Amateurs de chairs pourries, de coups de marteaux dans les cranes, de morts en marche : Bienvenue!
Walking Dead est assurément une des meilleures séries du genre. En plus d'offrir de l'action et de revisiter avec brio les meilleures oeuvres cinématographiques du genre en leur rendant hommage, Walking Dead passionne pour bien d'autre raisons.
Le scénario de Kirkman est rudement bien construit, le départ est classique et il faut tourner pas mal de pages avant que cette BD ne révèle tout son potentiel. Quand le personnage principal rejoint un groupe de survivant, cela devient interessant. Plusieurs scènes d'horreurs brutes sont si bien construites qu'elles parviennent littéralement à faire leur effet, à cela s'ajoute une tension émotionnelle entre différents personnages qui fait monter la pression du milieu du premier tome jusqu'à la toute fin... et là... la première partie s'achève sur un climax de folie.
Dire qu'il m'a fallu attendre deux ans pour lire la suite, je parlais de climax, en fait si la tension culminait à la fin du premier tome, elle ne redescend pas dans le second, la pression est maintenue, de nouvelles péripéties attendent les survivants alors qu'une routine dangeureuse s'installe entre eux. De nouveaux évènements modifient sensiblement les perspectives d'avenir pour certains membres du groupe, de nouveaux personnages arrivent... Le scénario de Kirkman est loin d'être figé, cette série n'est pas prète pour déja s'essoufler. De bon moments de lectures horrifiques nous attendent encore.
Pour ce qui est des dessins, si j'appréciais le trait de Tony Moore tout en le trouvant un peu trop lisse pour ce genre, j'adore celui de Charlie Adlard dans le second tome, son style est un peu plus réaliste, le dessin gagne un aspect brut qui renforce la noirceur de l'ambiance.
Walking Dead est une bonne série, évidemment à reserver à ceux qui aiment le genre. Fans de Romero, quelques clins d'oeils vous sont adressés...
JJJ
Le titre de cet album aurait pu être Renaissance, tant il redéfinit en profondeur l'homme d'acier rouge et or.
Oubliez ce que vous avez pu lire sur ce personnage et plongez dans cette passionnante histoire qu'offre Extremis. Warren Ellis démontre une fois de plus qu'il est un scénariste avec qui il faut compter. A mes yeux, son Iron Man explose littéralement tous ceux qui ont été écrits précédemment. Ellis réinvente totalement le personnage, sous sa plume, les points forts de la série sont transcendés, les valeurs bonnes ou mauvaises du personnages sont utilisées de la meilleure des façon. Les lourdeurs, les éléments inutiles ont disparus.
Comme si Warren Ellis avait tiré la substantifique moelle du personnage afin d'en reconstruire un squelette parfait, avant de le recouvrir d'une chair impressionnante de vivacité, puis d'une armure d'or à l'éclat incomparable. En plus de nous offrir ce magnifique personnage, ce nouveau Tony Stark, Ellis le fait évoluer dans une histoire à l'excellent scénario, à l'intensité dramatique forte. Tout cela bien sur sans oublier de nous gratifier d'une bonne dose de causticité.
Ultime cadeau du scénariste, la réécriture des origines du personnage, simplement une transposition contemporaine et épurée de ce qui avait déja été écrit. Si ce passage de quelques pages n'est pas le climax scénaristique que l'on était en droit d'attendre, c'est néanmoins inséré dans l'histoire principale avec beaucoup de cohérence, et cela comblera de joie les nouveaux lecteurs. Et puis c'est l'occasion de revoir l'armure grise des débuts dessinée par Adi Granov.
Adi Granov est un dessinateur exceptionnel, son style est extraordinairement soigné, et si l'on peut reprocher aux dessins un aspect un peu statique, on ne peut en revanche qu'admirer la beauté des illustrations. A croire qu'Adi Granov est né pour dessiner Iron Man...
J'ai adoré cette lecture, j'aimais bien Iron Man, mais sans plus. Ce livre me l'a fait redécouvrir sous un autre angle. Si je ne devais conseiller qu'un album aux lecteurs interessés par ce héros ambigu, ce serait Extremis.
Cet Iron Man est définitif, à la fin, une fois l'histoire bouclée, tout est dit. Pas de suite à attendre, pas de détails non révélés, l'histoire est riche, aboutie, absolue.
Iconique aujourd'hui, culte demain. Incontournable.
JJJ
Qu'il est triste de voir un tel monument si mal noté... Certes, il s'agit d'une BD assez spéciale, mais cela vaut vraiment le coup de s'y attarder.
