Les derniers avis (9627 avis)

Par Al Macino
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ontophage
Ontophage

Quelle ambiance!! J'ai rencontré l'auteur et voilà quelqu'un qui aime ce qu'il fait et s'applique à ne rien laisser au hasard. Le Paris de la belle époque est retranscrit dans une ambiance noire et prenante, on est emporté par cette BD. De plus, l'auteur (qui est aussi le dessinateur) n'hésite pas à jouer sur les effets : cases arrondies, fonds noirs... et cela amène un plus à cette ambiance mystique. Beaucoup de mystère plane au dessus de cette enquète et on a hâte de connaître la suite...

13/01/2012 (modifier)
Par Al Macino
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Portes de Shamballah
Les Portes de Shamballah

Après lecture des 3 tomes. (on ma offert le premier et j'ai couru acheter les 2 autres...) C'est le genre d'univers que j'affectionne tout particulièrement, le réel et le fantastique sont parfaitement imbriqués, on voyage tant géographiquement que dans des mondes parallèles en étant totalement transporté et ce voyage ne s'arrête que lorsque l'on repose la BD. Le dessin est maîtrisé même si parfois il manque un peu de maturité. Vite la fin!!!

13/01/2012 (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Siegfried
Siegfried

Si on me demande une série qui met en valeur le 9ème Art, je pense que Siegfried sera dans ma réponse. Je me suis explosé les yeux en lisant cette série tellement c'est beau ! Je m'attendais à de très beaux dessins (dans le genre du Troisième Testament), mais c'est encore mieux au final ! Les couleurs sont choisies avec intelligence et discernement et la blancheur écarlate de certaines planches entrecroise de sombres décors dans d'autres, un ravissement ! Ce qui a rendu le dessin encore plus maitrisé, ce sont les mimiques très simples que peut faire Mime face à des double-planches magistrales, cela 'allège' la perfection du crayon ! Alex Alice a explosé son potentiel pour nous livrer une œuvre sur laquelle il a passé du temps. Il a joué avec les codes de la bande dessinée : découpe des planches variée, réfléchie, originale et phylactères soignés, innovants et faisant partie intégrante du dessin (chose rare). Le scénario est vraiment bien ficelé, en triptyque (chouette !) et la narration est vraiment bien choisie ! Là aussi, Alice a réussi son effet : adapter divers "légendes" en BD et réussir à rendre une histoire prenante, chevaleresque ; le tout demeurant à la fois complexe (notamment le milieu et la fin du dernier tome) mais accessible à tous : jeunes-(plus) vieux, BDphiles passionnés-néophytes peu exigeants ! Bravo à Alex Alice qui a réalisé seul ce triptyque, d'une main de maître ! On sent qu'il s'est beaucoup investi mais qu'il est resté en confiance tout au long de la série ! 5/5 amplement mérité !

30/10/2010 (MAJ le 12/01/2012) (modifier)
Par Puma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kraa
Kraa

Voilà un album qui m'a perturbé. Je l'ai trouvé passionnant et hautement original. Pas par la trame de son histoire qui ne casse pas trois pattes à un canard, mais par son traitement en contre-pied génialement imaginé. Car le héros dans le monde des humains, chose très inhabituelle, c'est d'abord l'Aigle avec un grand A. Et l'on perçoit tout au travers du regard du super-prédateur qui lutte pour sa survie, et qui est ici, de surcroît, particulièrement vengeur et tueur. Le rendu graphique est sublime. Ca donne au résultat un climat froid, glacial, glauque même, très prenant, même si tout de même pas toujours très crédible, ... mais est-il permis de rêver ? Vivement que Sokal tienne bon la barre, et que le deuxième tome puisse être à la hauteur du premier, ou le dépasser !

