Tout commence par un banal contrôle de police. Il débouche sur une interpellation puis un interrogatoire. Et la nuit qui suit va virer au drame…
Cette histoire est vraiment prenante. La situation va progressivement s’empirer, la tension monte peu à peu pour nous livrer au final une histoire très noire. On referme la BD avec une petite boule dans la gorge parce que ça ne fait pas du tout film hollywoodien mais plutôt fait divers bien réel.
Cette BD est vraiment remarquable dans sa construction. Les différents flash back servent parfaitement la narration. L’atmosphère, l’ambiance noire, la haine du personnage, l'échelle de la violence : tout est très bien rendu. Dommage que le dessin ne soit pas vraiment à mon goût. Le style hachuré je trouve ça un peu brouillon.
Mais pour le coup ça n’a vraiment pas gâché mon plaisir de lecture. Amateur de thriller et d’histoires noires, vous ne serez pas déçu !
Joe Sacco est un héros. N'y allons pas par quatre chemins: ce qu'il a réalisé avec Gorazde remplace n'importe quel livre d'histoire ou article d'un journaliste gauchisant (forcément). On connaissait tous plus ou moins ce qui s'était passé dans un pays qui s'auto-éclatait (la Yougoslavie). On savait tous qu'il y avait eu des bombardements, des morts, que c'était la guerre en somme. On savait tous cela. Mais, est-ce mon jeune âge qui m'a empêché d'ouvrir les yeux sur ce génocide? Je pense que oui, à 10 ans on ne s'intéresse guère aux histoires de guerre...
Mais 10 ans plus tard, on est en mesure de comprendre plus de choses sur l'être humain en générale. Et avec ce livre, des choses on en comprend et on en apprend surtout. Car j'étais vraiment très loin d'imaginer que cette guerre, basée sur la purification ethnique d'un état (ça donne la gerbe cette expression) fut aussi horrible, quand bien même il est possible d'établir une hiérarchie dans la cruauté.
Ce reportage de guerre met en lumière le rôle de représentants étatiques dans cette abomination, celui de l'ONU, de l'OTAN des USA et des pays les plus puissants sur cette planète.
La force de cette bd est dans la façon dont Saccoe fait parler ses "survivants", sans pathos exagéré. Et ça c'est très fort dès lors que l'on parle de sujets atroces. De plus, comme le disait mon collègue webmaster, Joe Saccoe ne se met jamais lui-même en avant.
Gorazde apporte une réponse à toutes les questions que l'on se posait (ou pas d'ailleurs) sur cette guerre. A noter toutefois, que pour bien tout comprendre sur tout, il est nécessaire d'être hyper concentré. Mais en même temps, dès que l'on commence cette bd, le silence s'installe autour de nous sans que l'on s'en aperçoive...
Joe Saccoe est, tout comme Jean Hatzfeld pour son travail sur le génocide rwandais, un auteur ayant un talent fou pour s'effacer et laisser la parole aux victimes
Je terminerai par dire que ce genre d'oeuvre devrait, à mon sens, faire partie des programmes scolaires car elles ont au moins aussi légitimes que les indéboulonnables Corneille et autres Beaumarchais...
Je viens de lire récemment le premier tome de cette série chez un ami, et j'ai bien accroché au point de vue du scénario, le dessin n'est franchement pas en reste. Les auteurs réussissent à combiner un conte fantastique avec l'histoire de la médecine, nous assistons en prime à quelques opérations spectaculaires pour l'époque.
De plus je trouve que le tour de force de cette bd est que l'on sait d'instinct ce qui ressort du fantastique et ce qui est de l'histoire.
Je me retrouve beaucoup dans l'avis d'Arzak...
Frédéric Peeters est un auteur de grand, très grand talent, et pour moi chacune de ses sorties est un évènement en soi. Mais après avoir lu ce "RG" je ne peux m'empêcher d'être déçue... non pas que ce soit une mauvaise BD, évidemment que non : au niveau du dessin, de la narration, du rythme, tout respire la même maîtrise parfaite que dans les précédents albums de Peeters.
