Retour à Rockwell Town, puisqu' "Un paradis distant" est en fait la suite de Big Bill est mort. Le dessin est toujours aussi beau et coloré. L’histoire se déroule quelques années plus tard et les gens sont toujours aussi cons, enfin aussi racistes.
Même si le thème semble proche du premier volet, l’histoire ne s’est pas essoufflée, et c’est toujours aussi bien. C’est d’autant plus touchant qu’un des personnages est un jeune enfant et que les dessins arrivent vraiment à nous faire passer des émotions, simplement à travers son regard.
J’ai également bien aimé le dénouement qui se dessine petit à petit et qui, lui aussi, procure son petit pincement au cœur.
Ce deuxième volet est donc tout aussi agréable à lire. J’ai passé un super moment et je recommande chaudement.
C’est bien simple, cette BD est superbe. Tout d’abord dans sa présentation, puisque Paquet, l’éditeur, a parfaitement soigné la présentation de cet album : Un grand format dont la couverture ne manque pas d’attirer l’œil et une belle tranche épaisse qui se repère facilement, une fois rangée dans ma bibliothèque.
L’histoire est elle prenante et touchante d’un bout à l’autre de la BD. Prenante car on rentre dans le vif du sujet dès le début en se demandant qui a tué Big Bill, et nombreux sont les gens à avoir souhaité sa mort. Touchante car on va vite comprendre que dans la petite ville de Rockwell Town, il ne fait pas bon avoir la peau noire.
Cette histoire est superbement mise en images, les cases sont grandes et colorées, on profite pleinement du dessin de Taborda dont j’ai vraiment adoré le style. Son coup de crayon met vraiment en valeur les personnages.
Une bien belle BD qui mériterait d’être un peu plus connue. C’est en tout cas mon coup de cœur du moment.
Carthago met en scène une multinationale qui gagne des trillions, un milliardaire autrichien avide d'objets à collectionner et un groupe de chercheurs dans le milieu marin.
Tout commence avec la découverte dans une grotte sous-marine d'un mégalodon, rien que ça messieurs dames : un requin préhistorique de 25 mètres, capable de couper une baleine bleue en deux comme si de rien n'était.
L'intrigue est vraiment bien introduite par différents flash-backs entremêlés à différentes époques. Le scénariste a fait ce qu'il fallait pour nous mettre l'eau à la bouche. Ce premier tome est vraiment une réussite. Le passage dans le sous-marin est vraiment oppressant : une réussite.
Les dessins sont très réalistes et donnent des planches, notamment de fonds marins, de toute beauté. La simple couverture de l'album m'a fait acheter l'album.
Carthago a le potentiel pour devenir une BD culte. Voyons si les auteurs sauront ne pas tomber dans une histoire bateau... ennuyeux quand on parle de sous-marin :D
En tout cas je vais pas aller me baigner dans la mer de sitôt ;)
C'est au salon du livre 2005 de Genève que j'ai découvert Laperla assis bien calmement au petit stand de Paquet. Je m'approche et vois une action spéciale : pour un album Laperla acheté, un album offert. Je prends donc Voleurs de chien et Matilda Clarck avec au passage un dessin dédicacé dans chaque album :)
Ce qui me plaît dans Voleurs de chien c'est ce petit côté "Pulp Fiction". Une histoire toute simple mais qui change de ce qu'on peut voir d'habitude. C'est vraiment frais. Mon personnage préféré est le chauffeur du chien qui écrit le livre dans sa tête (j'en dis pas plus, je veux pas gâcher le plaisir des lecteurs). Il est vraiment drôle et à l'image de la BD : décalé mais efficace.
Le dessin suit le scénario par sa simplicité et sa finesse. Il colle bien à l'histoire.
Lisez cet album vous passerez un moment fort agréable.
Tiens, je n'avais pas encore donné mon avis sur une série que j'apprécie pourtant depuis des années, au point qu’elle figure dans ma bibliothèque comme un classique aussi important que le Jonathan de Cosey.
Comment présenter Stéphane Clément à ceux qui ne le connaîtraient pas ? C’est une bd d’aventure au sens classique du terme, mais avec un angle plutôt moderne. Stéphane Clément est un gars plutôt banal qui vit des aventures à la Indiana Jones.
