Une idée intéressante et un dessin appliqué et très pro...
On se croirait revenir à l'Egypte ancienne tant tout est saisissant, des décors aux personnages... tout !
Vraiment une bonne idée de cadeau pour quelqu'un ou pour soi, que l'on soit fan de l'Egypte ou pas !
Dans la ligne directe de Ce qui est à nous, cette série en 2 tomes est d'une qualité remarquable et d'une précision exceptionnelle.
Par rapport à Ce qui est à nous, l'histoire est plus prenante car elle est centrée sur un seul personnage, le Hollandais (Dutchman), qui régna au moins partiellement sur l'empire de la mafia dans les années 30.
Le scénario est parfaitement impeccable, bien ficelé et particulièrement vivant sur le mode grandeur et déchéance d'un caïd. De plus il s'appuie sur un travail rigoureux de Le Saëc.
On peut néanmoins regretter que les auteurs n'aient pas choisi à isoler la vie d'un personnage de plus grande envergure que Dutch Schultz même si sa vie et son existence sont symptomatiques du milieu.
On garde après la lecture de ces deux albums un sentiment de satisfaction extrême tant on plonge avec authenticité dans l'univers de cet homme, tant les auteurs nous font vivre avec intensité son ascension et sa chute, sa gloire et sa misère.
De la même manière que pour Ce qui est à nous, rien ne nous est épargné et loin de mythifier la Cosa Nostra, la description est fine et teintée de réalité. La violence cynique et macabre de ces sociopathes nous rappelle qu'appartenir au milieu n'est pas une gloire, pas une fin en soi mais qu'il s'agit d'un monde déstructuré malgré sa hiérarchisation et ses codes et que ses acteurs en sortent toujours perdants, qu'ils en sont toujours victimes... autant que coupables.
Voilà une Bd à posséder. Entre le docu et le roman noir, Chauvel nous emmène dans les bas-fonds de la mafia du début du siècle.
Les scénarios parfaitement ficelés s'inspirent de faits réels et montrent l'évolution de la Cosa nostra de sa genèse à son apogée.
Avec ses petites histoires, avec ses déchéances et avec sa grandeur, on est ici face à un portrait sans concession. Il n'est ici question ni d'apologie sur fond de romantisme, de nostalgie ou de mythe, mais il n'est pas non plus question de stigmatisation. Ce sont des conditions sociales qui font des voyous, des parcours, des itinéraires, des choix de vie ou des rencontres, le fait du hasard...
L'abondance de personnages et le mélange des petites histoires avec la grande donne un récit parfois dur à suivre et à avaler, mais la qualité de ce qui est proposé donne envie de relire.
Il semblerait que les auteurs aient été dans une démarche d'exhaustivité, tout raconter pour mieux comprendre. Pour tout raconter ils se sont largement documentés. C'est ici un effort de recherche rare et d'une précision extrême.
D'ailleurs les dernières pages en sont la preuve avec un récapitulatif des sources et une explication des faits tels qu'ils ont été vécus.
Le dessin fait lui aussi l'objet de la démarche, Le Saëc a travaillé avec des cartes postales d'époque, s'est rendu plusieurs fois à New York et l'authenticité de son trait en ressort.
Bref une oeuvre majeure tant pour sa qualité de fiction que pour son encyclopédisme.
Je ne mets pas 5/5 car une relecture est nécessaire pour bien saisir les relations entre les personnages et pour parfaitement comprendre les faits. Mais le coeur y est.
A lire pour tout ceux qui aiment cet univers-là.
Oh la belle surprise !
Déjà alerté par une amie, j'avais gardé dans un coin de ma tête les références de cette BD.
Je pensais que ce serait très bien. Et bien c'est encore mieux !
Maurice Rajsfus a pris le parti de raconter le conflit israëlo-palestinien, ou plutôt l'histoire d'Israël et de la Palestine de façon pédagogique. Il n'avait jamais fait de BD. Eh bien il devrait recommencer ! Le résultat est... proche de l'exceptionnel.