Mais je n'ai pas vibré quand j'ai lu ce tome comme je peux vibrer en lisant les Pilules bleues, Lupus, ou Koma. Le point de vue vis à vis du héros est plus distancié que d'habitude, et on se retrouve finalement face à une histoire plutôt banale, et à des personnages modérément attachants. Reste que rien que pour la narration et le dessin de Peeters, et pour la beauté du livre, cela vaut la peine de l'acheter... d'ailleurs je pense que je me jetterai sur les prochains tomes !
Edit après lecture du tome 2 : merci Saint Peeters d'avoir entendu mes prières ! les petits reproches que je faisais au premier tome ont volé d'un coup à la lecture du deuxième... Moi qui voulais "vibrer", qui voulais m'attacher aux personnages, rentrerdans l'histoire... j'ai été servie !
Ma note passe de 3 à 4 du coup, et la fan de Peeters que je suis est ravie.
C'est original, c'est frais et un peu naïf, c'est drôle mais pas niais, ça détend et ça se relit avec plaisir.
Je suis tombé dessus par hasard et c'était une très bonne surprise.
Note approximative : 3.5/5
Pour information, cette série Authority parue chez Soleil (avant d'être rééditée chez Panini en 2010) représente les débuts de la série The Authority parue plus tard chez Semic puis Panini également. Nous y sont présentés les débuts de l'organisation qui se fera appeler Authority. Première rencontre donc avec Appolo, le Midnighter, le Docteur et l'Ingénieur qui rejoignent Swift et Jack Hawksmoor sous l'égide de Jenny Sparks, l'esprit du 20e siècle, qui se verra remplacée par la suite par Jenny Quantum.
Le dessin de Bryan Hitch est tout à fait bon, même si, sans âme, il est assez interchangeable avec bien des dessinateurs de comics modernes.
Les récits sont simples mais efficaces.
C'est donc avec plaisir que j'ai redécouvert ces personnages que j'avais adoré dans les premiers épisodes de The Authority de Mark Millar. Et c'est avec interêt que j'ai observé leurs premiers pas ensemble.
Pourtant, je suis moins convaincu par ces histoires publiées chez Soleil. Elles sont en effet un peu trop proches du registre classique des groupes de super-héros sans peur et sans reproche. L'humour commence à poindre, les personnages sont assez atypiques, mais nous sommes loin du politiquement incorrect excellent des futurs épisodes de The Authority. De même, l'univers imaginé est bon, mais largement moins original que celui de Planetary du même scénariste pourtant.
Bref, hormis quelques pointes de personnalité des protagonistes, ces albums de Authority ne sont qu'un bon divertissement alors que j'en attendais un peu mieux, alors que j'en attendais quelque chose d'un peu plus irrévérencieux et surprenant.
A lire car c'est du bon comics de super-héros et parce que cette lecture vous mènera ensuite aux très bons épisodes de The Authority, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre que j'espérais.
Belle exploration du mythe du vampire par un Yves Swolfs en pleine forme !
L'opposition de la famille Rougemont au terrible Kergan vaut une traque qui s'étale sur plusieurs pays et plusieurs siècles. Chaque membre de la famille Rougemont est admirablement composé, tout comme son époque est remarquablement explorée et reconstituée jusqu'au combat final (?) dans les années 30. Swolfs fait preuve d'imagination et parvient à se renouveler grâce aux changements qui s'effectuent d'un tome à l'autre. Si la psychologie est soignée, le démoniaque vampire poursuivi est une belle réussite de monstre froid et manipulateur, tout-à-fait réjouissant.
Swolfs dessinateur ne faillit pas à sa réputation de dessinateur hors pair, et ses mises en pages se font ici plus recherchées pour accentuer encore l'action de ses intrigues. Il réussit à merveille ses reconstitutions et ses ambiances.
Une grande réussite de la bande dessinée fantastique de ces dernières années.
J'ai bien aimé. L'intrigue est fluide et accrocheuse, et le dessin très agréable à regarder.