Déjà, il y a le dessin. Bon, tout le monde n'a peut-être pas eu comme moi son premier coup de coeur graphique en lisant "kidnapping en teletrans" dans son enfance, mais comment résister au charme du trait de Chaland, limpide et élégant, avec un jeu de pleins et de déliés si élaborés. Ce n'est pas a priori mon style de dessin préféré, et pourtant je tombe sous le charme à chaque fois que je pose les yeux dessus.
Et, surtout, il y a le fond de la BD, qui est d'une incroyable richesse. Le jeune Albert en lui-même, tout d'abord, est un personnage tout à fait fascinant, cynique, égoïste, haïssable mais en même temps vraiment attachant. Et puis il y a le monde dans lequel il évolue, un monde imaginaire qui tient beaucoup bien sûr de la Belgique pendant la deuxième guerre mondiale, mais qui contient en fait de fines allusions à la guerre contre les asiatiques du "secret de l'espadon", de Blake et Mortimer. Ce monde est plein de références, de mises en abîme. Ce procédé est parfois frustrant : j'ai eu par moments l'impression qu'il me manquait des billes pour comprendre toute la portée d'un gag, notamment quand on sent qu'ils parlent de l'histoire de la Belgique ; mais ils m'ont fait réfléchir, surtout dans le contexte actuel.
Surtout, il ne faut pas aborder cette BD en se disant qu'on va rire aux éclats. Non, on va rire jaune, et ressentir un mélange complexe de tendresse, de cynisme, de nostalgie. Et, une fois le livre refermé, on gardera une empreinte durable de ces sentiments, et on sera pris d'une envie de décortiquer l'album et d'y réfléchir longuement.
En guise de conclusion, je dirais qu'après en avoir entendu parler pendant des années, j'ai donc fini par lire "le jeune Albert" sur la tard. Je ne le regrette pas. J'ai vraiment eu l'impression de lire une oeuvre marquante, riche et passionnante, un des chef-d'oeuvres de la BD.
Voilà bien la première fois que j’envoie un message à un éditeur pour le féliciter sur un de ses albums. Il faut dire que "Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin" réunit à mes yeux d’énormes qualités. Mais avant de les détailler, parlons un peu de son environnement. Loïc Dauvillier est un sympathique auteur, que nous avions rencontré récemment. J’ai lu plusieurs de ses albums à la suite de son interview, comme La petite famille, Ce qu'il en reste, La Boucherie, ou encore Passages. Sans parler de ses adaptations de classiques littéraires ou créations pour la jeunesse. Il se dégageait de ses œuvres une infinie sensibilité, une finesse dans le récit et une constance dans la qualité que je n’ai pas encore rencontrées ailleurs. Cet album choral, co-écrit avec Sibylline et mis en images par trois jeunes dessinateurs, était donc l’une de mes grosses attentes de ce second trimestre 2007.
Et puis voilà, il est là, et je l’ai lu. La première phrase est comme un coup dans l’estomac : « Longtemps je me suis couché de bonne heure… ». Si vous avez fait quelques études de lettres ou si vous avez lu des classiques, vous connaissez cet incipit ; c’est bien celui d’Un Amour de Swann, roman de Marcel Proust. D’entrée Dauvillier et Sibylline placent donc leur BD sous le patronage de l’un des plus grands auteurs de la littérature française. D’ailleurs l’essentiel de la BD peut lui être comparé sur un élément de style, puisqu’une énorme place est laissée aux pensées, à l’introspection.
Les scénaristes nous proposent de rentrer dans l’esprit de leurs protagonistes, de leurs contradictions, de leurs peurs, de leurs frustrations. Encore une fois, l’acuité de l’auteur m’impressionne, me fait tomber de ma chaise à deux ou trois reprises.
"Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin" conte trois tranches de vie, trois instants intenses, tous liés au canal Saint-Martin, qui passe à Paris. Le titre est très évocateur, puisqu’il sous-entend une rupture, une blessure aussi, avec un repère spatial précis. Le canal est aussi une évocation de la vie, dans le sens d’une rivière qui coule, mais aussi d’un cours d’eau charriant toutes sortes de saletés. Un beau titre donc, à l’image de son écriture. Sensible, intense, capable de résumer en quelques mots toute une vie, c’est un sommet du scénario. Les thèmes sont un peu les mêmes que dans "Ce qu’il en reste" : l’érosion du couple, la torture de l’indifférence, la ténuité des relations. Des sujets forts, contemporains, difficiles à traiter.
Cette finesse se retrouve aussi dans la petite postface de Sibylline, un modèle d’écriture elle aussi. Mais un album, ce n’est pas qu’une histoire écrite, car sinon il s’agirait d’un roman. Il faut que la mise en images soit au diapason.
