Les derniers avis (39887 avis)

Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Tragédie Comique ou Comédie Tragique de Mr. Punch
La Tragédie Comique ou Comédie Tragique de Mr. Punch

Dave McKean est l'un des rares artistes de BD (avec Bilal) qui arrive à m'émerveiller, à me faire marquer des temps d'arrêt lors de mes lectures, pour admirer une case ou une planche. Je trouve sa façon de mélanger du dessin, de la photo, des collages... d'un esthétisme incroyable. Bon, je me doute bien que d'autres lecteurs vont trouver ça moche, sombre, voire prétentieux. Les goûts et les couleurs hein... Mais moi, je suis fan ! Et l'histoire dans tout ça ? Et bien Neil Gaiman nous livre un superbe conte onirique, explorant ses souvenirs d'enfance. Et là encore, bingo, passer son temps à se remémorer son passé, son enfance, c'est une activité bien vaine voire néfaste, mais moi, ça me parle, ça m'intéresse. Et en plus quand c'est fait avec autant de talent, j'adhère totalement. Mais voilà, comme pour le dessin, j'imagine que ce genre de sujet ne va pas passionner tout le monde. En conclusion, une BD très personnelle, qui m'a beaucoup touché et émerveillé, que je vous invite à découvrir.

23/04/2007 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Universal War One
Universal War One

Tout ayant déjà été dit sur cette BD par mes prédécesseurs, je ne vais pas faire dans l'original. C'est d'ailleurs ces avis dithyrambiques qui m'ont convaincu d'essayer cette BD. Et l'essayer, c'est l'adopter ! Une histoire excellente mêlant space-opéra, voyage dans le temps, antihéros et réflexion sur la tendance autodestructrice de la nature humaine... Une grande réussite. C'est rythmé, les personnages sont assez attachants, on se sent parfois un peu dérouté et on se rend compte qu'on est passé à côté de plein de choses lors de la première lecture ! Ça donne envie de reprendre le tome 1 à la fin du 6 :) ! Pour autant, tout n'est pas parfait, certains personnages sont sous-exploités, l'idée de départ d'utiliser des antihéros semble un peu modifiée en cours de route pour faire naître un véritable héros tout court et surtout j'ai un peu de mal à accepter la vision de l'auteur selon laquelle il n'existe ni passé ni avenir mais une histoire - déjà écrite -. L'absence d'espoir serait alors la mère de toutes les lâchetés... je n'adhère pas. Coté graphisme aussi c'est du très très bon, les planches sont magnifiques et les couleurs nous plongent totalement dans le récit. J'ai néanmoins trouvé les 2 derniers tomes moins réussis, le passage au tout informatique ne m'a pas semblé apporter un gain qualitatif, au contraire, les traits moins précis et marqué m'ont moins plu. Mais il n'y a rien de rédhibitoire non plus. Bref une très grande BD, excellente mais pas parfaite, c'est pourquoi je n'irais pas jusqu'à la note maximale.

23/04/2007 (modifier)
Par Popi
Note: 4/5
Couverture de la série Chunchu (Chonchu)
Chunchu (Chonchu)

Je mettrai 3,5 mais comme j'ai vraiment dévoré les 10 premiers tomes, je met 4 sur 5. Bon ce n'est plus trop d'actualité, vu qu'on s'est arrêté au tome 15 (fin de la première saison) et qu'apparemment rien n'est prévu depuis... C'est dommage, parce que j'avais vraiment bien accroché aux dessins. L'histoire est pas mal du tout mais malheureusement on avance vraiment doucement... surtout dans les cinq derniers tomes. "Chonchu" est la seule série que j'ai suivie, parce qu'on s'attache facilement au personnage principal et les scènes d'action sont vraiment bien rendues. Après c'est sûr que ça n'a pas grand chose à voir avec Vagabond, mais personnellement j'ai bien aimé ce côté médiéval-fantastique. J'ai toujours un petit espoir que la série reprenne un jour, mais toujours pas de nouvelles...

23/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Louis la Guigne
Louis la Guigne

Le destin de Louis Ferchot, un homme honnête et généreux issu de la classe ouvrière, qui à sa démobilisation au début des années 20 se laisse entraîner avec des anarchistes dans de nombreuses péripéties, qui l'amèneront à se faire de nombreux ennemis qu'il retrouvera au hasard de son errance, de Paris vers Berlin avant de gagner l'Italie pour s'embarquer vers les Etats-Unis... Où qu'il soit, cet amateur du beau sexe s'y retrouve toujours en bonne compagnie, bien que ceux qui l'approchent soient bien souvent touchés par la malchance qui poursuit notre personnage. Avant de disparaître, l'une de ses compagnes lui donne une fille, avant qu'il ne soit contraint de retrouver l'Europe. Superbe évocation des bouleversements politiques et économiques du monde en ce début de siècle, la saga de Louis la Guigne permet de voyager à travers cette époque en compagnie d'un héros idéaliste toujours prêts à s'engager auprès des plus faibles pour vaincre les (nombreuses) injustices qu'il croise. Exploration minutieuse et inventive, c'est une superbe réussite de Frank Giroud qui réussit à associer l'Histoire et la fiction, avec une grande perspicacité pour l'étude de moeurs qui nous vaut une superbe galerie de personnages. Il faut féliciter sa capacité de renouvellement qui lui permet de faire voyager son personnage dans quelques-uns des plus grands évènements du siècle sans jamais perdre sa crédibilité. Particulier au premier abord, le dessin de Dethorey permet une superbe reconstitution des lieux comme des ambiances avec une grande personnalité. Une superbe réussite indispensable. La série est aujourd'hui privée de son dessinateur trop tôt disparu. La fin du dernier album reste quelque peu ouverte. Connaîtra-t-elle une suite ? Seul son scénariste peut y répondre.