11/01/2012 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ignorants
Les Ignorants

Note : 4.5/5 ! Si on a un peu suivi l'actualité BD de cette année, on a forcément entendu parler, entre autres de la dernière œuvre de Davodeau, et franchement, c'est un must. Je ne suis pas forcément un amateur de vin... Je peux en goûter et en différencier, mais je n'aime pas vraiment ça. Mais, honnêtement, si on est un tant soit peu curieux je pense qu'on n'est pas obligé d'adorer le vin (ou la BD) pour apprécier ce livre. En effet, si la fabrication du vin peut paraître rébarbative aux non initiés, Davodeau et son talent narratif sont là pour rendre le tout passionnant. Alors évidemment, comme, à l'origine, j'ai plus lu ce pavé pour avoir des renseignements sur la BD, je me suis des fois dit, lorsque j'ai suivi le parcours initiatique de ces deux ignorants dans un domaine, qu'il n'y avait pas assez de passages portant sur la BD, mais finalement, cela reste agréable à lire. C'est vrai que le pourcentage de pages traitant de vin est plus important, mais comme ces chapitres sont vraiment très intéressants, surtout que dans le domaine j'ai tout à apprendre, on ne décroche pas du livre (j'ai même pu retrouver un peu de mon expérience dans le chapitre des vendanges), que j'avais prévu de lire en plus de temps. Cette BD est illustrée par le magnifique, dégradé et soigné dessin de Davodeau, avec un trait semi-réaliste fin (très joli sur les paysages naturels) et une colorisation au lavis gris, certes classique mais, elle aussi, magnifique. "Les ignorants" fait partie des meilleurs albums de l'année, qui sera instructif dans les deux domaines aux amateurs de BDs et de vins (d'ailleurs, je vais conseiller cette BD à certains non-initiés), et qui donne aussi envie de lire (les BDs citées qu'on n'a pas encore lues) et (presque) de boire les beaux vins de (pratiquement) ma région.

11/01/2012 (modifier)
Couverture de la série De mal en pis
De mal en pis

4,5/5, j'ai failli mettre 5/5... J'ai acheté ce pavé car il avait de bonnes critiques sur le site et que j'ai pu le trouver à un prix correct pas loin de chez moi. Sa lecture m'a procuré beaucoup de plaisir, ça a été mon "rendez-vous du soir" pendant une dizaine de jours. Avant de lire les autres critiques, je le comparais déjà un peu à du "Friends": des jeunes New-Yorkais, dont la plupart sont des colloc, à une période charnière de leur vie: plus des étudiants, mais pas tout à fait encore des adultes non plus... C'est un beau récit de tranches de vie de la jeunesse des années 90. J'ai bien aimé aussi les interludes entre les chapitres du style "A quoi ressembleriez vous si vous étiez du sexe opposé", "Quel serait le titre de votre biographie"...etc avec les personnages, principaux comme secondaires, qui répondent tour à tour sur une case. Graphiquement, c'est un comics en noir et blanc. Le trait est jeune, frais, dynamique, simple, efficace...c'est beau. Seule petite ombre au tableau, quelques erreurs dans les phylactères: coquilles, mots en double ou oubliés, et je pense que ça et là il existe quelques erreurs de traduction (je pense notamment qu'à la fin, un "I was told that..." de Sherman a été traduit à la lettre ce qui donne grosso modo, "j'ai été dit que...", bof bof, quoi) Bon sur un bon 600 pages, ces erreurs ne sont pas omniprésentes et ne pourrissent pas la lecture. Bref, un beau livre à découvrir, ça a été un vrai plaisir que de me replonger dans les années 90 en suivant les histoires, drôles ou pas, du quotidien de cette sympathique bande de jeunes. (101)

11/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Là où vont nos pères
Là où vont nos pères

Cette BD est très déroutante : pendant assez longtemps, on ne sait pas vraiment où l'auteur veut en venir. Et en même temps, cela fait écho au côté déroutant qu'a son nouveau pays pour le migrant, représenté ici par des visions fantastiques et oniriques. Tout comme lui, nous avançons en pays inconnu, ignorant que nous sommes des causes, des effets, du sens. Peu de bandes dessinées ont fait ce pari de ne pas contenir aucune parole, une rare exception étant Capricorne tome 12 d'Andreas, fort opportunément intitulé "" et fort réussi lui aussi. Cela oblige à une démarche plus active du lecteur, qu'on peut apprécier ou pas. Ici, je trouve que cela contribue à générer cette ambiance onirique et mystérieuse, tout en rendant les possibles difficultés linguistiques d'un migrant, sans pour autant nuire à la compréhension finale. Graphiquement, c'est magnifique. Je ne trouve pas les personnages statiques, bien au contraire. Et ce, même en restant quelques secondes sur chaque image, qui mérite effectivement qu'on s'y attarde.