Le réalisme de ce que peut vivre un agent des renseignements généraux est bien retranscrit (ennui des filatures, blagues "gauloises" entre collègues, rivalités avec les autres organismes tels que la DST). Dragon paraît être un homme ordinaire, pas un justicier modèle. Il est tout sauf gentil, et n'hésite pas à utiliser tous les moyens qu'il a pour coincer ses cibles, ou réagir à une situation personnelle (vis à vis du nouveau compagnon de sa femme notamment). Au niveau de sa vie plus intime, il fait avant tout ce dont il a envie sur le moment, qu'il s'agisse des femmes ou de l'alcool... Enfin, nous avons l'image d'un monsieur tout le monde, avec les moments qu'il partage avec sa fille, celle d'un père avant tout.
La conclusion est également assez intelligente quant aux moyens restreints dont dispose la police quand celle-ci se confond avec la politique étrangère.
A lire, ne serait-ce que pour sa volonté de distance avec les clichés de la télévision.
Le graphisme de Dumontheuil étant assez particulier, j'ai mis pas mal de temps à me décider avant d'acheter cet album. Après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancé et j'ai pu constater que j'avais fait le bon choix.
J'ai beaucoup aimé ce scénario plutôt décalé où l'humour est omniprésent. Le ton est frais et les personnages sont attachants. L'histoire n'est pas en manque de rebondissements. Vous aurez compris que l'on ne s'ennuie pas un seul instant à la lecture de cette bd. J'attends donc la suite avec beaucoup d'impatience.
A lire et à conseiller !
Vivement la suite !
En ce qui me concerne, j'avais beaucoup aimé le travail de Marazano sur Zéro Absolu et Le Bataillon des lâches. Sa manière d'aborder la S-F est très réaliste et c'est donc avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé, ici, sa "patte".
Ce premier tome est une très bonne introduction. Les bases du récit sont placées avec beaucoup de subtilité. On apprend à connaître les personnages, et les perspectives du scénario sont multiples, ce qui, évidemment, attise ma curiosité. Où va nous conduire cette histoire ? Là est toute la question.
Je suis vraiment curieux de connaître la suite !
A suivre sans modération !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Missing
Tout commence par un banal contrôle de police. Il débouche sur une interpellation puis un interrogatoire. Et la nuit qui suit va virer au drame… Cette histoire est vraiment prenante. La situation va progressivement s’empirer, la tension monte peu à peu pour nous livrer au final une histoire très noire. On referme la BD avec une petite boule dans la gorge parce que ça ne fait pas du tout film hollywoodien mais plutôt fait divers bien réel. Cette BD est vraiment remarquable dans sa construction. Les différents flash back servent parfaitement la narration. L’atmosphère, l’ambiance noire, la haine du personnage, l'échelle de la violence : tout est très bien rendu. Dommage que le dessin ne soit pas vraiment à mon goût. Le style hachuré je trouve ça un peu brouillon. Mais pour le coup ça n’a vraiment pas gâché mon plaisir de lecture. Amateur de thriller et d’histoires noires, vous ne serez pas déçu !
Gorazde
Joe Sacco est un héros. N'y allons pas par quatre chemins: ce qu'il a réalisé avec Gorazde remplace n'importe quel livre d'histoire ou article d'un journaliste gauchisant (forcément). On connaissait tous plus ou moins ce qui s'était passé dans un pays qui s'auto-éclatait (la Yougoslavie). On savait tous qu'il y avait eu des bombardements, des morts, que c'était la guerre en somme. On savait tous cela. Mais, est-ce mon jeune âge qui m'a empêché d'ouvrir les yeux sur ce génocide? Je pense que oui, à 10 ans on ne s'intéresse guère aux histoires de guerre... Mais 10 ans plus tard, on est en mesure de comprendre plus de choses sur l'être humain en générale. Et avec ce livre, des choses on en comprend et on en apprend surtout. Car j'étais vraiment très loin d'imaginer que cette guerre, basée sur la purification ethnique d'un état (ça donne la gerbe cette expression) fut aussi horrible, quand bien même il est possible d'établir une hiérarchie dans la cruauté. Ce reportage de guerre met en lumière le rôle de représentants étatiques dans cette abomination, celui de l'ONU, de l'OTAN des USA et des pays les plus puissants sur cette planète. La force de cette bd est dans la façon dont Saccoe fait parler ses "survivants", sans pathos exagéré. Et ça c'est très fort dès lors que l'on parle de sujets atroces. De plus, comme le disait mon collègue webmaster, Joe Saccoe ne se met jamais lui-même en avant. Gorazde apporte une réponse à toutes les questions que l'on se posait (ou pas d'ailleurs) sur cette guerre. A noter toutefois, que pour bien tout comprendre sur tout, il est nécessaire d'être hyper concentré. Mais en même temps, dès que l'on commence cette bd, le silence s'installe autour de nous sans que l'on s'en aperçoive... Joe Saccoe est, tout comme Jean Hatzfeld pour son travail sur le génocide rwandais, un auteur ayant un talent fou pour s'effacer et laisser la parole aux victimes Je terminerai par dire que ce genre d'oeuvre devrait, à mon sens, faire partie des programmes scolaires car elles ont au moins aussi légitimes que les indéboulonnables Corneille et autres Beaumarchais...