22/04/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tante Lydie et moi
Tante Lydie et moi

Cet album aurait pu s'appeler "Ces petites choses qui nous cassent les couilles au quotidien, mais qui font le sel de la vie". C'est un peu comme ça qu'on pourrait le résumer. Barranger nous emmène sur les chemins de la vie, sur celle des petites et grosses contrariétés, sur les aléas de la vie, mais aussi sur les traces d'un vieil homme qui aime bien faire des farces au crépuscule de sa vie. Le destin de Clémence est tellement émouvant qu'on ne peut, même malgré ce qu'elle fait à ses parents, réellement lui en vouloir. C'est frais, c'est surprenant, c'est vraiment bon. Et le dessin de l'auteur est très agréable, malgré une orientation semi réaliste qui peut surprendre de prime abord. Attention aux personnages qui s'entrecroisent, ça peut dérouter pendant quelques minutes, mais franchement c'est un excellent one shot, qui vaut le détour, et l'achat.

22/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Poupée d'Ivoire
Poupée d'Ivoire

L'histoire d'amour entre le barbare Timok et l'asiatique Yu-Lien, une histoire qui débute par une rencontre lors d'un pillage commis par les hommes de Timok, et si ce dernier épargne la jeune femme, elle ne cessera de le hanter au point qu'il commet l'imprudence de pénétrer dans une ville de "l'Empire du Milieu" pour la retrouver. Son but est atteint, mais au prix de la vie des guerriers qui l'avaient suivi, si bien que son père, Kaliber Khan, en profite pour le bannir en condamnant sa témérité. Timok et Yu-Lien sont contraints de fuir, ils apprendront à se connaître malgré leurs différences avant de se séduire. Le couple errera aux confins de l'Asie, se libérant de la haine de Kaliber, croisant la terrible Scythe Gorytuse ou encore un mystérieux roi des singes... Les aventures des deux jeunes gens sont en effet pleines de rebondissements, de bruit et de fureur, où des personnages sans concession sont obligés de lutter pour exister dans un univers sauvage. Puissante et lyrique, cette évocation de chocs de cultures est servie par le dessin plein de fougue et de virtuosité de Franz, dont le texte vivant teinté d'humour imprime un grand caractère à ses héros. La plongée dans l'Asie du onzième siècle où se brassent plusieurs civilisations permet une exploration historique mais jamais didactique tout en restant extrêmement moderne dans la narration et en donnant de la couleur au récit en fournissant de nombreux détails insolites. Le souffle de l'aventure est bien présent, nourri ici de violence et d'érotisme, pour une grande réussite originale et humaine située dans des décors exotiques et superbes. Inachevée par Franz à sa disparition, cette saga connaît un épilogue de quelques pages écrit par François Cortegianni et dessiné par Michel Faure plutôt bien vu.

22/04/2007 (modifier)
Couverture de la série S.O.S. Bonheur
S.O.S. Bonheur

Sans doute l'oeuvre la plus inspirée de Van Hamme, loin devant ses sous-jamesbonderie. La narration en saynètes est non seulement plaisante mais enrichissante, et permet plusieurs points de vue, chose encore trop rare en BD. Ensuite son propos est loin des manichéismes, et les travers d'une société inspire plus à la réflexion qu'à la critique. C'est le comportement humain et ses défauts qui est visé. Mais l'histoire prend toute sa dimension avec la formidable fin, pessimiste en apparence, mais qui montre de façon éloquente que la plupart des révolutions ne sont que des révolutions de façade. En somme l'idée est que les idéologies ne valent pas grand chose si l'homme ne s'améliore pas de l'intérieur. Magistral, Van Hamme prouve qu'il vaut mieux que certaines de ses productions. Seul bémol, le dessin et l'ambiance qui sont effectivement assez typés 80' et vieillots...

