Moi je suis pas d'accord avec vous je trouve ce manga très bien c'est vrai qu'il est pas très original mais on s'attache vite au personnage et j'aime bien l'histoire.
PS : je suis impatiente de voir qui il va choisir !!
C'est avec un grand plaisir que je fais découvrir cette Bd : Caligari ! De par son format, (à l'italienne), de par son type de narration ainsi que par sa mise en couleur cette Bd se démarque franchement du lot.
L'histoire tout d'abord nous entraîne à la poursuite d'un serial killer, une sorte de Jack l'éventreur et de docteur Mabuse. Au début du 20ème siècle, un jeune homme va tenter, aidé de ses amis, d'arrêter cet être malfaisant qui terrorise la ville en tuant à plusieurs reprises des personnes de toutes origines sociales. Mal lui en prendra car il y perdra beaucoup (ses amis et sa raison).
Dit comme cela ce scénario n'a rien d'exceptionnel mais c'est surtout la mise en forme du récit qui rend ce livre jubilatoire. En effet, au début de chaque page, une petite case fait la transition entre la page précédente et le contenu à venir. C'est ainsi que l'on découvre l'histoire faite d'une succession de petits chapitres. Un hommage aux feuilletons des quotidiens des années 30/40, très difficile à réaliser. Car il faut à la fois résumer la page précédente, présenter la nouvelle et tout cela sans dévoiler le coeur de la page pour garder le lecteur captif. Et ici l'exercice de style est à mon avis réussi avec brio.
Le graphisme est aussi très intéressant entre gris clair et gris foncé ; la couleur de l'album nous permet encore plus de nous plonger dans l'atmosphère angoissante de ce thriller à la française. Les cases (pas plus de 6 ou 7 à chaque 1/2 page, format à l'italienne je vous le rappelle) alternent plan large ou gros plan au bon moment pour là encore intensifier soit le profil psychologique de chaque personnage soit l'action de la page toute entière. Nous sommes ici à la limite du story board.
Cette adaptation graphique du roman "les cahiers du docteur Caligari" mériterait largement une adaptation cinématographique en respectant les même codes bien sûr (noir et blanc, succession de petit chapitres) tant elle nous captive et nous ravit.
NdM : L'album est en fait une adaptation du film de Robert Wiene "Le cabinet du Dr Caligari", ainsi que précisé sur la page de titre de l'album.
C'est en fait une sorte d'"anti" Tanatos (que j'ai d'ailleurs aussi bien aimé), tant au niveau formel que scénaristique. Pas de grandes cases flamboyantes, pas de couleurs, pas de grands moyens pour les personnages (le tueur n'utilise pas de super machine infernale, le héros est un simple quidam et pas un policier aguerri) et pourtant la magie est là. Comme quoi tout est possible dans la Bd ! Alors bonne lecture de ce petit bijou de chez Akileos qui sort de plus en plus de Bd intéressantes et hors normes.
Voilà une série qui m’a fait passer un très agréable moment de lecture. J’ai beaucoup aimé les dessins. J’affectionne beaucoup ce style : trait fin et précis, couleurs assez vives. Les décors ne sont ni trop chargés, ni trop vides. Les personnages sont particulièrement bien faits. Ils ont une bonne bouille qui les rend tout de suite sympathiques.
Chaque tome raconte une enquête policière menée par Jim, Jenna et leurs amis. L’action est située dans un monde imaginaire. Le secret de nos héros ? En fait Jim et Jenna ne sont qu’une seule et même personne.
J’ai vraiment accroché à l’univers plutôt original de la série et c’est avec plaisir que je me suis plongé dans les différentes enquêtes. C’est très efficace, les histoires sont rythmées, les intrigues bien fichues, il y a souvent plusieurs suspects et plusieurs mobiles possibles.
Je comprends par contre que certains aient pu ne pas accrocher. Car il faut accepter dès le départ ce phénomène de transformation. Il y a aussi le neveu du roi, qui est clairement un peu niais et qui ne s’aperçoit de rien. Mais moi je l’aime bien ce Beltran, il me fait bien marrer.
