C'est vrai que le dessin n'est pas des plus remarquables (en bien), loin de là...Pourtant, je mets 4 étoiles car cette série possède deux qualités essentielles à mes yeux:
1) Elle est très fluide à lire, le découpage et les cadrages sont maîtrisés, et elle se lit vite, tant on arrive a saisir l'action au premier coup d'oeil.
2) Elle est divertissante. Je suis entré de plain pied dans cet univers de gnomes chapardeurs, mais joyeux et avec un excellent fond, pourtant détestés des humains. L'ennui n'a pas pointé le bout de son nez une seule fois.
J'ai été un peu étonné que les tomes 1 et 2 soient finalement totalement indépendants, et je ne vois pas trop où l'auteur voulait en venir. J'utilise l'imparfait, car je pense qu'il y a de très fortes chances que l'on puisse considérer cette série comme abandonnée... J'ai contacté l'éditeur à ce sujet, on verra bien.
Du coup, difficile, en sachant cela, de se prononcer sur un conseil en matière d'achat! J'ai acheté ces deux albums une bouchée de pain, et je pense que vous ne prenez pas trop de risques en faisant de même.
(111)
J'ai lu la première saison, réunie en quatre tomes sous coffret depuis peu.
Et franchement, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'impression d'une telle nouveauté en BD. L'univers est d'une richesse incroyable, comme assemblé de bric et de broc, avec un peu de New-York des années 50, un peu de Chicago sous la prohibition, un peu d'Ellis Island durant la première moitié du XXème siècle, un peu de Cités Obscures, un peu de Disney, un peu de steampunk, un peu de supers héros, un peu d'extra-terrestres, un peu de Sa Majesté des Mouches version adultes, un peu de La Ferme des animaux, un peu de Watergate, un peu de Tarantino, un peu de critique sociale, un peu de Marx...
Et normalement, alors que tout ça devrait s'effondrer sous son propre poids, ça tient la route avec une fluidité étonnante.
Les personnages sont tous attachants, tous originaux, on n'en fait pas des caisses avec la psychologie et pourtant ils ont tous une vraie profondeur, un passé et des blessures qu'on découvre par petites touches et qui les rend plus épais que de simples marionnettes à scénario. Toutes les intrigues sont parfaitement tricotées entre elles, la plupart des séquences sont inattendues, au sens où elles ne se passent presque jamais "comme elles devraient", on est surpris toutes les 4 ou 5 pages, il y a une vraie violence qui arrive toujours sans crier gare, qui va toujours plus loin que prévu, il y a le parfum amer de la tragédie, et il y a en plus un vrai beau travail sur la langue et beaucoup d'humour...
Bref, c'est un grand moment de plaisir qui est offert au lecteur, avec en plus l'impression rare de s'immerger dans un monde singulier et complètement barré mais qui pourtant reste curieusement familier et "possible".
Ceci sans doute aussi grâce au dessin, très lisible, très dynamique, très bien mis en scène et qui fourmille de détails sans jamais être surchargé. Un dessin dans lequel on a plaisir à se perdre pour ne rien en rater, et qui donnerait presque envie de voir ce monde s'animer sous nos yeux...
Ce qui est mis en place ici est du niveau d'un Alan Moore des grands jours, et j'attends avec impatience la clôture de la saison 2 pour acheter le coffret et me perdre à nouveau dans les méandres de cette Cité 14...
On est dans le crétinisme le plus absolu, avec pas mal de clins d'yeux à nos politiciens d'aujourd'hui. C'est bien trouvé et vraiment très bon, bien que parfois inégal comme le souligne le monsieur juste au dessus. Mais les quelques faiblesses n'occultent en rien le fait que je n'avais pas autant ri devant une BD depuis de très nombreuses années. Le fait que je sois un fan du justicier masqué y est peut-être pour quelque chose aussi...
Une BD très chaudement conseillée.
Pour les curieux, la page Facebook : http://www.facebook.com/z.comme.don.diego
Tiens, j'attendais ce genre d'histoire avec impatience... Un récit qui retracerait la vie de l'une des méchantes les plus aimées de la littérature française...
C'est donc Agnès Maupré qui s'y colle, elle qui n'a qu'un seul album à son actif, mais qui a travaillé avec Joann Sfar pendant plusieurs années. Elle n'a peur de rien, se lançant de façon déjà très mature dans l'aventure. Dès les premières cases on est happé par le récit, on suit le destin de Milady et son point de vue sur l'histoire qui a donné le roman d'Alexandre Dumas. Son dessin, très inspiré par son mentor, est à la fois sensuel et débridé, et l'on suit avec grand plaisir les aventures de Milady, guerrière à la peau dure, vénéneuse et touchante...