La série a connu deux périodes. Une première avec un style plus ligne claire et une seconde avec un dessin plus réaliste et des thématiques plus politiques. Les deux se valent même si j’ai une nette préférence pour la première. Il y avait une certaine dose de naïveté qui faisait le charme de la série. Les derniers albums sont plus sérieux. Petite particularité, les albums de la première période ont été redessinés avec le style de la deuxième. Personnellement, je trouve que cette relecture de l’auteur par lui-même est certes plus actuelle, son dessin s’est amélioré, mais cela donne une bd sans âge… alors que les tomes originaux sentaient bon les années 70.
Certain albums disposent de scénarios magnifiques, je pense au Guépier, à Captif du chaos ou La malédiction de Surya qui, à eux seuls, méritent 5 étoiles.
Tome 1
Antarès commence bien, très bien même. Les enjeux de cette nouvelle planète diffèrent de Bételgeuse, les préoccupations des personnages aussi, surtout celles de Kim, dont les angoisses sont dépeintes de manière convaincante, alors que le réalisme psychologique n’est pourtant pas le fort de Léo (les deux séries précédentes comportaient parfois quelques aberrations en la matière). Et puis surtout, Leo exploite toujours aussi bien cette fascination-répulsion de l’être humain face à l’inconnu et ses dangers. Cette planète recèle de dangers et cela s’avère palpitant.
Mon verdict est sans appel : ce premier tome est une très bonne mise en place. Indispensable.
Avec "Julien Boisvert", Plessix réalise une bd d'une très grande qualité.
Le magnifique graphisme très détaillé de l'auteur évoluera au fil de la série, partant d'un trait plutôt naïf pour aller vers plus de réalisme. Ceci donne encore plus de poids à l'évolution des personnages et notamment au "héros", qui en progressant sur le plan humain devient vraiment très attachant.
De l'Afrique aux Etats-unis en passant par Guernesey et le Mexique, Plessix et Dieter (coscénariste) nous offrent un formidable voyage tout en finesse et en subtilité ! Pour cette agréable lecture je les remercie et les implore de faire un jour une suite...
A l'origine cette BD fut pour moi un vrai coup de coeur. Lorsque j'ai ouvert le premier album j'ai été fasciné dès les premières pages par les décors et les couleurs, ensuite je me suis laissé piéger par l'histoire fascinante : les mésaventures de Terriens qui colonisent la planète Aldébaran mais qui perdent tout contact avec la Terre et qui sont confrontés à un "animal" gigantesque et surprenant : la mantrisse. Cette mantrisse sera le pivot de l'histoire tout au long des 5 albums.
Léo parvient à créer un univers fantastique dans lequel la faune et la flore s'exposent sous nos yeux ébahis et chaque page nous réserve de nouvelles surprises. On découvre progressivement les différents protagonistes de cette histoire et on s'y attache rapidement, même si Marc m'agace un peu. C'est aussi l'occasion de découvrir le goût de Léo pour dessiner des femmes plantureuses qu’il effeuille à de nombreuses reprises.
L’intrigue autour de la mantrisse est très bien menée, des indices sont dévoilés petit à petit et maintiennent notre curiosité en éveil au final ; lorsque l’on achève le dernier tome on n’a qu’une hâte : aller acheter le deuxième cycle Bételgeuse.
Juste un petit bémol, je trouve que Léo ne parvient pas à bien restituer les sentiments sur les visages de ses personnages. Il est vrai qu’il prend le parti de faire des gros plans sur les visages et là les approximations ne pardonnent plus. Lorsque Kim feint la surprise on se demande si ce n’est pas de la peur qui apparaît sur son visage !
Sans ce reproche j’aurais mis un 5/5.
"Sur les terres d'Horus" est une BD qui vous plonge en Egypte à l'époque des pharaons. Un des fils du pharaon est en charge de mener des enquêtes pour résoudre des affaires mystérieuses liées aux Dieux égyptiens.
