Très bonne bd ! L'univers et l'ambiance des mille et une nuits sont présents, l'histoire est captivante, les personnages aussi. Le dessin est chaleureux, notamment ceux de Bagdad en plein soir avec les souks bien retranscrits. On s'y croirait !! C'est beau c'est bon c'est génial. Je mets volontiers 5/5 tellement j'aime cet univers.
Très bon moment de lecture avec ce western spaghetti format puzzle.
9 chapitres au premier abord indépendants nous font suivre les péripéties de personnages bien campés et aux personnalités fortes. Au fur et à mesure de l’histoire, les pièces s’assemblent parfaitement pour former une seule et même trame assez jubilatoire. Véritable hommage au western classique, ce récit trouve son originalité par son découpage non linéaire et le chassé croisé incessant de ces différents protagonistes.
Le duo d’auteur Trondheim / Bonhomme, nous livre un excellent one shot pour leur deuxième collaboration. A noter d’ailleurs que le personnage principal de « Omni-Visibilis » semble se trouver téléporté dans le présent album dans l’Ouest américain. A suivre en cas de troisième ouvrage commun entre ces deux talentueux auteurs (Ce que je souhaite vivement), si ce personnage sera toujours de la partie…
Côté visuel, le dessin de Bonhomme est toujours aussi agréable et limpide. De plus, chaque chapitre à droit à sa propre couverture, façon un peu old school, ce qui donne un charme supplémentaire à cet album fortement conseillé.
Oh là là !
Attention, coup de coeur !
Pourtant, le pari n'était pas gagné : raconter comment un jeune Juif est obligé de fuir pendant la Seconde Guerre, c'est une histoire qu'on a raconté des milliers de fois depuis 60 ans.
Et pourtant, les deux jeunes auteurs de "l'Envolée sauvage" parviennent à toucher le coeur. Bien sûr, l'épicentre de l'émotion tient en la passion du petit Simon pour les oiseaux, métaphore totalement transparente de la liberté qui lui échappe. Et pourtant Laurent Galandon a réussi à sortir son récit des sentiers battus, en découpant son histoire d'une façon à la fois irrégulière, erratique, et totalement en adéquation avec son sujet : séquences de 5 ou 6 pages, ou au contraire, "moments" comprimés (ou juste évoqués" sur une seule page.
Simon c'est un pauvre garçon abandonné, qui a la seule "tare" d'être circoncis. Au travers de ses paysages magnifiques, des visages à la fois disneyens et "nouvelle BD franco-belge" (celui de Simon est particulièrement soigné), Arno Monin fait lui aussi une entrée en force dans la BD en affirmant un beau talent de graphiste en devenir. cependant le tome 2 est un peu en-deça du premier, la faute sans doute à une fin un peu précipitée, malgré les bonnes idées développées dans cette suite (Simon ne recouvre pas la liberté tant espérée)...
Envolées lyriques, cadrages audacieux et soigneusement choisis, les deux jeunes auteurs nous livrent un petit bijou, à fouiner au fond de la remise. En plus c'est un diptyque, qui malgré une fin un peu "juste", vaut le détour.
_________________________________
Cycle 2, sur l'histoire de Ada et Lucja...
Curieusement le récit m'a fait penser à "Un sac de billes", dont j'ai lu la conclusion il y a quelques jours. Nous avons en effet deux enfants, juives de Paris mais très peu au courant de leur religion, qui doivent fuir les rafles et qui se réfugient à la campagne grâce à la bienveillance de plusieurs personnes. Etant plus jeunes que les frères Joffo, elles ne sont pas occupées à "travailler", même si elles participent aux tâches ménagères du foyer où elles ont trouvé refuge. Mais la comparaison s'arrête là, car elles vont se retrouver en très fâcheuse posture vers la fin du premier tome. Le récit est linéaire, avec quelques petits flashes-backs, qui n'entravent en rien le plaisir de lecture. On sent la volonté de Laurent Galandon de proposer son récit à un public un peu plus jeune, et il le fait bien.
Côté dessin c'est Hamo qui a pris le relais d'Arno Monin, et même si c'est plus rond, un poil moins "brut" comme style, c'est très plaisant.
A suivre, vite.
Je me suis bien amusée en lisant le premier tome de Doggybags, recueil de 3 histoires complètement déjantées inspirées du comics, avec coupures pubs et multiples petits reportages plus ou moins véridiques.
Au départ je l'ai acheté parce qu'il y avait une histoire écrite et dessinée par Florent Maudoux et son histoire intitulée "Masiko" est vraiment très plaisante à lire, j'ai retrouvé avec grand plaisir son style graphique, ses couleurs, son dynamisme et une histoire mêlant humour, tueries et amour maternel.