Dans le second tome, le ton reste très dynamique, on en apprend plus sur la passé de Milady, et la fin est assez bien vue... Les Mousquetaires, hormis d'Artagnan, restent en retrait, et c'est tant mieux.
C'est frais, c'est fougueux, c'est malin, c'est séduisant, tout comme Milady. Allez, un petit 4/5. Je souhaite une belle carrière à Agnès Maupré, cette entrée en matière est vraiment pas mal.
J'ai acheté Blast sur les conseils d'un ami bibliophile, qui m'expliquait que le titre résumait assez bien son sentiment à la lecture de ce récit fleuve (400 pages déjà sorties, en deux albums...).
Je n'étais pas forcément très fan du dessin de Manu Larcenet, dont j'ai cependant beaucoup aimé la plupart des histoires, du plus léger, comme le Retour à la terre, aux Ovnis psychanalytiques comme la Ligne de front. Mais j'avoue qu'ici, le dessin est magnifique. La couleur est utilisée avec parcimonie, pas pour colorier, mais pour ajouter du sens à l'histoire. Le dessin réaliste, rare, exprime toujours la violence du réel venant brutalement perturber le monde intérieur de Polza Mancini, le personnage principal.
Polza Mancini. Une énorme -au propre comme au figuré- boule d'angoisse, de haine de soi, de traumatismes d'enfant, qui décide un jour de quitter la vie confortable qu'il avait fini par réussir à se faire, pour se faire homme des bois et partir à la recherche du Blast, le choc existentiel, sorte de transe bouddhique, d'overdose spirituelle qu'il a expérimentée peu après la mort de son père.
L'écharde de ce récit, le détail dérangeant, irritant, inconfortable est là : ce Mancini est obscène. Trop laid, trop gros, trop franc : toute l'histoire est à la première personne puisqu'il raconte avec complaisance toute son odyssée à deux policiers convaincus qu'il a fini par tuer une jeune femme.
Il ne cache rien de ses états intérieur, de sa propre animalité qu'il a voulu redécouvrir, de son goût pour l'alcool. Le sentiment nauséeux qu'il inspire est d'autant plus gênant qu'au fond, il n'est pas antipathique. On s'identifie à lui malgré tout. Parce que nous avons tous eu envie de tout quitter, parce que nous avons tous un monde intérieur bien plus vaste que ce que nous montrons, parce que nous avons tous des pensées incongrues et des moments de relâchement quand on est seul avec soi même.
Mais lui s'en délecte, l'étale, s'y complait et nous renvoie à la fois une image peu glorieuse de l'humanité à laquelle nous appartenons, mais aussi, tout à la fois, le sentiment de notre propre lâcheté hypocrite.
Cette histoire ne peut pas laisser indifférent. Elle se lit comme sous hypnose, dans un état de jubilation morbide, et va chercher tout au fond du lecteur ce qu'il n'avait pas prévu de regarder.
Le tout meilleur Larcenet que j'ai pu lire. Et une BD qui pourrait mériter les 5 étoiles lorsque j'aurais achevé le tome 3, à paraître. Où l'on saura enfin si Polza Mancini a finalement tué, ou non, la jeune femme...
"Mystère". Voilà le maître mot de ce manga.
Loin des éclats et du rythme tendu qu'imposent ses congénères, "Les enfants de la mer" prend son temps pour poser les jalons de son intrigue. Comme pour une apnée en eau profonde, la respiration est maîtrisée et chaque palier s'impose pour faire briller cet éclat qui chatouille notre curiosité.
Ruka, jeune collégienne un brin rebelle va croiser le chemin de Umi et Sora, deux frères plutôt étranges élevés par... des dugongs ! C'est là que fantastique et légende commencent à s'immiscer dans le récit, pour jeter petit à petit leurs filets. Le fil entre rêve et réalité reste mince et nous tient en haleine... Mais si des réponses se dessinent, d'autres questions apparaissent...
Ce premier tome est pour moi une vrai réussite. Le découpage du récit qui propose de courts témoignages en intro des différents chapitres est une très bonne idée qui ancre très fortement le récit dans le réel... pour mieux s'en échapper ensuite.
Le trait de Daisuke Igarashi est plutôt réaliste ne s’embarrasse pas de détails, mais joue plutôt sur l'expression des personnages ou les ambiances de ses décors.
Tout cela contribue à forger l'ambiance si particulière et réussie qui se dégage de ce manga
dont je recommande fortement la lecture ! Les amoureux de la faune marine y trouveront
plus que leur compte, et les autres peuvent y plonger également les yeux fermés - enfin presque ^^ -
Un très bon diptyque que voici ! L’histoire vraie de ce paysan normand qui cache un pilote américain est toute simple mais terriblement prenante.
