Les derniers avis (9627 avis)

Par Chalybs
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aventures de Tintin
Les Aventures de Tintin

Il existe quelques séries mythiques qu’il n’est bien souvent plus la peine de présenter. Les aventures de Tintin en font indéniablement partie. Au vu du nombre d’avis déjà postés sur cette série, est-il encore nécessaire d’un ajouter un ? Tintin, fait partie d’un trio qui a bercé mon enfance avec Astérix et Lucky Luke. A une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas comprendre, le monde de la BD se limitait à une poignée de séries et d’auteurs. Ce post est ma façon à moi de rendre hommage à un auteur qui a forgé en grande partie ce que la bande dessinée est aujourd’hui. Un auteur qui a sûrement provoqué plus d’une vocation et carrière… Tintin, Milou, le Capitaine Haddock, le professeur Tournesol, la Castafiore, les Dupondt…Qui n’a jamais entendu ces noms ? Le nombre de personnages dans l’ensemble de la série est impressionnant. Mieux encore, chaque personnage créé dispose de son caractère, de sa personnalité. Hergé avait un don afin de donner vie à de nouveaux personnages et ne s’est jamais limité dans les sujets abordés, dans les situations donnant une vie foisonnante et mondialement crédible à son personnage. Preuve en est actuellement avec la sortie du film éponyme, dirigé par Steven Spielberg en toute simplicité. Hergé a su à maintes reprises reproduire la pensée de ses contemporains ou caricaturer son époque avec talent, laissant une trace de l’Histoire au sein de son œuvre. Cela avec tellement de crédibilité que certaines polémiques se sont déclenchées autour de ses premiers albums et notamment "Tintin au Congo". Polémique vaine à mon sens, comme si tous les manuels d’histoire devaient rayer de leurs pages tous les passages liés, entre autre, à la colonisation… Au-delà de cela, Hergé fut un visionnaire dans bien des domaines. Le plus beau fut sans doute son épopée spatiale, qui emmena Tintin et ses amis sur la Lune ! Mais Hergé nous emmena aussi à maintes reprises en voyages autour de la terre, nous promenant, en Afrique, Amérique du Nord, du sud, au Moyen Orient, en Inde, en Ecosse, en Chine, au Tibet, pour n’en citer que quelques-uns… Son souci du détail était impressionnant. Hergé se renseignait énormément avant de réaliser un album. De nombreux lieux, situations politiques, personnages, évènements… agrémentant ses albums sont issus de faits historiques réels ou tirés directement d’expériences, de rencontres de sa propre vie. Hergé se documentait énormément, notamment à l’aide de photos ou approchait des experts dans leur domaine afin de respecter son exigence de réalisme et de crédibilité de ses aventures. Cela se retrouve au fil de ses albums avec par exemple, l’aventure vers la lune, les aventures à Shanghai sous l’invasion Japonaise, ou encore l’éclipse de soleil dans "Le temple du soleil"… Chacun de ses albums est souvent un reflet de son époque. Pourtant, Hergé s’est aussi permis quelques digressions à l’aspect très terrien et vrai de ses albums. C’est ainsi que l’on trouve par-ci des extra-terrestres et par-là un Yéti ! Malgré tout, la qualité de l’œuvre est d’une constance impressionnante qui dépasse les frontières des âges, des appartenances politiques, des situations professionnelles… Un petit mot sur le dessin ? Hergé est l’inventeur et le chef de fil de la ligne claire. Hergé encore une fois a été le précurseur d’un style. Beaucoup de dessinateur ont embrayé sur ses pas et se revendiquent de la ligne claire. Le trait d’Hergé si on compare "Tintin chez les Soviets" et ne serait-ce que "Tintin et les cigares du Pharaon" a énormément évolué et progressé pour devenir d’une stabilité, d’une finesse aussi bien dans le trait que dans la mise en page et le découpage de ses albums indémodable. Tintin est une œuvre phare dans le monde de la bande dessinée. Une œuvre à mon sens que chacun se doit de découvrir. Une œuvre qui, traduite dans une centaine de langues !, mérite sûrement mieux que toute autre le terme de "culte". Respect.