Et c’est indubitablement le cas. Dauvillier et Sibylline ont entraîné dans leur projet trois jeunes auteurs déjà remarqués : Capucine (Corps de Rêves, Le Philibert de Marilou), que j’aimais déjà beaucoup, François Ravard (Le portrait, Viking !) et Jérôme d’Aviau, remarqué pour Ce qu'il en reste, déjà scénarisé par Loïc Dauvillier. Trois dessinateurs aux styles assez proches, semi-réalistes voire réalistes, rompus aux descriptions du quotidien. J’ai eu un peu de mal avec le style « brut », granuleux, hachuré de Capucine, au départ, mais très vite je me suis installé dans l’ambiance. Attention tout de même, il y a une scène crue à la fin de sa partie. François Ravard, lui, a choisi de donner une tonalité très sombre, torturée à souhait, qui colle bien à la noirceur, ou plutôt au désespoir du propos. Quant à Jérôme d’Aviau, il propose une alternative plus « comique », plus expressive que ses deux confrères.
Désespérées, impromptues, passionnées, les trois histoires sont intenses, et font passer un excellent moment de lecture. "Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin" est donc un must du roman graphique, à lire de toute façon.
A noter que le fameux canal Saint-Martin a fait parler de lui récemment sur un tout autre registre, l’installation de tentes pour SDF par une association. Cela n’a rien à voir, mais c’est pour information.
Cette trilogie m’a marqué pour 2 raisons : son dessin et son traitement.
Le graphisme basé sur un noir et blanc très réaliste est rehaussé uniquement par la couleur jaune. D’un premier abord un peu repoussant, cette technique renforce le côté sombre, le côté « sale » de cette histoire.
Pour le traitement, il est des plus original. En effet, la même histoire est reprise 3 fois, par 3 points de vues différents et en apportant à chaque fois un élément supplémentaire pour finalement mettre à jour toute l’intrigue à la fin du 3ème tome. C’est le gros point fort de cette série et même si le final est un peu décevant, il ne faut pas bouder le plaisir que l’on a eu tout au long de la lecture.
A lire absolument, car vous vous souviendrez de votre lecture quoi qu’il arrive !
On attend avec impatience la suite de la série Sambre, et finalement on voit débarquer une série dérivée ou plutôt une série qui va nous conter les origines de « La guerre des yeux ». Ayant adoré la série originelle, et ayant été conquis par le graphisme de cet album au premier coup d’œil, je n’ai donc pas hésité à l’acheter.
J’ai été complètement conquis par le résultat graphique qu’ont réussi à réaliser les 2 jeunes auteurs. Tout en conservant l’esprit de Sambre, principalement avec des couleurs chaudes et envoûtantes, ils y ont apporté leur « patte » qui nous donne un résultat magnifique. Les personnages sont parfaitement dessinés, les décors et les costumes sont très détaillés et semblent sortir de la réalité. L’atmosphère qui se dégage de chaque planche est réussie et correspond à l’univers Sambre.
Ma crainte principale se basait sur le scénario, à savoir si la réalisation d’une série dérivée allait apporter quelque chose. Je dois dire que je trouve intéressant de pouvoir apprendre quelle est l’origine de « La guerre des yeux » mais également d’en connaître davantage sur le père de Bernard. Il fallait également que l’atmosphère Sambre soit présente et pour moi, c’est le cas : mystère, sensualité, romantisme, tragédie, tous ces éléments sont présents.
Je n’attendais pas cette série, mais je dois avouer que c’est une de mes meilleures lectures de l’année qui ne dénature pas l’œuvre originale et qui s’inscrit parfaitement dans son univers.
Moi qui aime les univers de SF bien pensés et originaux, je suis servi avec cette série.
Alors que la planète Terre serait sur le point de disparaître (on n'en sait pas trop sur ce sujet), une 1ère vague migratoire d’humains s’installe sur la planète Acriboréa. Celle-ci fait partie du système Ruivivar composé de 3 planètes habitées par différentes races et qui ont accepté l’installation des humains. L’intrigue nous plonge dans cet univers alors qu’une 2ème vague migratoire de 12 millions de personnes est sur le point d’entrer dans le système, mais les natifs de Ruivivar semblent très inquiets de cette arrivée massive.
Le scénariste nous plonge alors dans une intrigue dense, qu’il est un peu difficile de suivre sur le 1er et le 2ème tome car beaucoup d’informations nous sont fournies et beaucoup de personnages sont présentés. Mais, une fois tout ceci bien assimilé, on peut profiter d’un univers bien réfléchi.