Comme cela a été mentionné ci-avant, le récit est centré sur les personnages, leurs peurs, leur courage et leur détermination. Du coup, le petit manque de rigueur dans les détails historiques relevé plus bas m’est totalement passé inaperçu. Cette bd n’a sans doute pas la rigueur d’un Airborne 44 mais son récit me parait nettement moins forcé et artificiel. Au contraire, il se révèle d’une grande fluidité narrative. Pourtant, il ne fait pas état de grands faits de résistance. Juste un paysan qui essaie de vivre le plus normalement possible avec un ricain sous son toit. Cette résistance passive reste néanmoins héroïque. A noter que l’histoire s’ouvre avec un cahier documentaire fort intéressant et se referme avec la rencontre de Weston Lennox 63 ans après. Côté dessin, j’apprécie énormément le trait de Tefenkgi, à la fois souple et moderne. A souligner également le gros travail fait sur les couleurs qui s’accordent bien avec le dessin.
Une bd chaudement conseillée . . .
Petit aparté pour commencer concernant la qualité de l'ouvrage. La couverture est de toute beauté. Le cadre rouge que vous voyez est mat, alors, que la forêt centrale est brillante. A première vue, j'ai cru qu'il y avait vraiment du relief ! Cette couverture donne une vraie impression de profondeur et on a envie de plonger par cette porte ouverte sur un autre monde. L'intérieur est tout aussi agréable avec des pages au papier épais sentant bon la qualité et au grain agréable sous les doigts. En gros, ça n'a pas l'apparence de Soleil, ça n'a pas l'odeur de Soleil, ça n'a pas la qualité de Soleil et pourtant, c'est bien sorti de chez Soleil Productions.
Je l'ai lu 2 fois pour être sûr de ce que j'allais écrire car malgré ma note élevée, j'ai longtemps hésité car je n'étais pas sûr de ce que j'avais compris et du message qui voulait potentiellement être transmis.
Alors, la première fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur. Sa créativité et son univers sont réellement merveilleux et collent parfaitement au conte que nous avons entre les mains, à cette ambiance magique, poétique, légèrement onirique, quelque peu mystique qui baigne chaque page.
Mais sûrement cela ne serait rien sans des couleurs fabuleuses, toutes en contraste, en luminosité, en nuance. Ces couleurs posent les ambiances de manière magnifique. Chaque lieu prend vie et possède sa propre aura. C'est simplement superbe.
L'ensemble joue pleinement aussi sur l'humeur, sur les sensations transmises. Le dessin a son rôle propre dans la compréhension de l'histoire. Vokko, notamment personnage intriguant, sorte de méchant loup d'apparence, est finalement plutôt sage dans son comportement et sert de tuteur à Aurore. Le dessin et la couleur sont généralement assez neutres pour le représenter. En revanche, lors de l'une de ses interventions contre l'homme oiseau, sa représentation est terrifiante et pourtant tellement simple ! Une maitrise et une utilisation parfaite de l'outil graphique.
Le scénario en revanche est la partie qui m'a laissé le plus dubitatif. Tout d'abord, cette péronnelle m'a paru assez agaçante avec ses airs de "je n'en ai rien à faire de ce qui m'arrive, de ce qui arrive aux autres et puis de toute façon je ne comprends rien, je ne sais rien et je ne sais rien faire".
De plus, arrivant à la dernière page, je me suis posé des questions et je n'arrivais pas à trouver de réponse appropriée. Posant quelques questions sur les forums, je me suis rendu compte que, de toute évidence, cela n'était pas si évident même aux autres lecteurs puisque les réponses restaient somme toute évasives.
Alors, j'ai pris mon temps, j'ai laissé un peu d'eau couler sous les ponts pour essayer de reprendre cette lecture avec une vision neuve et objective.
La deuxième fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur...Je me répète ? Sûrement parce que j'ai eu strictement le même bonheur que lors de ma première lecture à redécouvrir visuellement cet album. Je me demande même si je ne l'aurais pas encore apprécié plus. Si c'est possible.
Et coté scénario, j'ai pris cet album de manière plus détachée, sachant que le contenu était avant tout très poétique. J'ai essayé de vivre cet album comme un rêve, découvrant ce monde entre les mondes comme Aurore le fait. C'est à dire, arrivant de nulle part, ayant oublié son passé, ayant oublié qui je suis et d'où je viens, ne sachant comme un nouveau-né rien des sentiments et des êtres qui m'entourent.