Mon histoire préférée de ce premier tome est celle de Run, la dernière du recueil : une histoire qui pourrait être sous-titrée "La lose" tellement le héros, fort peu sympathique, accumule les mauvais coups du sort. On dirait du Richard Bachman, mis en image exactement comme je l'aurais imaginé dans mon cerveau. Franchement, rien à redire, le dessin est excellent, la mise en scène, les cadrages, les enchainements, la chute ! Du grand art.
Je ne m'étends pas plus que cela sur la première qui m'a laissée assez indifférente, que ce soit pour le dessin ou le scénario. Je ne la prends même pas en considération dans ma notation.
Le tome 2 nous offre 3 nouvelles histoires fortes et déjantées, entrecoupées de pubs, de documentations diverses ou de petits reportages. Les deux premières sont les meilleures à mes yeux, entre les tueurs d'extraterrestres aguicheuses et les défenseur de la frontière américano-mexicaine qui font une rencontre dont ils se seraient bien passés, on est servi côté tueries ! Le dessin colle bien au scénario, rien à redire.
Je suis en revanche moins emballée par la dernière, apparemment inspirée d'une histoire vraie. J'aurais préféré que les auteurs s'inventent une fin un peu plus apocalyptique, parce que je me suis finalement ennuyée, malgré les tentatives de construction non linéaire du récit. Le dessin ne m'a pas convaincue non plus, c'est gore, mais le sang semble être extérieur à la scène, comme ajouté après coup, ce qui n'apporte que confusion en fin de compte.
Malgré un effort évident pour produire un tome 3 riche et recherché, je ne suis pas emballée. Alors certes on apprend plein de choses sur le Mexique, son histoire et ses violences, certes l'idée de donner un thème à ce tome est louable mais j'ai finalement été plus intéressée par les pages d'Histoire que par les histoires elles mêmes.
La première est sans grand intérêt à mes yeux alors qu'au départ j'étais plutôt confiante, mais le fantastique et le côté angoissant ne ressortent absolument pas et je suis arrivée à la dernière page avec un sentiment de "tout ça pour ça". Je pense de plus que les lecteurs sans notion d'espagnol seront quelque peu frustrés : ça manque quand même un peu de traductions...
La deuxième, écrite et dessinée par le sieur Maudoux, est la mieux dessinée des 3 mais ne surprend pas vraiment, on se doute très vite du fin mot de l'histoire. Les amateurs/trices de formes féminines seront servis, c'est toujours ça de pris.
La troisième histoire enfin, lue hier, j'ai déjà du mal à me souvenir de ce dont elle parle...
Le principe ne surprend plus, le courrier des lecteurs n'est pas drôle (même pour faire "vrai'', les fautes d'orthographe ça tue quand même), bof quoi...
Pour résumer :
Tome 1 Tome 2 Tome 3
Pas sûr que je m'intéresse à la suite si elle sort un jour.
Adapter un classique populaire relève toujours de la gageure. Il faut être sûr de soi et avoir du talent pour le faire sans dénaturer l'intrigue originale et pervertir (au sens large) le message sous-jacent. Le tandem Kris-Bailly, qui avait si bien fonctionné sur Coupures irlandaises, relève le défi du Sac de billes, véritable monument littéraire.
Et avec brio une nouvelle fois. Kris, que je considère comme l'un de nos meilleurs narrateurs de l'intime, nous propose une lecture de grande qualité de l'oeuvre de Joffo, avec des scènes semi-muettes mais très expressives, un récit où les instants graves alternent avec des passages plus légers (lorsque le père des deux enfants leur avoue par exemple ne pas savoir concrètement ce que signifie être juif est l'un des temps forts du roman, et tout aussi réussi dans la BD). Le deuxième tome continue sur le même tempo, entre moments d'émotion, muets ou pas, et scènes un peu plus remuantes. On retrouve toute l'essence du récit, grâce à une construction impeccable. Le côté "voyage" des deux enfants est aussi très présent, ce n'était vraiment pas facile de se déplacer dans ces conditions...
Ma lecture du roman remonte à 20, voire 25 ans, mais c'est toujours un plaisir de suivre Maurice et Jo dans leur périple vers la Zone libre.
Chapeau bas également à Vincent Bailly qui a bien su s'approprier l'atmosphère de la France occupée, probablement bien aidé par la foultitude de films traitant de la période. Ses gamins sont très expressifs et les adultes soignés, en particulier les parents des enfants et le prêtre qui les aide. Son faciès me rappelle d'ailleurs celui de l'éditeur de la BD...
Deux petites choses m'ont un peu ralenti dans ma lecture cependant : le fait que les enfants changent un peu trop souvent de vêtements, et le traitement des couleurs un peu étrange par moments. Des touches trop vives ou encore des "traits" qui ne se justifient pas...
