Les derniers avis (39887 avis)

Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Supermurgeman
Supermurgeman

"Supermurgeman" est assez proche dans le ton d'un Pascal Brutal de Riad Sattouf. On retrouve le petit humour avec une grosse brute pas très raffinée, en l'occurence Supermurgeman est le type du héros qui fait sourire rien que sur sa carte de visite. A l'instar de Popeye et de sa boîte d'épinards, Supermurgeman avale une supermurgebière qu'il sort de son slip tarzanesque pour éliminer d'un flux de gerbe ses adversaires. Parmi eux, on trouve Etron man (un tas de merde look Barbapapa), les employés de la multinationale Sofrocogedec dont les VRP se rapprochent parfois un peu trop de la femme de notre héros dans sa maison sans mur. Le dessin et ses couleurs ont une petite touche comics je trouve. Je mets 4 étoiles finalement car j'ai bien aimé le tome 3 dont la couverture est très démonstrative et qui mélange petites histoires individuelles qui semblent ressorties d'anciennes idées et plaquées là. On trouve les différents personnages (le professeur, le gamin Nouredine, etc.) dans leur galère contre les éditions Atlaz et des clins d'oeil à ma culture, entre autres Star Wars, Dragon Ball Z :), on découvre la source de la supermurgebière et bien d'autres.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Santa Claus
Santa Claus

Voilà une BD qui ne payait pas de mine à mes yeux mais qui m'a agréablement convaincu au final. Couvertures et dessins de cet album font penser à un mélange entre des contes rétros et un peu désuets pour enfants et ces livres sur le royaume des fées et autres pays des elfes qui fleurissent dans les librairies depuis quelques années. A feuilleter les planches, on se dit que le dessin est bien mignon mais que bon... il est bien mignon, quoi. On y croise en effet de gentils géants au nez rouge, des elfes façon gnomes rigolos à gros nez et des jolies petites nymphes des bois. Bref, c'est rond et c'est joli, du genre qui plait bien aux enfants. Mais à la lecture, le dessin se révèle plaire également très vite au lecteur adulte que je suis, car il est très soigné, maîtrisé et vraiment bon au final. Bref, c'est du bon boulot, graphiquement parlant, et tout à fait fluide et plaisant à lire à tout âge. Quant au récit, il imagine avec réussite une légende ou bien la légende de l'apparition de Santa Claus, le Père Noël. Claus s'y avère être un orphelin recueilli par le petit peuple de la forêt et qui, avec l'aide des elfes et autres créatures magiques, va devenir peu à peu le héros de Noël que l'on connaît. La création du personnage est à la fois magique et bien construite. On suit le cheminement de sa carrière, l'apparition successive de chacun des symboles de ce qui fait la fête de Noël de nos jours et tout le mythe se construit peu à peu sous nos yeux, loin, très loin de la dérive commerciale que subissent de nos jours les fêtes de Noël. C'est mignon, bien raconté, assez intelligent, prenant et comme le tout est visuellement très bien présenté, cela nous donne donc au final une très bonne BD qui redore à mes yeux le blason de l'esprit de Noël.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Caverne du souvenir
La Caverne du souvenir

Note approximative : 3.5/5 Je l'avoue sans honte, je ne suis pas totalement objectif dans ma notation car je suis un grand amateur d'Andreas et, alors que je craignais être déçu par cette BD dont on me disait qu'elle n'était que très moyenne, j'ai finalement eu une agréable surprise à sa lecture. C'est surtout au niveau graphique que j'ai été satisfait. A l'époque de la parution de cette BD, Andreas en était à un moment charnière de sa carrière, les 2 premiers Rork étaient parus mais pas encore les 5 suivants qui allaient donner une direction nouvelle à sa série, seul le premier Cromwell Stone était dessiné et seul l'album Cyrrus du diptyque Cyrrus / Mil. C'était donc le moment, à mes yeux, où Andreas allait commencer à se sublimer et se séparer de ses premières influences, Lovecraft essentiellement pour les scénarios et ses différents maîtres et écoles d'art pour le graphisme. Les planches de La Caverne du Souvenir m'ont grandement plu. Leur esthétique est travaillée et équilibrée. Tant au niveau des couleurs que du trait et de la composition, je trouve cela beau. Chaque planche est un vrai plaisir visuel pour l'amateur que je suis. Quant au scénario, c'est vrai qu'il est relativement léger. Mais j'ai été rassuré quand j'ai réalisé qu'il ne s'agissait pas simplement de l'adaptation d'une ou plusieurs légendes celtiques, mais d'une vraie histoire complète et originale, mêlant plusieurs mythologies, celtiques mais aussi nordiques, dans une intrigue où symbolisme, monde moderne et imaginaire sont liés. C'est plaisant à lire, parfois relativement prévisible mais je me suis laissé bercer par le rythme doux et rêveur du récit. Amateur de celticisme, il faut dire que j'y étais prédisposé. Bref, c'est vrai que nous sommes loin des chefs-d'œuvre d'Andreas que sont pour moi Rork, Capricorne et Arq, peut-être pas graphiquement certes mais au niveau de la force du récit. Toutefois cela reste pour moi une bonne BD dont je conseille la lecture, d'autant plus si vous êtes fan de l'auteur.

