Chez Sarah Bernhardt

Note: 3/5
(3/5 pour 1 avis)

Sarah Bernhardt vue par Sarah Bernhardt, vue par Preteseille.


Etage par étage Les leporellos Nouveautés BD, comics et manga Sarah Bernhardt

Tous les textes de ce leporello sont de Sarah Bernhardt, extraits de son livre "Ma double vie", publié en 1907. Certains éléments du décor sont inspirés de ses sculptures.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Avril 2022
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Chez Sarah Bernhardt © Polystyrène 2022

01/05/2022 | Noirdésir
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Benoît Preteseille est un auteur atypique, qui a publié pas mal d’albums, mais toujours dans de petites structures (Cornélius étant la plus « grosse »), on n’est donc pas étonné de le retrouver dans cette belle aventure éditoriale des éditions Polystyrène, qui proposent une vision différente d’un album traditionnel, en particulier dans cette belle collection Façades de leporellos. Les couleurs de cette nouvelle série sont vraiment très chouettes ! Je précise d’entrée que pour ce genre de projet et de maison d’éditions, je ne fais pas entrer le prix dans mon ressenti. Preteseille use généralement d’un style et d’une construction qui ne sont pas faits pour attirer le plus grand nombre de lecteurs. Je fais en tout cas partie de ceux qui le suivent depuis pas mal de temps, fond et forme de ses productions m’intéressant fortement. L’immense majorité de ses œuvres tournent autour de la littérature. Comme ici donc avec Sarah Bernhardt. Sauf que d’habitude, c’est essentiellement autour de dada ou du surréalisme qu’il se concentre. J’étais donc intrigué – et a priori moins intéressé – par le choix de Sarah Bernhardt. Je dois dire que, si le sujet de départ ne me captivait pas forcément, le traitement de Preteseille me l’a rendu intéressant. En effet, les citations de Bernhardt qui servent de texte – et les nombreux clins d’œil à sa vie dans le dessin, font de l’ensemble quelque chose de poétique. Vite lu bien sûr, et donc sans doute un peu frustrant. Le cahier des charges de la collection – représenter une « habitation » en coupe est ici utilisé de façon métaphorique (c’est la vie de l’actrice qui est « analysée »), jusqu’à une fin quelque peu mélancolique. Petit plaisir rapide, mais agréable.

01/05/2022 (modifier)