Je ne peux que recommander d’essayer de lire cette série, au moins le tome 1, histoire de voir si vous accrochez. Moi en tout cas j’ai trouvé ça vraiment sympa.
La série n'est aujourd'hui plus dans la collection 32 mais un deuxième volume vient de sortir et améliore la déjà bonne impression que j'avais eue sur le premier.
Une histoire très délirante, des personnages incongrus, Elvis alias James Dieu en tête, créateur de la Terre... avec son vomi, après une bonne cuite...
Le dessin et la mise en scène de Pontarolo sont également très réussis, avec des trognes incroyables.
Pour ceux qui n'ont pas peur du grand n'importe quoi.
Je vais tenter de donner un justificatif personnel de mon appréciation de cette oeuvre de Moore, en essayant de ne pas répéter les avis précédents...
Je commence par le point négatif : le dessin et les couleurs. Là où je trouvais ces deux éléments parfaitement choisis et adaptés dans From Hell, dans le cas présent, je les trouve beaucoup plus brouillons et fades, sans toutefois suffire à me dégoûter ; attention, on parle là d'un ouvrage de Moore, patience, cela doit en valoir la peine !
Effectivement cela en vaut la peine, je suis resté stupéfait devant l'anticipation proposée, devant la mise en place complète de ce régime totalitaire, devant ce complot politique visant à établir une main mise dictatoriale sur les médias, sur l'armée et sur la vie quotidienne de ces anglais, victimes de leur indifférence au sort qui les attend.
Jusqu'à... "V" et sa conspiration personnelle des poudres !
Un homme se dresse devant ce gouvernement ; notre "héros", loin d'être classique, est bien plus complexe et théâtral que ceux que nous connaissons. Sa personnalité est bien exploitée, je rejoins néanmoins certains avis quant à la longueur de plusieurs chapitres, mettant en scène des personnages secondaires dont, pour certains, on se serait bien passé, parfois dans un souci de clarté du récit.
Avant l'achat, je pense qu'il faut feuilleter quelques planches, si cela vous semble acceptable, croyez-moi, vous ne serez pas déçus par le reste.
Dire que je ne connais Moore que depuis 3 ans... Nom de Zeus, honte sur moi !
"Souviens-toi, souviens-toi de ce 5 de novembre, de ses poudres et de sa conspiration, souviens-toi de ce jour souviens-t'en, à l'oubli je ne peux m'y résoudre..."
Franchement, je suis très étonné de voir que cette série est si mal notée.
J'aime bien les séries de fluide glacial et celle-là ne déroge pas à la maison.
Un anti-héros very looser, la caractéristique des dessinateurs de chez fluide c'est qu'il faut bien regarder tous les détails car les arrière-plans sont pleins de conneries croustillantes à souhait et Roger en est l'illustration.
Cette série me fait penser au film "la folle histoire de l'espace" c'est une parodie de STAR WARS de Mel Brooks que je recommande chaudement au amateurs de poilade extraterrestre.
Je trouve cette série excellente car on se marre bien, les personnages sont tous très attachants.
Ce manga traite de la violence urbaine en décrivant le quotidien d'une bande de "gentils" voyous de 16 ans, sur fond humoristique, enfin pas toujours.
On voit au fil des tomes une bonne évolution des personnages de la bande avec parfois une total éclipse des 2 héros, ce qui n'enlève rien au charme de ce manga.
La petite critique selon moi, du tome 10 au Tome 20 il y a un peu trop de baston, mais cela n'annihile pas le fait que c'est une très bonne série.
Une chose plaisante c'est que la vie du héro principal fait l'objet d'une autre série de manga (GTO) et ça c'est bien sympa.
C’est avec cet album que j’ai découvert l’univers de Boucq.
Univers graphique d’abord et surtout mais aussi univers onirique et éthique.
