Un très bon Tezuka.
Les personnages sont bien décrits psychologiquement, surtout le docteur Blackjack qui agit parfois de manière surprenante, qui pourrait paraître méchant. J'ai un véritable coup de coeur pour Pinoko. Elle est trop tordante et les histoires où elle apparaît sont toujours excellentes. Dommage qu'elle apparaisse peu dans certains tomes.
Les histoires sont de véritables réflexions sur la nature humaine et le monde qui nous entoure. À lire absolument.
Dès les premières pages, j'ai pensé à un autre témoignage des conflits en Afghanistan, celui de Didier Lefèvre sur Le Photographe, sauf qu'ici j'ai eu beaucoup plus de mal avec le dessin de René Follet, total inconnu pour ma part, que celui de Guibert. Ca m'a un peu gâché la plaisir au début tant je le trouve vieux par son aspect, les visages se ressemblent beaucoup ce qui ne facilite pas le suivi de l'action, même si je reconnais sur d'autres points qu'il est très bien réalisé, les chevaux par exemple sont simplement beaux. Tout comme Didier Lefèvre reporter qui racontait son périple dans ce pays, Christophe de Ponfilly est mort jeune. Mais ici ce n'est pas un récit à la première personne, ni un carnet de voyages, ce qui le rend complètement différent.
Nikolai est un jeune russe qui doit partir au front dans la guerre que l'on connaît du début des années 1980. Il se fait capturer et devient en quelque sorte adopté par ces gens qu'il combattait. Comme je l'ai précisé, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, mais l'appréciation positive s'est améliorée petit à petit. C'est un bon plaidoyer pour la paix façon "A l'ouest, rien de nouveau" sur l'absurdité d'un conflit. L'auteur est témoin secondaire de cette histoire qui malgré son aspect impossible semble bien être un fait avéré. La fin est en cela trop tragique pour n'être que fictive.
Bon comic, une découverte pour moi, et un bon moment.
Déjà, très beaux dessins, je dois avouer que la ligne claire est une des façon de dessiner qui me plaît le plus pour un auteur, et je trouve le rendu excellent. Et l'héroïne, Nara, vêtue en écolière portant une hache ensanglantée après avoir tranché dans les entrailles pourrissantes des zombies est une véritable oeuvre d'art.
Le scénario est sympathique, et je n'ai qu'un seul regret, que ce soit aussi court. Le récit aurait mérité d'avoir droit à plus de pages pour pouvoir s'étendre, mais je suppose que cela doit être lié aux impératifs de la publication américaine, donc je n'en tiendrai pas trop rigueur. Du reste, c'est une histoire somme toute classique de zombies, d'élu du bien contre suppôt de Satan, rien de neuf sous le soleil, les zombies sont toujours aussi voraces, mais par contre, Josh Howard casse quand même les codes du genre zombies non seulement en les laissant courir, mais en plus en permettant à certains zombies de voler, non mais où vont les zombies, je vous jure ?
Bref, une BD que je conseille, même si je réserve mon jugement pour ce qui est du tome 2 et du tome 3, qui devraient rejoindre ma bibliothèque prochainement.
MAJ : bon, j'ai eu l'occasion de lire le tome 2, je l'ai trouvé franchement sympathique. le dessin de Josh Howard me plait toujours autant, efficace, beau, j'aime. L'histoire prend aussi de l'ampleur, on étoffe les personnages, leurs relations évoluent, au point que l'on peut par contre s'ennuyer ferme au départ, mais le final, quoique les zombies soient un peu "too much", est bien mieux réalisé que celui du tome 1, et la revendication de dessin "sexy" revendiqué par l'auteur, prend ici bien plus de sens.
Cet album n'était pas prévu a l'origine par Josh Howard, et ça ce sent, mais il est très sympathique, avec un magnifique personnage de Violet Grey.
Poy poy poy, misère de misère...
Déjà, des auteurs qui font les bourrins tout en sachant qu'ils font les bourrins, c'est plus vraiment des bourrins.
Ce n'est pas vraiment un récit "satanique", en fait l'histoire on s'en fout un peu, et que les légions de démons passent par ceci ou cela ça m'est resté complètement indifférent. Non, le "diable" ici est dans les détails, c'est-à-dire dans les nombreux gags qui agrémentent les côtés des cases, et qu'il faut prendre le temps d'apprécier sans se soucier trop du déroulement de l'histoire principale.