Au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, les évènements s’accélèrent, on alterne entre temps forts et temps faibles, on passe d’une planète à une autre, on est complètement happé par l’intrigue qui est parfaitement rythmée et maîtrisée.
Le dessin de Créty est également parfaitement maîtrisé. Et même si on peut lui le reprocher d’utiliser la même structure pour tous ses visages, ce qui rend parfois difficile les identifications de tel ou tel personnage, il a fait un très gros travail sur les architectures futuristes, sur les véhicules et sur tout ce qui concerne les uniformes et autres habits. Tout en s’inspirant d’éléments de notre passé ou de notre présent, il les a fait évoluer pour en faire des éléments futuristes très « réalistes ». Il a effectué également un gros travail pour tout ce qui concerne les scènes d’action, qui sont nombreuses, afin de leur donner un découpage le plus clair possible et c’est plutôt réussi même si certaines cases mettant en scène beaucoup d’éléments (personnages nombreux avec des explosions) sont un peu difficiles à lire. Il n’a pas non plus été avare sur les décors, les détaillant le plus possible aussi bien pour les villes que pour l’intérieur des vaisseaux ou encore les environnements naturels.
Après la lecture des 4 premiers tomes, la qualité de cette série ne faiblit pas. Elle est clairement dirigée action et se veut un bon divertissement mais les auteurs n’ont pas oublié de lui donner la profondeur qui fait qu’on ne décroche pas de la lecture.
Je surnote un peu puisque mon avis est assez proche du 3,5/5.
L'idée de départ de cette série est tout simplement... démoniaque. Raconter les aventures d'une série d'anges gardiens et d'anges de la mort, ou du moins du pire d'entre eux, c'est casse-gueule, mais en l'occurrence ça donne une série très intéressante. Zidrou, plus connu pour ses séries humoristiques, montre un véritable talent de conteur, puisque son récit est très prenant, on ne s'ennuie pas une seconde, d'autant plus que ses personnages sont très bien campés.
Il bénéficie en outre du dessin de Matteo, assez réaliste, qui rend la lecture fortement agréable. Tout juste l'aspect inachevé de la série (intégrée par la suite à proTECTO et achevée sous ce nom) gâche-t-il un peu le plaisir. Mais pour le reste, c'est un très bon thriller, très recommandable.
Ce petit miniblog ne coûte quasiment rien mais est franchement dense et apporte de vrais moments de rigolade.
Son dessin est très sympa. D'inspiration légèrement manga, il est fin, expressif et maîtrisé. C'est du bon boulot, au résultat varié et très plaisant à lire et à regarder.
Quant au scénario, il est un peu gore puisque c'est l'histoire "banale" d'un petit garçon et de son drôle de démon de compagnie qui nous montre comment tuer quelqu'un, choisir sa cible, l'assassiner, la massacrer puis éliminer toutes les traces de chair et de sang qui ont giclé partout. C'est drôle, bien mené et dense pour un si petit format.
Quant au bonus sur internet, j'aime beaucoup la petite vidéo qu'il offre, son discours et la façon dont il est graphiquement présenté. A cela s'ajoute un jeu tout simple que je... je... j'avoue ne pas avoir réussi à la finir. :((
Très bon petit miniblog, du rire et du sourire pour pas cher.
Voilà un miniblog qui prend toute sa force dans son bonus internet ! Excellent !
Dès le départ, j'ai été attiré par sa couverture rouge très esthétique. L'intérieur est encore mieux. Le graphisme, quoique simple et tout en lignes droites et en formes simples, est très beau, très artistique. Et ces teintes de rouge sont très belles. J'aime beaucoup même si cela ressemble souvent un peu plus à de l'illustration qu'à de la BD.
Le conte qui est raconté dans l'album est plaisant mais pas très marquant. Disons qu'en le lisant, j'étais plus intéressé par la beauté des planches que par son histoire.
Oui mais voilà, le bonus sur internet qui s'ajoute à cet album apporte un regard complètement neuf sur le récit. Il présente en effet la vision de l'aimée du "héros" de la BD, une histoire complètement autre et qui montre celle de la BD sous un angle inattendu. Cette seconde histoire est nettement plus dense, mieux construite, plus intéressante et sa fin est assez forte. Qui plus est, le dessin, qui est le même mais en version informatique animée, est encore plus beau que dans la version papier.
Bref, un double récit bien mené et doté d'un excellent graphisme : à lire !