Le scénario est magistral, pas une seconde de temps mort et pas un événement trop prévisible. Le lecteur est tenu en haleine de bout en bout. La chute est merveilleuse et en fermant le livre j’ai ressenti comme un poids dans le cœur.
Rien dans cet album n’est laissé au hasard et je n’y trouve aucun déchet. Certes le style de dessin est particulier et il faut bien avouer qu’au début çà surprend un peu, mais une fois habitué quel régal de planches, quelle avalanche de couleurs !
De plus l’histoire est longue et riche ce qui donne une bonne durée de lecture pour une telle histoire.
Enfin bref pour moi c’est une référence que chacun devrait avoir en bibliothèque. Rarement en BD, scénario et dessins sont aussi complémentaires, avec une construction d’histoire aussi implacable. Alors non la bd n’est pas « culte » car elle n’est pas forcément connue du grand public, mais elle vaut complètement la note ultime de 5.
Note finale : 3,5/5.
Après Une par une, un petit album érotique remarquable, et "Née quelque part", que je n'ai pas lu mais qui relate le retour à ses racines, Johanna/Nina nous propose, chez l'excellente maison Futuropolis, un nouvel album quasi-autobiographique à tendance réaliste.
Ici c'est son expérience du chamanisme en terre amazonienne qu'elle nous conte, d'une façon assez inclassable, à mi-chemin entre le roman graphique et l'album militant.
Pourtant Johanna se défend de ce militantisme, elle ne veut pas se faire la porte-parole de gens dont elle ne partage pas les valeurs ni le quotidien. C'est simplement son interprétation du phénomène chamanique, en accord avec son rapport à la nature qui est présentée. Nina, double de papier de Johanna, est écologiste sur les bords, mais elle cherche avant tout à trouver une harmonie, un remède à ses soucis sentimentaux. C'est donc une préoccupation toute égoïste qui la guide au départ. Mais l'expérience est tellement forte qu'elle décide d'en faire un livre. Mais la forme de cet ouvrage est difficile à décider. Les media permettent d'en savoir beaucoup sur les peuples premiers, et un récit de voyage serait sans doute redondant, voire inutile dans notre société de l'information.
Cette hésitation se ressent dans la construction de "Nos Âmes sauvages", qui souffre d'un problème de narration. Johanna fait des allers-retours, des flashes-backs, des intermèdes avec tous les éléments qu'elle souhaite mettre dans son livre. C’est un peu déroutant, mais on ne peut nier l'honnêteté et la spontanéité de l'ensemble, même si graphiquement c'est très abouti.
J'aime beaucoup le style de Johanna, ce semi-réalisme très lumineux, rehaussé par de jolies couleurs. J'ai eu du plaisir à lire cet album, d'autant plus que l'auteur a glissé à sa fin quelques notes explicatives sur le processus chamaniques et quelques éléments sur la situation des peuples que l'on appelle "Jivaros". Sans prosélytisme, sans volonté d'embrigadement, elle invite le lecteur qui souhaite en savoir plus quelles peuvent être les directions à suivre, en tous les cas celles qu'elle a suivies.
Un album très agréable, intéressant, militant sans être extrême dans son propos, mais qui manque de construction.
Difficile de ne pas comparer "Mary la noire" avec la collaboration précédente de ces deux auteurs, L'Autre Monde.
Mon avis est sensiblement le même d’ailleurs sauf que les petits défauts que j’avais relevés pour leur première histoire ont presque disparu. Les personnages principaux ont gagné en charisme, et les dessins déjà enchanteurs sont encore meilleurs, tout particulièrement les villes comme Ysrow. Même le découpage de Magnin m’a paru plus recherché.
Après on pourra reprocher le manque d’originalité du scénario mais le traitement est tellement beau que l’on ne peut être que transporté par cette aventure romantique de pirates. Disons que c’est moins tiré par les cheveux et ce n’est pas pour me déplaire. A lire et à relire.