Mais c'est du chipotage car j'ai beaucoup apprécié ma lecture, qui m'a rappelé le plaisir de lire ce classique à l'adolescence.
Au vu des couvertures de ce manga, j'hésitais à emprunter cette série que j'assimilais directement à un shojo cucul-la-praline. Mais ce n'est vraiment pas ça, la couverture est trompeuse.
A la base, c'est un josei, un manga destiné aux jeunes femmes. Son sujet, les femmes ultra-complexées, repliées sur elles-mêmes et sur leurs passions excessives et souvent loufoques, l'une pour les trains, l'autre pour les poupées ou encore l'héroïne pour... les méduses. Celles-ci vivent entre elles dans une résidence dont elles ne sortent qu'à peine et qu'elles appellent leur couvent, formellement interdit aux hommes et aux femmes coquettes. Jusqu'au jour où une superbe jeune femme s'attache à l'héroïne et s'incruste dans la résidence... sauf qu'elle lui avoue bien vite qu'elle n'est pas une femme...
Le ton de cette série est au délire, à l'humour mais aussi aux sentiments. C'est drôle, touchant et assez déjanté.
Les personnages sont tous originaux, très attachants et dotés de psychologies complexes mais réalistes.
L'intrigue est dense et variée. La situation n'est en outre pas figée et les choses évoluent plutôt bien de tome en tome.
Le dessin est simple et agréable et la narration parfaitement fluide et claire.
Et ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est que le ton est vraiment adulte, sans jamais être ni niais ni sombre.
C'est une lecture qui fait plaisir et où l'on suit avec le sourire les petites aventures d'une poignée de personnages qu'on apprécie de plus en plus au fil des pages.
Décidément, cette nouvelle collection lancée par Ankama promet ! Après Niourk voici "Oms en série", nouvelle adaptation d'un roman de Stefan Wul.
Les Draags sont des êtres à peau bleue, dont l'animal domestique préféré est l'Om. A chaque portée d'une femelle Om, les petits, une fois sevrés, sont offerts à un enfant d'une autre famille Draag, on leur met un joli collier, on leur trouve un joli nom, ils ont une jolie niche, on joue avec eux, bref, l'Om est le meilleur ami du Draag !
Cette inversion des rôles, qui met l'être humain à la place exacte du chien dans notre société moderne, est d'une justesse qui en fera réfléchir plus d'un sur la condition d'animal domestique ;) On y retrouve tout ! Même les notions de relativité du temps qui passe et la conception de la douleur. C'est plutôt surprenant mais j'ai adoré ! Le héros de l'histoire est un Om qui a réussi à s'instruire en même temps que sa petite maîtresse Draag et qui décide à un moment donné d'échapper à sa condition avant qu'on le remette à sa place d'animal domestique. Il va alors rencontrer les Oms sauvages.
Graphiquement, c'est très joli, l'univers des Draag, tout en couleurs vives, est très réussi. Le dessin est relativement sobre, mais d'une grande justesse.
Le seul petit reproche que je pourrais faire c'est la vitesse à laquelle Terr, notre héros, finit par prendre la tête du groupe. J'imagine que dans le roman cela s'est passé un peu moins vite et qu'on se trouve ici face une des contraintes de l'adaptation en BD.
En dehors de cela, rien à dire ! J'aime décidément beaucoup cet auteur et cette nouvelle collection (à qui je donne ce coup de cœur), vivement la suite, et les autres adaptations prévues par l'éditeur.
Une BD pour laquelle j'ai légèrement hésité entre le 4 et le 3. Mais j'avoue que le coup de cœur du moment m'a décidé à la hausse.
Tout d'abord j'ai beaucoup aimé le dessin, qui est très sympathique et très frais, mais je regrette juste une utilisation un peu abusive des têtes SD et d'expressions extrêmes qui sont parfois un peu "mal-t-à-propos". C'est un peu dommage car sinon j'aime vraiment bien les dessins et la colorisation !
Mais il faut avouer que le thème est très très bien abordé : les appartements sur Paris et les soucis pour se loger quand on est étudiant sans trop de sous. Le propos est bien traité à mon sens puisqu'on va assister à l'intégralité de ce qui peut se passer (ou presque) et que l'auteur ajoute des précisions parfois qui sont très intéressantes. Le propos est très sérieux dans le fond.
D'ailleurs on peut noter l'utilisation très bien faite de la légèreté pour contraster avec la situation qui semble parfois dramatique. Notamment lorsqu'on voit les disparités ou simplement les coups de malchances de certaines personnes.
Ce que j'ai bien aimé aussi au-delà de ce sujet grave, c'est la légèreté et la fraicheur du ton sur la vie étudiante, sur les colocs, les cours etc... qui n'est pas le propos mais qui apporte une bonne note de fraicheur.
