle et bien vivante.
Tous déchireront le voile de leurs illusions, libérant ainsi la vérité de l’âme et du cœur.
Au travers de ce conte, Nancy Peña nous invite dans son univers onirique et simplement beau. Elle nous enchante de son trait élégant, fin et délicat, si divinement féminin.
J’ai particulièrement aimé la profondeur du traitement des personnages ainsi que les différents clins d’œil artistiques, entre autre, le parallèle entre le Corneel de Magriete et le Zénon de Marguerite (Yourcenar).
Je suis un fan de la toute première heure de Gunnm, la série originelle.
Cette suite, même si elle se révèle très bonne, ne me satisfait pas totalement, et ce pour deux raisons :
- le dessin a évolué et, s'il est encore meilleur dans l'ensemble, je trouve les visages moins réussis, moins expressifs, plus lisses ;
- beaucoup de la poésie de la première série a disparu, pour laisser la place à plus de combats et moins de réflexion sur le sens de la vie de l'héroïne.
Ces deux points enlèvent une étoile au tout.
J’ai pour ma part la version ‘économique ‘ en noir & blanc.
L’histoire d’un Japon post-apocalyptique est vraiment très prenante, notamment le développement des sociétés de culte et leur rivalité. Les personnages sont pris au cours d’évènements qui les dépassent.
Quant au dessin (mis à part le tout début de l’histoire où je trouve les figures des personnages souvent difficilement différenciables), il est très dynamique et colle bien à l’histoire.
Malgré tout, la fin un peu trop mystique m’a un peu déçu…
Voici un album reportage très intéressant. On y apprend via ses 2 auteurs du cru à découvrir l'affaire Metaleurop autrement que via la presse de l'époque. Les acteurs, les ouvriers travaillant dans la fournaise pour certains de père en fils, racontent leur histoire et comment ils ont essayé de sauver leur outil de travail au moment de la cessation d'activités. Les actionnaires principaux sont d'ailleurs pointés du doigt de façon assez caricaturale, joueurs de golf en Suisse.
Il est évoqué également les effets très nocifs sur la santé de cette usine et du plomb sur la population locale. Mais également l'état actuel, le site est en effet très pollué sur des hectares et dangereux par sa vétusté mais reste en l'état.
A lire.
Là, je dois avouer, j'ai flashé sur la couverture. Non pas qu'elle soit particulièrement belle, mais j'ai trouvé les éléments la composant particulièrement intrigants.
Un cadavre décapité, déjà, ça impressionne. Ensuite, un Japonais et un européen roux, là, ça détonne carrément. Feuilletant les premiers et derniers de couverture, je lis en plus que c'est une enquête en deux parties. Là, j'aime encore plus, pour le coup ce ne sera pas une série à rallonge.
Donc, je m'installe, j'ouvre et c'est parti. Coté dessin, donc, pour rebondir sur la couverture (le libraire n'a que moyennement apprécié…) pas de surprise, la couverture est conforme. Un dessin précis, bien proportionné, aux couleurs agréables, manquant peut être un peu de peps, mais sans grande originalité. Un style un peu quelconque, mais charmant.
Coté scénario j'ai tout de suite accroché au contexte ambiant, à cette guéguerre de religion, basée une fois de plus sur des "on dit" et une foultitude d'incompréhension et de méconnaissance. L'opposition des deux cultures occidentale et orientale fait mouche. Les décors nous plongent parfaitement en plein dans cette époque de début de paix de l'ère Edo. Et puis, coté historique, les auteurs commencent avec une remise en place afin de compléter nos lacunes que nous ne manquons pas d'avoir sur ce pays lointain.
Le scénario, un polar sauce orientale, est bien tordu, bien pensé, plein de rebondissements, de revirements, de tradition et de modernité. Peut être les protagonistes manquent-ils un peu de charisme et de profondeur, mais ce que l'on apprend d'eux m'a suffit pour ne rien avoir à redire sur cet album.
Vraiment une très bonne surprise.
Moi qui, quelques mois encore en arrière, n'était pas très "humano" me voilà conquis par une série de publications vraiment variées, accrocheuses et de qualité.
Beaucoup d’action, de l’émotion, une idée intéressante, je me suis vraiment régalé lors de la lecture de ces 4 tomes.
L’histoire est très bien ficelée, passionnante et sans temps mort.