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Walking Dead
Amateurs de chairs pourries, de coups de marteaux dans les cranes, de morts en marche : Bienvenue! Walking Dead est assurément une des meilleures séries du genre. En plus d'offrir de l'action et de revisiter avec brio les meilleures oeuvres cinématographiques du genre en leur rendant hommage, Walking Dead passionne pour bien d'autre raisons. Le scénario de Kirkman est rudement bien construit, le départ est classique et il faut tourner pas mal de pages avant que cette BD ne révèle tout son potentiel. Quand le personnage principal rejoint un groupe de survivant, cela devient interessant. Plusieurs scènes d'horreurs brutes sont si bien construites qu'elles parviennent littéralement à faire leur effet, à cela s'ajoute une tension émotionnelle entre différents personnages qui fait monter la pression du milieu du premier tome jusqu'à la toute fin... et là... la première partie s'achève sur un climax de folie. Dire qu'il m'a fallu attendre deux ans pour lire la suite, je parlais de climax, en fait si la tension culminait à la fin du premier tome, elle ne redescend pas dans le second, la pression est maintenue, de nouvelles péripéties attendent les survivants alors qu'une routine dangeureuse s'installe entre eux. De nouveaux évènements modifient sensiblement les perspectives d'avenir pour certains membres du groupe, de nouveaux personnages arrivent... Le scénario de Kirkman est loin d'être figé, cette série n'est pas prète pour déja s'essoufler. De bon moments de lectures horrifiques nous attendent encore. Pour ce qui est des dessins, si j'appréciais le trait de Tony Moore tout en le trouvant un peu trop lisse pour ce genre, j'adore celui de Charlie Adlard dans le second tome, son style est un peu plus réaliste, le dessin gagne un aspect brut qui renforce la noirceur de l'ambiance. Walking Dead est une bonne série, évidemment à reserver à ceux qui aiment le genre. Fans de Romero, quelques clins d'oeils vous sont adressés... JJJ
Iron Man - Extremis
Le titre de cet album aurait pu être Renaissance, tant il redéfinit en profondeur l'homme d'acier rouge et or. Oubliez ce que vous avez pu lire sur ce personnage et plongez dans cette passionnante histoire qu'offre Extremis. Warren Ellis démontre une fois de plus qu'il est un scénariste avec qui il faut compter. A mes yeux, son Iron Man explose littéralement tous ceux qui ont été écrits précédemment. Ellis réinvente totalement le personnage, sous sa plume, les points forts de la série sont transcendés, les valeurs bonnes ou mauvaises du personnages sont utilisées de la meilleure des façon. Les lourdeurs, les éléments inutiles ont disparus. Comme si Warren Ellis avait tiré la substantifique moelle du personnage afin d'en reconstruire un squelette parfait, avant de le recouvrir d'une chair impressionnante de vivacité, puis d'une armure d'or à l'éclat incomparable. En plus de nous offrir ce magnifique personnage, ce nouveau Tony Stark, Ellis le fait évoluer dans une histoire à l'excellent scénario, à l'intensité dramatique forte. Tout cela bien sur sans oublier de nous gratifier d'une bonne dose de causticité. Ultime cadeau du scénariste, la réécriture des origines du personnage, simplement une transposition contemporaine et épurée de ce qui avait déja été écrit. Si ce passage de quelques pages n'est pas le climax scénaristique que l'on était en droit d'attendre, c'est néanmoins inséré dans l'histoire principale avec beaucoup de cohérence, et cela comblera de joie les nouveaux lecteurs. Et puis c'est l'occasion de revoir l'armure grise des débuts dessinée par Adi Granov. Adi Granov est un dessinateur exceptionnel, son style est extraordinairement soigné, et si l'on peut reprocher aux dessins un aspect un peu statique, on ne peut en revanche qu'admirer la beauté des illustrations. A croire qu'Adi Granov est né pour dessiner Iron Man... J'ai adoré cette lecture, j'aimais bien Iron Man, mais sans plus. Ce livre me l'a fait redécouvrir sous un autre angle. Si je ne devais conseiller qu'un album aux lecteurs interessés par ce héros ambigu, ce serait Extremis. Cet Iron Man est définitif, à la fin, une fois l'histoire bouclée, tout est dit. Pas de suite à attendre, pas de détails non révélés, l'histoire est riche, aboutie, absolue. Iconique aujourd'hui, culte demain. Incontournable. JJJ