Et là, je dois dire que je me suis bien amusé, je me suis poilé, j'ai éclaté de rire à chaque page. Au-delà du bien et du mal, y'a même plus de respect, ma pauv'dame.
Je ne conseille pas d'acheter, parce que je pense que c'est une oeuvre à emprunter une fois pour se marrer, pas à conserver.
Dans le dernier tome, les auteurs ne savent plus trop quoi raconter, ça se voit, mais bon cela arrive aux meilleures séries. Mais même dans ce dernier tome certains gags sont irrésistibles.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette BD et pourtant, rien ne m'y invitait de prime abord.
D'abord, j'avais trouvé tout à fait déplacé de choisir le visage de Gabin ou de Vanessa Paradis pour un personnage, de surcroît en couverture... A mon avis, cela décrédibilise la série.
Ensuite, certains visages des personnages et notamment du vampire ne m'emballaient pas trop, les trouvant parfois approximatif.
Enfin, les couleurs sont parfois moyennes.
Mais bon, j'ai investit dans la série quand même et là finalement, excellente surprise. Le rythme est bon, ce n'est pas trop alambiqué comme dans pas mal de série. C'est propre, ça marche bien.
Donc je conseille cette série et je confirme qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
Une superbe histoire « fantasy » non-violente, assez proche d’un conte de fées pour enfant, qui raconte la vie quotidienne d’une galerie de personnages attachants et loufoques au possible.
Pas de quête dangereuse, pas de combat sanglant, non, juste des personnages ordinaires, qui vivent ensemble dans un château, apprennent à cohabiter, à se connaître. L’ambiance est paisible au possible, l’histoire se penche sur le passé des personnages, nous aide à les connaître et les comprendre, et est remplie d’humour. On ne s’ennuie jamais malgré le manque d’action suscité. Je n’avais vraiment pas envie d’arriver au bout des 464 pages de ce pavé, et maintenant que c’est fait, j’attends avec impatience le prochain volume, prévu pour 2009 (argh !)
Le dessin colle parfaitement à l’histoire, et me rappelle un peu le style de Jeff Smith dans Bone.
« Château l'Attente » offre un excellent moment de détente, un voyage paisible et rempli d’humour dont vous pouvez difficilement vous passer si ce genre d’histoire vous botte.
Une de mes séries préférées d'adolescent attardé !
Les scénarios tiennent en haleine (en particulier "Le maître des montagnes", "Les Archers" ou "Louve"), la multitude de personnages bien construits permet une immersion encore plus forte et surtout un dessin magnifique en font une série à ne surtout pas manquer (admirer les couvertures de "L'enfant des étoiles" ou "Le maître des montagnes").
Mais malheureusement la série s'arrête au tome 17 avec "La gardienne des clés". Pas nécessaire de continuer plus loin, sous peine d'avoir de bien mauvaises surprises et de dénigrer cette série !
En effet, c'est difficile de penser que l'on peut se perdre à ce point alors qu'on a atteint des sommets avec des albums réellement magiques ! Sur les derniers albums, que dis-je, la moitié de la collection (18 à 29), il n'y a peut-être que "La marque des bannis" et "La couronne d'Ogotaï" qui sont à peu près lisible. Oui, je suis extrêmement critique, car pour moi (fan de la première moitié de Thorgal) cette série a perdu son âme. Est-ce du à une pression des éditeurs, un manque d'implication de Van Hamme, un héros qu'on ne décide pas à quitter ou tout simplement une baisse de régime ? On assiste dans les derniers tomes à du réchauffé, un manque cruel de souffle épique et même le dessin, pourtant très bon, ne rehausse pas la qualité des premiers albums. Toujours est-il qu'on peut regretter la grande époque où le valeureux viking ne cherchait que la paix pour sa famille.
Alors, me direz-vous, pourquoi ce 4/5 ? Et bien, sachez que j'ai longuement hésité, mais Thorgal reste une série que je relis régulièrement, un amour d'adolescent dont je ne peux et dont je ne veux pas me séparer...
Belle BD en couleur directe. Je préfère l'ancienne couverture, celle de la BD que j'avais achetée à l'époque de sa sortie.