Dans l'ensemble, un sentiment très positif, malgré quelques petits "défauts" à mes yeux; un dessin que j'ai beaucoup aimé, et une auteure que je vais suivre de ce pas.
3.5/5 arrondi à 4 quand même, parce que j'ai bien aimé. Mon petit coup de cœur du moment
Mise à jour après la lecture du tome 2 :
Très intéressant ce deuxième opus, qui permet à l'auteure de se renouveler sans lasser. En effet, après la recherche de logements et les arnaques, nous suivons dans ce tome les différents moyens pour s'en sortir. Et il y en a ! J'ai aussi particulièrement adoré les différentes histoires des personnes se retrouvant dans le squat. Certaines sont assez incroyables mais que trop vraies malheureusement.
Dommage cependant que l'auteure continue d'utiliser à outrance les têtes en SD et qu'un humour un peu trop potache ralentit le sujet qui est plutôt sérieux.
J'ai également regretté un peu la fin du diptyque, et j'ai trouvé que certaines ficelles faisaient plus grosses dans ce deuxième opus. C'est franchement dommage, car dans l'ensemble il se dégage encore une fraicheur certaine.
Cela reste un très bon opus que j'ai pris grand plaisir à lire même si je trouve dommage qu'il n'y ai pas de troisième tome pour conclure la série, mais l'auteure semble avoir fait le tour du propos.
Du coup ma note est plutôt arrondie à 3/5 mais je pense que cette série est tout de même très sympathique à lire pour avoir une idée de ce que peut être la pénibilité pour avoir un logement à Paris.
3/5 au final et un conseil d'achat gardé pour ma part.
Gotham Central raconte une suite d'enquêtes classiques plus ou moins liées les unes aux autres dans l'univers de Batman, à la manière d'une série policière américaine qui, au fil des affaires, en profite pour approfondir discrètement ses personnages.
Avant de lire la BD j'avais quelques appréhensions face à ce mix de prime abord étrange entre The Wire et l'univers d'un gars déguisé en chauve-souris. Mais j'ai été conquis. Je pense que ce qui rend cette alchimie possible tient beaucoup au dessin à la Year One, très réaliste, peu fouillé, allant brutalement à l'essentiel. Dans "Un Long Halloween" j'ai vraiment eu du mal avec le contraste entre un graphisme plutôt réaliste du monde de la pègre, et celui complètement fantaisiste des super-vilains. Ici les super-vilains s'intègrent bien.
Gotham Central, c'est d'abord l'occasion de découvrir les méchants batmaniens sous un tout nouvel angle, plus humain d'une part et donc plus intéressant ; la police établit des profils de ces criminels d'exception, et Ed Brubaker parvient à les rendre très crédibles grâce à une plume sobre et sensible. C'est aussi l'occasion de voir un Batman différent.
Dans les BDs canoniques, Batman est un personnage principal, quand ce n'est pas LE personnage principal. Ici, évidemment sa présence surplombe toute la BD, mais il apparaît peu. Nous n'avons plus son point de vue à lui ; nous ne savons rien de ses motivations, de ses enjeux, ce n'est qu'un type laconique qui apparaît pour disparaître aussitôt.
Et on découvre que pour les policiers, il y a des raisons légitimes de détester cet homme qui fait le boulot à leur place, agit en toute impunité sans se soucier des lois, ce "freak" qui a transformé leur ville en Foire aux Monstres. La relation est ambiguë, car si effectivement la police a bien du mal à souffrir son soutien, elle en a aussi besoin quand la situation la dépasse.
Gotham Central, c'est le point de vue de gens ordinaires sur un monde qui ne l'est plus, qui ne leur appartient presque plus, et qui est pourtant le leur. C'est aussi une manière très habile de faire de la BD de super-héros "pour les grands", bien mieux que Nolan ne l'a fait pour le cinéma, et dans la continuité de Year One.
Bref, Gotham Central ; j'adore !
Il est agréable de se laisser surprendre par une série dont on n'attendait pas grand-chose et qui se révèle être finalement passionnante.
Le récit est dense avec une foule d’informations transmises au fil des pages sans pour autant alourdir la lecture. Au contraire, elle est des plus prenantes. L’intrigue reste entière sans pour autant frustrer le lecteur. L’auteur se joue de nous avec une grande habileté et nous fait voyager aussi au gré des errements de ses personnages. Il est rare de trouver une telle évolution graphique au sein d’une série sans changement de main. Dans le premier opus, le trait est appuyé pour s’affiner et devenir presque aérien dans les suivants. Il devient plus brouillon aussi, mais sans perdre en lisibilité grâce à une mise en couleur adaptée.
Bref, j’attends la suite !
