Les derniers avis (39888 avis)

Par angus
Note: 4/5
Couverture de la série Seul comme les pierres
Seul comme les pierres

Attention ! Cet avis ne porte que sur "In love with Mauricette"! Hommes – femmes : mode d’emploi ou la complexité des relations amoureuses vue par deux machos de la pire espèce. Wandrille est un personnage atypique de la bande dessinée. Possédant une très forte personnalité, on se demande dans quelle mesure ses strips, d’une bande au trait ultra minimaliste, présentent un caractère autobiographique. Cynisme, irrespect total de la gente féminine, les petites amies des deux compères en sont réduites au rang d’objet (généralement sexuel). Elles ne sont d’ailleurs jamais représentées graphiquement. Pourtant, on ne peut s’empêcher de sourire voire de rire face à certaines situations pour le moins cocasses. Il y a un peu de nous dans cette caricature poussée à l’extrême du Mâle avec un grand « M ». Wandrille parvient à venir chercher au plus profond de nous-même ce côté obscur qu’on essaie pourtant chaque jour de rejeter. Destiné avant tout aux garçons, cet opus pourra aussi convenir aux filles dotées d’un sens de l’humour très développé !

25/04/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tucker
Tucker

Aventure, exotisme et aviation, voilà un cocktail réussi et ensoleillé qui m'a plutôt charmé. Nous suivons avec Tucker une vraie aventure à l'ancienne, une aventure façon film de Belmondo dont le héros partage d'ailleurs la même bouille. C'est frais, dynamique, simple et prenant à la fois. Walther Taborda est au dessin. Egalement dessinateur de Big Bill est mort et Un Paradis distant, il change de style graphique à mes yeux pour Tucker. Son trait net, ses hachures, m'y rappellent un je ne sais quoi du graphisme d'Andreas que j'adore. S'y ajoutent quelques légers aspects sympathiquement désuets dont je ne sais s'ils sont voulus mais qui ajoutent à l'ambiance "aventure à l'ancienne" du récit. J'apprécie moins son encrage qui devient plus gras par moment quand il veut différencier des personnages au premier plan d'autres à l'arrière, mais cela passe. Et je dois dire que la bouille de Bébel du héros me le rend tout de suite nettement plus attachant. Régis Hautière est au scénario et on ne le présente plus quand il s'agit de raconter des histoires d'aviation (Au-delà des nuages, Le Dernier Envol, Dog fights). Il maîtrise son domaine et se fait plaisir tout en faisant plaisir aux lecteurs. Acrobates aériens, fidèles mécanos, pilote baroudeur, jolie blonde, Amazonie, chercheurs d'or, pirates du ciel, indiens, rival américain, personnages attachants... Autant d'ingrédients qui forment une histoire pleine de fraicheur, d'action et de ce sens de l'aventure simple et exotique qui manque à beaucoup de BDs actuelles. Une petite réussite qui ne se prend pas la tête et se lit avec un vrai plaisir.

24/04/2007 (modifier)
Par JeePee
Note: 4/5
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Cette BD bizarre, je l’avais vue en magasin, feuilletée, et pas plus. Puis on me l’a offerte. Je me suis dit bof ! Et finalement, un peu à contrecœur, je l’ai commencée le soir même dans mon petit lit douillet. Bon au début, très dérouté, les vignettes qui se suivent sans aucun commentaire m’ont paru ennuyeuses et ternes. On semble deviner l’histoire, le titre est assez évocateur d’ailleurs, c’est encore une histoire de déracinement, de dictature, d’immigration forcée. Puis de grandes planches d’une page viennent rompre la monotonie des vignettes avec comme des jeux de « chercher l’intrus » au milieu de cette planche de nuages… Peu à peu le surréalisme s’insinue dans le quotidien sépia de l’auteur et plus on avance dans cette histoire curieuse, plus on est pris et envoûté et je ne refermerai cette histoire sans parole qu’à la fin qui n’est qu’un espoir sur un avenir radieux. Et si c’était ça l’utopie ???