Partant de ce constat, il devient plus évident qu'Aurore agit assez logiquement. Contrainte à écrire une chanson pour des personnes qu'elle ne connait pas et pour qui elle n'éprouve rien, on se buterait pour moins.
Son initiation va donc lui permettre par un voyage rapide lui faire rencontrer les êtres fabuleux qui peuplent l'entre deux monde. Ces êtres que les humains devraient vénérer mais qu'ils ont oubliés voire pire, salis.
Alors, oui, c'est rapide, mais pas illogique et cela permet de donner du rythme à cette promenade forcée.
La découverte et la leçon de morale passent vraiment bien, d'autant plus qu'elles restent légère et réaliste. Une petite leçon d'écologie et de religion qui fait plutôt du bien par les temps qui courent. Sans croyance, sans racine, l'homme perd ses repères, n'a plus la notion de sacrifice, n'a plus la notion de courage et d'abnégation et mène son peuple à sa perte.
Mais surtout, la fin est superbe, grandiose, de toute beauté, surprenante.
Je ne sais comment décrire cette fin sans l'expliquer complètement. On y trouvera la morale, ou pas, que l'on veut, personnellement, j'ai complètement occulté cet aspect pour n'en garder que la magie du conte poétique qui nous est offert.
Splendide.
Le mieux sûrement est encore que vous la découvriez par vous même !
La déesse Aphrodite revient sur Terre de nos jours pour une remise à niveau en compagnie de Cupidon relooké en toucan érotomane. On suit donc, sous forme de strips (parfois même de strip-tease) ses mésaventures entre l'appart qu'elle partage avec ses trois collocs et son job de vendeuse dans un sex-shop.
Hilarante et joliment dessinée, cette BD n'est toutefois pas à mettre entre toutes les mains, tant de nombreux gags sont osés, mais sans jamais tomber dans la facilité du vulgaire ou de l'obscène.
En deux mots: chaudement recommandé!
Le Sommet des Dieux, j'en attendais beaucoup étant féru de montagne et connaissant la renommée de l'ouvrage, j'en attendais bien moins n'étant pas du tout friand de mangas. Ben c'est la baffe. Cette œuvre rentre direct dans mon Top5 perso.
Graphiquement c'est superbe, l'auteur est un véritable artiste qui nous immerge dans cet environnement incroyable des montagnes nippones aux grands des Alpes jusqu'au toit du monde, tout est magnifié. Les personnages sont bien rendus, reconnaissables, les villes et décors sont eux aussi fouillés, on est bien loin des trucs moches et sans forme que pour le moment je n'arrivais pas à apprécier. Les montagnes sont incroyables, c'est une grande réussite que de composer des paysages pareils en teintes de gris et de rendre honneur à la majesté des lieux. Visuellement, je rejoins certains sur les bulles, polices et contours qui sont parfois un frein à la lecture (faire rentrer des mots à la verticale en 1 syllabe, bulles gigantesques pour un mot de 5 lettres.....). Mais globalement cela n'a pas pu me sortir de mon plaisir de lecture. Enfin, j'ai toujours cette réserve sur les onomatopées sensées nous faire comprendre, idiots que nous sommes, les situations (Habu a froid, allez hop, des glagla par ci par là, Habu mange, de scrontch et autres slurps).
L'histoire, si elle n'est pas exempte de scories (sentimentalisme, redondances) est formidable. Elle nous happe lentement, doucement, puis on n'a de cesse que d'aller au bout de cette ascension, bout du voyage initiatique de Kukamachi, bout de l'irraisonnable obsession de Habu joji (que connaissent nombre de grimpeurs, marins....). J'ai aimé cette très belle illustration de ce sport et de ces hommes qui le pratiquent, loin du star système, se mettant quotidiennement en danger. J'ai grandement apprécié cette introduction par l'enquête qui devient vite secondaire devant l'importance du charismatique grimpeur, lequel devient au fil des pages, de ses relations aux autres, notamment à Hase, le pilier de ce bouquin. L'enquête sur l'appareil permet de modifier plusieurs fois les axes et les points de vue afin de casser le rythme de ce récit qui peut parfois se montrer très lent. Il faut passer cet écueil comme d'autres œuvres méritent d'être lues au delà d'un graphique disgracieux.
C'est grandement bien fait, je viens de le lire, je vais l'acheter c'est sûr car quel pied à cette lecture. Il est compréhensible que cela ne plaise pas à tous de la même manière que ça m'a parlé, mais je conseille malgré tout la lecture, il est vraiment de ces classiques qu'il faut avoir lu.
