Splendide !!
Batman est mon super héros préféré depuis toujours et ce pour une raison simple : ce n'est qu'un homme, certes riche et intelligent, mais un homme tout de même. Il ne doit ses victoires qu'à sa propre force et son astuce. Ici pas de pouvoir comme Superman l'invincible ou Spiderman le collant ;)... Juste un homme qui utilise la symbolique de la chauve-souris pour marquer ses ennemis et les terroriser.
Le dessin est d'un niveau variable. Certaines planches sont moyennes, d'autres d'un bon niveau mais la cerise sur le gâteau ce sont vraiment les planches sur une page entière !! Elles sont sublimes tant dans leur conception que dans leur colorisation.
Sur l'ensemble, on a l'impression que le même soin n'a pas été apporté à toute les pages ce qui est regrettable.
Le scénario est excellent. Il pose les questions de la justice personnelle, du respect de la loi, des héros, de la réaction des médias face à l'actualité, l'attitude irresponsable des psychologues qui analysent les détenus (avis personnel basé sur la BD et sur des cas étudiés en cours - je ne vise ni ne critique personne).
Bruce Wayne est un cinquantenaire qui décide de reporter le costume de Batman lorsque Gotham City est au bord du gouffre. Mais les années ont passé et ses méthodes expéditives de vengeance personnelle ne font plus l'unanimité.
C'est donc un Batman plus torturé que jamais qui nous est ici livré. L'ambiance est sombre et lourde mais très proche de la description de Gotham City ce qui nous permet une meilleure immersion dans le récit.
Avec des thèmes principaux proches de Death Note, Batman Dark Night est un comics indispensable à tous les amateurs du genre et un incontournable pour ceux qui voudrait s'y lancer !
Alors voilà, comme Alix m’a scandaleusement plagiée par anticipation, que dire d’autre, que dire de plus, pour vous convaincre ?
Que Persepolis est une série qui pétille de malice, d’intelligence et d’impertinence. Qu’il n’y a pas de temps morts, que le personnage principal est terriblement attachant, et que je me suis sentie très proche d’elle.
Que le dessin, tantôt (faussement) naïf, tantôt très inventif, sert admirablement le propos de Marjane Satrapi. C’est vrai qu’il emprunte parfois aux motifs chers à David B. (quand j’vous l’dis, qu’il m’a copiée ! :! ) et d’ailleurs ce dernier a préfacé le tome 1. En fait, c’est même lui qui a présenté Marjane Satrapi aux autres membres de L’Association. Bref, si vous aimez les histoires autobiographiques, ou tout simplement les histoires bien racontées, avec en plus un arrière-plan historique qui confère à la série un intérêt documentaire précieux, allez-y !
Dernière petite chose : je fais partie de ceux qui ont aussi aimé le tome 3 qui raconte l’expérience autrichienne de l’auteur.
Courtney Crumrin, c’est d’abord un univers fantastique, fait de magie noire, de sorciers et de choses de la nuit, tout-à-fait de nature à combler les lecteurs de Harry Potter (dont je fais partie).
C’est aussi une héroïne sympathique et qui a du tempérament, Courtney, son oncle, Aloysius Crumrin, aussi charismatique que mystérieux, et d’autres personnages, hauts en couleurs (si je puis dire).
C’est encore des dialogues percutants, et des histoires dans lesquelles on se glisse avec gourmandise.
C’est enfin un très élégant dessin en noir et blanc, extrêmement expressif, qui n’a cessé tout au long de ma lecture, de m’évoquer quelque chose, mais quoi, parvenue à la fin du tome 3, je ne m’en souvenais toujours pas, malheureusement.
Courtney Crumrin ? Lue et approuvée par Jason et Trondheim :)
Et moi. :8
Naruto... Une série giga qui parle d'un jeune ninja qui veut devenir Hokage. Cette série m'a fait délirer pendant quelques mois pendant que Dragon Ball descendait aux enfers.
Mais à la longue, Naruto m'a fatigué. Il se lit trop vite et je me suis rendu compte que Dragon Ball n'était certainement pas fini pour moi.
Mais il faut le dire, Naruto est une série vachement super !! Même si je trouve que Dragon Ball est largement supérieur à lui. Achetez-le, vous verrez, vous n’allez pas être déçus !!
Une uchronie intéressante, très cynique, qui imagine un monde dominé par l’Angleterre, puissance majeure et imbattable dans la course à la conquête spatiale… mais à quel prix ? La narration alterne le présent (et l’épouvantable réalité sur le financement du ministère de l’espace) et le passé (montée en puissance de l’Angleterre et du ministère).
