Les derniers avis (39909 avis)

Par crispies
Note: 4/5
Couverture de la série Batman - Année 100
Batman - Année 100

« Batman année 100 » fait partie de ces bd qui une fois commencée ne laissent aucun répit au lecteur jusqu'à la dernière page, l'intrigue démarre très vite et ne ralentit que très rarement. Néanmoins le scénario aurait quand même gagné à être un peu plus complexe, même si le background de l'histoire est plutôt bien pensé. Coté dessin le style est assez vif mais les visages, surtout celui de Batman, sont parfois déformés. En même temps il en faut pour tous les goûts et ça fait quand même du bien d'avoir un dessinateur qui sort des sentiers battus. En conclusion, c'est une histoire bien menée, un peu simple mais efficace, à acheter pour les fans de Batman.

20/10/2007 (modifier)
Par Thomas
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Berserk
Berserk

Salut, alors je voudrais expliquer deux, trois petites choses concernant les tomes 1, 2 et 3. L'univers, l'ambiance : Premièrement cet abord froid que présentent ces trois premiers tomes est du au fait que le lecteur se retrouve plongé "brutalement" dans un univers d'héroic fantasy dont il ignore tout, que ce soit les règles, la culture etc ... et plongé dans l'histoire de Guts dont il ignore tout et dont il voit un comportement froid, presque animal, et l'on ne découvre sa façon d'être et sa personnalité qu'a travers les yeux du petit elf qui l'accompagne. Néanmoins ces tomes posent les bases de l'histoire, et l'on voit que le caractère de guts n'est qu'une façade en réaction à son vécu et au malheur qui l'entoure, une façon de se protéger, on comprend alors un peu la construction psychologique du personnage, bien qu'elle soit très étrange (il y a la volonté de se punir soit même aussi). L'histoire ? Une histoire quasi inexistante ? Un prétexte aux massacres et autres effusions de sang ? On ne comprend pas très bien l'histoire de Guts si ce n'est qu'il chasse des démons, qui eux semblent connaître ce personnage de "ouie dire". Pourtant les planches sont truffées d'indices à chaque tome, laissant apparaître des détails de l'histoire. C'est ainsi que les fans de cette série crient au génie en prétextant une histoire bien ficelée, certes mais il faut avoir lu la suite. Rien qu'en se basant sur ces trois premiers tomes, je peux dire que l'histoire ne cesse de susciter un intérêt croissant. Le côté humain se reflétant sur le visage de guts (point culminant au tome 3) qu'il ne peut cacher en dépit de ses efforts pour se déshumaniser, ainsi que ses combats inéluctables commandés par des mélanges de sentiments (dont le petit elf ressent le moindre) défont bien cette vision imperturbable et froide qu'il veut laisser paraître. Les graphismes et détails du personnage sont donc assez importants, mais il est parfois difficile de le remarquer à cause de la narration (qui s'améliore au fil de la parution de cette série). Ces trois premiers tomes sont donc un prémisse à l'histoire, et une ébauche de la psychologie troublée du personnage. Pour ma part j'ai lu jusqu'au tome 12 puis j'ai recommencé la lecture des trois premiers tomes, ils prennent là tout leur côté palpitant. Le graphisme: C'est vraiment dommage qu'on puisse passer à côté de détails en profusions car la narration (entendre par là les successions d'images et la construction des planches) ainsi que le graphisme ne sont pas encore très bien établis, encore un peu hésitant. Le graphisme lui n'est pas aussi dégueu que certains le pensent, il est même parfois bien fait (il s'améliore de plus en plus au fil de la série) et donne un côté fourni à l'univers dans lequel évolue guts, et auquel on ne connaît rien. Je dirais donc que même ces détails ont leur importance même si l'on ne s'en rend pas compte. Certaines séries sont tout l'inverse, on évolue dans un univers simpliste que tout le monde comprend et en guise de décor on à parfois un fond blanc ce qui donne une impression de facilité à lire et à comprendre (je parle ici de certains shonens, shojos ...). Bref Berserk est une série avec un intérêt croissant même si l'on peut avoir du mal à en saisir l'essence au début, et dont l'histoire se révèle tout simplement superbe.

20/10/2007 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 4/5
Couverture de la série Wayne Redlake - 500 Fusils
Wayne Redlake - 500 Fusils

Un des meilleurs hommages de la bande dessinée au western-spaghetti ! Le récit annonce rapidement ses intentions spectaculaires, et il tient ses promesses. L'action ne faiblit jamais et la dose d'humour met en valeur une histoire sans prétention que son ironie et sa violence rendent parfaitement iconoclaste (comme un bon vieux film de Sergio Leone). Duval et Vatine jouent avec les codes du westerns (héros viril et brutal, crapules sanguinaires...) en ménageant quelques retournements de situations et des scènes d'action rondement menées, toujours exagérées et traitées au second degré qui en font un pur objet de fantaisie, jouissif et distrayant. Lamy sait utiliser les codes graphiques du genre western pour servir ses scénaristes et miser également sur l'hommage cinématographique, avec une mise en page d'une diabolique efficacité. Le trait souple et travaillé rend parfaitement l'univers qu'il exploite, une mise en couleur éclatante participe au charme de cet album. Bien loin d'un simple exercice de style destiné à l'amateur, voici un vrai hommage plein de malice et d'action qui se lit avec énormément de plaisir. Dommage que les auteurs n'aient pas resservi le couvert...