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SinBad
Très bonne bd ! L'univers et l'ambiance des mille et une nuits sont présents, l'histoire est captivante, les personnages aussi. Le dessin est chaleureux, notamment ceux de Bagdad en plein soir avec les souks bien retranscrits. On s'y croirait !! C'est beau c'est bon c'est génial. Je mets volontiers 5/5 tellement j'aime cet univers.
Texas Cowboys
Très bon moment de lecture avec ce western spaghetti format puzzle. 9 chapitres au premier abord indépendants nous font suivre les péripéties de personnages bien campés et aux personnalités fortes. Au fur et à mesure de l’histoire, les pièces s’assemblent parfaitement pour former une seule et même trame assez jubilatoire. Véritable hommage au western classique, ce récit trouve son originalité par son découpage non linéaire et le chassé croisé incessant de ces différents protagonistes. Le duo d’auteur Trondheim / Bonhomme, nous livre un excellent one shot pour leur deuxième collaboration. A noter d’ailleurs que le personnage principal de « Omni-Visibilis » semble se trouver téléporté dans le présent album dans l’Ouest américain. A suivre en cas de troisième ouvrage commun entre ces deux talentueux auteurs (Ce que je souhaite vivement), si ce personnage sera toujours de la partie… Côté visuel, le dessin de Bonhomme est toujours aussi agréable et limpide. De plus, chaque chapitre à droit à sa propre couverture, façon un peu old school, ce qui donne un charme supplémentaire à cet album fortement conseillé.
L'Envolée sauvage
Oh là là ! Attention, coup de coeur ! Pourtant, le pari n'était pas gagné : raconter comment un jeune Juif est obligé de fuir pendant la Seconde Guerre, c'est une histoire qu'on a raconté des milliers de fois depuis 60 ans. Et pourtant, les deux jeunes auteurs de "l'Envolée sauvage" parviennent à toucher le coeur. Bien sûr, l'épicentre de l'émotion tient en la passion du petit Simon pour les oiseaux, métaphore totalement transparente de la liberté qui lui échappe. Et pourtant Laurent Galandon a réussi à sortir son récit des sentiers battus, en découpant son histoire d'une façon à la fois irrégulière, erratique, et totalement en adéquation avec son sujet : séquences de 5 ou 6 pages, ou au contraire, "moments" comprimés (ou juste évoqués" sur une seule page. Simon c'est un pauvre garçon abandonné, qui a la seule "tare" d'être circoncis. Au travers de ses paysages magnifiques, des visages à la fois disneyens et "nouvelle BD franco-belge" (celui de Simon est particulièrement soigné), Arno Monin fait lui aussi une entrée en force dans la BD en affirmant un beau talent de graphiste en devenir. cependant le tome 2 est un peu en-deça du premier, la faute sans doute à une fin un peu précipitée, malgré les bonnes idées développées dans cette suite (Simon ne recouvre pas la liberté tant espérée)... Envolées lyriques, cadrages audacieux et soigneusement choisis, les deux jeunes auteurs nous livrent un petit bijou, à fouiner au fond de la remise. En plus c'est un diptyque, qui malgré une fin un peu "juste", vaut le détour. _________________________________ Cycle 2, sur l'histoire de Ada et Lucja... Curieusement le récit m'a fait penser à "Un sac de billes", dont j'ai lu la conclusion il y a quelques jours. Nous avons en effet deux enfants, juives de Paris mais très peu au courant de leur religion, qui doivent fuir les rafles et qui se réfugient à la campagne grâce à la bienveillance de plusieurs personnes. Etant plus jeunes que les frères Joffo, elles ne sont pas occupées à "travailler", même si elles participent aux tâches ménagères du foyer où elles ont trouvé refuge. Mais la comparaison s'arrête là, car elles vont se retrouver en très fâcheuse posture vers la fin du premier tome. Le récit est linéaire, avec quelques petits flashes-backs, qui n'entravent en rien le plaisir de lecture. On sent la volonté de Laurent Galandon de proposer son récit à un public un peu plus jeune, et il le fait bien. Côté dessin c'est Hamo qui a pris le relais d'Arno Monin, et même si c'est plus rond, un poil moins "brut" comme style, c'est très plaisant. A suivre, vite.