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Les Semi-aventures des Hommes-rats
C'est vrai que le dessin n'est pas des plus remarquables (en bien), loin de là...Pourtant, je mets 4 étoiles car cette série possède deux qualités essentielles à mes yeux: 1) Elle est très fluide à lire, le découpage et les cadrages sont maîtrisés, et elle se lit vite, tant on arrive a saisir l'action au premier coup d'oeil. 2) Elle est divertissante. Je suis entré de plain pied dans cet univers de gnomes chapardeurs, mais joyeux et avec un excellent fond, pourtant détestés des humains. L'ennui n'a pas pointé le bout de son nez une seule fois. J'ai été un peu étonné que les tomes 1 et 2 soient finalement totalement indépendants, et je ne vois pas trop où l'auteur voulait en venir. J'utilise l'imparfait, car je pense qu'il y a de très fortes chances que l'on puisse considérer cette série comme abandonnée... J'ai contacté l'éditeur à ce sujet, on verra bien. Du coup, difficile, en sachant cela, de se prononcer sur un conseil en matière d'achat! J'ai acheté ces deux albums une bouchée de pain, et je pense que vous ne prenez pas trop de risques en faisant de même. (111)
Cité 14 - Saison 1
J'ai lu la première saison, réunie en quatre tomes sous coffret depuis peu. Et franchement, ça faisait longtemps que je n'avais pas eu l'impression d'une telle nouveauté en BD. L'univers est d'une richesse incroyable, comme assemblé de bric et de broc, avec un peu de New-York des années 50, un peu de Chicago sous la prohibition, un peu d'Ellis Island durant la première moitié du XXème siècle, un peu de Cités Obscures, un peu de Disney, un peu de steampunk, un peu de supers héros, un peu d'extra-terrestres, un peu de Sa Majesté des Mouches version adultes, un peu de La Ferme des animaux, un peu de Watergate, un peu de Tarantino, un peu de critique sociale, un peu de Marx... Et normalement, alors que tout ça devrait s'effondrer sous son propre poids, ça tient la route avec une fluidité étonnante. Les personnages sont tous attachants, tous originaux, on n'en fait pas des caisses avec la psychologie et pourtant ils ont tous une vraie profondeur, un passé et des blessures qu'on découvre par petites touches et qui les rend plus épais que de simples marionnettes à scénario. Toutes les intrigues sont parfaitement tricotées entre elles, la plupart des séquences sont inattendues, au sens où elles ne se passent presque jamais "comme elles devraient", on est surpris toutes les 4 ou 5 pages, il y a une vraie violence qui arrive toujours sans crier gare, qui va toujours plus loin que prévu, il y a le parfum amer de la tragédie, et il y a en plus un vrai beau travail sur la langue et beaucoup d'humour... Bref, c'est un grand moment de plaisir qui est offert au lecteur, avec en plus l'impression rare de s'immerger dans un monde singulier et complètement barré mais qui pourtant reste curieusement familier et "possible". Ceci sans doute aussi grâce au dessin, très lisible, très dynamique, très bien mis en scène et qui fourmille de détails sans jamais être surchargé. Un dessin dans lequel on a plaisir à se perdre pour ne rien en rater, et qui donnerait presque envie de voir ce monde s'animer sous nos yeux... Ce qui est mis en place ici est du niveau d'un Alan Moore des grands jours, et j'attends avec impatience la clôture de la saison 2 pour acheter le coffret et me perdre à nouveau dans les méandres de cette Cité 14...
Z comme don Diego
On est dans le crétinisme le plus absolu, avec pas mal de clins d'yeux à nos politiciens d'aujourd'hui. C'est bien trouvé et vraiment très bon, bien que parfois inégal comme le souligne le monsieur juste au dessus. Mais les quelques faiblesses n'occultent en rien le fait que je n'avais pas autant ri devant une BD depuis de très nombreuses années. Le fait que je sois un fan du justicier masqué y est peut-être pour quelque chose aussi... Une BD très chaudement conseillée. Pour les curieux, la page Facebook : http://www.facebook.com/z.comme.don.diego
Milady de Winter
Tiens, j'attendais ce genre d'histoire avec impatience... Un récit qui retracerait la vie de l'une des méchantes les plus aimées de la littérature française... C'est donc Agnès Maupré qui s'y colle, elle qui n'a qu'un seul album à son actif, mais qui a travaillé avec Joann Sfar pendant plusieurs années. Elle n'a peur de rien, se lançant de façon déjà très mature dans l'aventure. Dès les premières cases on est happé par le récit, on suit le destin de Milady et son point de vue sur l'histoire qui a donné le roman d'Alexandre Dumas. Son dessin, très inspiré par son mentor, est à la fois sensuel et débridé, et l'on suit avec grand plaisir les aventures de Milady, guerrière à la peau dure, vénéneuse et touchante... Dans le second tome, le ton reste très dynamique, on en apprend plus sur la passé de Milady, et la fin est assez bien vue... Les Mousquetaires, hormis d'Artagnan, restent en retrait, et c'est tant mieux. C'est frais, c'est fougueux, c'est malin, c'est séduisant, tout comme Milady. Allez, un petit 4/5. Je souhaite une belle carrière à Agnès Maupré, cette entrée en matière est vraiment pas mal.