19/10/2007 (modifier)
Par lecordier
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Walking Dead
Walking Dead

Super comics !!! Dessin magnifique, scénario original qui reprend les films cultes de zombie en racontant en profondeur l'histoire de certains personnages. Un long voyage sur ce que serait le monde avec des zombies. Imaginez un film de George A. Romero de 10 heures où on voyagerait avec un groupe de personnages traversant les Etats-Unis à la recherche d'un endroit tranquille avec nourriture et sécurité ; mais un bon film de zombie ne se déroule jamais sans accroc et là dans "Walking Dead" les personnages vont souffrir, il y a plein de rebondissements. Dessin magnifique d'un grand détail et d'une grande finesse.

19/10/2007 (modifier)
Par Minou
Note: 4/5
Couverture de la série La Saison de la Couloeuvre
La Saison de la Couloeuvre

Une fois de plus j'ai fait confiance aux avis de BDtheque et je pense que j'ai bien fait ! Qu'est ce qui ne va pas dans cette BD ? Et bien pas grand chose en fait : Même si le scénario de base semble donner à fond dans la science-fiction (des portes aux quatre coins de l'univers qui permettent de passer d'un monde à un autre en un instant...), l'histoire redonne un petit coup de fouet au genre avec des grosses intrigues qui sentent bon l'originalité (pas plus de détails ici pour ceux qui le l'ont pas lu). A ceci, il faut ajouter un jeu de couleurs vraiment magnifique (pour ne pas dire jamais vu !), qui relance les scènes d'actions et accélère le récit quand il le faut. Un seul bémol pour ma part : le dessin. Bien que très bien réalisé, il me paraît un peu fade dans l'ensemble. Pas au niveau de la couleur mais au niveau du trait et je suis resté sur ma faim sur certaines illustrations en demie-page : plus de détails n'auraient pas été de trop. Bref pour conclure, tout ça nous fait une très très bonne BD qui méritera ses 5 étoiles si les autres tomes de la série sont aussi bons que le premier !

19/10/2007 (modifier)
Par ManuB
Note: 4/5
Couverture de la série Secrets - L'écharde
Secrets - L'écharde

Chaque famille possède ces secrets, des choses qu’on ne dit pas pour ne pas faire de mal, mais est-ce vraiment la bonne solution ? C’est la question que c’est posé Giroud, et qu’il va décliner sur plusieurs récits relativement cours. J’ai donc commencé par « L’écharde », un diptyque, où on va pouvoir découvrir ce qui a amené ce père de famille, normalement comblé par une femme et deux filles, à se suicider. Dans un environnement historique riche, basé sur deux époques très importantes pour la France que sont la seconde guerre mondiale et les émeutes de mai 1968, on va suivre une jeune fille en quête du passé de son père et donc de ses origines. J’ai trouvé le scénario vraiment très bien ficelé, très bien raconté, et même s’il n’est pas toujours très vivant et manque un peu de rythme, on suit les rebondissements avec assiduité. On s’attache aux différents personnages, certains sentiments forts et durs passent pendant la lecture. J’aurai un peu plus de réserves au niveau du dessin qui ne m’a pas toujours emballé. J’ai trouvé que les visages n’étaient pas maîtrisés, sans caractère, et qu’ils se retrouvaient souvent déformés. L’ensemble manque de détails et paraît souvent fade à côté du scénario qui a une vraie profondeur. Les couleurs sont elles aussi relativement « lisse » mais au contraire du dessin, elles conviennent bien à l’histoire. Malgré le graphisme décevant, j’ai vraiment été captivé par ce diptyque dont la lecture est très fluide, très plaisante et fait passer des émotions fortes.

19/10/2007 (modifier)
Par Jay
Note: 4/5
Couverture de la série Il était une fois en France
Il était une fois en France

En effet, cette série est partie pour être le Il était une fois en Amérique de la bande dessinée... L'histoire est construite dans le même style avec des flashbacks sur 2 périodes et le présent, j'avoue ne pas être fan de ce genre de procédé car en général on a vite fait de se perdre. Et bien là le récit est parfaitement construit et on arrive parfaitement à suivre l'histoire. Les différents personnages, malgré un goût de "déjà vu" sont charismatiques, et on est pressé d'en savoir plus à leur sujet. Une bien belle BD pour une bien belle histoire... L'Histoire est en marche !!!