22/04/2007 (modifier)
Couverture de la série La Légende des nuées écarlates
La Légende des nuées écarlates

Le Japon médiéval avec des samouraïs et une pointe de fantastique, voilà ce que nous propose "La Légende des nuées écarlates". Le dessin est absolument magnifique. Il est dynamique et tranchant. Grosse claque visuelle. Le nombre de détails de certaines planches est à couper le souffle. Plus qu'un dessin c'est tout simplement de l'art ! Note : 5/5 Le scénario est un peu moins bon mais reste très correct. Il me rappelle la série Okko mais me capte un peu moins. Je suis impatient de connaître la suite pour résoudre tous les mystères que ce premier tome nous distille. La petite touche fantastique apporte vraiment un plus à l'histoire. Note : 3.75/5 Les personnages sont ultra charismatiques, surtout les 2 samouraïs ennemis : Raido et Nobu Fudo ! Leur apparence est très travaillée. BD à découvrir qui ravira les fans déjà nombreux d'Okko !

22/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Géographie martienne
Géographie martienne

Note approximative : 3.5/5 Une série qui m'était passée totalement inaperçue jusqu'à présent mais que je découvre avec plaisir. J'apprécie beaucoup le dessin de Sergio Garcia. Il y a dans son trait une très légère réminiscence de Moebius mais il a un style malgré tout bien à lui. Techniquement, il est bon sans être parfait. Ses perspectives sont souvent approximatives. Mais ce dessin a un véritable charme à mes yeux et je parcours les planches avec un vrai plaisir des yeux. D'autant plus que je trouve les couleurs excellentes. Belles, harmonieuses, profondes, elles donnent une vraie âme à la BD. En tout cas les couleurs des 2 premiers tomes car celles du 3e tome sont légèrement différentes, toujours aussi maîtrisées mais elles me plaisent moins dans leurs choix. Le récit quant à lui est plus proche de la fantaisie que de la science-fiction. La planète Mars qui est imaginée là aurait été colonisée en 1962, son atmosphère serait respirable, et toute une société humaine complexe et diversifiée en aurait colonisé chaque recoin. Comme une nouvelle Terre, mais où l'imagination est plus libre. Chaque tome forme une histoire complète aux thématiques différentes. Le premier raconte l'arrivée de Horacio sur Mars, sa rencontre avec celui qui deviendra son grand ami Tchang, et leur implication dans un complot policier contre des terroristes Utopistes. Ambiance découverte d'un nouveau monde et intrigue policière avec trahisons à la clé. Le second mène nos deux héros à l'intérieur du Mont Olympe, dans une prison dont ils cherchent à s'évader. L'ambiance est ici bien plus fantaisiste, avec de nombreuses analogies et références à la mythologie grecque, le labyrinthe, le minotaure, Electre, Icare, Vulcain, etc. Le troisième voit nos deux héros perdus dans le grand désert de Mars, Domus, où ils vont assister à la confrontation entre deux peuplades, des fanatiques religieux opposés à un peuple adepte de la nature et de la culture littéraire. Dans tout cela, situer l'action sur Mars semble donc n'être qu'un prétexte à imaginer un monde différent du nôtre et des lieux et personnages symboliques. Les récits sont souvent relativement légers dans leur narration. C'est fluide, même si j'avoue avoir été un peu confus à certains passages. L'atmosphère est un petit peu onirique, on suit ces aventures avec un certain détachement, ce qui n'est pas des plus déplaisants. Seul reproche, les scénarios m'ont semble un peu trop légers. Leurs petits goûts acidulés disparaissent rapidement en bouche et on termine rapidement chaque album sans qu'il vous marque plus que cela. En outre, il ne se forme pas de récit vraiment construit au fil des tomes, chaque histoire étant presque indépendante. Les intrigues ont donc un aspect un peu vain alors que j'aurais espéré plus de consistance à l'ensemble. Je reste cependant sur une bonne impression du fait du dessin, des couleurs et de l'originalité charmante de cette planète Mars imaginaire.

22/04/2007 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Passage Afghan
Passage Afghan

Cet album est très intéressant car il est raconté pour moitié sous forme de roman graphique "à chaud" après son retour d'Afghanistan (pas très très bien dessiné mais ça passe) et pour autre moitié de manière purement littéraire. Ted Rall est un journaliste américain qui après les événements du 11 septembre décide d'aller sur place, chez "l'axe du mal" et d'avoir ainsi une source d'informations autre que celle des médias américains. Ce point de vue est d'autant plus rare qu'il est rapporté par un américain (faut quand même en vouloir alors que leurs avions bombardaient le pays de manière pas si chirurgicale que cela au même moment), qu'il donne une autre vision : en gros avec ou sans Talibans c'est plus ou moins pareil, mêmes conditions pour les femmes par exemple. Donc les médias nous racontent un petit peu n'importe quoi des fois car le seul roi est le dollar dans ce pays pauvre où certains ont bien vu l'aubaine de l'arrivée de tous ces pigeons occidentaux aux poches remplies de billets. Certains ne reverront jamais leur pays d'ailleurs face aux meurtres crapuleux, l'auteur lui-même y échappera de peu. Sur le mode Le Photographe, mais relaté d'une manière différente. Les 2 sont à lire.

22/04/2007 (modifier)