23/09/2011 (modifier)
Par Miranda
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ralph Azham
Ralph Azham

Tome 1 « Ralph Azham » c’est que du bonheur, dans la même lignée que les « Donjon », avec le même humour décalé, des situations originales et de l’inattendu à toutes les planches. Le récit est fichtrement bien mené, il alterne les évènements récents avec le passé de Ralph Azham, notre canard au bec et à la longue chevelure bleue super stylée. On découvre ainsi tout doucement les lois qui régissent ce monde. Et, bien que rappelant celui de « Donjon », ce monde garde une certaine originalité et un univers presque unique. D’ailleurs nul besoin de lire le résumé de l’éditeur, qui raconte toute l’histoire de ce premier tome ! Gnnnn… ! J'ai ôté quelques détails pour que tout ne soit pas dévoilé. Les personnages sont soit attachants soit détestables, mais ce qui est sûr c’est qu’ils ont tous une belle dose de connerie qui leur coule dans les veines, et ça c’est du plaisir à l’état pur. Ce premier tome s’achève alors qu’on est quasiment pas sorti du village et le voyage promet d’être mouvementé, j’ai hâte de découvrir les nouvelles contrées de ce monde merveilleux. Le graphisme est dans ce que fait habituellement l’auteur. La coloriste, Brigitte Findakly, apporte un plus au visuel, car ses couleurs sont vraiment très belles et les scènes du passé aux tons très pastel se repèrent immédiatement, ce qui donne une belle fluidité de lecture. Elle aussi a apposé sa signature sur l’édition spéciale, et sa place est bien méritée. Tome 2 Ce tome m'a moins emballée que le tome précédent, je m'attendais à autre chose pour cette suite. La première partie ne m'a pas captivée et la toute fin non plus, la sœur de Ralph d'ailleurs est un peu agaçante. Le dessin est de même qualité et je raffole toujours de la dégaine de Ralph. Je trouve aussi que l'humour est un poil moins présent.

10/03/2011 (MAJ le 23/09/2011) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Tu mourras moins bête
Tu mourras moins bête

Tu mourras moins bête, c'est l'un des blogs BD les plus drôles et les plus instructifs du web. Son concept est simple : chaque... semaine ? mois ?, c'est variable, la Professeur Moustache (qui est une femme à moustache, je précise) reçoit une carte postale (débile) posant (de manière débile) une question (pas du tout débile si on y réfléchit bien) du genre "si je me fais greffer des branchies, est-ce que je pourrais vivre avec les dauphins ?" ou "peut-on faire un trou pour aller au centre de la Terre ?". Alors la Professeur va répondre à la question sur la base de vraies informations scientifiques mais sur un ton complètement décalé (et débile). Et en même temps qu'elle nous apprend des choses vraies et instructives, elle peut aussi nous faire péter de rire à chaque nouvelle image ou dialogue. Le dessin n'est clairement pas engageant au premier coup d'oeil mais il se révèle très efficace pour ce qui est de l'humour. C'est complètement con tout en étant indubitablement intelligent. L'une de ses spécialités, passer en revue les stéréotypes du cinéma d'action et de science-fiction et indiquer ce qui est plausible de ce qui ne l'est pas. En tout cas, moi ça me fait vraiment bien rire et en même temps j'apprends pas mal de trucs (souvent parfaitement inutiles mais c'est ça qu'est bon). Alors voilà, cet album, c'est le premier tome de l'adaptation papier de ce blog. Qu'y trouve-t-on en comparaison de la version internet ? Pour commencer, il se focalise uniquement sur les récits en lien avec le cinéma, qui sont soit-dit en passant probablement les meilleurs, ça tombe bien. Le tout est inclus dans un album cartonné de 255 pages au format un peu réduit mais de belle qualité. Les planches sur le blog sont toutes étirées en longueurs, ici on se contentera de 4 "cases" par page en moyenne mais ça passe très bien. En un album, on aura droit quand même à l'équivalent de 30 publications du blog. En outre, un peu de matériel inédit est ajouté, à savoir quelques planches d'accompagnement de Marion Montaigne, bien drôles d'ailleurs, et des cartes postales redessinées par les amis de l'auteur, bien drôles aussi d'ailleurs. Bref, c'est du bon boulot. Si vous aimez le blog, c'est là une belle transposition au format papier qui vous permettra de la conserver et de la lire à tout moment, même sans électricité et connexion internet. Et j'en rigole encore rien qu'à revoir quelques planches prises au hasard.