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Ichigo 100 %
Moi je suis pas d'accord avec vous je trouve ce manga très bien c'est vrai qu'il est pas très original mais on s'attache vite au personnage et j'aime bien l'histoire. PS : je suis impatiente de voir qui il va choisir !!
Caligari
C'est avec un grand plaisir que je fais découvrir cette Bd : Caligari ! De par son format, (à l'italienne), de par son type de narration ainsi que par sa mise en couleur cette Bd se démarque franchement du lot. L'histoire tout d'abord nous entraîne à la poursuite d'un serial killer, une sorte de Jack l'éventreur et de docteur Mabuse. Au début du 20ème siècle, un jeune homme va tenter, aidé de ses amis, d'arrêter cet être malfaisant qui terrorise la ville en tuant à plusieurs reprises des personnes de toutes origines sociales. Mal lui en prendra car il y perdra beaucoup (ses amis et sa raison). Dit comme cela ce scénario n'a rien d'exceptionnel mais c'est surtout la mise en forme du récit qui rend ce livre jubilatoire. En effet, au début de chaque page, une petite case fait la transition entre la page précédente et le contenu à venir. C'est ainsi que l'on découvre l'histoire faite d'une succession de petits chapitres. Un hommage aux feuilletons des quotidiens des années 30/40, très difficile à réaliser. Car il faut à la fois résumer la page précédente, présenter la nouvelle et tout cela sans dévoiler le coeur de la page pour garder le lecteur captif. Et ici l'exercice de style est à mon avis réussi avec brio. Le graphisme est aussi très intéressant entre gris clair et gris foncé ; la couleur de l'album nous permet encore plus de nous plonger dans l'atmosphère angoissante de ce thriller à la française. Les cases (pas plus de 6 ou 7 à chaque 1/2 page, format à l'italienne je vous le rappelle) alternent plan large ou gros plan au bon moment pour là encore intensifier soit le profil psychologique de chaque personnage soit l'action de la page toute entière. Nous sommes ici à la limite du story board. Cette adaptation graphique du roman "les cahiers du docteur Caligari" mériterait largement une adaptation cinématographique en respectant les même codes bien sûr (noir et blanc, succession de petit chapitres) tant elle nous captive et nous ravit. NdM : L'album est en fait une adaptation du film de Robert Wiene "Le cabinet du Dr Caligari", ainsi que précisé sur la page de titre de l'album. C'est en fait une sorte d'"anti" Tanatos (que j'ai d'ailleurs aussi bien aimé), tant au niveau formel que scénaristique. Pas de grandes cases flamboyantes, pas de couleurs, pas de grands moyens pour les personnages (le tueur n'utilise pas de super machine infernale, le héros est un simple quidam et pas un policier aguerri) et pourtant la magie est là. Comme quoi tout est possible dans la Bd ! Alors bonne lecture de ce petit bijou de chez Akileos qui sort de plus en plus de Bd intéressantes et hors normes.
Les Arcanes du Midi-minuit
Voilà une série qui m’a fait passer un très agréable moment de lecture. J’ai beaucoup aimé les dessins. J’affectionne beaucoup ce style : trait fin et précis, couleurs assez vives. Les décors ne sont ni trop chargés, ni trop vides. Les personnages sont particulièrement bien faits. Ils ont une bonne bouille qui les rend tout de suite sympathiques. Chaque tome raconte une enquête policière menée par Jim, Jenna et leurs amis. L’action est située dans un monde imaginaire. Le secret de nos héros ? En fait Jim et Jenna ne sont qu’une seule et même personne. J’ai vraiment accroché à l’univers plutôt original de la série et c’est avec plaisir que je me suis plongé dans les différentes enquêtes. C’est très efficace, les histoires sont rythmées, les intrigues bien fichues, il y a souvent plusieurs suspects et plusieurs mobiles possibles. Je comprends par contre que certains aient pu ne pas accrocher. Car il faut accepter dès le départ ce phénomène de transformation. Il y a aussi le neveu du roi, qui est clairement un peu niais et qui ne s’aperçoit de rien. Mais moi je l’aime bien ce Beltran, il me fait bien marrer. Je ne peux que recommander d’essayer de lire cette série, au moins le tome 1, histoire de voir si vous accrochez. Moi en tout cas j’ai trouvé ça vraiment sympa.