Doggybags
Je me suis bien amusée en lisant le premier tome de Doggybags, recueil de 3 histoires complètement déjantées inspirées du comics, avec coupures pubs et multiples petits reportages plus ou moins véridiques. Au départ je l'ai acheté parce qu'il y avait une histoire écrite et dessinée par Florent Maudoux et son histoire intitulée "Masiko" est vraiment très plaisante à lire, j'ai retrouvé avec grand plaisir son style graphique, ses couleurs, son dynamisme et une histoire mêlant humour, tueries et amour maternel. Mon histoire préférée de ce premier tome est celle de Run, la dernière du recueil : une histoire qui pourrait être sous-titrée "La lose" tellement le héros, fort peu sympathique, accumule les mauvais coups du sort. On dirait du Richard Bachman, mis en image exactement comme je l'aurais imaginé dans mon cerveau. Franchement, rien à redire, le dessin est excellent, la mise en scène, les cadrages, les enchainements, la chute ! Du grand art. Je ne m'étends pas plus que cela sur la première qui m'a laissée assez indifférente, que ce soit pour le dessin ou le scénario. Je ne la prends même pas en considération dans ma notation. Le tome 2 nous offre 3 nouvelles histoires fortes et déjantées, entrecoupées de pubs, de documentations diverses ou de petits reportages. Les deux premières sont les meilleures à mes yeux, entre les tueurs d'extraterrestres aguicheuses et les défenseur de la frontière américano-mexicaine qui font une rencontre dont ils se seraient bien passés, on est servi côté tueries ! Le dessin colle bien au scénario, rien à redire. Je suis en revanche moins emballée par la dernière, apparemment inspirée d'une histoire vraie. J'aurais préféré que les auteurs s'inventent une fin un peu plus apocalyptique, parce que je me suis finalement ennuyée, malgré les tentatives de construction non linéaire du récit. Le dessin ne m'a pas convaincue non plus, c'est gore, mais le sang semble être extérieur à la scène, comme ajouté après coup, ce qui n'apporte que confusion en fin de compte. Malgré un effort évident pour produire un tome 3 riche et recherché, je ne suis pas emballée. Alors certes on apprend plein de choses sur le Mexique, son histoire et ses violences, certes l'idée de donner un thème à ce tome est louable mais j'ai finalement été plus intéressée par les pages d'Histoire que par les histoires elles mêmes. La première est sans grand intérêt à mes yeux alors qu'au départ j'étais plutôt confiante, mais le fantastique et le côté angoissant ne ressortent absolument pas et je suis arrivée à la dernière page avec un sentiment de "tout ça pour ça". Je pense de plus que les lecteurs sans notion d'espagnol seront quelque peu frustrés : ça manque quand même un peu de traductions... La deuxième, écrite et dessinée par le sieur Maudoux, est la mieux dessinée des 3 mais ne surprend pas vraiment, on se doute très vite du fin mot de l'histoire. Les amateurs/trices de formes féminines seront servis, c'est toujours ça de pris. La troisième histoire enfin, lue hier, j'ai déjà du mal à me souvenir de ce dont elle parle... Le principe ne surprend plus, le courrier des lecteurs n'est pas drôle (même pour faire "vrai'', les fautes d'orthographe ça tue quand même), bof quoi... Pour résumer : Tome 1
Tome 2
Tome 3
Pas sûr que je m'intéresse à la suite si elle sort un jour.
Un sac de billes
Adapter un classique populaire relève toujours de la gageure. Il faut être sûr de soi et avoir du talent pour le faire sans dénaturer l'intrigue originale et pervertir (au sens large) le message sous-jacent. Le tandem Kris-Bailly, qui avait si bien fonctionné sur Coupures irlandaises, relève le défi du Sac de billes, véritable monument littéraire. Et avec brio une nouvelle fois. Kris, que je considère comme l'un de nos meilleurs narrateurs de l'intime, nous propose une lecture de grande qualité de l'oeuvre de Joffo, avec des scènes semi-muettes mais très expressives, un récit où les instants graves alternent avec des passages plus légers (lorsque le père des deux enfants leur avoue par exemple ne pas savoir concrètement ce que signifie être juif est l'un des temps forts du roman, et tout aussi réussi dans la BD). Le deuxième tome continue sur le même tempo, entre moments d'émotion, muets ou pas, et scènes un peu plus remuantes. On retrouve toute l'essence du récit, grâce à une construction impeccable. Le côté "voyage" des deux enfants est aussi très présent, ce n'était vraiment pas facile de se déplacer dans ces conditions... Ma lecture du roman remonte à 20, voire 25 ans, mais c'est toujours un plaisir de suivre Maurice et Jo dans leur périple vers la Zone libre. Chapeau bas également à Vincent Bailly qui a bien su s'approprier l'atmosphère de la France occupée, probablement bien aidé par la foultitude de films traitant de la période. Ses gamins sont très expressifs et les adultes soignés, en particulier les parents des enfants et le prêtre qui les aide. Son faciès me rappelle d'ailleurs celui de l'éditeur de la BD... Deux petites choses m'ont un peu ralenti dans ma lecture cependant : le fait que les enfants changent un peu trop souvent de vêtements, et le traitement des couleurs un peu étrange par moments. Des touches trop vives ou encore des "traits" qui ne se justifient pas... Mais c'est du chipotage car j'ai beaucoup apprécié ma lecture, qui m'a rappelé le plaisir de lire ce classique à l'adolescence.