Scénario simple mais efficace, images très picturales, c'est mignon, écolo avant l'heure, SF pour relever la sauce et de bien belles dames pour pimenter le tout.
Ca parle de mayas d'avant la visite des européens, et ça tombe bien, j'aime bien cette période. Ce qui peut expliquer mon manque de critique forcenée :)
[Edit 2009/05] Après relecture quelques années plus tard, je passe de 3 à 4 dans la note. Comparativement à la production actuelle, Champakou est quand même dans le haut du panier !
Sympathique découverte que cette série qui, hormis par son dessin, ne payait pas vraiment de mine à mes yeux.
Le dessinateur est déjà auteur de la série Gargouilles. Ceux qui connaissent reconnaitront son dessin joliment informatisé, avec des décors colorés et très jolis et des personnages façon dessin animé moderne. C'est un dessin très plaisant à lire et à regarder. Et j'avoue être assez fan des décors montagnards de cette série.
Le scénario ensuite est plutôt original.
D'emblée, j'ai été charmé par ce décor de village des Alpes Suisses ou Allemandes. Les premières planches vous plongent très vite dans une ambiance rustique et fraiche.
Ces lieux vont servir de décor à une intrigue mêlant de nombreux styles.
Le héros, Brüssli, est un petit garçon dont le faciès et l'origine mystérieuse laissent croire qu'il puisse être un demi-dragon, même si je doute que nous le voyions jamais voler ou cracher du feu. Ce n'est qu'un sympathique petit garçon assez débrouillard et au caractère bien trempé. Pas d'heroic-fantasy dans ce récit là.
Il va être entrainé avec sa famille, son village et son chien idiot dans une intrigue complexe mettant en jeu une riche héritière sournoise, sa jeune soeur assez niaise, une meute de loups humanoides, un lapin rose qui parle et chante comme un charretier, une bêêêête effrayante, une... heu... Plein de choses qui se mélangent en un cocktail inhabituel et pas désagréable du tout.
Le récit est prenant et plein d'humour. La narration est très bonne.
Je ne sais pas où va mener véritablement l'histoire, d'autant plus que son tournant m'a assez surpris vers les deux tiers de l'album, mais je suis vraiment bien rentré dedans, j'ai souvent ri et j'ai grandement apprécié ma lecture.
Joli, original, amusant, plaisant : une bonne série qui s'entame.
Après lecture du tome 2, je confirme ma bonne impression. C’est frais, bien construit et amusant. Cette BD, ayant l’air d’un récit jeunesse, a vraiment aussi la couleur d’un récit très agréable à lire pour un adulte.
Dessins, personnages, décor, récit, tout a une sympathique touche d'originalité mêlant aventure et humour.
Je trouve vraiment dommage que cette série ne soit pas davantage mise en avant en cette époque de surproduction car, sans prétention, elle vaut vraiment le coup d'oeil.
Je viens d'achever "De Gaulle à la plage" de Jean-Yves Ferri, et j'avoue avoir été conquis en le feuilletant dès la lecture en librairie.
Je fais pourtant partie d'une génération possédant les mémoires du général de Gaulle et qui a acheté quasi impulsivement "de Gaulle, mon père", entretien entre Michel Tauriac et l'amiral Philippe de Gaulle -auprès duquel mon grand père fut compagnon d'armes pendant la dernière guerre-.
Malgré le côté sulfureux et satirique de Ferri, en aucun cas, je n'ai trouvé une offense voire une insulte envers de Gaulle.
Au contraire, j'ai ri tout au long de cette bande dessinée, construite en courts strips, comme Le Retour à la terre.
Ce livre est annoncé dans la presse spécialisée depuis quelques mois, et j'avais la ferme intention de zapper cette bande dessinée, que je pensais simpliste voire vulgaire mais je me suis trompé.
En la lisant, vous rirez avec les retrouvailles du grand Charles avec un Churchill vieillissant, ou encore vous serez ravi de retrouver les réparties du grand homme avec tante Yvonne, ou avec son grand dadais de fils.
Bref, un album jubilatoire que je recommande vivement à tous.
En outre, les éditions Dargaud nous offre un album de la collection "poisson pilote" dans une qualité éditoriale assez inhabituelle et fort luxueuse pour cette collection.