James Dieu
La série n'est aujourd'hui plus dans la collection 32 mais un deuxième volume vient de sortir et améliore la déjà bonne impression que j'avais eue sur le premier. Une histoire très délirante, des personnages incongrus, Elvis alias James Dieu en tête, créateur de la Terre... avec son vomi, après une bonne cuite... Le dessin et la mise en scène de Pontarolo sont également très réussis, avec des trognes incroyables. Pour ceux qui n'ont pas peur du grand n'importe quoi.
V pour Vendetta
Je vais tenter de donner un justificatif personnel de mon appréciation de cette oeuvre de Moore, en essayant de ne pas répéter les avis précédents... Je commence par le point négatif : le dessin et les couleurs. Là où je trouvais ces deux éléments parfaitement choisis et adaptés dans From Hell, dans le cas présent, je les trouve beaucoup plus brouillons et fades, sans toutefois suffire à me dégoûter ; attention, on parle là d'un ouvrage de Moore, patience, cela doit en valoir la peine ! Effectivement cela en vaut la peine, je suis resté stupéfait devant l'anticipation proposée, devant la mise en place complète de ce régime totalitaire, devant ce complot politique visant à établir une main mise dictatoriale sur les médias, sur l'armée et sur la vie quotidienne de ces anglais, victimes de leur indifférence au sort qui les attend. Jusqu'à... "V" et sa conspiration personnelle des poudres ! Un homme se dresse devant ce gouvernement ; notre "héros", loin d'être classique, est bien plus complexe et théâtral que ceux que nous connaissons. Sa personnalité est bien exploitée, je rejoins néanmoins certains avis quant à la longueur de plusieurs chapitres, mettant en scène des personnages secondaires dont, pour certains, on se serait bien passé, parfois dans un souci de clarté du récit. Avant l'achat, je pense qu'il faut feuilleter quelques planches, si cela vous semble acceptable, croyez-moi, vous ne serez pas déçus par le reste. Dire que je ne connais Moore que depuis 3 ans... Nom de Zeus, honte sur moi ! "Souviens-toi, souviens-toi de ce 5 de novembre, de ses poudres et de sa conspiration, souviens-toi de ce jour souviens-t'en, à l'oubli je ne peux m'y résoudre..."
Cosmik Roger
Franchement, je suis très étonné de voir que cette série est si mal notée. J'aime bien les séries de fluide glacial et celle-là ne déroge pas à la maison. Un anti-héros very looser, la caractéristique des dessinateurs de chez fluide c'est qu'il faut bien regarder tous les détails car les arrière-plans sont pleins de conneries croustillantes à souhait et Roger en est l'illustration. Cette série me fait penser au film "la folle histoire de l'espace" c'est une parodie de STAR WARS de Mel Brooks que je recommande chaudement au amateurs de poilade extraterrestre.
Young GTO - Shonan Junaï Gumi
Je trouve cette série excellente car on se marre bien, les personnages sont tous très attachants. Ce manga traite de la violence urbaine en décrivant le quotidien d'une bande de "gentils" voyous de 16 ans, sur fond humoristique, enfin pas toujours. On voit au fil des tomes une bonne évolution des personnages de la bande avec parfois une total éclipse des 2 héros, ce qui n'enlève rien au charme de ce manga. La petite critique selon moi, du tome 10 au Tome 20 il y a un peu trop de baston, mais cela n'annihile pas le fait que c'est une très bonne série. Une chose plaisante c'est que la vie du héro principal fait l'objet d'une autre série de manga (GTO) et ça c'est bien sympa.