Côté dessins, je commence à m’habituer à ces styles un peu simples qui me dérangent de moins en moins. Le sens de lecture à la française m’a aussi beaucoup aidé.
Une lecture qui m’encourage à persévérer dans la recherche d’autres bonnes séries manga.
Si vous commencez à vous intéresser au manga, c’est une bonne série pour débuter.
A ne pas rater.
Fluide Glacial vient de rééditer le premier album de Blutch : Waldo’s bar, des séries de courtes histoires ayant pour thème la ville de Donaldville (du Walt Disney style roman noir) où vit le détective Johnny Staccato.
De toute la nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée, style Blain, Larcenet ou Trondheim, Blutch est sans doute celui qui va le plus loin dans ses expérimentations.
Si toutes les histoires ne sont pas du même tonneau, il y a de réels chefs-d’œuvre dans cet ouvrage.
Car le monde de Blutch est absurde, drôle, noir et violent. La ville de Donaldville est un lieu horrible où règnent toutes les perversions ; l’oncle Grigou collectionne les « femmes à poil » et Donald ne pense qu’au sexe, quant aux trois petits cochons, ils ont toujours très peur du grand méchant loup…
Johnny Staccato erre donc dans ce monde sinistre, accoudé au piano du Waldo’s Bar, entouré de très belles femmes et se trouve confronté à des situations qui frisent souvent le délire et l’irréel.
Quant au dessin de Blutch, il est magnifique, bénéficiant d’une très grande maîtrise et s’adaptant parfaitement au noir et blanc.
Un incontournable pour tous les fans de Blutch…
Excellent, de plus la suite est de mieux en mieux !!!
Eiji Otsuka a créé un chef-d'oeuvre, les esprits gothiques s'y retrouveront... Il est difficile de ne pas continuer la lecture des autres volumes.
NB : Eiji Otsuka a été recueilli alors qu'il allait vivre dans la rue, il a connu la misère, et il sait la transmettre dans ses histoires !!
Un album plein de fureur, de douceur et de folie. L’auteur s’amuse à dénigrer les amateurs de voitures customisées, de la Dauphine gonflée à bloc à la Rolls Royce survitaminée.
Un plaisir de voir tout péter façon Rock’n roll.
Très drôle et efficace.
De sa plume enchanteresse, Nancy Peña nous envoûte en nous contant les déambulations de son félin fugueur.
Traversant les tableaux et les âges, nous le découvrons tour à tour chat du Cheshire (au sourire éclatant) d’une Alice au pays (pas tout à fait) des merveilles, incarnation du fantasme féminin d’un marin mélancolique, « Chat Noir » montmartrois et « décadent » de Toulouse Lautrec ferraillant avec le Chat blanc du tableau de Bonnard, ombre des peurs d’un Sherlock Holmes cocaïnomane ou compagnon d’un Watson alangui, à la reconquête de son épouse.
Sautant puis revenant d’histoire en histoire dans un chassé-croisé gracieux mêlant onirisme et monde réel, le changeant matou inquiète, amuse, intrigue ou ensorcelle, et finalement nous emporte dans un tourbillon d’émotions.
C’est beau (si beau), poétique, intelligent, parfois satirique, truffé de clins d’œil littéraires délicieux, tantôt triste, tantôt drôle… C’est tellement Tout. A la fermeture de l’album j’avais un peu la sensation de m’éveiller après un long et doux rêve.
Une des œuvres les plus merveilleuses que j’ai pu lire.
