Mon Dieu que c’est beau. Je commence rarement un avis en parlant du dessin, mais les planches de cet album m’ont vraiment émerveillé. Le dessin en noir et blanc est d’une précision remarquable et fourmillent de détails. Du travail d’orfèvre, que ce soit au niveau des personnages ou des paysages alpins magnifiques.
L’intrigue m’a aussi passionné, même si elle reste assez simple : deux aventuriers amateurs de créatures mythiques (Monstre du Loch Ness, Yeti etc.) se lancent à la recherche du Tatzelwurm, « créature légendaire du folklore de la chaîne des Alpes » (source). S’en suit une promenade champêtre dépaysante, et une fin… non, je vous laisse la découvrir ! Et puis l’Histoire avec un grand H rattrape nos protagonistes, avec la montée du nazisme.
Une grande aventure revigorante, et une mise en image magistrale. Un coup de cœur en ce qui me concerne !
« Les carnets de Cerise » fait un tabac auprès du jeune public – il serait réducteur de dire « auprès des fillettes » - et on comprend pourquoi au vu des nombreux ingrédients réunis pour cette excellente série.
Conçues par Joris Chamblain, les histoires, où sont abordés des thèmes très adultes du fait que Cerise se plait à observer les grandes personnes, sont servies avec brio par le dessin d’Aurélie Neyret qui sait insuffler de la grâce et du naturel dans ses personnages aux visages d’aspect « cartoon ». De même, le travail sur la couleur est chiadé, ce qui rend cette BD très vivante, chaleureuse et pétillante, à tel point qu’on aurait envie d’y rentrer. Enfin, même la mise en page ne souffre d’aucune fausse note, avec des inserts du journal intime de Cerise ponctuant chacune des scènes.
Tout cela fait pas mal d’arguments en faveur de cette BD extrêmement attachante qui fait la part belle à l’humanisme et à la tolérance et n'est jamais mièvre. Les plus jeunes ne s’y sont pas trompés en plébiscitant ces carnets.
Ahahahahahahah... mais pourquoi ça m'a fait rire ce truc ?
Comment ça, je suis un père quadra un peu geek sur les bords ? Ok, ça doit être pour ça alors... Il faut dire que ça sent le vécu, même si Bob en a sans doute rajouté dans certaines situations. En tous les cas c'est bien marrant dans l'ensemble, même si un ou deux gags m'ont laissé de marbre.
Côté dessin, je ne suis pas très fan de celui de Bob, pour son côté un peu cracra à la Vuillemin. A côté de ça il a le mérite d'être assez lisible, et de comprendre aisément la moindre situation.
Sympathique.
Lester Coskney … une longue épopée de 9 tomes + deux sur sa jeunesse en collection « signé », (« Irish Melody » & « Shamrock Song »).
Cette aventure commence aux deux premiers tomes en Afghanistan où notre héros, farouchement et irréductiblement indépendant, rencontre une bien jolie assez sauvage et exotique Taranna qui l’accompagnera dans toutes ses aventures ensuite.
Au tome trois, ils passent en Inde où ils rencontrent Ilonna, une jolie blonde hongroise cette fois aux allures bien plus aristocratiques, et qui aimerait retourner en terre natale. Elle les accompagnera ce tome-ci et les quatre suivants.
Ainsi, dès le tome 3, la petite troupe de Lester et des deux filles au caractère bien trempé, mènera un long voyage pas toujours très cohérent, pour le retour en Europe. Ils passeront au tome 4 en Egypte, puis au tome 5 en Turquie, en Grèce, et en Serbie, et continueront leur périple aux deux tomes suivant où finalement et contre toute attente, ils reviendront en Inde où Ilonna trouvera son âme sœur et laissera les deux premiers protagonistes continuer leurs aventures.
Ce n’est que 12 ans plus tard (attente de 1993 à 2005) , que nous retrouvons sans transition Lester et Taranna en Amérique pour deux tomes de nouvelles aventures western en terre indienne.
Cette longue épopée allant de l'Afghanistan à l'Amérique en passant pas l'Inde, l'Egypte, la Turquie, La Grèce, et les pays slaves du centre de l'Europe, est sans cesse à multiples rebondissements, et l’on dévore cette saga avec réelle avidité une fois qu’on la commence ! Un vrai régal de lecture, de fraîcheur, et d’évasion. Et un invraisemblable voyage anachronique avec trois personnages principaux bien attachants.
Voilà pour la série.
Signalons - en clin d’œil - qu’elle fait furieusement penser à celle de Jugurtha après que Franz ait repris les pinceaux d’Hermann qui en a signé les deux premiers tomes. Il semble, à la lecture de Lester Cockney, que l’influence de Franz sur Vernal a dû être immense, car nous avons exactement le même type de fresque, mais davantage développée en Afrique pour la série sœur.
Pour le dessin, qu’une chose à dire : QUE DU BONHEUR !
Ce que Franz nous donne à regarder est immense. Il ne cherche pas l’esthétisme global de la planche, mais la dynamique de lecture visuelle graphique. Et cette dynamique des scènes est tout bonnement surprenante, ahurissante, inédite. Ce bouillonnement jaillit de chaque case d’action comme un vrai feu d’artifice, dans une esthétique toujours réussie, superbement cadrée et irréprochable. Certaines scènes semblent tellement originales dans leur construction que jamais vues ainsi ni avant … et plus surprenant, ni après, malgré l’eau qui a coulé sous les ponts depuis !