Blast
J'ai acheté Blast sur les conseils d'un ami bibliophile, qui m'expliquait que le titre résumait assez bien son sentiment à la lecture de ce récit fleuve (400 pages déjà sorties, en deux albums...). Je n'étais pas forcément très fan du dessin de Manu Larcenet, dont j'ai cependant beaucoup aimé la plupart des histoires, du plus léger, comme le Retour à la terre, aux Ovnis psychanalytiques comme la Ligne de front. Mais j'avoue qu'ici, le dessin est magnifique. La couleur est utilisée avec parcimonie, pas pour colorier, mais pour ajouter du sens à l'histoire. Le dessin réaliste, rare, exprime toujours la violence du réel venant brutalement perturber le monde intérieur de Polza Mancini, le personnage principal. Polza Mancini. Une énorme -au propre comme au figuré- boule d'angoisse, de haine de soi, de traumatismes d'enfant, qui décide un jour de quitter la vie confortable qu'il avait fini par réussir à se faire, pour se faire homme des bois et partir à la recherche du Blast, le choc existentiel, sorte de transe bouddhique, d'overdose spirituelle qu'il a expérimentée peu après la mort de son père. L'écharde de ce récit, le détail dérangeant, irritant, inconfortable est là : ce Mancini est obscène. Trop laid, trop gros, trop franc : toute l'histoire est à la première personne puisqu'il raconte avec complaisance toute son odyssée à deux policiers convaincus qu'il a fini par tuer une jeune femme. Il ne cache rien de ses états intérieur, de sa propre animalité qu'il a voulu redécouvrir, de son goût pour l'alcool. Le sentiment nauséeux qu'il inspire est d'autant plus gênant qu'au fond, il n'est pas antipathique. On s'identifie à lui malgré tout. Parce que nous avons tous eu envie de tout quitter, parce que nous avons tous un monde intérieur bien plus vaste que ce que nous montrons, parce que nous avons tous des pensées incongrues et des moments de relâchement quand on est seul avec soi même. Mais lui s'en délecte, l'étale, s'y complait et nous renvoie à la fois une image peu glorieuse de l'humanité à laquelle nous appartenons, mais aussi, tout à la fois, le sentiment de notre propre lâcheté hypocrite. Cette histoire ne peut pas laisser indifférent. Elle se lit comme sous hypnose, dans un état de jubilation morbide, et va chercher tout au fond du lecteur ce qu'il n'avait pas prévu de regarder. Le tout meilleur Larcenet que j'ai pu lire. Et une BD qui pourrait mériter les 5 étoiles lorsque j'aurais achevé le tome 3, à paraître. Où l'on saura enfin si Polza Mancini a finalement tué, ou non, la jeune femme...
Les Enfants de la Mer
"Mystère". Voilà le maître mot de ce manga. Loin des éclats et du rythme tendu qu'imposent ses congénères, "Les enfants de la mer" prend son temps pour poser les jalons de son intrigue. Comme pour une apnée en eau profonde, la respiration est maîtrisée et chaque palier s'impose pour faire briller cet éclat qui chatouille notre curiosité. Ruka, jeune collégienne un brin rebelle va croiser le chemin de Umi et Sora, deux frères plutôt étranges élevés par... des dugongs ! C'est là que fantastique et légende commencent à s'immiscer dans le récit, pour jeter petit à petit leurs filets. Le fil entre rêve et réalité reste mince et nous tient en haleine... Mais si des réponses se dessinent, d'autres questions apparaissent... Ce premier tome est pour moi une vrai réussite. Le découpage du récit qui propose de courts témoignages en intro des différents chapitres est une très bonne idée qui ancre très fortement le récit dans le réel... pour mieux s'en échapper ensuite. Le trait de Daisuke Igarashi est plutôt réaliste ne s’embarrasse pas de détails, mais joue plutôt sur l'expression des personnages ou les ambiances de ses décors. Tout cela contribue à forger l'ambiance si particulière et réussie qui se dégage de ce manga dont je recommande fortement la lecture ! Les amoureux de la faune marine y trouveront plus que leur compte, et les autres peuvent y plonger également les yeux fermés - enfin presque ^^ -
Tranquille courage
Un très bon diptyque que voici ! L’histoire vraie de ce paysan normand qui cache un pilote américain est toute simple mais terriblement prenante. Comme cela a été mentionné ci-avant, le récit est centré sur les personnages, leurs peurs, leur courage et leur détermination. Du coup, le petit manque de rigueur dans les détails historiques relevé plus bas m’est totalement passé inaperçu. Cette bd n’a sans doute pas la rigueur d’un Airborne 44 mais son récit me parait nettement moins forcé et artificiel. Au contraire, il se révèle d’une grande fluidité narrative. Pourtant, il ne fait pas état de grands faits de résistance. Juste un paysan qui essaie de vivre le plus normalement possible avec un ricain sous son toit. Cette résistance passive reste néanmoins héroïque. A noter que l’histoire s’ouvre avec un cahier documentaire fort intéressant et se referme avec la rencontre de Weston Lennox 63 ans après. Côté dessin, j’apprécie énormément le trait de Tefenkgi, à la fois souple et moderne. A souligner également le gros travail fait sur les couleurs qui s’accordent bien avec le dessin. Une bd chaudement conseillée . . .