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Le dernier Troyen
Le dernier Troyen

Note approximative : 3.5/5 Comme pour Le Fléau des Dieux, mon intérêt pour cette BD est allé croissant au fil des tomes. Malgré un dessin réaliste et fin et malgré l'ambitieux décor d'Antiquité Galactique de Valérie Mangin, le premier tome n'avait en effet pas suffi à me convaincre. Reprenant de manière un peu trop proche du mythe la chute de Troie, j'avais en effet l'impression de n'y lire que du déjà-vu transposé dans le futur. Les personnages aux traits trop parfaits de Créeuse et d'Enée m'étaient même assez antipathiques. Mais les tomes suivants voient le scénario devenir plus innovant puisqu'il vient à combiner l'Enéïde et l'Odyssée, mais aussi nombre d'autres mythes de la Grèce Antique. Toujours aussi fin et détaillé, le dessin lui aussi finit par me plaire davantage, peut-être parce que les visages des personnages sont un peu moins lisses ou peut-être simplement parce que je m'y suis habitué. Je ne suis pas tellement accro à ce type de série où chaque tome amène un nouveau décor et de nouvelles péripéties à la manière d'une étape dans un périple aventureux, mais j'ai lu chaque tome avec intérêt et envie d'en savoir plus à chaque fin de page. Une bonne lecture de divertissement qui réutilise avec un certain succès les grands mythes de la Grèce Antique et qui donne un peu plus de profondeur à l'univers de Le Fléau des Dieux.

21/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Bouffe-Doublon
Bouffe-Doublon

Les aventures de Bouffe-Doublon, ou les péripéties que doit affronter une fieffée canaille pour récupérer son trésor perdu dans une île lointaine peuplée de sauvages très menaçants. Rusé et charismatique en diable, notre personnage devra user de persuasion pour convaincre toutes sortes d'aventuriers de le suivre dans sa course au butin, sans bien évidemment jamais se faire doubler. Pleine de fougue et d'humour, une série qui ne se prend pas au sérieux et réussit pleinement à faire revivre l'univers des histoires de pirates. Certes, il ne faut pas juger trop sévèrement certains éléments de l'histoire pour profiter de l'hommage rendu à un genre tombé en désuétude, splendidement reconstitué par le dessin vif et détaillé de Cassini qui évolue au fil des tomes vers la couleur directe. Classique probablement, mais dans le bon sens du terme, une histoire contée à toute vitesse et sans prétention, c'est à dire une réussite très sympathique.

21/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Wyoming doll
Wyoming doll

Une oeuvre qui exploite des lieux communs du western, mais l'oeuvre d'un auteur en pleine possession de son style, humain et généreux, avec une pointe de pessimisme qui revisite le genre avec une belle réussite à la clé. L'histoire est celle de deux fillettes enlevées par les Crows, l'une sera partagée entre Salmon Leap, l'indien qui l'a sauvé de ses ravisseurs, et Llogan Juball, jeune blanc qui a assisté au massacre de leurs parents et se jure de retrouver les deux fillettes. Hélas, cette quête se fera dans un nouveau monde en ébullition, où les haines et les incompréhensions vont contrarier les destins des héros. Superbes reconstitutions peuplées de personnages originaux et complexes, le récit est bâti sur une narration qui n'a pas besoin de mots pour faire passer des émotions tant le dessin "parle" par lui-même. Franz savait donner du souffle et du relief à ses images en même temps que la personnalité des personnages se reflète à travers leurs expressions remarquablement croquées. L'auteur crée un univers remarquable reposant sur l'équilibre entre son dessin et le texte où les émotions se bousculent pour constituer un voyage magnifique dans l'ouest sauvage, qui évoque au fond l'inadaptabilité à leur civilisation, de héros en marge. Franz a su trouver le ton juste pour créer un album réaliste, qui se termine d'une façon particulièrement originale et nostalgique. Bouleversant et indispensable.