24/04/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Dampierre
Dampierre

Passage de Swolfs à la bande dessinée historique alors qu'il n'était connu que pour Durango, notre homme confirme son talent d'auteur en abordant une époque précise où il excelle dans la reconstitution tant pour le scénario que pour le dessin. Abandonnant les archétypes comme il a pu le faire pour le western, il ne se laisse pas aller à une quelconque série de cape et d'épée, mais conte l'histoire de Julien Dampierre, jeune homme du peuple qui souhaite entrer au service du maître-d'arme Forestier pour profiter de cours d'escrime et tenter de s'élever au dessus de sa condition. Le jeune garçon se révèle bien plus ambigu qu'il n'y parait, notamment dans ses fréquentations, et ses ambitions restent floues. L'histoire choisira pour lui. Alors que la jeune République peine à se faire respecter, les nobles vendéens tentent de soulever ses paysans pour restaurer la monarchie. La révolte éclate alors que Dampierre se place sous la protection d'une comtesse qui souhaite en faire l'outil d'une vengeance contre plusieurs hommes qui ont dénoncé à leur place son mari comme traitre et l'ont fait exécuter. Le jeune homme se retrouve officier de l'armée vendéenne, mais il regrette rapidement son choix d'avoir quitté maître Forestier et surtout la fille de ce dernier. Personnages troubles, époque bien explorée, Swolfs se révèle excellent scénariste sur une intrigue dont certains côtés ont fait leurs preuves, mais jamais on ne trouve de vraie facilité. Son dessin à la fois élégant et réaliste ajoute bien sûr au charme de l'oeuvre, où il montre beaucoup de virtuosité à mettre en scène des foules en mouvement ou des batailles d'envergure. Il cède le dessin pour un unique tome à Eric, dont le dessin parait inférieur à ses travaux habituels, le trait un peu bâclé rehaussé de couleurs assez curieuses. Pierre Legein lui succède avec un trait plus classique bien maîtrisé, on sent chez lui l'influence de Mitacq, et il illustre brillamment les scénarios toujours excellents de Swolfs, qui après les débuts de l'insurrection vendéenne et le temps des victoires, aborde celui des défaites. L'Histoire lui fournit suffisamment d'horreurs trop souvent ignorées pour toujours fournir une lecture intelligente et instructive et renvoyer dos à dos républicains et monarchistes. Toutefois, après le tome 7, on sent un essoufflement, tant dans les intrigues que dans les dessins, les ficelles apparaissent comme les défauts et la fin de la série est un peu laborieuse. Pourtant, une très belle série sur une époque peu abordée en bandes dessinées, qui mérite la lecture tant pour les tomes signés Swolfs seul que les six premiers tomes.

24/04/2007 (modifier)
Couverture de la série L'Etoile du Désert
L'Etoile du Désert

Les dessins sont sublimes et bien mis en valeurs par des cases de grande taille ! Les paysages, les personnages et les couleurs sont de toute beauté : décidément Marini est un de mes dessinateurs préférés. Le travail de recherche pour les décors costumes et accessoires a vraiment du être énorme car on se croirait vraiment revenu à la bonne vieille époque des cow-boys. L'histoire est bien construite et suffisamment captivante pour ne pas avoir envie de décrocher avant la fin mais reste relativement classique. C'est donc une très bonne BD qui a en plus le mérite de se dérouler en seulement 2 tomes : à posséder absolument.

24/04/2007 (modifier)
Par klechko
Note: 4/5
Couverture de la série Antarès
Antarès

L'histoire démarre mieux que dans Bételgeuse qui avait déçu par sa lenteur. On a toujours plaisir à découvrir les mondes imaginés par Léo, et Antarès ne déroge pas à la règle avec ses créatures particulières. Quelques personnages principaux des cycles précédents réapparaissent, avec une psychologie qui continue à évoluer de manière intéressante. Le message écologique voulu par l'auteur est quant à lui beaucoup plus présent et accessible, car bien documenté. Pour résumer, ce premier cycle démarre bien et c'est une bonne surprise car je m'attendais plutôt à être déçu comme souvent dans les séries à rallonge.

24/04/2007 (modifier)
Par Tartopome
Note: 4/5
Couverture de la série Jean-Claude Tergal
Jean-Claude Tergal

Y'a pas, si vous voulez passer un bon moment, plongez-vous dans un "Jean-Claude Tergal" ! On rigole franchement, ou au moins on sourit, à chaque histoire ! Le meilleur c'est quand "Monsieur Tronchet" nous raconte l'histoire de Jean-Claude enfant, alors là c'est terrible ! On finit par vraiment s'attacher à ce p'tit Jean-Claude... On a mal pour lui quelquefois, mais en même temps on en rigole ! (ah la nature humaine !! :) ) Tous les tomes sont biens, personnellement je n'en ai pas trouvés de moins drôles... allez-y !