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Le Cabinet Chinois
Jeune étudiant intelligent aux idées nouvelles, opposé aux croyances moyenâgeuses d’un XVI ème siècle qui se heurte à la Renaissance et ou règnent obscurantisme et absolutisme religieux, Corneel est alchimiste. Engagé par un riche mécène pour effectuer des recherches sur l’immortalité, il abandonne sa fiancée, Magriete. Peu après, cette dernière est enlevée par ce même « mécène », homme défiguré, qui voit en elle le sosie d’un ancien amour perdu. Sans le savoir, elle est retenue prisonnière dans la même maison que Corneel… L’alchimie. C’est tout le symbolisme de cette science et art ésotérique qui transparaît dans cette oeuvre. Ou plus précisément l’allégorie de l’une de ses principales étapes, la dissolution de la matière : « purifier et laisser apparaître ce qui est invisible ». Cette phase de l’esprit, chacun des protagonistes l’accomplit à sa manière. Alors que son aimé, cloîtré à la cave, se révèle en se détruisant dans l’application de ses connaissances occultes, Magriete, séquestrée dans le cabinet chinois, opère, elle aussi, sa propre expérience alchimique. Petit à petit, se débattant avec ses chimères, elle va parcourir le long chemin qui consiste à briser tous ses préjugés, se découvrir et deviner l’homme derrière son « monstrueux » geôlier. Quant au maître des lieux, qui s’exaspère de l’imperfection de la copie, il va progressivement désaimer l’icône de son souvenir pour mieux en goûter la version réelle et bien vivante. Tous déchireront le voile de leurs illusions, libérant ainsi la vérité de l’âme et du cœur. Au travers de ce conte, Nancy Peña nous invite dans son univers onirique et simplement beau. Elle nous enchante de son trait élégant, fin et délicat, si divinement féminin. J’ai particulièrement aimé la profondeur du traitement des personnages ainsi que les différents clins d’œil artistiques, entre autre, le parallèle entre le Corneel de Magriete et le Zénon de Marguerite (Yourcenar).
Gunnm Last Order
Je suis un fan de la toute première heure de Gunnm, la série originelle. Cette suite, même si elle se révèle très bonne, ne me satisfait pas totalement, et ce pour deux raisons : - le dessin a évolué et, s'il est encore meilleur dans l'ensemble, je trouve les visages moins réussis, moins expressifs, plus lisses ; - beaucoup de la poésie de la première série a disparu, pour laisser la place à plus de combats et moins de réflexion sur le sens de la vie de l'héroïne. Ces deux points enlèvent une étoile au tout.
Akira
J’ai pour ma part la version ‘économique ‘ en noir & blanc. L’histoire d’un Japon post-apocalyptique est vraiment très prenante, notamment le développement des sociétés de culte et leur rivalité. Les personnages sont pris au cours d’évènements qui les dépassent. Quant au dessin (mis à part le tout début de l’histoire où je trouve les figures des personnages souvent difficilement différenciables), il est très dynamique et colle bien à l’histoire. Malgré tout, la fin un peu trop mystique m’a un peu déçu…
Noir Métal
Voici un album reportage très intéressant. On y apprend via ses 2 auteurs du cru à découvrir l'affaire Metaleurop autrement que via la presse de l'époque. Les acteurs, les ouvriers travaillant dans la fournaise pour certains de père en fils, racontent leur histoire et comment ils ont essayé de sauver leur outil de travail au moment de la cessation d'activités. Les actionnaires principaux sont d'ailleurs pointés du doigt de façon assez caricaturale, joueurs de golf en Suisse. Il est évoqué également les effets très nocifs sur la santé de cette usine et du plomb sur la population locale. Mais également l'état actuel, le site est en effet très pollué sur des hectares et dangereux par sa vétusté mais reste en l'état. A lire.
Rangaku
Là, je dois avouer, j'ai flashé sur la couverture. Non pas qu'elle soit particulièrement belle, mais j'ai trouvé les éléments la composant particulièrement intrigants. Un cadavre décapité, déjà, ça impressionne. Ensuite, un Japonais et un européen roux, là, ça détonne carrément. Feuilletant les premiers et derniers de couverture, je lis en plus que c'est une enquête en deux parties. Là, j'aime encore plus, pour le coup ce ne sera pas une série à rallonge. Donc, je m'installe, j'ouvre et c'est parti. Coté dessin, donc, pour rebondir sur la couverture (le libraire n'a que moyennement apprécié…) pas de surprise, la couverture est conforme. Un dessin précis, bien proportionné, aux couleurs agréables, manquant peut être un peu de peps, mais sans grande originalité. Un style un peu quelconque, mais charmant. Coté scénario j'ai tout de suite accroché au contexte ambiant, à cette guéguerre de religion, basée une fois de plus sur des "on dit" et une foultitude d'incompréhension et de méconnaissance. L'opposition des deux cultures occidentale et orientale fait mouche. Les décors nous plongent parfaitement en plein dans cette époque de début de paix de l'ère Edo. Et puis, coté historique, les auteurs commencent avec une remise en place afin de compléter nos lacunes que nous ne manquons pas d'avoir sur ce pays lointain. Le scénario, un polar sauce orientale, est bien tordu, bien pensé, plein de rebondissements, de revirements, de tradition et de modernité. Peut être les protagonistes manquent-ils un peu de charisme et de profondeur, mais ce que l'on apprend d'eux m'a suffit pour ne rien avoir à redire sur cet album. Vraiment une très bonne surprise. Moi qui, quelques mois encore en arrière, n'était pas très "humano" me voilà conquis par une série de publications vraiment variées, accrocheuses et de qualité.