Le Jeune Albert
Qu'il est triste de voir un tel monument si mal noté... Certes, il s'agit d'une BD assez spéciale, mais cela vaut vraiment le coup de s'y attarder. Déjà, il y a le dessin. Bon, tout le monde n'a peut-être pas eu comme moi son premier coup de coeur graphique en lisant "kidnapping en teletrans" dans son enfance, mais comment résister au charme du trait de Chaland, limpide et élégant, avec un jeu de pleins et de déliés si élaborés. Ce n'est pas a priori mon style de dessin préféré, et pourtant je tombe sous le charme à chaque fois que je pose les yeux dessus. Et, surtout, il y a le fond de la BD, qui est d'une incroyable richesse. Le jeune Albert en lui-même, tout d'abord, est un personnage tout à fait fascinant, cynique, égoïste, haïssable mais en même temps vraiment attachant. Et puis il y a le monde dans lequel il évolue, un monde imaginaire qui tient beaucoup bien sûr de la Belgique pendant la deuxième guerre mondiale, mais qui contient en fait de fines allusions à la guerre contre les asiatiques du "secret de l'espadon", de Blake et Mortimer. Ce monde est plein de références, de mises en abîme. Ce procédé est parfois frustrant : j'ai eu par moments l'impression qu'il me manquait des billes pour comprendre toute la portée d'un gag, notamment quand on sent qu'ils parlent de l'histoire de la Belgique ; mais ils m'ont fait réfléchir, surtout dans le contexte actuel. Surtout, il ne faut pas aborder cette BD en se disant qu'on va rire aux éclats. Non, on va rire jaune, et ressentir un mélange complexe de tendresse, de cynisme, de nostalgie. Et, une fois le livre refermé, on gardera une empreinte durable de ces sentiments, et on sera pris d'une envie de décortiquer l'album et d'y réfléchir longuement. En guise de conclusion, je dirais qu'après en avoir entendu parler pendant des années, j'ai donc fini par lire "le jeune Albert" sur la tard. Je ne le regrette pas. J'ai vraiment eu l'impression de lire une oeuvre marquante, riche et passionnante, un des chef-d'oeuvres de la BD.
Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin
Voilà bien la première fois que j’envoie un message à un éditeur pour le féliciter sur un de ses albums. Il faut dire que "Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin" réunit à mes yeux d’énormes qualités. Mais avant de les détailler, parlons un peu de son environnement. Loïc Dauvillier est un sympathique auteur, que nous avions rencontré récemment. J’ai lu plusieurs de ses albums à la suite de son interview, comme La petite famille, Ce qu'il en reste, La Boucherie, ou encore Passages. Sans parler de ses adaptations de classiques littéraires ou créations pour la jeunesse. Il se dégageait de ses œuvres une infinie sensibilité, une finesse dans le récit et une constance dans la qualité que je n’ai pas encore rencontrées ailleurs. Cet album choral, co-écrit avec Sibylline et mis en images par trois jeunes dessinateurs, était donc l’une de mes grosses attentes de ce second trimestre 2007. Et puis voilà, il est là, et je l’ai lu. La première phrase est comme un coup dans l’estomac : « Longtemps je me suis couché de bonne heure… ». Si vous avez fait quelques études de lettres ou si vous avez lu des classiques, vous connaissez cet incipit ; c’est bien celui d’Un Amour de Swann, roman de Marcel Proust. D’entrée Dauvillier et Sibylline placent donc leur BD sous le patronage de l’un des plus grands auteurs de la littérature française. D’ailleurs l’essentiel de la BD peut lui être comparé sur un élément de style, puisqu’une énorme place est laissée aux pensées, à l’introspection. Les scénaristes nous proposent de rentrer dans l’esprit de leurs protagonistes, de leurs contradictions, de leurs peurs, de leurs frustrations. Encore une fois, l’acuité de l’auteur m’impressionne, me fait tomber de ma chaise à deux ou trois reprises. "Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin" conte trois tranches de vie, trois instants intenses, tous liés au canal Saint-Martin, qui passe à Paris. Le titre est très évocateur, puisqu’il sous-entend une rupture, une blessure aussi, avec un repère spatial précis. Le canal est aussi une évocation de la vie, dans le sens d’une rivière qui coule, mais aussi