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Black Jack
Un très bon Tezuka. Les personnages sont bien décrits psychologiquement, surtout le docteur Blackjack qui agit parfois de manière surprenante, qui pourrait paraître méchant. J'ai un véritable coup de coeur pour Pinoko. Elle est trop tordante et les histoires où elle apparaît sont toujours excellentes. Dommage qu'elle apparaisse peu dans certains tomes. Les histoires sont de véritables réflexions sur la nature humaine et le monde qui nous entoure. À lire absolument.
L'Etoile du soldat
Dès les premières pages, j'ai pensé à un autre témoignage des conflits en Afghanistan, celui de Didier Lefèvre sur Le Photographe, sauf qu'ici j'ai eu beaucoup plus de mal avec le dessin de René Follet, total inconnu pour ma part, que celui de Guibert. Ca m'a un peu gâché la plaisir au début tant je le trouve vieux par son aspect, les visages se ressemblent beaucoup ce qui ne facilite pas le suivi de l'action, même si je reconnais sur d'autres points qu'il est très bien réalisé, les chevaux par exemple sont simplement beaux. Tout comme Didier Lefèvre reporter qui racontait son périple dans ce pays, Christophe de Ponfilly est mort jeune. Mais ici ce n'est pas un récit à la première personne, ni un carnet de voyages, ce qui le rend complètement différent. Nikolai est un jeune russe qui doit partir au front dans la guerre que l'on connaît du début des années 1980. Il se fait capturer et devient en quelque sorte adopté par ces gens qu'il combattait. Comme je l'ai précisé, j'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire au début, mais l'appréciation positive s'est améliorée petit à petit. C'est un bon plaidoyer pour la paix façon "A l'ouest, rien de nouveau" sur l'absurdité d'un conflit. L'auteur est témoin secondaire de cette histoire qui malgré son aspect impossible semble bien être un fait avéré. La fin est en cela trop tragique pour n'être que fictive.
Mort@17
Bon comic, une découverte pour moi, et un bon moment. Déjà, très beaux dessins, je dois avouer que la ligne claire est une des façon de dessiner qui me plaît le plus pour un auteur, et je trouve le rendu excellent. Et l'héroïne, Nara, vêtue en écolière portant une hache ensanglantée après avoir tranché dans les entrailles pourrissantes des zombies est une véritable oeuvre d'art. Le scénario est sympathique, et je n'ai qu'un seul regret, que ce soit aussi court. Le récit aurait mérité d'avoir droit à plus de pages pour pouvoir s'étendre, mais je suppose que cela doit être lié aux impératifs de la publication américaine, donc je n'en tiendrai pas trop rigueur. Du reste, c'est une histoire somme toute classique de zombies, d'élu du bien contre suppôt de Satan, rien de neuf sous le soleil, les zombies sont toujours aussi voraces, mais par contre, Josh Howard casse quand même les codes du genre zombies non seulement en les laissant courir, mais en plus en permettant à certains zombies de voler, non mais où vont les zombies, je vous jure ? Bref, une BD que je conseille, même si je réserve mon jugement pour ce qui est du tome 2 et du tome 3, qui devraient rejoindre ma bibliothèque prochainement. MAJ : bon, j'ai eu l'occasion de lire le tome 2, je l'ai trouvé franchement sympathique. le dessin de Josh Howard me plait toujours autant, efficace, beau, j'aime. L'histoire prend aussi de l'ampleur, on étoffe les personnages, leurs relations évoluent, au point que l'on peut par contre s'ennuyer ferme au départ, mais le final, quoique les zombies soient un peu "too much", est bien mieux réalisé que celui du tome 1, et la revendication de dessin "sexy" revendiqué par l'auteur, prend ici bien plus de sens. Cet album n'était pas prévu a l'origine par Josh Howard, et ça ce sent, mais il est très sympathique, avec un magnifique personnage de Violet Grey.