Comme le dit JJJ ci-dessous, la fin marque. J’adore quand la toute dernière case d’une BD chamboule tout et présente l’histoire que l’on vient de lire sous un angle complètement différent.
Bon, ne vous attendez pas à l’histoire SF du siècle, mais si le genre vous intéresse, je pense que ce comics vous fera passer un bon moment de lecture.
Ayant vu quelques pages de cet album, je me le suis alors procuré, car je dois dire que le dessin de Carré m'a particulièrement bien plu.
En effet, les décors sont de toute beauté, notamment les premières pages et lors du combat sur le toit. D'ailleurs je dois avouer qu'il m'arrive souvent de l'ouvrir juste pour y contempler la ville. Les personnages sont eux aussi réussi je trouve.
Coté scénario, c'est assez classique mais pas déplaisant. On a affaire à la reformation d'une ancienne bande de potes, chacun excellant dans son domaine, afin de dérober une momie dans un musée pour le compte d'un riche commanditaire. Un scénario un peu plus complexe aurait été parfait. Les amateurs d'Ocean 11 apprécieront beaucoup.
Une très agréable lecture que cet ouvrage dont j'attends le deuxième et dernier volet avec impatience.
Très bonne surprise pour ce premier album.
Je l'ai acheté pour son dessin que je trouve magnifique. Les planches sont toutes sans exception un plaisir pour les yeux. Le trait est propre et fin. Les couleurs sont admirablement choisies et posées. Vraiment beau.
C'est vrai que le graphisme ressemble aux illustrations du Seigneur des Anneaux. Avis aux amateurs donc.
Le scénario est pour l'instant assez banal bien qu'efficace. On se retrouve plongé dans un conflit mythique classique : des dieux se chamaillent et entraînent de pauvres hommes mortels dans leurs disputes, causant des morts atroces pour les uns, la gloire pour les autres mais toujours des destins tortueux et extraordinaires.
Ce premier tome ne sert pas que d'introduction mais commence réellement l'histoire.
Pour une fois ce sont les dieux scandinaves qui sont mis en avant, ce qui est fort appréciable et contribue à donner une touche d'originalité à cette série naissante.
Le ton de narration est différent de ce qu'on trouve habituellement dans les séries Fantasy de Soleil Productions, ce qui sera pour beaucoup un point positif.
Un bon 4/5 qui ne demande qu'à être confirmé lorsque la suite sortira. Je croise les doigts car pour l'instant, c'est très bien.
Série à suivre donc.
La guerre nucléaire a détruit le monde. L'Angleterre a survécu mais ne s'en est pas sorti indemne... la dictature s'est installée et le pouvoir tient le peuple par la peur et la propagande. Un homme s'oppose cependant à ce régime. Un homme sans nom, sans visage, sans racine. Un homme qui se souvient du monde avant la dictature et qui veut à tout prix rendre le pouvoir au peuple. Il n'a pas de nom mais se fait appeler V.
Rarement une BD n'aura aussi bien retranscrit la dictature. On se sent oppressé, presque menacé. Le scénario est très solide et, comme dans Watchmen, d'une grande densité. La lecture de ce pavé est donc assez lente.
V me fait beaucoup penser à Batman. Comme l'homme chauve-souris, il a compris que pour lutter, il faut devenir un symbole. Un être humain peut être tué. Un symbole, lui, ne meurt pas. Il hante ses victimes et marque les esprits. Cet aspect me plaît beaucoup.
Le récit est divisé en trois actes. Le premier est tout simplement incroyable de rythme, d'action, de révélations. Un 5/5 complètement mérité. Le second est le moins bon. On se perd un peu dans des histoires parallèles sur les membres du parti dirigeant et l'intérêt est beaucoup diminué : note 3/5. Le troisième est franchement bien avec un dénouement parfait. On ne pouvait pas imaginer mieux : note 4.25/5.
Le dessin ne me plaît guère. Certaines planches sont belles mais la majorité me déplaisent. Le trait est trop gras et j'ai beaucoup de peine à reconnaître les personnages, ce qui retire une part de plaisir à la lecture. S'ajoute à cela une colorisation atroce. C'est fade et mal posé. Elle constitue sans aucun doute le point faible de la série.
Malgré ces points négatifs, je reconnais que le dessin nous plonge dans l'ambiance. Il est très immersif.