d’un cours d’eau charriant toutes sortes de saletés. Un beau titre donc, à l’image de son écriture. Sensible, intense, capable de résumer en quelques mots toute une vie, c’est un sommet du scénario. Les thèmes sont un peu les mêmes que dans "Ce qu’il en reste" : l’érosion du couple, la torture de l’indifférence, la ténuité des relations. Des sujets forts, contemporains, difficiles à traiter. Cette finesse se retrouve aussi dans la petite postface de Sibylline, un modèle d’écriture elle aussi. Mais un album, ce n’est pas qu’une histoire écrite, car sinon il s’agirait d’un roman. Il faut que la mise en images soit au diapason. Et c’est indubitablement le cas. Dauvillier et Sibylline ont entraîné dans leur projet trois jeunes auteurs déjà remarqués : Capucine (Corps de Rêves, Le Philibert de Marilou), que j’aimais déjà beaucoup, François Ravard (Le portrait, Viking !) et Jérôme d’Aviau, remarqué pour Ce qu'il en reste, déjà scénarisé par Loïc Dauvillier. Trois dessinateurs aux styles assez proches, semi-réalistes voire réalistes, rompus aux descriptions du quotidien. J’ai eu un peu de mal avec le style « brut », granuleux, hachuré de Capucine, au départ, mais très vite je me suis installé dans l’ambiance. Attention tout de même, il y a une scène crue à la fin de sa partie. François Ravard, lui, a choisi de donner une tonalité très sombre, torturée à souhait, qui colle bien à la noirceur, ou plutôt au désespoir du propos. Quant à Jérôme d’Aviau, il propose une alternative plus « comique », plus expressive que ses deux confrères. Désespérées, impromptues, passionnées, les trois histoires sont intenses, et font passer un excellent moment de lecture. "Nous n’irons plus ensemble au canal Saint-Martin" est donc un must du roman graphique, à lire de toute façon. A noter que le fameux canal Saint-Martin a fait parler de lui récemment sur un tout autre registre, l’installation de tentes pour SDF par une association. Cela n’a rien à voir, mais c’est pour information.
Berceuse assassine
Cette trilogie m’a marqué pour 2 raisons : son dessin et son traitement. Le graphisme basé sur un noir et blanc très réaliste est rehaussé uniquement par la couleur jaune. D’un premier abord un peu repoussant, cette technique renforce le côté sombre, le côté « sale » de cette histoire. Pour le traitement, il est des plus original. En effet, la même histoire est reprise 3 fois, par 3 points de vues différents et en apportant à chaque fois un élément supplémentaire pour finalement mettre à jour toute l’intrigue à la fin du 3ème tome. C’est le gros point fort de cette série et même si le final est un peu décevant, il ne faut pas bouder le plaisir que l’on a eu tout au long de la lecture. A lire absolument, car vous vous souviendrez de votre lecture quoi qu’il arrive !
La Guerre des Sambre - Hugo & Iris
On attend avec impatience la suite de la série Sambre, et finalement on voit débarquer une série dérivée ou plutôt une série qui va nous conter les origines de « La guerre des yeux ». Ayant adoré la série originelle, et ayant été conquis par le graphisme de cet album au premier coup d’œil, je n’ai donc pas hésité à l’acheter. J’ai été complètement conquis par le résultat graphique qu’ont réussi à réaliser les 2 jeunes auteurs. Tout en conservant l’esprit de Sambre, principalement avec des couleurs chaudes et envoûtantes, ils y ont apporté leur « patte » qui nous donne un résultat magnifique. Les personnages sont parfaitement dessinés, les décors et les costumes sont très détaillés et semblent sortir de la réalité. L’atmosphère qui se dégage de chaque planche est réussie et correspond à l’univers Sambre. Ma crainte principale se basait sur le scénario, à savoir si la réalisation d’une série dérivée allait apporter quelque chose. Je dois dire que je trouve intéressant de pouvoir apprendre quelle est l’origine de « La guerre des yeux » mais également d’en connaître davantage sur le père de Bernard. Il fallait également que l’atmosphère Sambre soit présente et pour moi, c’est le cas : mystère, sensualité, romantisme, tragédie, tous ces éléments sont présents. Je n’attendais pas cette série, mais je dois avouer que c’est une de mes meilleures lectures de l’année qui ne dénature pas l’œuvre originale et qui s’inscrit parfaitement dans son univers.