Le dessin : les paysages de l'Egypte ancienne sont vraiment très beaux. Isabelle Dethan a l'air de s'être beaucoup documentée et même sûrement d'être allée sur place (petite veinarde ;) ). J'aime un petit peu moins les visages des personnages mais pas de quoi fouetter un chat. La couleur est faite à l'aquarelle : ça change et je trouve que pour des paysages désertiques, cette technique est toute trouvée :) chapeau !
Le scénario est efficace. Sans se lancer dans une action à outrance mais avec une enquête qui avance pas à pas, l'auteur nous guide vers la fin de l'album sans qu'on s'en rende compte. J'aime beaucoup les idées de complots tendant à renverser le pharaon. A mon avis, ces histoires ne doivent pas être loin de ce qui devait se tramer à l'ombre du pouvoir.
6 tomes de cette BD sont disponibles. Vous pouvez y aller, vous passerez un bon moment !
Chevalier plein de fougue et de courage, Percevan parcourt un moyen-âge de légende en compagnie du troubadour maladroit et quelque peu enrobé Kervin.
Porté sur le beau sexe, il ne cesse de revenir vers Balkis, une sorcière aussi redoutable que ténébreuse. Menées tambour battant, ses aventures mélangent le fantastique et l'action avec une bonne dose d'humour sans aucune prétention. Elles l'entraînent vers de nombreux horizons où il croisera bien des périls.
Léturgie, associé sur certains tomes avec Fauche, sait créer un univers merveilleux d'où n'est pas exclue une violence certaine voire un certain pessimisme.
Mais surtout, la charpente de cette série, c'est le dessin de Luguy, au style semi-réaliste particulièrement original, qu'il maîtrise avec une virtuosité superbe. Il parvient à réussir des images à la fois claires, et d'une minutie remarquable, rehaussées de couleurs lumineuses. Il donne corps à cet univers en ne négligeant aucune recherche sur les paysages ou les costumes. Ses châteaux forts, par exemple, valent vraiment le détour. Le seul reproche que l'on puisse lui faire, c'est d'espacer ses parutions ces dernières années.
Bref, une série qui a toute les qualités pour être incontournable (tout de même, quel dessin !).
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Un Paradis distant
Retour à Rockwell Town, puisqu' "Un paradis distant" est en fait la suite de Big Bill est mort. Le dessin est toujours aussi beau et coloré. L’histoire se déroule quelques années plus tard et les gens sont toujours aussi cons, enfin aussi racistes. Même si le thème semble proche du premier volet, l’histoire ne s’est pas essoufflée, et c’est toujours aussi bien. C’est d’autant plus touchant qu’un des personnages est un jeune enfant et que les dessins arrivent vraiment à nous faire passer des émotions, simplement à travers son regard. J’ai également bien aimé le dénouement qui se dessine petit à petit et qui, lui aussi, procure son petit pincement au cœur. Ce deuxième volet est donc tout aussi agréable à lire. J’ai passé un super moment et je recommande chaudement.
Big Bill est mort
C’est bien simple, cette BD est superbe. Tout d’abord dans sa présentation, puisque Paquet, l’éditeur, a parfaitement soigné la présentation de cet album : Un grand format dont la couverture ne manque pas d’attirer l’œil et une belle tranche épaisse qui se repère facilement, une fois rangée dans ma bibliothèque. L’histoire est elle prenante et touchante d’un bout à l’autre de la BD. Prenante car on rentre dans le vif du sujet dès le début en se demandant qui a tué Big Bill, et nombreux sont les gens à avoir souhaité sa mort. Touchante car on va vite comprendre que dans la petite ville de Rockwell Town, il ne fait pas bon avoir la peau noire. Cette histoire est superbement mise en images, les cases sont grandes et colorées, on profite pleinement du dessin de Taborda dont j’ai vraiment adoré le style. Son coup de crayon met vraiment en valeur les personnages. Une bien belle BD qui mériterait d’être un peu plus connue. C’est en tout cas mon coup de cœur du moment.