Au final, "V pour Vendetta" est un excellent comics mais qui ne plaira pas à tout le monde en grande partie à cause de son dessin peu accessible.
Je recommande l'achat mais feuilletez l'album avant pour être sûr.
La vieillesse, voire la grande vieillesse, est un sujet difficile, heureusement des oeuvres comme Les petits ruisseaux (dans un registre un peu différent) et ce "Rides" prouvent qu'on peut en parler avec respect et humour à la fois.
La maladie d'Alzheimer est une vraie saloperie, qui provoque une perte rapide des repères chez nos aînés. Paco Roca est allé dans de nombreuses maisons de retraite, a rencontré et observé plusieurs personnes atteintes de cette affection, et retranscrit de façon bien dosée ses effets. Le rythme s'accélère en fin de volume, mais c'est pour mieux coller à la maladie.
En parlant de rythme, l'auteur distille les "évasions" de ses personnages de façon remarquable, aux moments où l'on s'y attend le moins. J'ai particulièrement apprécié celle du début, mais aussi celle des nuages, à la fois poétique et enchanteresse. Et on n'oublie pas l'humour, parce qu'ils s'amusent quand même parfois, nos (arrières-) grands-parents.
Le trait de Roca est clair, très européen, et en même temps extrêmement lisible.
Une vraie réussite, à la fois digne, sage et à laquelle on doit le respect.
Un récit poignant, celui de la chute rapide d'un empire et d'une civilisation. Il se dégage une impression de compte a rebours des les premières pages, un sentiment de fatalité, d'issue inéluctable. Le personnage semble mieux le comprendre que les autres. Les répercussions sur son comportement témoignent de l'affreux traumatisme vécu par les indiens, qui résulte de la déstructuration de leur communauté pendant la conquête, et de la mise en doute de leurs croyances (alcoolisme, violence, superstition exacerbée).
Pour souligner cela, un graphisme noir, encré, aux personnages souvent flous, qui est tout a fait adapté, et même somptueux, notamment lors des pleines pages. Le paysage andin en apparaît alors presque maudit, condamné.
Duchazeau signe ici un magnifique ouvrage, une leçon d'histoire a la fois simple et réaliste.
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Batman - The Dark Knight returns
Splendide !! Batman est mon super héros préféré depuis toujours et ce pour une raison simple : ce n'est qu'un homme, certes riche et intelligent, mais un homme tout de même. Il ne doit ses victoires qu'à sa propre force et son astuce. Ici pas de pouvoir comme Superman l'invincible ou Spiderman le collant ;)... Juste un homme qui utilise la symbolique de la chauve-souris pour marquer ses ennemis et les terroriser. Le dessin est d'un niveau variable. Certaines planches sont moyennes, d'autres d'un bon niveau mais la cerise sur le gâteau ce sont vraiment les planches sur une page entière !! Elles sont sublimes tant dans leur conception que dans leur colorisation. Sur l'ensemble, on a l'impression que le même soin n'a pas été apporté à toute les pages ce qui est regrettable. Le scénario est excellent. Il pose les questions de la justice personnelle, du respect de la loi, des héros, de la réaction des médias face à l'actualité, l'attitude irresponsable des psychologues qui analysent les détenus (avis personnel basé sur la BD et sur des cas étudiés en cours - je ne vise ni ne critique personne). Bruce Wayne est un cinquantenaire qui décide de reporter le costume de Batman lorsque Gotham City est au bord du gouffre. Mais les années ont passé et ses méthodes expéditives de vengeance personnelle ne font plus l'unanimité. C'est donc un Batman plus torturé que jamais qui nous est ici livré. L'ambiance est sombre et lourde mais très proche de la description de Gotham City ce qui nous permet une meilleure immersion dans le récit. Avec des thèmes principaux proches de Death Note, Batman Dark Night est un comics indispensable à tous les amateurs du genre et un incontournable pour ceux qui voudrait s'y lancer !
Persepolis
Alors voilà, comme Alix m’a scandaleusement plagiée par anticipation, que dire d’autre, que dire de plus, pour vous convaincre ? Que Persepolis est une série qui pétille de malice, d’intelligence et d’impertinence. Qu’il n’y a pas de temps morts, que le personnage principal est terriblement attachant, et que je me suis sentie très proche d’elle. Que le dessin, tantôt (faussement) naïf, tantôt très inventif, sert admirablement le propos de Marjane Satrapi. C’est vrai qu’il emprunte parfois aux motifs chers à David B. (quand j’vous l’dis, qu’il m’a copiée ! :! ) et d’ailleurs ce dernier a préfacé le tome 1. En fait, c’est même lui qui a présenté Marjane Satrapi aux autres membres de L’Association. Bref, si vous aimez les histoires autobiographiques, ou tout simplement les histoires bien racontées, avec en plus un arrière-plan historique qui confère à la série un intérêt documentaire précieux, allez-y ! Dernière petite chose : je fais partie de ceux qui ont aussi aimé le tome 3 qui raconte l’expérience autrichienne de l’auteur.