Bouche du diable
C’est avec cet album que j’ai découvert l’univers de Boucq. Univers graphique d’abord et surtout mais aussi univers onirique et éthique. Le scénario est magistral, pas une seconde de temps mort et pas un événement trop prévisible. Le lecteur est tenu en haleine de bout en bout. La chute est merveilleuse et en fermant le livre j’ai ressenti comme un poids dans le cœur. Rien dans cet album n’est laissé au hasard et je n’y trouve aucun déchet. Certes le style de dessin est particulier et il faut bien avouer qu’au début çà surprend un peu, mais une fois habitué quel régal de planches, quelle avalanche de couleurs ! De plus l’histoire est longue et riche ce qui donne une bonne durée de lecture pour une telle histoire. Enfin bref pour moi c’est une référence que chacun devrait avoir en bibliothèque. Rarement en BD, scénario et dessins sont aussi complémentaires, avec une construction d’histoire aussi implacable. Alors non la bd n’est pas « culte » car elle n’est pas forcément connue du grand public, mais elle vaut complètement la note ultime de 5.
Nos âmes sauvages
Note finale : 3,5/5. Après Une par une, un petit album érotique remarquable, et "Née quelque part", que je n'ai pas lu mais qui relate le retour à ses racines, Johanna/Nina nous propose, chez l'excellente maison Futuropolis, un nouvel album quasi-autobiographique à tendance réaliste. Ici c'est son expérience du chamanisme en terre amazonienne qu'elle nous conte, d'une façon assez inclassable, à mi-chemin entre le roman graphique et l'album militant. Pourtant Johanna se défend de ce militantisme, elle ne veut pas se faire la porte-parole de gens dont elle ne partage pas les valeurs ni le quotidien. C'est simplement son interprétation du phénomène chamanique, en accord avec son rapport à la nature qui est présentée. Nina, double de papier de Johanna, est écologiste sur les bords, mais elle cherche avant tout à trouver une harmonie, un remède à ses soucis sentimentaux. C'est donc une préoccupation toute égoïste qui la guide au départ. Mais l'expérience est tellement forte qu'elle décide d'en faire un livre. Mais la forme de cet ouvrage est difficile à décider. Les media permettent d'en savoir beaucoup sur les peuples premiers, et un récit de voyage serait sans doute redondant, voire inutile dans notre société de l'information. Cette hésitation se ressent dans la construction de "Nos Âmes sauvages", qui souffre d'un problème de narration. Johanna fait des allers-retours, des flashes-backs, des intermèdes avec tous les éléments qu'elle souhaite mettre dans son livre. C’est un peu déroutant, mais on ne peut nier l'honnêteté et la spontanéité de l'ensemble, même si graphiquement c'est très abouti. J'aime beaucoup le style de Johanna, ce semi-réalisme très lumineux, rehaussé par de jolies couleurs. J'ai eu du plaisir à lire cet album, d'autant plus que l'auteur a glissé à sa fin quelques notes explicatives sur le processus chamaniques et quelques éléments sur la situation des peuples que l'on appelle "Jivaros". Sans prosélytisme, sans volonté d'embrigadement, elle invite le lecteur qui souhaite en savoir plus quelles peuvent être les directions à suivre, en tous les cas celles qu'elle a suivies. Un album très agréable, intéressant, militant sans être extrême dans son propos, mais qui manque de construction.
Mary la Noire
Difficile de ne pas comparer "Mary la noire" avec la collaboration précédente de ces deux auteurs, L'Autre Monde. Mon avis est sensiblement le même d’ailleurs sauf que les petits défauts que j’avais relevés pour leur première histoire ont presque disparu. Les personnages principaux ont gagné en charisme, et les dessins déjà enchanteurs sont encore meilleurs, tout particulièrement les villes comme Ysrow. Même le découpage de Magnin m’a paru plus recherché. Après on pourra reprocher le manque d’originalité du scénario mais le traitement est tellement beau que l’on ne peut être que transporté par cette aventure romantique de pirates. Disons que c’est moins tiré par les cheveux et ce n’est pas pour me déplaire. A lire et à relire.