Princess Jellyfish
Au vu des couvertures de ce manga, j'hésitais à emprunter cette série que j'assimilais directement à un shojo cucul-la-praline. Mais ce n'est vraiment pas ça, la couverture est trompeuse. A la base, c'est un josei, un manga destiné aux jeunes femmes. Son sujet, les femmes ultra-complexées, repliées sur elles-mêmes et sur leurs passions excessives et souvent loufoques, l'une pour les trains, l'autre pour les poupées ou encore l'héroïne pour... les méduses. Celles-ci vivent entre elles dans une résidence dont elles ne sortent qu'à peine et qu'elles appellent leur couvent, formellement interdit aux hommes et aux femmes coquettes. Jusqu'au jour où une superbe jeune femme s'attache à l'héroïne et s'incruste dans la résidence... sauf qu'elle lui avoue bien vite qu'elle n'est pas une femme... Le ton de cette série est au délire, à l'humour mais aussi aux sentiments. C'est drôle, touchant et assez déjanté. Les personnages sont tous originaux, très attachants et dotés de psychologies complexes mais réalistes. L'intrigue est dense et variée. La situation n'est en outre pas figée et les choses évoluent plutôt bien de tome en tome. Le dessin est simple et agréable et la narration parfaitement fluide et claire. Et ce que j'ai apprécié par dessus tout, c'est que le ton est vraiment adulte, sans jamais être ni niais ni sombre. C'est une lecture qui fait plaisir et où l'on suit avec le sourire les petites aventures d'une poignée de personnages qu'on apprécie de plus en plus au fil des pages.
Oms en série
Décidément, cette nouvelle collection lancée par Ankama promet ! Après Niourk voici "Oms en série", nouvelle adaptation d'un roman de Stefan Wul. Les Draags sont des êtres à peau bleue, dont l'animal domestique préféré est l'Om. A chaque portée d'une femelle Om, les petits, une fois sevrés, sont offerts à un enfant d'une autre famille Draag, on leur met un joli collier, on leur trouve un joli nom, ils ont une jolie niche, on joue avec eux, bref, l'Om est le meilleur ami du Draag ! Cette inversion des rôles, qui met l'être humain à la place exacte du chien dans notre société moderne, est d'une justesse qui en fera réfléchir plus d'un sur la condition d'animal domestique ;) On y retrouve tout ! Même les notions de relativité du temps qui passe et la conception de la douleur. C'est plutôt surprenant mais j'ai adoré ! Le héros de l'histoire est un Om qui a réussi à s'instruire en même temps que sa petite maîtresse Draag et qui décide à un moment donné d'échapper à sa condition avant qu'on le remette à sa place d'animal domestique. Il va alors rencontrer les Oms sauvages. Graphiquement, c'est très joli, l'univers des Draag, tout en couleurs vives, est très réussi. Le dessin est relativement sobre, mais d'une grande justesse. Le seul petit reproche que je pourrais faire c'est la vitesse à laquelle Terr, notre héros, finit par prendre la tête du groupe. J'imagine que dans le roman cela s'est passé un peu moins vite et qu'on se trouve ici face une des contraintes de l'adaptation en BD. En dehors de cela, rien à dire ! J'aime décidément beaucoup cet auteur et cette nouvelle collection (à qui je donne ce coup de cœur), vivement la suite, et les autres adaptations prévues par l'éditeur.
Génération mal-logée !