Avec des mots simples, mais sans faire de raccourci, il arrive à faire passer énormément de notions pas toujours évidentes pour nous, qui voyons le problème sous le prisme déformant des media.
Il est grandement aidé par le dessin de Jacques Demiguel, dont c'est la première BD... Avec un style très particulier, à la fois naïf et imagé, chaque case est un modèle de symbolisme, accessible à tous, y compris aux jeunes, cependant. L'objectif est peut-être de toucher les jeunes générations avec cette histoire de deux enfants qui se croisent alors que leurs peuples sont antagonistes. Mais les plus grands ne pourront manquer d'être touchés en plein coeur par cette histoire universelle, actuelle, et si proche, finalement. Pour en savoir plus, je vous recommande l'interview de Jacques Demiguel par Marie Moinard, sur le présent site !
Deux petits regrets cependant. La maquette de Tartamudo n'est pas des plus réussies, même s'il faut passer par-dessus ces premières impressions pour trouver des petits trésors.
D'autre part, il est dommage que cet album ne bénéficie pas d'un gros tirage, qui aurait permis une plus large diffusion. L'album risque de ne pas être très visible en librairie. Si vous le trouvez, achetez-le, "Moussa et David" est un petit trésor !!
Alors là, je suis franchement sur le c**
Cette BD est excellente, tant par le graphisme que par le découpage, je n'ai pas encore trouvé une autre BD à la hauteur en ce qui concerne l'action (mais ma culture BDesque n'est pas des plus complètes). C'est vrai que de l'action il y en a, faut aimer ! (ce n'est pourtant pas ce que je préfère habituellement), mais dans "Yiiu", l'esthétique du mouvement m'impressionne vraiment.
La colorisation est aussi très belle, très contrastée entre le chaud et le froid, les ocres, rouges, oranges, et les bleus, verts, turquoises.
Et malgré la grande place laissée à l'action, je trouve les scénarios assez élaborés, voir philosophiques.
Je la conseille vraiment aux amateurs de beaux graphismes.
Je crois qu'hormis Léon La Came et Blankets que je place tout en haut de mes bd préférées, Blake Hole est décidemment une oeuvre cultissime. Car elle nous entraîne dans un monde étrange. Complètement étrange. Et c'est ça que j'aime dans la Bd.
A dire vrai l'auteur pousse le lecteur a s'enfoncer dans un dédale cauchemardesque, à mi-chemin entre mythe et réalité, à prendre part à la souffrance infligée aux adolescents par une société terriblement bien décrite, mais sans donner de leçons.
Loin d'être une bd gnian-gnian sur le sempiternel mal-être du passage à l'âge adulte, Black Hole va beaucoup plus loin en ne portant aucun jugement, en utilisant juste la métaphore comme argument littéraire. Car oui, pour l'oeuvre de Burns on peut réellement parler de roman graphique !!!
A l'issue de sa lecture, Black Hole poursuit le lecteur qui se retrouve hanté par ses personnages... Magnifique graphiquement de plus !!!
Franchement, ne passez pas à côté de la lecture de cette oeuvre !!!
J'avoue avoir découvert cette série un peu par hasard et je dois dire que je suis super bien rentré dans l'histoire.
Une série très bien construite sur un thème curieusement rarement abordé en bandes dessinées : la peinture et plus particulièrement la perspective, la découverte d'une technique enrichissante pour le patrimoine de l'art en général. En outre beaucoup de thèmes sont abordés : religion, arts et politique.
De plus je trouve le scénario très bon, mélange de fantastique et de réalisme avec un héros qui, il est vrai, ressemble à tous les canons de la beauté, beau, grand, musclé et séducteur... mais qui entraîne le lecteur dans une aventure sans prétention.
Après la lecture du troisième tome, je dois dire que c'est toujours aussi agréable a lire!
Sympathique album que voici !