22/09/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dorian Gray
Dorian Gray

Dorian Gray, Dorian Gray… Le héros d’un roman inoubliable pour moi, l’alter ego de papier d’un auteur si particulier que j’ai interprété à deux reprises, bref quelque chose de spécial pour moi. J’étais forcément curieux de lire cette adaptation, d’autant plus que j’avais pu en voir des planches en avant-première à la galerie Maghen, et qu’elles m’avaient impressionné par leur force d’évocation et leur subtilité. Bien sûr, une fois couchées dans un album, il y a un peu de perte, ne serait-ce qu’en termes de taille, mais la qualité d’impression est là, et le caractère des planches reste globalement préservé. L’unique roman d’Oscar Wilde s’interrogeait sur la place de l’art, sa capacité à refléter l’âme, la figure du double, l’accomplissement de soi à travers la recherche du plaisir… au sens propre. Il contenait la quintessence de l’art de son auteur, son humour glacé, ses mots puissants et sa philosophie artistique. Le texte est plein de sous-entendus, de non-dits et de tournures allusives. L’ambivalence sexuelle des personnages, par exemple. Comment dès lors traduire tout cela en bande dessinée, un art avant tout visuel ? En montrant, tout en essayant de garder l’esprit du texte. Et Corominas y parvient à merveille. Le fameux portrait du titre (original) est là, servant d’intercalaire entre les différents chapitres et subissant/reflétant les effets de la corruption de l’âme de son modèle, ainsi que les outrages du temps. Une dégradation forcément visible, entre le portrait d’un jeune homme apparemment vertueux et beau, jusqu’à une vision de cauchemar, entre diabolisme et pourriture, presque lovecraftienne. Autre choix visuel, celui du spectacle de Sybil Vane, la fiancée de Dorian, résolument moderniste alors qu’il n’en est presque rien dit dans le roman. Corominas fait d’autres choix parfois radicaux, mais toujours dans l’optique d’une adaptation fidèle mais cohérente. Et il le fait bien. Graphiquement son travail est superbe. Travaillées à l’aquarelle (je crois), ses planches sont à elles seules des peintures d’une beauté parfois bouleversante, sa palette de couleurs évoquant de façon stupéfiante la Londres victorienne, ses bas-fonds mais aussi les intérieurs d’un atelier de peinture ou les salons mondains. Du grand art, même si un seul choix esthétique m’a semblé discutable, celui de donner des physiques proches aux trois personnages principaux : grands, minces, visages allongés. Certes, ils sont en quelque sorte trois facettes de la personnalité », ou plutôt des aspirations de Wilde, mais lui-même ne se voyait pas ainsi. Bref, à ne pas manquer !

20/09/2011 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Frenchman
Frenchman

Encore un bel album signé Patrick Prugne. Une nouvelle fois dans le Nouveau-Monde, toujours avec des Indiens. Il ne s'en lasse pas et nous non plus. Cette histoire de fuite et de traque est une nouvelle fois un régal pour les yeux. Après une première partie dans les brumes de la Normandie, Alban et Louis vont devoir courir les bois de ce qui deviendra les Etats-Unis. Je trouvais la première partie, qui prend pied en Normandie, intéressante, et j'avais hâte de lire la suite, en Louisiane. Bien sûr, c'est très beau la Normandie, mais le dessin de Prugne ne s'exprime jamais mieux que dans les grands espaces, au sein de la nature indomptée. C'est dans la vallée du Mississippi que sa palette de couleurs explose, que ses aquarelles explorent de nouvelles sensations, et que sa mise en scène est la plus efficace. Il y a un certain nombre de cases muettes dans ses planches, parfois des pleines pages, toutes emplies d'émotion. Il est remarquable que nombre de ces cases muettes mettent en scène des Indiens (Pawnees) pour souligner leur rapport à la nature, un cadre qu'ils ne polluent pas avec des paroles, contrairement aux Blancs. Dans un tel décor, il fallait un récit simple, sans fioritures, et là encore c'est le cas. Les enjeux sont faciles à comprendre, les personnages francs (sauf un, mais sa duplicité est vite démasquée), et au final c'est le rapport des Indiens à la nature qui l'emporte. Deux petites maladresses à relever dans cette débauche de louanges : la "révélation" de la vraie nature d'un personnage secondaire me semble un peu maladroite ; par ailleurs le look du trappeur qui accueille Alban et Toussaint à Saint-Louis le fait beaucoup ressembler au chasseur de primes qui les suit ; cela a amené une petite confusion dans ma lecture. Mais ce sont de menus défauts, à considérer comme tels, car l'ensemble est tout simplement magnifique.