Acriboréa
Moi qui aime les univers de SF bien pensés et originaux, je suis servi avec cette série. Alors que la planète Terre serait sur le point de disparaître (on n'en sait pas trop sur ce sujet), une 1ère vague migratoire d’humains s’installe sur la planète Acriboréa. Celle-ci fait partie du système Ruivivar composé de 3 planètes habitées par différentes races et qui ont accepté l’installation des humains. L’intrigue nous plonge dans cet univers alors qu’une 2ème vague migratoire de 12 millions de personnes est sur le point d’entrer dans le système, mais les natifs de Ruivivar semblent très inquiets de cette arrivée massive. Le scénariste nous plonge alors dans une intrigue dense, qu’il est un peu difficile de suivre sur le 1er et le 2ème tome car beaucoup d’informations nous sont fournies et beaucoup de personnages sont présentés. Mais, une fois tout ceci bien assimilé, on peut profiter d’un univers bien réfléchi. Au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, les évènements s’accélèrent, on alterne entre temps forts et temps faibles, on passe d’une planète à une autre, on est complètement happé par l’intrigue qui est parfaitement rythmée et maîtrisée. Le dessin de Créty est également parfaitement maîtrisé. Et même si on peut lui le reprocher d’utiliser la même structure pour tous ses visages, ce qui rend parfois difficile les identifications de tel ou tel personnage, il a fait un très gros travail sur les architectures futuristes, sur les véhicules et sur tout ce qui concerne les uniformes et autres habits. Tout en s’inspirant d’éléments de notre passé ou de notre présent, il les a fait évoluer pour en faire des éléments futuristes très « réalistes ». Il a effectué également un gros travail pour tout ce qui concerne les scènes d’action, qui sont nombreuses, afin de leur donner un découpage le plus clair possible et c’est plutôt réussi même si certaines cases mettant en scène beaucoup d’éléments (personnages nombreux avec des explosions) sont un peu difficiles à lire. Il n’a pas non plus été avare sur les décors, les détaillant le plus possible aussi bien pour les villes que pour l’intérieur des vaisseaux ou encore les environnements naturels. Après la lecture des 4 premiers tomes, la qualité de cette série ne faiblit pas. Elle est clairement dirigée action et se veut un bon divertissement mais les auteurs n’ont pas oublié de lui donner la profondeur qui fait qu’on ne décroche pas de la lecture.
Mèche rebelle
Je surnote un peu puisque mon avis est assez proche du 3,5/5. L'idée de départ de cette série est tout simplement... démoniaque. Raconter les aventures d'une série d'anges gardiens et d'anges de la mort, ou du moins du pire d'entre eux, c'est casse-gueule, mais en l'occurrence ça donne une série très intéressante. Zidrou, plus connu pour ses séries humoristiques, montre un véritable talent de conteur, puisque son récit est très prenant, on ne s'ennuie pas une seconde, d'autant plus que ses personnages sont très bien campés. Il bénéficie en outre du dessin de Matteo, assez réaliste, qui rend la lecture fortement agréable. Tout juste l'aspect inachevé de la série (intégrée par la suite à proTECTO et achevée sous ce nom) gâche-t-il un peu le plaisir. Mais pour le reste, c'est un très bon thriller, très recommandable.
Le Meurtre en 3 leçons
Ce petit miniblog ne coûte quasiment rien mais est franchement dense et apporte de vrais moments de rigolade. Son dessin est très sympa. D'inspiration légèrement manga, il est fin, expressif et maîtrisé. C'est du bon boulot, au résultat varié et très plaisant à lire et à regarder. Quant au scénario, il est un peu gore puisque c'est l'histoire "banale" d'un petit garçon et de son drôle de démon de compagnie qui nous montre comment tuer quelqu'un, choisir sa cible, l'assassiner, la massacrer puis éliminer toutes les traces de chair et de sang qui ont giclé partout. C'est drôle, bien mené et dense pour un si petit format. Quant au bonus sur internet, j'aime beaucoup la petite vidéo qu'il offre, son discours et la façon dont il est graphiquement présenté. A cela s'ajoute un jeu tout simple que je... je... j'avoue ne pas avoir réussi à la finir. :(( Très bon petit miniblog, du rire et du sourire pour pas cher.
Les Loups blancs
Voilà un miniblog qui prend toute sa force dans son bonus internet ! Excellent ! Dès le départ, j'ai été attiré par sa couverture rouge très esthétique. L'intérieur est encore mieux. Le graphisme, quoique simple et tout en lignes droites et en formes simples, est très beau, très artistique. Et ces teintes de rouge sont très belles. J'aime beaucoup même si cela ressemble souvent un peu plus à de l'illustration qu'à de la BD. Le conte qui est raconté dans l'album est plaisant mais pas très marquant. Disons qu'en le lisant, j'étais plus intéressé par la beauté des planches que par son histoire. Oui mais voilà, le bonus sur internet qui s'ajoute à cet album apporte un regard complètement neuf sur le récit. Il présente en effet la vision de l'aimée du "héros" de la BD, une histoire complètement autre et qui montre celle de la BD sous un angle inattendu. Cette seconde histoire est nettement plus dense, mieux construite, plus intéressante et sa fin est assez forte. Qui plus est, le dessin, qui est le même mais en version informatique animée, est encore plus beau que dans la version papier. Bref, un double récit bien mené et doté d'un excellent graphisme : à lire !