Aurore (Fernandez)
Petit aparté pour commencer concernant la qualité de l'ouvrage. La couverture est de toute beauté. Le cadre rouge que vous voyez est mat, alors, que la forêt centrale est brillante. A première vue, j'ai cru qu'il y avait vraiment du relief ! Cette couverture donne une vraie impression de profondeur et on a envie de plonger par cette porte ouverte sur un autre monde. L'intérieur est tout aussi agréable avec des pages au papier épais sentant bon la qualité et au grain agréable sous les doigts. En gros, ça n'a pas l'apparence de Soleil, ça n'a pas l'odeur de Soleil, ça n'a pas la qualité de Soleil et pourtant, c'est bien sorti de chez Soleil Productions. Je l'ai lu 2 fois pour être sûr de ce que j'allais écrire car malgré ma note élevée, j'ai longtemps hésité car je n'étais pas sûr de ce que j'avais compris et du message qui voulait potentiellement être transmis. Alors, la première fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur. Sa créativité et son univers sont réellement merveilleux et collent parfaitement au conte que nous avons entre les mains, à cette ambiance magique, poétique, légèrement onirique, quelque peu mystique qui baigne chaque page. Mais sûrement cela ne serait rien sans des couleurs fabuleuses, toutes en contraste, en luminosité, en nuance. Ces couleurs posent les ambiances de manière magnifique. Chaque lieu prend vie et possède sa propre aura. C'est simplement superbe. L'ensemble joue pleinement aussi sur l'humeur, sur les sensations transmises. Le dessin a son rôle propre dans la compréhension de l'histoire. Vokko, notamment personnage intriguant, sorte de méchant loup d'apparence, est finalement plutôt sage dans son comportement et sert de tuteur à Aurore. Le dessin et la couleur sont généralement assez neutres pour le représenter. En revanche, lors de l'une de ses interventions contre l'homme oiseau, sa représentation est terrifiante et pourtant tellement simple ! Une maitrise et une utilisation parfaite de l'outil graphique. Le scénario en revanche est la partie qui m'a laissé le plus dubitatif. Tout d'abord, cette péronnelle m'a paru assez agaçante avec ses airs de "je n'en ai rien à faire de ce qui m'arrive, de ce qui arrive aux autres et puis de toute façon je ne comprends rien, je ne sais rien et je ne sais rien faire". De plus, arrivant à la dernière page, je me suis posé des questions et je n'arrivais pas à trouver de réponse appropriée. Posant quelques questions sur les forums, je me suis rendu compte que, de toute évidence, cela n'était pas si évident même aux autres lecteurs puisque les réponses restaient somme toute évasives. Alors, j'ai pris mon temps, j'ai laissé un peu d'eau couler sous les ponts pour essayer de reprendre cette lecture avec une vision neuve et objective. La deuxième fois que j'ai lu cet album, j'ai immédiatement été charmé, conquis par le dessin d'Enrique Fernandez. Son trait est magnifique, graphique, hyper personnel, enchanteur, que du bonheur...Je me répète ? Sûrement parce que j'ai eu strictement le même bonheur que lors de ma première lecture à redécouvrir visuellement cet album. Je me demande même si je ne l'aurais pas encore apprécié plus. Si c'est possible. Et coté scénario, j'ai pris cet album de manière plus détachée, sachant que le contenu était avant tout très poétique. J'ai essayé de vivre cet album comme un rêve, découvrant ce monde entre les mondes comme Aurore le fait. C'est à dire, arrivant de nulle part, ayant oublié son passé, ayant oublié qui je suis et d'où je viens, ne sachant comme un nouveau-né rien des sentiments et des êtres qui m'entourent. Partant de ce constat, il devient plus évident qu'Aurore agit assez logiquement. Contrainte à écrire une chanson pour des personnes qu'elle ne connait pas et pour qui elle n'éprouve rien, on se buterait pour moins. Son initiation va donc lui permettre par un voyage rapide lui faire rencontrer les êtres fabuleux qui peuplent l'entre deux monde. Ces êtres que les humains devraient vénérer mais qu'ils ont oubliés voire pire, salis. Alors, oui, c'est rapide, mais pas illogique et cela permet de donner du rythme à cette promenade forcée. La découverte et la leçon de morale passent vraiment bien, d'autant plus qu'elles restent légère et réaliste. Une petite leçon d'écologie et de religion qui fait plutôt du bien par les temps qui courent. Sans croyance, sans racine, l'homme perd ses repères, n'a plus la notion de sacrifice, n'a plus la notion de courage et d'abnégation et mène son peuple à sa perte. Mais surtout, la fin est superbe, grandiose, de toute beauté, surprenante. Je ne sais comment décrire cette fin sans l'expliquer complètement. On y trouvera la morale, ou pas, que l'on veut, personnellement, j'ai complètement occulté cet aspect pour n'en garder que la magie du conte poétique qui nous est offert. Splendide. Le mieux sûrement est encore que vous la découvriez par vous même !