11/01/2012 (modifier)
Par js
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Mettons, grosso modo, que Candide ne fût pas un homme mais un batracien, que son histoire ne fût pas écrite par Voltaire mais Perrault et que la notion de manichéisme dans les contes soit plus complexe à saisir pour les enfants. Vous l'aurez compris, Garulfo est un conte intelligent où les auteurs ont pioché dans divers récits existants (je vous laisse les découvrir) pour mettre sur pied une histoire incroyable. Une grenouille qui devient prince, un prince qui devient grenouille ; une sorcière capricieuse, une princesse aux lèvres convoitées, des chevaliers, des rois et des reines, des paysans, des dragons, des châteaux.... Oui c'est un vrai conte dans lequel nous allons croiser une multitude de personnages et où chacun aura un rôle bien précis, parfois inattendu ! Les deux premiers tomes sont exquis. Ayroles nous prouve ici son talent sans faille pour les belles phrases, les belles rimes, les belles proses...et les belles blagues ! Les tomes suivants perdent un peu de leur superbe au niveau de la syntaxe mais le niveau reste plus que correct, les réflexions toujours intéressantes, la répartie des personnages exceptionnelle et l'humour omniprésent. Le dessin est également une réussite et rend bien le côté médiéval de l'histoire. Un trait expressif et fin. Des personnages aux bouilles géniales, des décors bien rendus et des couleurs qui agrémentent à merveille ce chef d’œuvre du 9ème Art. L'ensemble met bien le lecteur dans cette ambiance de conte au final burlesque, loufoque mais qui suit toujours un fil conducteur bien précis et qui montre que les apparences sont très souvent trompeuses ! Garulfo : une série culte pour son scénario excellent, son dessin maitrisé, ses couleurs judicieuses ! Que de poésie, que de répartie, que d'humour et que de plaisir !

11/01/2012 (modifier)
Par cac
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Aâma
Aâma

Aama, le nouvel album de Frederik Peeters l'auteur du très bon Lupus était particulièrement attendu au tournant. Dans la même veine, à savoir la science-fiction mais mâtinée d'une attention portée aux relations entre les personnages, ce premier tome permet de prendre connaissance des protagonistes. On établit aussi les liens qui les unissent et leur mission à travers un flashback conté par un robot à l'allure simiesque qui m'a fait fortement penser à Cobra - cigare au bec et jusqu'à l'arme dissimulée dans le bras. On peut aussi rapprocher la trame de départ de la série Aldébaran, les protagonistes se rendant dans une sorte de colonie abandonnée depuis des années sur une petite planète déserte et inconnue. Bref, on retrouve des marques familières, le récit coule tout seul et on prend beaucoup de plaisir à lire les aventures de Verloc Nim, sa relation avec son frère. On peut dire que le trio mis en place par l'auteur fonctionne bien. Le dessin est très beau, et en couleurs cette fois là où Lupus était en noir et blanc. Un peu plus de 80 pages qui permettent de développer correctement ce premier tome. On en donne suffisamment pour ferrer le lecteur tout en laissant des questions en suspens pour la suite et notamment le comblement de l'ellipse entre les faits relatés sur la planète Ona(ji) et le présent du début de l'album.

10/01/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dorian Gray
Dorian Gray

Je ne connais pas du tout le roman original, mais la lecture de cette adaptation m’a vraiment ravi. Ca démarrait pourtant mal : j’ai moyennement accroché au chapitre introductif et au 1er acte. Je trouvais les dialogues pompeux, et les réflexions philosophiques un peu absconses et fatigantes. Mais les choses s’améliorent dès le 2ème acte, et la narration devient plus fluide. L’histoire est d’une richesse incroyable, et aborde des thèmes tels que l’hédonisme, la déchéance, la beauté et l’art, tout en restant plaisante et accessible. Surtout que le travail graphique est magistral ! Chaque planche est un tableau. La peinture de l’auteur s’apprécie d’ailleurs encore plus sur les pleines pages qui introduisent chaque acte, et sur les planches doubles à couper le souffle qui illustrent le supplément en fin d’album – supplément passionnant, où l’auteur nous en dit un peu plus sur son travail d’adaptation, exercice toujours périlleux quand on s’attaque à un classique de la littérature, « Dorian Gray » fait partie des rares albums que je pense relire très bientôt pour encore plus en apprécier la richesse. Et puis quel plaisir pour les yeux !

09/01/2012 (modifier)