J’ai beaucoup apprécié le ton général de ce récit qui parodie la table ronde et ses exploits chevaleresques. Sous ses airs légers, se cache un véritable fond et même une morale ! Comme pour toute parodie, on aurait pu craindre un amoncellement de clichés mais ce n’est pas cette impression qui prime. Les codes du genre sont en effet passés au moulin à poivre. Mais c’est pour mieux épicer l’histoire qui propose un contenu réel et original. Et faire quelque chose d’original à partir de codes établis nécessite une narration bien maîtrisée qui les distille à bon escient. Pari réussi donc pour Appollo. Concernant le travail de Manu Brughera, il propose un graphisme très personnel qu’on pourrait classer dans ceux des auteurs dits de "nouvelle génération" avec un trait simple mais pas simpliste. Les couleurs saturées contribuent à la qualité de l’ensemble.
C’est très coloré, joliment dessiné et fort bien raconté... que demander de plus ? Ah oui, la suite ! :)
Cette BD est très mal connu du grand public à cause du fait que l'auteur a eu du mal à continuer la parution de nouveaux albums et pourtant...
Cette BD est l'une des meilleures aventures dans le genre chevaleresque. Le scénario est exceptionnel avec des suites dans certains albums. Les dessins sont agréable et ne référant à aucune autre BD (que je connaisse). Aventure assez claire, paysage intéressant, personnages tous convaincants.
Bref, n'oubliez pas de vous arrêter lire les albums de Percevan dans les points de vente entre midi et deux ou dans les bibliothèques car ça vaut vraiment le coup.
(Si vous aimez les épées avec une touche de science-fiction ces livres sont fait pour vous - ou pour vos enfants).
Continuité d'Aldébaran, "Bételgeuse", dont la jeune Kim devient l'héroïne même si d'autres membres du groupe du premier cycle réapparaissent, se situe dans la même veine, à l'exception qu'ici la planète reste encore un mystère intégral pour ses nouveaux occupants humains.
Dire toutefois que c'est un plagiat ou une répétition d'Aldébaran n'aurait pas de sens : les enjeux sont totalement différents. Ici, Kim et son équipe de secours doivent découvrir si une espèce vivant sur la planète est assez intelligente pour empêcher la colonisation de celle-ci. Pour cette raison, une expédition d'exploration s'est déchirée et s'affronte désormais en deux clans. Tout en menant cette enquête, Kim devine la présence d'une "mantrisse", ce qui laisse espérer des réponses aux questions restées en suspens sur Aldébaran...
Curieux de lire qu'il y a moins d'action ou d'intérêt dans ce cycle, c'est une évolution habile et originale du postulat de départ, qui tentait de découvrir la nature de l'animal si mystérieux et dangereux qui menaçait les hommes, et se révélait finalement d'une intelligence supérieure tout en gardant ses mystères. Léo évite de se répéter en remplaçant l'intrigue double du premier cycle qui était la survie des personnages principaux pourchassés par un gouvernement totalitaire, ici c'est l'exploration de la planète pour savoir ou non si l'homme a le droit de s'y installer, cause de division au sein de l'exploration.
Le scénariste maintient sans cesse la tension, au gré de la rencontre d'une faune et d'une flore toujours fascinantes, et les conflits sont nombreux. Les personnages sont bien étudiés, sans jamais sombrer dans le psychologisme. Tout juste pourrait-on noter un certain languissement à la fin du tome 5 qui tarde un peu à s'achever, mais un défaut mineur comparé aux qualités de l'ensemble.
Le dessin refuse toujours un style tape-à-l'oeil, et les mises en pages sobres savent mettre en valeur les panoramas luxuriants mis en scène d'un trait clair et agréable par Léo. Le graphisme est d'une belle fluidité, et l'expressivité des personnages ne gâche rien.
Au final, une nouvelle leçon de la nature dépassant l'homme, pour une intrigue intelligente et passionnante qui se dévore littéralement. Cela laisse augurer le meilleur pour Antarès, cycle suivant.