Carthago
Carthago met en scène une multinationale qui gagne des trillions, un milliardaire autrichien avide d'objets à collectionner et un groupe de chercheurs dans le milieu marin. Tout commence avec la découverte dans une grotte sous-marine d'un mégalodon, rien que ça messieurs dames : un requin préhistorique de 25 mètres, capable de couper une baleine bleue en deux comme si de rien n'était. L'intrigue est vraiment bien introduite par différents flash-backs entremêlés à différentes époques. Le scénariste a fait ce qu'il fallait pour nous mettre l'eau à la bouche. Ce premier tome est vraiment une réussite. Le passage dans le sous-marin est vraiment oppressant : une réussite. Les dessins sont très réalistes et donnent des planches, notamment de fonds marins, de toute beauté. La simple couverture de l'album m'a fait acheter l'album. Carthago a le potentiel pour devenir une BD culte. Voyons si les auteurs sauront ne pas tomber dans une histoire bateau... ennuyeux quand on parle de sous-marin :D En tout cas je vais pas aller me baigner dans la mer de sitôt ;)
Voleurs de Chien
C'est au salon du livre 2005 de Genève que j'ai découvert Laperla assis bien calmement au petit stand de Paquet. Je m'approche et vois une action spéciale : pour un album Laperla acheté, un album offert. Je prends donc Voleurs de chien et Matilda Clarck avec au passage un dessin dédicacé dans chaque album :) Ce qui me plaît dans Voleurs de chien c'est ce petit côté "Pulp Fiction". Une histoire toute simple mais qui change de ce qu'on peut voir d'habitude. C'est vraiment frais. Mon personnage préféré est le chauffeur du chien qui écrit le livre dans sa tête (j'en dis pas plus, je veux pas gâcher le plaisir des lecteurs). Il est vraiment drôle et à l'image de la BD : décalé mais efficace. Le dessin suit le scénario par sa simplicité et sa finesse. Il colle bien à l'histoire. Lisez cet album vous passerez un moment fort agréable.
Stéphane Clément, chroniques d'un voyageur
Tiens, je n'avais pas encore donné mon avis sur une série que j'apprécie pourtant depuis des années, au point qu’elle figure dans ma bibliothèque comme un classique aussi important que le Jonathan de Cosey. Comment présenter Stéphane Clément à ceux qui ne le connaîtraient pas ? C’est une bd d’aventure au sens classique du terme, mais avec un angle plutôt moderne. Stéphane Clément est un gars plutôt banal qui vit des aventures à la Indiana Jones. La série a connu deux périodes. Une première avec un style plus ligne claire et une seconde avec un dessin plus réaliste et des thématiques plus politiques. Les deux se valent même si j’ai une nette préférence pour la première. Il y avait une certaine dose de naïveté qui faisait le charme de la série. Les derniers albums sont plus sérieux. Petite particularité, les albums de la première période ont été redessinés avec le style de la deuxième. Personnellement, je trouve que cette relecture de l’auteur par lui-même est certes plus actuelle, son dessin s’est amélioré, mais cela donne une bd sans âge… alors que les tomes originaux sentaient bon les années 70. Certain albums disposent de scénarios magnifiques, je pense au Guépier, à Captif du chaos ou La malédiction de Surya qui, à eux seuls, méritent 5 étoiles.
Antarès
Tome 1 Antarès commence bien, très bien même. Les enjeux de cette nouvelle planète diffèrent de Bételgeuse, les préoccupations des personnages aussi, surtout celles de Kim, dont les angoisses sont dépeintes de manière convaincante, alors que le réalisme psychologique n’est pourtant pas le fort de Léo (les deux séries précédentes comportaient parfois quelques aberrations en la matière). Et puis surtout, Leo exploite toujours aussi bien cette fascination-répulsion de l’être humain face à l’inconnu et ses dangers. Cette planète recèle de dangers et cela s’avère palpitant. Mon verdict est sans appel : ce premier tome est une très bonne mise en place. Indispensable.
Julien Boisvert
Avec "Julien Boisvert", Plessix réalise une bd d'une très grande qualité. Le magnifique graphisme très détaillé de l'auteur évoluera au fil de la série, partant d'un trait plutôt naïf pour aller vers plus de réalisme. Ceci donne encore plus de poids à l'évolution des personnages et notamment au "héros", qui en progressant sur le plan humain devient vraiment très attachant. De l'Afrique aux Etats-unis en passant par Guernesey et le Mexique, Plessix et Dieter (coscénariste) nous offrent un formidable voyage tout en finesse et en subtilité ! Pour cette agréable lecture je les remercie et les implore de faire un jour une suite...