20/09/2011 (modifier)
Par pol
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Midgard
Midgard

Belle découverte que le premier tome de cette série. Les 2 histoires qui y sont développées sont radicalement différentes mais toutes les deux bien agréables à lire. Le dessin est simple et très sympa. Les visages sont expressifs, que ce soit celui du petit garçon dans la partie avec les vikings ou celui de l'extraterrestre dans l'autre partie. Car oui, en prenant la BD dans un sens on lit une histoire de vikings pillards. Si une bonne partie de cette intrigue s'articule autour de ces attaques organisées, il y a quand même des personnages et une histoire qui se détachent. Un petit garçon en fuite se retrouve mêlé à ces péripéties et il va suivre un des vikings. Leur binôme est excellent, ils sont différents, ne parlent pas la même langue, ne veulent pas la même chose et pourtant ils vont devoir se supporter. En prenant la BD dans l'autre sens, on lit une histoire de SF où il est question d'un petit extraterrestre. Alors qu'il parait mignon et chétif, il est en fait condamné aux travaux d’intérêt général et va tout faire pour s'évader. Et même quand il y parvient sa soif d'argent et de pouvoir le rattrape. Dans les 2 parties l'histoire est plaisante, avec pas mal d'aventures et un soupçon d'humour. La question est comment ces 2 histoires si différentes vont pouvoir se recouper? Elles paraissent si éloignées et pourtant elles se rejoignent au milieu de l'album. Et d'une manière bien réussie, habile et rigolote. Tant et si bien que ça donne envie de connaître la suite des aventures de Midgard !

20/09/2011 (modifier)
Couverture de la série Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix

Bien sûr, cet album ne peut être apprécié que par les habitués de ce site marron. Bien sûr, scénaristes et dessinateurs font preuve d’un savoir-faire des plus amateurs (quoique, Pierig a tout de même un sacré talent de caricaturiste et Enclume a la plume légère et alerte (et ses nombreuses conquêtes féminines l’en remercient)). Mais, bon sang de bonsoir !!!!! Quel beau cadeau cette bande de passionnés a offert à Alix ! A lire si la vie de cette étrange communauté qu’est bdtheque.com vous intéresse. Et n’hésitez pas à demander quelques renseignements concernant les private jokes et autre clins d’œil qui vous auraient échappé. Enfin, chapeau bas à Superjé. Relever pareil challenge et le mener à son terme avec une pareille coupe de cheveux à son âge ne peut qu’être applaudi par tout un chacun. Comme beaucoup, je regrette que Iannick n’a pas pu mener son histoire à son terme, et j’espère sincèrement avoir de ses nouvelles rapidement. PS : ceci est mon 1350ème avis, ce qui est l’exacte moitié du total des avis postés par Spooky diminué du total des avis postés par Superjé au moment où eux-mêmes avisaient cet album. C’est fou, ça !

19/09/2011 (modifier)
Par Jetjet
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Belles Histoires de l'Oncle Alix
Les Belles Histoires de l'Oncle Alix