666
Poy poy poy, misère de misère... Déjà, des auteurs qui font les bourrins tout en sachant qu'ils font les bourrins, c'est plus vraiment des bourrins. Ce n'est pas vraiment un récit "satanique", en fait l'histoire on s'en fout un peu, et que les légions de démons passent par ceci ou cela ça m'est resté complètement indifférent. Non, le "diable" ici est dans les détails, c'est-à-dire dans les nombreux gags qui agrémentent les côtés des cases, et qu'il faut prendre le temps d'apprécier sans se soucier trop du déroulement de l'histoire principale. Et là, je dois dire que je me suis bien amusé, je me suis poilé, j'ai éclaté de rire à chaque page. Au-delà du bien et du mal, y'a même plus de respect, ma pauv'dame. Je ne conseille pas d'acheter, parce que je pense que c'est une oeuvre à emprunter une fois pour se marrer, pas à conserver. Dans le dernier tome, les auteurs ne savent plus trop quoi raconter, ça se voit, mais bon cela arrive aux meilleures séries. Mais même dans ce dernier tome certains gags sont irrésistibles.
Le Prince de la Nuit
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette BD et pourtant, rien ne m'y invitait de prime abord. D'abord, j'avais trouvé tout à fait déplacé de choisir le visage de Gabin ou de Vanessa Paradis pour un personnage, de surcroît en couverture... A mon avis, cela décrédibilise la série. Ensuite, certains visages des personnages et notamment du vampire ne m'emballaient pas trop, les trouvant parfois approximatif. Enfin, les couleurs sont parfois moyennes. Mais bon, j'ai investit dans la série quand même et là finalement, excellente surprise. Le rythme est bon, ce n'est pas trop alambiqué comme dans pas mal de série. C'est propre, ça marche bien. Donc je conseille cette série et je confirme qu'il ne faut pas se fier aux apparences.
Château l'Attente
Une superbe histoire « fantasy » non-violente, assez proche d’un conte de fées pour enfant, qui raconte la vie quotidienne d’une galerie de personnages attachants et loufoques au possible. Pas de quête dangereuse, pas de combat sanglant, non, juste des personnages ordinaires, qui vivent ensemble dans un château, apprennent à cohabiter, à se connaître. L’ambiance est paisible au possible, l’histoire se penche sur le passé des personnages, nous aide à les connaître et les comprendre, et est remplie d’humour. On ne s’ennuie jamais malgré le manque d’action suscité. Je n’avais vraiment pas envie d’arriver au bout des 464 pages de ce pavé, et maintenant que c’est fait, j’attends avec impatience le prochain volume, prévu pour 2009 (argh !) Le dessin colle parfaitement à l’histoire, et me rappelle un peu le style de Jeff Smith dans Bone. « Château l'Attente » offre un excellent moment de détente, un voyage paisible et rempli d’humour dont vous pouvez difficilement vous passer si ce genre d’histoire vous botte.
Thorgal
Une de mes séries préférées d'adolescent attardé ! Les scénarios tiennent en haleine (en particulier "Le maître des montagnes", "Les Archers" ou "Louve"), la multitude de personnages bien construits permet une immersion encore plus forte et surtout un dessin magnifique en font une série à ne surtout pas manquer (admirer les couvertures de "L'enfant des étoiles" ou "Le maître des montagnes"). Mais malheureusement la série s'arrête au tome 17 avec "La gardienne des clés". Pas nécessaire de continuer plus loin, sous peine d'avoir de bien mauvaises surprises et de dénigrer cette série ! En effet, c'est difficile de penser que l'on peut se perdre à ce point alors qu'on a atteint des sommets avec des albums réellement magiques ! Sur les derniers albums, que dis-je, la moitié de la collection (18 à 29), il n'y a peut-être que "La marque des bannis" et "La couronne d'Ogotaï" qui sont à peu près lisible. Oui, je suis extrêmement critique, car pour moi (fan de la première moitié de Thorgal) cette série a perdu son âme. Est-ce du à une pression des éditeurs, un manque d'implication de Van Hamme, un héros qu'on ne décide pas à quitter ou tout simplement une baisse de régime ? On assiste dans les derniers tomes à du réchauffé, un manque cruel de souffle épique et même le dessin, pourtant très bon, ne rehausse pas la qualité des premiers albums. Toujours est-il qu'on peut regretter la grande époque où le valeureux viking ne cherchait que la paix pour sa famille. Alors, me direz-vous, pourquoi ce 4/5 ? Et bien, sachez que j'ai longuement hésité, mais Thorgal reste une série que je relis régulièrement, un amour d'adolescent dont je ne peux et dont je ne veux pas me séparer...