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Nil
Une idée intéressante et un dessin appliqué et très pro... On se croirait revenir à l'Egypte ancienne tant tout est saisissant, des décors aux personnages... tout ! Vraiment une bonne idée de cadeau pour quelqu'un ou pour soi, que l'on soit fan de l'Egypte ou pas !
Les Parrains - Il était une fois à New York (Mafia Story)
Dans la ligne directe de Ce qui est à nous, cette série en 2 tomes est d'une qualité remarquable et d'une précision exceptionnelle. Par rapport à Ce qui est à nous, l'histoire est plus prenante car elle est centrée sur un seul personnage, le Hollandais (Dutchman), qui régna au moins partiellement sur l'empire de la mafia dans les années 30. Le scénario est parfaitement impeccable, bien ficelé et particulièrement vivant sur le mode grandeur et déchéance d'un caïd. De plus il s'appuie sur un travail rigoureux de Le Saëc. On peut néanmoins regretter que les auteurs n'aient pas choisi à isoler la vie d'un personnage de plus grande envergure que Dutch Schultz même si sa vie et son existence sont symptomatiques du milieu. On garde après la lecture de ces deux albums un sentiment de satisfaction extrême tant on plonge avec authenticité dans l'univers de cet homme, tant les auteurs nous font vivre avec intensité son ascension et sa chute, sa gloire et sa misère. De la même manière que pour Ce qui est à nous, rien ne nous est épargné et loin de mythifier la Cosa Nostra, la description est fine et teintée de réalité. La violence cynique et macabre de ces sociopathes nous rappelle qu'appartenir au milieu n'est pas une gloire, pas une fin en soi mais qu'il s'agit d'un monde déstructuré malgré sa hiérarchisation et ses codes et que ses acteurs en sortent toujours perdants, qu'ils en sont toujours victimes... autant que coupables.
Les Parrains - Il était une fois à New York (Ce qui est à nous)
Voilà une Bd à posséder. Entre le docu et le roman noir, Chauvel nous emmène dans les bas-fonds de la mafia du début du siècle. Les scénarios parfaitement ficelés s'inspirent de faits réels et montrent l'évolution de la Cosa nostra de sa genèse à son apogée. Avec ses petites histoires, avec ses déchéances et avec sa grandeur, on est ici face à un portrait sans concession. Il n'est ici question ni d'apologie sur fond de romantisme, de nostalgie ou de mythe, mais il n'est pas non plus question de stigmatisation. Ce sont des conditions sociales qui font des voyous, des parcours, des itinéraires, des choix de vie ou des rencontres, le fait du hasard... L'abondance de personnages et le mélange des petites histoires avec la grande donne un récit parfois dur à suivre et à avaler, mais la qualité de ce qui est proposé donne envie de relire. Il semblerait que les auteurs aient été dans une démarche d'exhaustivité, tout raconter pour mieux comprendre. Pour tout raconter ils se sont largement documentés. C'est ici un effort de recherche rare et d'une précision extrême. D'ailleurs les dernières pages en sont la preuve avec un récapitulatif des sources et une explication des faits tels qu'ils ont été vécus. Le dessin fait lui aussi l'objet de la démarche, Le Saëc a travaillé avec des cartes postales d'époque, s'est rendu plusieurs fois à New York et l'authenticité de son trait en ressort. Bref une oeuvre majeure tant pour sa qualité de fiction que pour son encyclopédisme. Je ne mets pas 5/5 car une relecture est nécessaire pour bien saisir les relations entre les personnages et pour parfaitement comprendre les faits. Mais le coeur y est. A lire pour tout ceux qui aiment cet univers-là.