La Licorne
Je viens de lire récemment le premier tome de cette série chez un ami, et j'ai bien accroché au point de vue du scénario, le dessin n'est franchement pas en reste. Les auteurs réussissent à combiner un conte fantastique avec l'histoire de la médecine, nous assistons en prime à quelques opérations spectaculaires pour l'époque. De plus je trouve que le tour de force de cette bd est que l'on sait d'instinct ce qui ressort du fantastique et ce qui est de l'histoire.
RG
Je me retrouve beaucoup dans l'avis d'Arzak... Frédéric Peeters est un auteur de grand, très grand talent, et pour moi chacune de ses sorties est un évènement en soi. Mais après avoir lu ce "RG" je ne peux m'empêcher d'être déçue... non pas que ce soit une mauvaise BD, évidemment que non : au niveau du dessin, de la narration, du rythme, tout respire la même maîtrise parfaite que dans les précédents albums de Peeters. Mais je n'ai pas vibré quand j'ai lu ce tome comme je peux vibrer en lisant les Pilules bleues, Lupus, ou Koma. Le point de vue vis à vis du héros est plus distancié que d'habitude, et on se retrouve finalement face à une histoire plutôt banale, et à des personnages modérément attachants. Reste que rien que pour la narration et le dessin de Peeters, et pour la beauté du livre, cela vaut la peine de l'acheter... d'ailleurs je pense que je me jetterai sur les prochains tomes ! Edit après lecture du tome 2 : merci Saint Peeters d'avoir entendu mes prières ! les petits reproches que je faisais au premier tome ont volé d'un coup à la lecture du deuxième... Moi qui voulais "vibrer", qui voulais m'attacher aux personnages, rentrerdans l'histoire... j'ai été servie ! Ma note passe de 3 à 4 du coup, et la fan de Peeters que je suis est ravie.
Louison Cresson
C'est original, c'est frais et un peu naïf, c'est drôle mais pas niais, ça détend et ça se relit avec plaisir. Je suis tombé dessus par hasard et c'était une très bonne surprise.
The Authority (Warren Ellis)
Note approximative : 3.5/5 Pour information, cette série Authority parue chez Soleil (avant d'être rééditée chez Panini en 2010) représente les débuts de la série The Authority parue plus tard chez Semic puis Panini également. Nous y sont présentés les débuts de l'organisation qui se fera appeler Authority. Première rencontre donc avec Appolo, le Midnighter, le Docteur et l'Ingénieur qui rejoignent Swift et Jack Hawksmoor sous l'égide de Jenny Sparks, l'esprit du 20e siècle, qui se verra remplacée par la suite par Jenny Quantum. Le dessin de Bryan Hitch est tout à fait bon, même si, sans âme, il est assez interchangeable avec bien des dessinateurs de comics modernes. Les récits sont simples mais efficaces. C'est donc avec plaisir que j'ai redécouvert ces personnages que j'avais adoré dans les premiers épisodes de The Authority de Mark Millar. Et c'est avec interêt que j'ai observé leurs premiers pas ensemble. Pourtant, je suis moins convaincu par ces histoires publiées chez Soleil. Elles sont en effet un peu trop proches du registre classique des groupes de super-héros sans peur et sans reproche. L'humour commence à poindre, les personnages sont assez atypiques, mais nous sommes loin du politiquement incorrect excellent des futurs épisodes de The Authority. De même, l'univers imaginé est bon, mais largement moins original que celui de Planetary du même scénariste pourtant. Bref, hormis quelques pointes de personnalité des protagonistes, ces albums de Authority ne sont qu'un bon divertissement alors que j'en attendais un peu mieux, alors que j'en attendais quelque chose d'un peu plus irrévérencieux et surprenant. A lire car c'est du bon comics de super-héros et parce que cette lecture vous mènera ensuite aux très bons épisodes de The Authority, mais ce n'est pas le chef-d'oeuvre que j'espérais.