L'Histoire des 3 Adolf
Beaucoup d’action, de l’émotion, une idée intéressante, je me suis vraiment régalé lors de la lecture de ces 4 tomes. L’histoire est très bien ficelée, passionnante et sans temps mort. Côté dessins, je commence à m’habituer à ces styles un peu simples qui me dérangent de moins en moins. Le sens de lecture à la française m’a aussi beaucoup aidé. Une lecture qui m’encourage à persévérer dans la recherche d’autres bonnes séries manga. Si vous commencez à vous intéresser au manga, c’est une bonne série pour débuter. A ne pas rater.
Waldo's bar
Fluide Glacial vient de rééditer le premier album de Blutch : Waldo’s bar, des séries de courtes histoires ayant pour thème la ville de Donaldville (du Walt Disney style roman noir) où vit le détective Johnny Staccato. De toute la nouvelle génération d’auteurs de bande dessinée, style Blain, Larcenet ou Trondheim, Blutch est sans doute celui qui va le plus loin dans ses expérimentations. Si toutes les histoires ne sont pas du même tonneau, il y a de réels chefs-d’œuvre dans cet ouvrage. Car le monde de Blutch est absurde, drôle, noir et violent. La ville de Donaldville est un lieu horrible où règnent toutes les perversions ; l’oncle Grigou collectionne les « femmes à poil » et Donald ne pense qu’au sexe, quant aux trois petits cochons, ils ont toujours très peur du grand méchant loup… Johnny Staccato erre donc dans ce monde sinistre, accoudé au piano du Waldo’s Bar, entouré de très belles femmes et se trouve confronté à des situations qui frisent souvent le délire et l’irréel. Quant au dessin de Blutch, il est magnifique, bénéficiant d’une très grande maîtrise et s’adaptant parfaitement au noir et blanc. Un incontournable pour tous les fans de Blutch…
Leviathan
Excellent, de plus la suite est de mieux en mieux !!! Eiji Otsuka a créé un chef-d'oeuvre, les esprits gothiques s'y retrouveront... Il est difficile de ne pas continuer la lecture des autres volumes. NB : Eiji Otsuka a été recueilli alors qu'il allait vivre dans la rue, il a connu la misère, et il sait la transmettre dans ses histoires !!
Hot road
Un album plein de fureur, de douceur et de folie. L’auteur s’amuse à dénigrer les amateurs de voitures customisées, de la Dauphine gonflée à bloc à la Rolls Royce survitaminée. Un plaisir de voir tout péter façon Rock’n roll. Très drôle et efficace.
Le Chat du kimono
De sa plume enchanteresse, Nancy Peña nous envoûte en nous contant les déambulations de son félin fugueur. Traversant les tableaux et les âges, nous le découvrons tour à tour chat du Cheshire (au sourire éclatant) d’une Alice au pays (pas tout à fait) des merveilles, incarnation du fantasme féminin d’un marin mélancolique, « Chat Noir » montmartrois et « décadent » de Toulouse Lautrec ferraillant avec le Chat blanc du tableau de Bonnard, ombre des peurs d’un Sherlock Holmes cocaïnomane ou compagnon d’un Watson alangui, à la reconquête de son épouse. Sautant puis revenant d’histoire en histoire dans un chassé-croisé gracieux mêlant onirisme et monde réel, le changeant matou inquiète, amuse, intrigue ou ensorcelle, et finalement nous emporte dans un tourbillon d’émotions. C’est beau (si beau), poétique, intelligent, parfois satirique, truffé de clins d’œil littéraires délicieux, tantôt triste, tantôt drôle… C’est tellement Tout. A la fermeture de l’album j’avais un peu la sensation de m’éveiller après un long et doux rêve. Une des œuvres les plus merveilleuses que j’ai pu lire.