Moussa et David - Deux enfants d'un même pays
Oh la belle surprise ! Déjà alerté par une amie, j'avais gardé dans un coin de ma tête les références de cette BD. Je pensais que ce serait très bien. Et bien c'est encore mieux ! Maurice Rajsfus a pris le parti de raconter le conflit israëlo-palestinien, ou plutôt l'histoire d'Israël et de la Palestine de façon pédagogique. Il n'avait jamais fait de BD. Eh bien il devrait recommencer ! Le résultat est... proche de l'exceptionnel. Avec des mots simples, mais sans faire de raccourci, il arrive à faire passer énormément de notions pas toujours évidentes pour nous, qui voyons le problème sous le prisme déformant des media. Il est grandement aidé par le dessin de Jacques Demiguel, dont c'est la première BD... Avec un style très particulier, à la fois naïf et imagé, chaque case est un modèle de symbolisme, accessible à tous, y compris aux jeunes, cependant. L'objectif est peut-être de toucher les jeunes générations avec cette histoire de deux enfants qui se croisent alors que leurs peuples sont antagonistes. Mais les plus grands ne pourront manquer d'être touchés en plein coeur par cette histoire universelle, actuelle, et si proche, finalement. Pour en savoir plus, je vous recommande l'interview de Jacques Demiguel par Marie Moinard, sur le présent site ! Deux petits regrets cependant. La maquette de Tartamudo n'est pas des plus réussies, même s'il faut passer par-dessus ces premières impressions pour trouver des petits trésors. D'autre part, il est dommage que cet album ne bénéficie pas d'un gros tirage, qui aurait permis une plus large diffusion. L'album risque de ne pas être très visible en librairie. Si vous le trouvez, achetez-le, "Moussa et David" est un petit trésor !!
Yiu - Premières missions
Alors là, je suis franchement sur le c** Cette BD est excellente, tant par le graphisme que par le découpage, je n'ai pas encore trouvé une autre BD à la hauteur en ce qui concerne l'action (mais ma culture BDesque n'est pas des plus complètes). C'est vrai que de l'action il y en a, faut aimer ! (ce n'est pourtant pas ce que je préfère habituellement), mais dans "Yiiu", l'esthétique du mouvement m'impressionne vraiment. La colorisation est aussi très belle, très contrastée entre le chaud et le froid, les ocres, rouges, oranges, et les bleus, verts, turquoises. Et malgré la grande place laissée à l'action, je trouve les scénarios assez élaborés, voir philosophiques. Je la conseille vraiment aux amateurs de beaux graphismes.
Black Hole
Je crois qu'hormis Léon La Came et Blankets que je place tout en haut de mes bd préférées, Blake Hole est décidemment une oeuvre cultissime. Car elle nous entraîne dans un monde étrange. Complètement étrange. Et c'est ça que j'aime dans la Bd. A dire vrai l'auteur pousse le lecteur a s'enfoncer dans un dédale cauchemardesque, à mi-chemin entre mythe et réalité, à prendre part à la souffrance infligée aux adolescents par une société terriblement bien décrite, mais sans donner de leçons. Loin d'être une bd gnian-gnian sur le sempiternel mal-être du passage à l'âge adulte, Black Hole va beaucoup plus loin en ne portant aucun jugement, en utilisant juste la métaphore comme argument littéraire. Car oui, pour l'oeuvre de Burns on peut réellement parler de roman graphique !!! A l'issue de sa lecture, Black Hole poursuit le lecteur qui se retrouve hanté par ses personnages... Magnifique graphiquement de plus !!! Franchement, ne passez pas à côté de la lecture de cette oeuvre !!!
Myrkos
J'avoue avoir découvert cette série un peu par hasard et je dois dire que je suis super bien rentré dans l'histoire. Une série très bien construite sur un thème curieusement rarement abordé en bandes dessinées : la peinture et plus particulièrement la perspective, la découverte d'une technique enrichissante pour le patrimoine de l'art en général. En outre beaucoup de thèmes sont abordés : religion, arts et politique. De plus je trouve le scénario très bon, mélange de fantastique et de réalisme avec un héros qui, il est vrai, ressemble à tous les canons de la beauté, beau, grand, musclé et séducteur... mais qui entraîne le lecteur dans une aventure sans prétention. Après la lecture du troisième tome, je dois dire que c'est toujours aussi agréable a lire!