Aldébaran
A l'origine cette BD fut pour moi un vrai coup de coeur. Lorsque j'ai ouvert le premier album j'ai été fasciné dès les premières pages par les décors et les couleurs, ensuite je me suis laissé piéger par l'histoire fascinante : les mésaventures de Terriens qui colonisent la planète Aldébaran mais qui perdent tout contact avec la Terre et qui sont confrontés à un "animal" gigantesque et surprenant : la mantrisse. Cette mantrisse sera le pivot de l'histoire tout au long des 5 albums. Léo parvient à créer un univers fantastique dans lequel la faune et la flore s'exposent sous nos yeux ébahis et chaque page nous réserve de nouvelles surprises. On découvre progressivement les différents protagonistes de cette histoire et on s'y attache rapidement, même si Marc m'agace un peu. C'est aussi l'occasion de découvrir le goût de Léo pour dessiner des femmes plantureuses qu’il effeuille à de nombreuses reprises. L’intrigue autour de la mantrisse est très bien menée, des indices sont dévoilés petit à petit et maintiennent notre curiosité en éveil au final ; lorsque l’on achève le dernier tome on n’a qu’une hâte : aller acheter le deuxième cycle Bételgeuse. Juste un petit bémol, je trouve que Léo ne parvient pas à bien restituer les sentiments sur les visages de ses personnages. Il est vrai qu’il prend le parti de faire des gros plans sur les visages et là les approximations ne pardonnent plus. Lorsque Kim feint la surprise on se demande si ce n’est pas de la peur qui apparaît sur son visage ! Sans ce reproche j’aurais mis un 5/5.
Sur les Terres d'Horus
"Sur les terres d'Horus" est une BD qui vous plonge en Egypte à l'époque des pharaons. Un des fils du pharaon est en charge de mener des enquêtes pour résoudre des affaires mystérieuses liées aux Dieux égyptiens. Le dessin : les paysages de l'Egypte ancienne sont vraiment très beaux. Isabelle Dethan a l'air de s'être beaucoup documentée et même sûrement d'être allée sur place (petite veinarde ;) ). J'aime un petit peu moins les visages des personnages mais pas de quoi fouetter un chat. La couleur est faite à l'aquarelle : ça change et je trouve que pour des paysages désertiques, cette technique est toute trouvée :) chapeau ! Le scénario est efficace. Sans se lancer dans une action à outrance mais avec une enquête qui avance pas à pas, l'auteur nous guide vers la fin de l'album sans qu'on s'en rende compte. J'aime beaucoup les idées de complots tendant à renverser le pharaon. A mon avis, ces histoires ne doivent pas être loin de ce qui devait se tramer à l'ombre du pouvoir. 6 tomes de cette BD sont disponibles. Vous pouvez y aller, vous passerez un bon moment !
Percevan
Chevalier plein de fougue et de courage, Percevan parcourt un moyen-âge de légende en compagnie du troubadour maladroit et quelque peu enrobé Kervin. Porté sur le beau sexe, il ne cesse de revenir vers Balkis, une sorcière aussi redoutable que ténébreuse. Menées tambour battant, ses aventures mélangent le fantastique et l'action avec une bonne dose d'humour sans aucune prétention. Elles l'entraînent vers de nombreux horizons où il croisera bien des périls. Léturgie, associé sur certains tomes avec Fauche, sait créer un univers merveilleux d'où n'est pas exclue une violence certaine voire un certain pessimisme. Mais surtout, la charpente de cette série, c'est le dessin de Luguy, au style semi-réaliste particulièrement original, qu'il maîtrise avec une virtuosité superbe. Il parvient à réussir des images à la fois claires, et d'une minutie remarquable, rehaussées de couleurs lumineuses. Il donne corps à cet univers en ne négligeant aucune recherche sur les paysages ou les costumes. Ses châteaux forts, par exemple, valent vraiment le détour. Le seul reproche que l'on puisse lui faire, c'est d'espacer ses parutions ces dernières années. Bref, une série qui a toute les qualités pour être incontournable (tout de même, quel dessin !).