21/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Antarès
Antarès

Ce premier tome nous lance dans ce nouveau cycle d'une façon lente mais intelligente. Toute l'intrigue, les différents personnages, le contexte sur terre, etc nous sont donnés. Ce premier tome est en fait une introduction. La "vraie" aventure ne commencera que dans le tome 2 mais cela ne veut pas dire qu'il ne se passe rien bien au contraire. On assiste à quelques rebondissements sur Antarès et dans la vie de Kim qui donnent l'eau à la bouche. Pour les dessins, comme dans les 2 premiers cycles, les expressions des personnages sont très figées. C'est pour moi le point faible de la série. Pour le reste j'aime beaucoup surtout les paysages et les animaux des planètes colonisées. Quelle imagination ! Je recommande donc sans hésitation Antarès mais avec l'obligation de lire les 2 premiers cycles pour ne rien perdre de la profondeur de l'histoire qui commence dans ce 3ème cycle. Antarès a tout ce qu'il faut pour être aussi bon qu'Aldébaran et Bételgeuse.

21/04/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Antarès
Antarès

Le premier volume de ce nouveau cycle est une longue introduction bien menée, qui tranche avec les épisodes précédents. En effet, on retrouve Kim dans un décor inhabituel, un Paris asphyxié par la pollution et les décombres d'une guerre. Loin des terres vierges qu'elle affectionne, Kim affronte en outre la civilisation, ses excès, et la médiatisation croissante de sa personne. Léo ici, se moque de lui-même et des critiques que l'on porte souvent sur les tenues légères et fort peu affriolantes de Kim (voir, à la page 21, les remarques de sa colocatrice). Léo mène de front plusieurs intrigues dans ce nouvel opus, à la fois assez bavard, et riche en rebondissements. Des motivations des financeurs de la colonisation d' Antarès, aux déboires de Kim, en passant par les aventures des trois scientifiques sur Antarès, nous n'avons pas le temps de nous ennuyer! Le bestiaire est toujours aussi savoureux, et le dessin de Léo est égal à lui même, avec les mêmes travers. Il ne se départit pas en effet du côté « publicité ultrabrite» de ses personnages (la page 22 en est un exemple éclatant !). Enfin, Léo a osé nous laisser dans une situation angoissante... Vivement la suite.

21/04/2007 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Passages
Passages

Une petite BD rafraîchissante, sur un concept rigolo : une « caméra » fixe, qui ne bouge jamais, et observe les gens qui passent. Colleur d’affiche du FN qui se fait surprendre, sortie d’école, gars qui promène son chien… le tout est rempli d’humour, un humour fin et de bon goût. Le dessin me rappelle un peu celui de "Sempé" – ligne clair, beaucoup de détails. Il est maîtrisé et très joli. Ca se lit un peu vite (une 30aine de pages seulement), mais comme ça coûte une bouchée de pain, et qu’on peut y revenir de temps à autre, je vous conseille de vous procurer cette rare BD, si vous arrivez à mettre la main dessus.

21/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Marshal Blueberry
Marshal Blueberry

Dès la première planche du premier tome, le ton est différent de celui de la série originale contant les aventures du lieutenant Blueberry : une absence de textes, mais uniquement des dates inscrites sur des images fortes de pillages perpétrés par des indiens. Le style est donné, davantage visuel, une mise en image aérée, cette série impose sa propre identité car William Vance l'illustre avec son propre vécu, son dessin nerveux bien connu sans chercher à s'approcher du graphisme de Jean Giraud. Ce dernier s'est réservé l'emploi de scénariste et construit une excellente intrigue pleine de mouvement et d'humour, il abandonne donc les textes descriptifs pour se concentrer sur des dialogues bien sentis qui nous valent de cinglantes réparties entre de solides personnages. La violence est très spectaculaire et sanglante, et une pointe d'érotisme pimente également le récit. Michel Rouge succède à Vance sur le troisième tome où son dessin se révèle beaucoup plus proche de celui de Giraud, mais il possède une réelle identité et il confirme le talent d'un grand dessinateur de western. Le scénariste réussit encore un excellent scénario où il réserve quelques surprises dans sa mise en scène. Notons que comme dans le précédent tome, Red Neck apparaît, ainsi que Jim Mc Clure furtivement. Une belle expérience que cette série, à laquelle on ne peut que reprocher une chose : sa brièveté. Dommage en effet de ne pouvoir profiter du graphisme de Michel Rouge que sur un seul et unique tome. Mais réjouissons-nous tout de même de ces albums qui figurent parmi les meilleurs mettant en scène Blueberry depuis la disparition de Jean-Michel Charlier.

20/04/2007 (modifier)