Une BD pour laquelle j'ai légèrement hésité entre le 4 et le 3. Mais j'avoue que le coup de cœur du moment m'a décidé à la hausse. Tout d'abord j'ai beaucoup aimé le dessin, qui est très sympathique et très frais, mais je regrette juste une utilisation un peu abusive des têtes SD et d'expressions extrêmes qui sont parfois un peu "mal-t-à-propos". C'est un peu dommage car sinon j'aime vraiment bien les dessins et la colorisation ! Mais il faut avouer que le thème est très très bien abordé : les appartements sur Paris et les soucis pour se loger quand on est étudiant sans trop de sous. Le propos est bien traité à mon sens puisqu'on va assister à l'intégralité de ce qui peut se passer (ou presque) et que l'auteur ajoute des précisions parfois qui sont très intéressantes. Le propos est très sérieux dans le fond. D'ailleurs on peut noter l'utilisation très bien faite de la légèreté pour contraster avec la situation qui semble parfois dramatique. Notamment lorsqu'on voit les disparités ou simplement les coups de malchances de certaines personnes. Ce que j'ai bien aimé aussi au-delà de ce sujet grave, c'est la légèreté et la fraicheur du ton sur la vie étudiante, sur les colocs, les cours etc... qui n'est pas le propos mais qui apporte une bonne note de fraicheur. Dans l'ensemble, un sentiment très positif, malgré quelques petits "défauts" à mes yeux; un dessin que j'ai beaucoup aimé, et une auteure que je vais suivre de ce pas. 3.5/5 arrondi à 4 quand même, parce que j'ai bien aimé. Mon petit coup de cœur du moment Mise à jour après la lecture du tome 2 : Très intéressant ce deuxième opus, qui permet à l'auteure de se renouveler sans lasser. En effet, après la recherche de logements et les arnaques, nous suivons dans ce tome les différents moyens pour s'en sortir. Et il y en a ! J'ai aussi particulièrement adoré les différentes histoires des personnes se retrouvant dans le squat. Certaines sont assez incroyables mais que trop vraies malheureusement. Dommage cependant que l'auteure continue d'utiliser à outrance les têtes en SD et qu'un humour un peu trop potache ralentit le sujet qui est plutôt sérieux. J'ai également regretté un peu la fin du diptyque, et j'ai trouvé que certaines ficelles faisaient plus grosses dans ce deuxième opus. C'est franchement dommage, car dans l'ensemble il se dégage encore une fraicheur certaine. Cela reste un très bon opus que j'ai pris grand plaisir à lire même si je trouve dommage qu'il n'y ai pas de troisième tome pour conclure la série, mais l'auteure semble avoir fait le tour du propos. Du coup ma note est plutôt arrondie à 3/5 mais je pense que cette série est tout de même très sympathique à lire pour avoir une idée de ce que peut être la pénibilité pour avoir un logement à Paris. 3/5 au final et un conseil d'achat gardé pour ma part.
Gotham Central
Gotham Central raconte une suite d'enquêtes classiques plus ou moins liées les unes aux autres dans l'univers de Batman, à la manière d'une série policière américaine qui, au fil des affaires, en profite pour approfondir discrètement ses personnages. Avant de lire la BD j'avais quelques appréhensions face à ce mix de prime abord étrange entre The Wire et l'univers d'un gars déguisé en chauve-souris. Mais j'ai été conquis. Je pense que ce qui rend cette alchimie possible tient beaucoup au dessin à la Year One, très réaliste, peu fouillé, allant brutalement à l'essentiel. Dans "Un Long Halloween" j'ai vraiment eu du mal avec le contraste entre un graphisme plutôt réaliste du monde de la pègre, et celui complètement fantaisiste des super-vilains. Ici les super-vilains s'intègrent bien. Gotham Central, c'est d'abord l'occasion de découvrir les méchants batmaniens sous un tout nouvel angle, plus humain d'une part et donc plus intéressant ; la police établit des profils de ces criminels d'exception, et Ed Brubaker parvient à les rendre très crédibles grâce à une plume sobre et sensible. C'est aussi l'occasion de voir un Batman différent. Dans les BDs canoniques, Batman est un personnage principal, quand ce n'est pas LE personnage principal. Ici, évidemment sa présence surplombe toute la BD, mais il apparaît peu. Nous n'avons plus son point de vue à lui ; nous ne savons rien de ses motivations, de ses enjeux, ce n'est qu'un type laconique qui apparaît pour disparaître aussitôt. Et on découvre que pour les policiers, il y a des raisons légitimes de détester cet homme qui fait le boulot à leur place, agit en toute impunité sans se soucier des lois, ce "freak" qui a transformé leur ville en Foire aux Monstres. La relation est ambiguë, car si effectivement la police a bien du mal à souffrir son soutien, elle en a aussi besoin quand la situation la dépasse. Gotham Central, c'est le point de vue de gens ordinaires sur un monde qui ne l'est plus, qui ne leur appartient presque plus, et qui est pourtant le leur. C'est aussi une manière très habile de faire de la BD de super-héros "pour les grands", bien mieux que Nolan ne l'a fait pour le cinéma, et dans la continuité de Year One. Bref, Gotham Central ; j'adore !
Le Grand Siècle
Il est agréable de se laisser surprendre par une série dont on n'attendait pas grand-chose et qui se révèle être finalement passionnante. Le récit est dense avec une foule d’informations transmises au fil des pages sans pour autant alourdir la lecture. Au contraire, elle est des plus prenantes. L’intrigue reste entière sans pour autant frustrer le lecteur. L’auteur se joue de nous avec une grande habileté et nous fait voyager aussi au gré des errements de ses personnages. Il est rare de trouver une telle évolution graphique au sein d’une série sans changement de main. Dans le premier opus, le trait est appuyé pour s’affiner et devenir presque aérien dans les suivants. Il devient plus brouillon aussi, mais sans perdre en lisibilité grâce à une mise en couleur adaptée. Bref, j’attends la suite !