Le Chevalier au cochon
Sympathique album que voici ! J’ai beaucoup apprécié le ton général de ce récit qui parodie la table ronde et ses exploits chevaleresques. Sous ses airs légers, se cache un véritable fond et même une morale ! Comme pour toute parodie, on aurait pu craindre un amoncellement de clichés mais ce n’est pas cette impression qui prime. Les codes du genre sont en effet passés au moulin à poivre. Mais c’est pour mieux épicer l’histoire qui propose un contenu réel et original. Et faire quelque chose d’original à partir de codes établis nécessite une narration bien maîtrisée qui les distille à bon escient. Pari réussi donc pour Appollo. Concernant le travail de Manu Brughera, il propose un graphisme très personnel qu’on pourrait classer dans ceux des auteurs dits de "nouvelle génération" avec un trait simple mais pas simpliste. Les couleurs saturées contribuent à la qualité de l’ensemble. C’est très coloré, joliment dessiné et fort bien raconté... que demander de plus ? Ah oui, la suite ! :)
Percevan
Cette BD est très mal connu du grand public à cause du fait que l'auteur a eu du mal à continuer la parution de nouveaux albums et pourtant... Cette BD est l'une des meilleures aventures dans le genre chevaleresque. Le scénario est exceptionnel avec des suites dans certains albums. Les dessins sont agréable et ne référant à aucune autre BD (que je connaisse). Aventure assez claire, paysage intéressant, personnages tous convaincants. Bref, n'oubliez pas de vous arrêter lire les albums de Percevan dans les points de vente entre midi et deux ou dans les bibliothèques car ça vaut vraiment le coup. (Si vous aimez les épées avec une touche de science-fiction ces livres sont fait pour vous - ou pour vos enfants).
Bételgeuse
Continuité d'Aldébaran, "Bételgeuse", dont la jeune Kim devient l'héroïne même si d'autres membres du groupe du premier cycle réapparaissent, se situe dans la même veine, à l'exception qu'ici la planète reste encore un mystère intégral pour ses nouveaux occupants humains. Dire toutefois que c'est un plagiat ou une répétition d'Aldébaran n'aurait pas de sens : les enjeux sont totalement différents. Ici, Kim et son équipe de secours doivent découvrir si une espèce vivant sur la planète est assez intelligente pour empêcher la colonisation de celle-ci. Pour cette raison, une expédition d'exploration s'est déchirée et s'affronte désormais en deux clans. Tout en menant cette enquête, Kim devine la présence d'une "mantrisse", ce qui laisse espérer des réponses aux questions restées en suspens sur Aldébaran... Curieux de lire qu'il y a moins d'action ou d'intérêt dans ce cycle, c'est une évolution habile et originale du postulat de départ, qui tentait de découvrir la nature de l'animal si mystérieux et dangereux qui menaçait les hommes, et se révélait finalement d'une intelligence supérieure tout en gardant ses mystères. Léo évite de se répéter en remplaçant l'intrigue double du premier cycle qui était la survie des personnages principaux pourchassés par un gouvernement totalitaire, ici c'est l'exploration de la planète pour savoir ou non si l'homme a le droit de s'y installer, cause de division au sein de l'exploration. Le scénariste maintient sans cesse la tension, au gré de la rencontre d'une faune et d'une flore toujours fascinantes, et les conflits sont nombreux. Les personnages sont bien étudiés, sans jamais sombrer dans le psychologisme. Tout juste pourrait-on noter un certain languissement à la fin du tome 5 qui tarde un peu à s'achever, mais un défaut mineur comparé aux qualités de l'ensemble. Le dessin refuse toujours un style tape-à-l'oeil, et les mises en pages sobres savent mettre en valeur les panoramas luxuriants mis en scène d'un trait clair et agréable par Léo. Le graphisme est d'une belle fluidité, et l'expressivité des personnages ne gâche rien. Au final, une nouvelle leçon de la nature dépassant l'homme, pour une intrigue intelligente et passionnante qui se dévore littéralement. Cela laisse augurer le meilleur pour Antarès, cycle suivant.