Tout a commencé par un mail de Spooky nous demandant de commenter notre intérêt pour le site marron à l’issue des 10 ans de Bdthèque… Puis plus rien jusqu’à ce terrible coup du 16 septembre 2011 où une couverture inhabituelle d’un Alix en jupette interpelle ma curiosité… Quelques clics plus tard et après beaucoup de sourires générés à la lecture de ce chef d’œuvre et le mythe était né… Car il en faut des couilles pour que ces auteurs dont vous connaissiez les méfaits prennent le temps de nous pondre une bd qui parlera à chacun d’entre nous à la mode des histoires de l’oncle Paul personnifié ici par Alix à son insu, le sympathique (et bogosse) créateur des pages que vous lisez actuellement. La première histoire est la mieux dessinée, celle de Superjé est bien sûr la plus drôle avec chasse à la modération qui ne fera pas rire que les principaux concernés. La chute de l'histoire de Iannick est tout simplement géniale et lui donne un soufle épique, pas envie d'en connaitre la fin ! :) Voilà un contenu qui est d’autant plus riche que l'on ne va pas s’attarder sur les dessins mais remercier leur patience et histoires. Je n’aurais jamais osé faire de même, demandez moi plutôt de baisser mon froc que d’encrer ne serait ce qu’un dessin aussi je suis très mal placé pour critiquer une œuvre faite avec les tripes et l’amour évident porté au petit site marron qui régule nos emplois du temps si fréquemment ! Car du talent d’écriture ces messieurs en possèdent, de la volonté également. Vous me direz que cela ne suffit pas pour faire un bon bouquin qui plus est de bande dessinée mais qui ici ne serait pas assez motivé pour voir le personnage le plus caricaturé et le plus sympathique de tout le staff à savoir l’ami Spooky ? Rien que pour cela, un gros coup de cœur mais 3 étoiles simplement pour ma frustration de ne pas avoir eu assez de Ro et de personnages féminins. :( Dans tous les cas même si l’ensemble sera hermétique pour un non habitué de notre site, voici un écrin en or pour remercier Alix de toute son énergie communicative… Ceci est un encouragement les garçons ! Continuez de nous faire rigoler, vous êtes de grands malades et j’adore ça ! :)

19/09/2011 (modifier)
Par alex
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Arawn
Arawn

Je n'ai pas une affection particulière pour ce genre d'histoire mais je dois bien reconnaitre que si le scénario n'a rien d'original il est si bien traité qu'on ne peut qu'apprécier cette série ! J'ai beaucoup aimé la noirceur d'Arawn, un personnage plus complexe qu'on ne s'y attend. Le dieu des ténèbres n'est en effet pas dépourvu de sentiments ce qui lui donne un côté "attachant" ! Les graphismes sont tout simplement splendides! Parfaitement adaptés à l'histoire, très détaillés tout en restant lisibles! Les couleurs sont de la meme trempe ! Bref un pur régal que je recommande à tous ! Et vivement la suite...

18/09/2011 (modifier)
Couverture de la série Blacksad
Blacksad

Avant que notre détective anthropomorphe préféré ne fasse son apparition dans l'univers de la BD franco-belge, j'avais toujours pensé à contre-coeur que la Bande Dessinée était à l'agonie, cédant petit à petit irrémédiablement sa place à la mode exotique (pour nous français) du manga. C'était sans compter sur deux talentueux ténébreux espagnols qui, tels des Don Quichotte modernes, sont littéralement venu nous sauver du désastre en mettant au monde une pure pépite : John Blacksad. Seulement 4 tomes sont sortis et déclarer aujourd'hui que nous pouvons dores et deja considérer Blacksad comme une BD culte n'est pas une vaine conjecture. Sacré exploit ! Mais vraiment, tout les ingrédients sont dans le plat pour nous ravir : un univers américain post-seconde guerre mondiale crédible et retranscrivant à la perfection les réalités sociales, sociétales et politiques du pays à cette époque (guerre froide qui bat son plein, tensions raciales exacerbées, corruption étatique éhonté, disparités sociales,etc...), une obscure et mélancolique ambiance de polar typiquement américaine, des intrigues ravaillées, globalement maîtrisées, diablement passionnantes et toutes plus originales les unes que les autres (bon OK, hormis le premier tome), des protagonistes réussis et hyper-charismatiques (Ahhhh Weekly je t'adore !) et autre point positif lui aussi déterminant : des dessins d'une qualité visuelle inouïe, presque irréelle par moments (le jeu des ombres réalisé par Guardino lors du repas au restaurant entre Thomas Lachapelle et Blacksad, dans le tome 4, n'en finit pas de m'estomaquer). Vous m'aurez compris, Blacksad est à mes yeux un véritable chef d'oeuvre en construction, très atypique si on le compare à ce qui nous est proposé d'habitude dans l'univers franco-belge. C'est d'ailleurs peut-être ce qui le rend si fascinant, si plaisant à découvrir. Cassez votre tirelire et courez vous procurer les tomes de cette saga précocement phare. Evasion du corps et de l'esprit garanti !

17/09/2011 (modifier)