Courtney Crumrin
Courtney Crumrin, c’est d’abord un univers fantastique, fait de magie noire, de sorciers et de choses de la nuit, tout-à-fait de nature à combler les lecteurs de Harry Potter (dont je fais partie). C’est aussi une héroïne sympathique et qui a du tempérament, Courtney, son oncle, Aloysius Crumrin, aussi charismatique que mystérieux, et d’autres personnages, hauts en couleurs (si je puis dire). C’est encore des dialogues percutants, et des histoires dans lesquelles on se glisse avec gourmandise. C’est enfin un très élégant dessin en noir et blanc, extrêmement expressif, qui n’a cessé tout au long de ma lecture, de m’évoquer quelque chose, mais quoi, parvenue à la fin du tome 3, je ne m’en souvenais toujours pas, malheureusement. Courtney Crumrin ? Lue et approuvée par Jason et Trondheim :) Et moi. :8
Naruto
Naruto... Une série giga qui parle d'un jeune ninja qui veut devenir Hokage. Cette série m'a fait délirer pendant quelques mois pendant que Dragon Ball descendait aux enfers. Mais à la longue, Naruto m'a fatigué. Il se lit trop vite et je me suis rendu compte que Dragon Ball n'était certainement pas fini pour moi. Mais il faut le dire, Naruto est une série vachement super !! Même si je trouve que Dragon Ball est largement supérieur à lui. Achetez-le, vous verrez, vous n’allez pas être déçus !!
Royal Space Force (Ministère de l'Espace)
Une uchronie intéressante, très cynique, qui imagine un monde dominé par l’Angleterre, puissance majeure et imbattable dans la course à la conquête spatiale… mais à quel prix ? La narration alterne le présent (et l’épouvantable réalité sur le financement du ministère de l’espace) et le passé (montée en puissance de l’Angleterre et du ministère). Comme le dit JJJ ci-dessous, la fin marque. J’adore quand la toute dernière case d’une BD chamboule tout et présente l’histoire que l’on vient de lire sous un angle complètement différent. Bon, ne vous attendez pas à l’histoire SF du siècle, mais si le genre vous intéresse, je pense que ce comics vous fera passer un bon moment de lecture.
Smoke City
Ayant vu quelques pages de cet album, je me le suis alors procuré, car je dois dire que le dessin de Carré m'a particulièrement bien plu. En effet, les décors sont de toute beauté, notamment les premières pages et lors du combat sur le toit. D'ailleurs je dois avouer qu'il m'arrive souvent de l'ouvrir juste pour y contempler la ville. Les personnages sont eux aussi réussi je trouve. Coté scénario, c'est assez classique mais pas déplaisant. On a affaire à la reformation d'une ancienne bande de potes, chacun excellant dans son domaine, afin de dérober une momie dans un musée pour le compte d'un riche commanditaire. Un scénario un peu plus complexe aurait été parfait. Les amateurs d'Ocean 11 apprécieront beaucoup. Une très agréable lecture que cet ouvrage dont j'attends le deuxième et dernier volet avec impatience.
Le Crépuscule des Dieux
Très bonne surprise pour ce premier album. Je l'ai acheté pour son dessin que je trouve magnifique. Les planches sont toutes sans exception un plaisir pour les yeux. Le trait est propre et fin. Les couleurs sont admirablement choisies et posées. Vraiment beau. C'est vrai que le graphisme ressemble aux illustrations du Seigneur des Anneaux. Avis aux amateurs donc. Le scénario est pour l'instant assez banal bien qu'efficace. On se retrouve plongé dans un conflit mythique classique : des dieux se chamaillent et entraînent de pauvres hommes mortels dans leurs disputes, causant des morts atroces pour les uns, la gloire pour les autres mais toujours des destins tortueux et extraordinaires. Ce premier tome ne sert pas que d'introduction mais commence réellement l'histoire. Pour une fois ce sont les dieux scandinaves qui sont mis en avant, ce qui est fort appréciable et contribue à donner une touche d'originalité à cette série naissante. Le ton de narration est différent de ce qu'on trouve habituellement dans les séries Fantasy de Soleil Productions, ce qui sera pour beaucoup un point positif. Un bon 4/5 qui ne demande qu'à être confirmé lorsque la suite sortira. Je croise les doigts car pour l'instant, c'est très bien. Série à suivre donc.