18/10/2007 (modifier)
Par Jay
Note: 4/5
Couverture de la série Le Grand Jeu
Le Grand Jeu

Un 1er tome qui annonce une série (visiblement en 3 tomes) de très bon niveau. Certes un peu dense pour une introduction, mais cela a le mérite de donner beaucoup de rythme à ce début d'histoire (chose rare pour un 1er tome). Le dessin est bon, efficace et sobre et colle parfaitement à l'histoire. Une histoire qui mêle Histoire, paranormal, espionnage, le tout avec un brin d'humour efficace... Un mélange vraiment bien réussi je trouve. Effectivement voilà une série qui sent bon =)

18/10/2007 (modifier)
Par kirre
Note: 4/5
Couverture de la série Magna veritas
Magna veritas

Le premier tome m'avait laissé sur ma faim comme tous les tomes d'introduction en général, mais le scénario se précise dans le volume 2 et une intrigue en oignon est dévoilée peu à peu. Les amateurs de scénario à tiroirs mâtinés d'action seront servis. De nombreuses références aux univers de Neil Gaiman et Mark Rein-Hagen sont présentes dans les deux albums ; un univers féerique, mais avec une touche de noirceur suffisamment profonde pour être inquiétante. Le dessin colle parfaitement avec le ton de l'histoire selon moi, mais le style manga déplaira à certains.

18/10/2007 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Fille de rien
Fille de rien

Oui, je sais, la couverture de « Fille de rien » ne laisse planer aucun doute sur le thème de la collaboration et des relations franco-allemands pendant la seconde guerre mondiale. Oui, je sais, ce thème a été maintes fois diffusé dans les médias. Il n'empêche, ça reste toujours un sujet assez tabou qui laisse les gens silencieux et qui nous gêne. Alors, à mon avis, ça ne fait pas de mal qu’une histoire de ce genre soit remise sur le devant de la scène surtout de nos jours où le patriotisme pur et dur est en train de rejaillir dans la tête d’une bonne partie de la population de notre pays (mais bon, je m’égare là...). Le scénario de cette bd est bien plus complexe qu’une simple histoire de relation dite « interdite » pendant une guerre. « Fille de rien » m’est apparue comme un témoignage, comme une mise en garde contre la bêtise humaine. Cette bêtise humaine, à mon avis, est traduite dans cet album sous la forme de fausses rumeurs, de zizanie, de mensonges, de ruptures au sein même d’une famille, de jalousie et aussi... et hélas... de grande méchanceté qui vont se décupler le jour de la libération. En gros, le sentiment de la population est le suivant : peu importent les raisons qui ont conduit certaines gens à se comporter ainsi, seuls les résultats comptent ! Pas la peine de chercher à comprendre ! Cet homme a parlé avec un Allemand, c’est mal, qu’on le fusille ! Le point fort de cette bd est de nous mettre dans la même situation que les protagonistes (c’est à dire la population) de cette histoire : le lecteur ne sait rien de Lucienne, la malheureuse héroïne, il ne sait rien non plus du type de recherches qu’effectuent Jürgen et Serge dans un laboratoire de médecine, il ne sait rien ou presque du passé non plus des principaux personnages. A mon avis, le lecteur ne peut lire ce récit que comme un spectateur actif, comme une personne étrangère à la guerre qui débarque un jour dans ce village, qui découvre l’absurdité de cette situation malsaine et dont il ne peut rien faire face à tant de rancœurs ! Bref, ce scénario m’est vraiment apparu comme intelligent, touchant et qui m’a secoué, interrogé sur le type de comportement que j’aurais eu dans ce genre de situation. J’ai beaucoup apprécié le graphisme d’Arnü West au trait épais et la mise en couleurs aux tons assez sombres mais agréable malgré tout à contempler d’Albertine Ralenti. Le tout m’est apparu bien adapté au scénario de Sylvain Ricard, les ambiances sont réussies et les différents protagonistes sont assez faciles à identifier au premier coup d’œil. Les décors sont suffisamment détaillés. La narration est correcte, elle est aidée par un découpage et des cadrages simples. « Fille de rien » est une bd qui m’est apparue intéressante à lire. C’est un album qui m’a captivé par son thème. « Fille de rien » m’a également séduit par le parti-pris des auteurs de placer les lecteurs en témoins privilégiés du comportement de la population et des principaux protagonistes, et non en tant que simple spectateur. En tout cas, à mon avis, c’est une bd qui ne peut que secouer le lecteur, notamment en le forçant à s’interroger sur la façon dont il aurait réagir s’il avait vécu cette période difficile de fin de seconde guerre mondiale. A lire...

18/10/2007 (modifier)