Le Prince de la Nuit
Belle exploration du mythe du vampire par un Yves Swolfs en pleine forme ! L'opposition de la famille Rougemont au terrible Kergan vaut une traque qui s'étale sur plusieurs pays et plusieurs siècles. Chaque membre de la famille Rougemont est admirablement composé, tout comme son époque est remarquablement explorée et reconstituée jusqu'au combat final (?) dans les années 30. Swolfs fait preuve d'imagination et parvient à se renouveler grâce aux changements qui s'effectuent d'un tome à l'autre. Si la psychologie est soignée, le démoniaque vampire poursuivi est une belle réussite de monstre froid et manipulateur, tout-à-fait réjouissant. Swolfs dessinateur ne faillit pas à sa réputation de dessinateur hors pair, et ses mises en pages se font ici plus recherchées pour accentuer encore l'action de ses intrigues. Il réussit à merveille ses reconstitutions et ses ambiances. Une grande réussite de la bande dessinée fantastique de ces dernières années.
RG
J'ai bien aimé. L'intrigue est fluide et accrocheuse, et le dessin très agréable à regarder. Le réalisme de ce que peut vivre un agent des renseignements généraux est bien retranscrit (ennui des filatures, blagues "gauloises" entre collègues, rivalités avec les autres organismes tels que la DST). Dragon paraît être un homme ordinaire, pas un justicier modèle. Il est tout sauf gentil, et n'hésite pas à utiliser tous les moyens qu'il a pour coincer ses cibles, ou réagir à une situation personnelle (vis à vis du nouveau compagnon de sa femme notamment). Au niveau de sa vie plus intime, il fait avant tout ce dont il a envie sur le moment, qu'il s'agisse des femmes ou de l'alcool... Enfin, nous avons l'image d'un monsieur tout le monde, avec les moments qu'il partage avec sa fille, celle d'un père avant tout. La conclusion est également assez intelligente quant aux moyens restreints dont dispose la police quand celle-ci se confond avec la politique étrangère. A lire, ne serait-ce que pour sa volonté de distance avec les clichés de la télévision.
Big Foot
Le graphisme de Dumontheuil étant assez particulier, j'ai mis pas mal de temps à me décider avant d'acheter cet album. Après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancé et j'ai pu constater que j'avais fait le bon choix. J'ai beaucoup aimé ce scénario plutôt décalé où l'humour est omniprésent. Le ton est frais et les personnages sont attachants. L'histoire n'est pas en manque de rebondissements. Vous aurez compris que l'on ne s'ennuie pas un seul instant à la lecture de cette bd. J'attends donc la suite avec beaucoup d'impatience. A lire et à conseiller ! Vivement la suite !
Le Complexe du chimpanzé
En ce qui me concerne, j'avais beaucoup aimé le travail de Marazano sur Zéro Absolu et Le Bataillon des lâches. Sa manière d'aborder la S-F est très réaliste et c'est donc avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé, ici, sa "patte". Ce premier tome est une très bonne introduction. Les bases du récit sont placées avec beaucoup de subtilité. On apprend à connaître les personnages, et les perspectives du scénario sont multiples, ce qui, évidemment, attise ma curiosité. Où va nous conduire cette histoire ? Là est toute la question. Je suis vraiment curieux de connaître la suite ! A suivre sans modération !