V pour Vendetta
La guerre nucléaire a détruit le monde. L'Angleterre a survécu mais ne s'en est pas sorti indemne... la dictature s'est installée et le pouvoir tient le peuple par la peur et la propagande. Un homme s'oppose cependant à ce régime. Un homme sans nom, sans visage, sans racine. Un homme qui se souvient du monde avant la dictature et qui veut à tout prix rendre le pouvoir au peuple. Il n'a pas de nom mais se fait appeler V. Rarement une BD n'aura aussi bien retranscrit la dictature. On se sent oppressé, presque menacé. Le scénario est très solide et, comme dans Watchmen, d'une grande densité. La lecture de ce pavé est donc assez lente. V me fait beaucoup penser à Batman. Comme l'homme chauve-souris, il a compris que pour lutter, il faut devenir un symbole. Un être humain peut être tué. Un symbole, lui, ne meurt pas. Il hante ses victimes et marque les esprits. Cet aspect me plaît beaucoup. Le récit est divisé en trois actes. Le premier est tout simplement incroyable de rythme, d'action, de révélations. Un 5/5 complètement mérité. Le second est le moins bon. On se perd un peu dans des histoires parallèles sur les membres du parti dirigeant et l'intérêt est beaucoup diminué : note 3/5. Le troisième est franchement bien avec un dénouement parfait. On ne pouvait pas imaginer mieux : note 4.25/5. Le dessin ne me plaît guère. Certaines planches sont belles mais la majorité me déplaisent. Le trait est trop gras et j'ai beaucoup de peine à reconnaître les personnages, ce qui retire une part de plaisir à la lecture. S'ajoute à cela une colorisation atroce. C'est fade et mal posé. Elle constitue sans aucun doute le point faible de la série. Malgré ces points négatifs, je reconnais que le dessin nous plonge dans l'ambiance. Il est très immersif. Au final, "V pour Vendetta" est un excellent comics mais qui ne plaira pas à tout le monde en grande partie à cause de son dessin peu accessible. Je recommande l'achat mais feuilletez l'album avant pour être sûr.
La Tête en l'air (Rides)
La vieillesse, voire la grande vieillesse, est un sujet difficile, heureusement des oeuvres comme Les petits ruisseaux (dans un registre un peu différent) et ce "Rides" prouvent qu'on peut en parler avec respect et humour à la fois. La maladie d'Alzheimer est une vraie saloperie, qui provoque une perte rapide des repères chez nos aînés. Paco Roca est allé dans de nombreuses maisons de retraite, a rencontré et observé plusieurs personnes atteintes de cette affection, et retranscrit de façon bien dosée ses effets. Le rythme s'accélère en fin de volume, mais c'est pour mieux coller à la maladie. En parlant de rythme, l'auteur distille les "évasions" de ses personnages de façon remarquable, aux moments où l'on s'y attend le moins. J'ai particulièrement apprécié celle du début, mais aussi celle des nuages, à la fois poétique et enchanteresse. Et on n'oublie pas l'humour, parce qu'ils s'amusent quand même parfois, nos (arrières-) grands-parents. Le trait de Roca est clair, très européen, et en même temps extrêmement lisible. Une vraie réussite, à la fois digne, sage et à laquelle on doit le respect.
Les vaincus
Un récit poignant, celui de la chute rapide d'un empire et d'une civilisation. Il se dégage une impression de compte a rebours des les premières pages, un sentiment de fatalité, d'issue inéluctable. Le personnage semble mieux le comprendre que les autres. Les répercussions sur son comportement témoignent de l'affreux traumatisme vécu par les indiens, qui résulte de la déstructuration de leur communauté pendant la conquête, et de la mise en doute de leurs croyances (alcoolisme, violence, superstition exacerbée). Pour souligner cela, un graphisme noir, encré, aux personnages souvent flous, qui est tout a fait adapté, et même somptueux, notamment lors des pleines pages. Le paysage andin en apparaît alors presque maudit, condamné. Duchazeau signe ici un magnifique ouvrage, une leçon d'histoire a la fois simple et réaliste. Du grand art.