Les Délices d'Aphrodite
La déesse Aphrodite revient sur Terre de nos jours pour une remise à niveau en compagnie de Cupidon relooké en toucan érotomane. On suit donc, sous forme de strips (parfois même de strip-tease) ses mésaventures entre l'appart qu'elle partage avec ses trois collocs et son job de vendeuse dans un sex-shop. Hilarante et joliment dessinée, cette BD n'est toutefois pas à mettre entre toutes les mains, tant de nombreux gags sont osés, mais sans jamais tomber dans la facilité du vulgaire ou de l'obscène. En deux mots: chaudement recommandé!
Le Sommet des dieux
Le Sommet des Dieux, j'en attendais beaucoup étant féru de montagne et connaissant la renommée de l'ouvrage, j'en attendais bien moins n'étant pas du tout friand de mangas. Ben c'est la baffe. Cette œuvre rentre direct dans mon Top5 perso. Graphiquement c'est superbe, l'auteur est un véritable artiste qui nous immerge dans cet environnement incroyable des montagnes nippones aux grands des Alpes jusqu'au toit du monde, tout est magnifié. Les personnages sont bien rendus, reconnaissables, les villes et décors sont eux aussi fouillés, on est bien loin des trucs moches et sans forme que pour le moment je n'arrivais pas à apprécier. Les montagnes sont incroyables, c'est une grande réussite que de composer des paysages pareils en teintes de gris et de rendre honneur à la majesté des lieux. Visuellement, je rejoins certains sur les bulles, polices et contours qui sont parfois un frein à la lecture (faire rentrer des mots à la verticale en 1 syllabe, bulles gigantesques pour un mot de 5 lettres.....). Mais globalement cela n'a pas pu me sortir de mon plaisir de lecture. Enfin, j'ai toujours cette réserve sur les onomatopées sensées nous faire comprendre, idiots que nous sommes, les situations (Habu a froid, allez hop, des glagla par ci par là, Habu mange, de scrontch et autres slurps). L'histoire, si elle n'est pas exempte de scories (sentimentalisme, redondances) est formidable. Elle nous happe lentement, doucement, puis on n'a de cesse que d'aller au bout de cette ascension, bout du voyage initiatique de Kukamachi, bout de l'irraisonnable obsession de Habu joji (que connaissent nombre de grimpeurs, marins....). J'ai aimé cette très belle illustration de ce sport et de ces hommes qui le pratiquent, loin du star système, se mettant quotidiennement en danger. J'ai grandement apprécié cette introduction par l'enquête qui devient vite secondaire devant l'importance du charismatique grimpeur, lequel devient au fil des pages, de ses relations aux autres, notamment à Hase, le pilier de ce bouquin. L'enquête sur l'appareil permet de modifier plusieurs fois les axes et les points de vue afin de casser le rythme de ce récit qui peut parfois se montrer très lent. Il faut passer cet écueil comme d'autres œuvres méritent d'être lues au delà d'un graphique disgracieux. C'est grandement bien fait, je viens de le lire, je vais l'acheter c'est sûr car quel pied à cette lecture. Il est compréhensible que cela ne plaise pas à tous de la même manière que ça m'a parlé, mais je conseille malgré tout la lecture, il est vraiment de ces classiques qu'il faut avoir lu.