Champakou
Belle BD en couleur directe. Je préfère l'ancienne couverture, celle de la BD que j'avais achetée à l'époque de sa sortie. Scénario simple mais efficace, images très picturales, c'est mignon, écolo avant l'heure, SF pour relever la sauce et de bien belles dames pour pimenter le tout. Ca parle de mayas d'avant la visite des européens, et ça tombe bien, j'aime bien cette période. Ce qui peut expliquer mon manque de critique forcenée :) [Edit 2009/05] Après relecture quelques années plus tard, je passe de 3 à 4 dans la note. Comparativement à la production actuelle, Champakou est quand même dans le haut du panier !
Brüssli
Sympathique découverte que cette série qui, hormis par son dessin, ne payait pas vraiment de mine à mes yeux. Le dessinateur est déjà auteur de la série Gargouilles. Ceux qui connaissent reconnaitront son dessin joliment informatisé, avec des décors colorés et très jolis et des personnages façon dessin animé moderne. C'est un dessin très plaisant à lire et à regarder. Et j'avoue être assez fan des décors montagnards de cette série. Le scénario ensuite est plutôt original. D'emblée, j'ai été charmé par ce décor de village des Alpes Suisses ou Allemandes. Les premières planches vous plongent très vite dans une ambiance rustique et fraiche. Ces lieux vont servir de décor à une intrigue mêlant de nombreux styles. Le héros, Brüssli, est un petit garçon dont le faciès et l'origine mystérieuse laissent croire qu'il puisse être un demi-dragon, même si je doute que nous le voyions jamais voler ou cracher du feu. Ce n'est qu'un sympathique petit garçon assez débrouillard et au caractère bien trempé. Pas d'heroic-fantasy dans ce récit là. Il va être entrainé avec sa famille, son village et son chien idiot dans une intrigue complexe mettant en jeu une riche héritière sournoise, sa jeune soeur assez niaise, une meute de loups humanoides, un lapin rose qui parle et chante comme un charretier, une bêêêête effrayante, une... heu... Plein de choses qui se mélangent en un cocktail inhabituel et pas désagréable du tout. Le récit est prenant et plein d'humour. La narration est très bonne. Je ne sais pas où va mener véritablement l'histoire, d'autant plus que son tournant m'a assez surpris vers les deux tiers de l'album, mais je suis vraiment bien rentré dedans, j'ai souvent ri et j'ai grandement apprécié ma lecture. Joli, original, amusant, plaisant : une bonne série qui s'entame. Après lecture du tome 2, je confirme ma bonne impression. C’est frais, bien construit et amusant. Cette BD, ayant l’air d’un récit jeunesse, a vraiment aussi la couleur d’un récit très agréable à lire pour un adulte. Dessins, personnages, décor, récit, tout a une sympathique touche d'originalité mêlant aventure et humour. Je trouve vraiment dommage que cette série ne soit pas davantage mise en avant en cette époque de surproduction car, sans prétention, elle vaut vraiment le coup d'oeil.
De Gaulle à la plage
Je viens d'achever "De Gaulle à la plage" de Jean-Yves Ferri, et j'avoue avoir été conquis en le feuilletant dès la lecture en librairie. Je fais pourtant partie d'une génération possédant les mémoires du général de Gaulle et qui a acheté quasi impulsivement "de Gaulle, mon père", entretien entre Michel Tauriac et l'amiral Philippe de Gaulle -auprès duquel mon grand père fut compagnon d'armes pendant la dernière guerre-. Malgré le côté sulfureux et satirique de Ferri, en aucun cas, je n'ai trouvé une offense voire une insulte envers de Gaulle. Au contraire, j'ai ri tout au long de cette bande dessinée, construite en courts strips, comme Le Retour à la terre. Ce livre est annoncé dans la presse spécialisée depuis quelques mois, et j'avais la ferme intention de zapper cette bande dessinée, que je pensais simpliste voire vulgaire mais je me suis trompé. En la lisant, vous rirez avec les retrouvailles du grand Charles avec un Churchill vieillissant, ou encore vous serez ravi de retrouver les réparties du grand homme avec tante Yvonne, ou avec son grand dadais de fils. Bref, un album jubilatoire que je recommande vivement à tous. En outre, les éditions Dargaud nous offre un album de la collection "poisson pilote" dans une qualité éditoriale assez inhabituelle et fort luxueuse pour cette collection.