24/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Bone
Bone

C'est excellent !!!! Bien dessiné, bourré d'humour, plein d'action, de rebondissements inattendus, de princesse oubliée, de méchants très méchants. Malgré le pavé (one volume édition), je n'ai pas pu le poser un instant. Evidemment, cela s'adresse uniquement au lecteur sensible à l'heroic fantasy car très peu de réflexion derrière tout cela. Et d'ailleurs, c'est ce qui manque pour être culte.

24/04/2007 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
Couverture de la série Kiki de Montparnasse
Kiki de Montparnasse

Comme beaucoup, et surtout comme certains, " je suis né dans un siècle qui regardait en arrière ". Alors Montparnasse, ses intellectuels, ses peintres et surtout leurs muses, je les connais depuis longtemps. Ce monde tant de fois dépeint, notamment par Yves Courrière dans Jacques Prévert, en vérité (édition Gallimard, Folio) : "elles s'appelaient Kiki, Thérèse, Treize, Lucie Krohg... et tant d'autres. Modèles, femmes du monde ou de demi monde, aventurières... égéries..." Lisez voire relisez cet ouvrage et vous retrouverez tout l'univers décrit par Bocquet et Catel, qui après l'étonnant Le Sang des Valentines nous livre ici une oeuvre magistrale, une biographie fort bien documentée, digne de figurer dans votre bibliothèque près de celle de Marie Laure de Noailles (Laurence Benaïm), personnage d'avant-garde pourtant assez méconnu dans la présente bande dessinée et également mise en valeur par Man Ray, amant officiel de Kiki (son nom n'est mentionné que dans une seule case). Fort de 336 pages, cet ouvrage se lit pourtant d'une traite. Découpé en courts chapitres relatant la plupart des épisodes de la vie de Kiki, j'ai apprécié ce pavé extrêmement bien documenté et très intéressant. Instructif, passionnant et parfaitement illustré, Casterman nous offre, une fois de plus, un livre qui, je l'espère, restera dans les incontournables de cette année 2007. Hasard de l'histoire récente et de l'histoire des années folles, ce livre s'achève sur le cimetière de Thiais, cimetière des indigents et des oubliés, tristement célèbre lors de la canicule de 2003 mais aussi, cimetière où repose Kiki, oubliée de tous...

23/04/2007 (modifier)
Couverture de la série Les Schtroumpfs
Les Schtroumpfs

Les schtroumpfs ont marqués, je crois, pour beaucoup de personnes de mon âge les débuts des lectures de BD. Si je suis passionné de bandes dessinées c'est en partie grâce au travail de Peyo. A ce titre cette série pourrait mériter le titre de "BD culte". Néanmoins, lorsque l'on devient plus âgé, cette série cache mal sa faiblesse. Pour beaucoup d'histoires le scénario est simpliste et l'auteur est d'ailleurs souvent obligé de raconter plusieurs histoires dans un même album pour atteindre le nombre de pages désirées. Les histoires secondaires ne présentent très souvent que peu d'intérêt. De plus je pense que la lecture de cette série peut (doit ?) se clôturer au tome 11 qui marque pour moi le tournant vers une approche plus commerciale (avec une autre série à éviter :"Les schtroumpferies"). En cette période électorale je recommande la lecture du "Schtroumpfissime" qui est une petite perle dans son genre. De même mes rêves d'enfants me font évoquer avec nostalgie les pages du "Cosmoschtroumpf" qui constituent mon album préféré. Les autres albums clefs de cette série sont à mon avis "Schtroumpf vert et vert schtroumpf" et le tout premier album : "Les schtroumpfs noirs". Ma note est donc de 4 étoiles eut égard au caractère un peu culte de série qui peut, encore aujourd'hui, enchanter les plus jeunes et leur faire découvrir de belle manière l'univers de la BD. Ouf ! Terminé ! Mais que c'est dur d'écrire schtroumpf sans se schtroumpfer !!!

23/04/2007 (modifier)