En un mot, son dessin est vivant ! A l’ère actuelle où ca pue de plus en plus l’informatique et le graphisme uniformisé assez figé qui en résulte dans les planches BD, l'on croit rêver en lisant un Franz !
Ce qui ne gâche rien, ces personnages féminins sont également réussis ce qui n’est vraiment, mais alors vraiment pas, une généralité en BD. Suffit en comparaison d’ouvrir la décidément très fort cotée série « le Chant des Stryges » pour voire tout l’abime existant entre un visage féminin réussi (pas exceptionnel comme ceux de Gibrat, Manara, ou Giadino, dont c'est un peu la marque de fabrique, mais réussi tout de même - merci Franz) , et des complètement ratés …
En résumé, pour en revenir au trait de Franz, un très grand maître du crayon et un des meilleurs dessinateurs de composition dynamique.
Avec le recul, l’on pourra lui reprocher certaines cases chargées (mais c’était dans la mode du temps) et parfois un côté brouillon qui est le corollaire de sa dynamique ahurissante.
Il n’aura néanmoins pas toutes les qualités ; Il ne s’occupera jamais de la mise en couleur, et il ne nous donnera jamais les splendeurs colorées de la couleur directe comme Rosinski, Hermann, Follet, Maël, Jarbinet, etc … mais, en dessin pur et dur, en dynamisme des scènes, à mon sens, il les surpasse tous !
A propos des couleurs de la série Lester Cockney … un grand Bof …
Typiquement celles du Lombard des années ’80.
Les coloristes non nommés (sauf pour le dernier tome 9) livrent un travail assez basique, pas toujours des plus inspiré. Le tome 6, " les Conjurés du Danube", voit le dessin fortement diminué par une mise en couleur bien trop sombre et envahissante, où les traits du dessinateur finissent pas ne plus apparaître, et avec des choix de tons pas toujours du meilleur goût.
En conclusion, pour la symbiose du dessin et de l’histoire, tous deux menés de main de maître, et la réussite de cette série très personnelle, un incontournable 5 *
Excellent, tout bonnement excellent !!!!
Envie de vous changer les idées ? De rigoler avec un récit léger mais pas futile et de passer un bon moment ?
Ce one-shot s'inscrivant dans la collection des Sept de David Chauvel devrait vous en procurer l'occasion.
L'occasion justement de détourner un conte arche-célèbre pour mieux en rire avec une Blanche-Neige bombasse mais hargneuse, une méchante Reine aux apparences trompeuses et une sacrée bande de bras cassés comme je les affectionne en guise de nains !!!
Il suffit de voir la tronche de Simplet qui pour le coup l'est plus que jamais et son "rôle actif" dans le célèbre passage de "Miroir, mon beau miroir".
Les autres ne sont pas en reste et même s'ils sont sommairement décrits (on perçoit surtout Prof et Grincheux), sont tous devenus des vieux pervers lubriques sous la plume avisée d'un Lupano en super forme.
Raconter le reste serait vous en retirer une bonne part de plaisir... Le chasseur et le prince charmant sont également de la partie et participent activement au charme tout nauséabond de cette grosse farce au final surprenant.
Roberto Ali possède un style qui sied bien à tout cet univers même s'il prend parfois quelques raccourcis (hormis Simplet, les expressions faciales des nains auraient mérité un peu plus d'attention) et la colorisation plutôt sombre est particulière.
En tous cas un excellent moment de lecture sans prétention et avec le vœu de lire d'autres détournements de Lupano du même acabit !
Je réécris mon avis après la sortie du tome 8 et ma relecture de tous les tomes de cette série. Lorsque j'avais écrit mon avis, j'aimais bien l'univers d'High School DXD, mais depuis la sortie de la troisième saison de l'anime l'année dernière je me suis mis à complètement adorer ! J'ai revu les épisodes plusieurs fois, j'ai relu avec plaisir les tomes du manga et j'ai même lu le Light Novel original, ce que je n'avais jamais fait avant !
Le manga est une très bonne adaptation du Light Novel. Le scénario est vraiment prenant et j'aime bien comment l'auteur utilise le monde des anges et des démons. Les combats sont bien faits alors que souvent les scènes de combat sont les parties qui m'ennuient le plus dans un manga. J'ai un plaisir fou à lire et relire ce manga alors que je savais d'avance ce qui allait se passer vu que tout ce que le manga a adapté jusqu'à présent l'avait déjà été en anime.
Le point fort de la série est au niveau des personnages. J'aime beaucoup Issei qui, contrairement à plusieurs héros de séries harem, est un pervers donc on n'a pas droit au ènième gag du gars qui est un pervers par accident. J'aime bien aussi les filles et leurs relations avec Issei. L'humour me fait rire.
Évidemment, vu que c'est un manga harem cela ne me surprendrait pas qu'ensuite il y a plein d'avis négatifs qui trouvent que cette série est nulle et sexiste, mais personnellement je trouve que dans ce genre cette série est dans le haut du panier.
Tintin était une de mes séries préférés lorsque j'étais jeune, mais lorsque j'ai grandi j'ai trouvé Tintin moins intéressant même si je trouvais que c'était toujours une bonne série. Elle ne faisait juste plus partie de mes séries cultes. Puis récemment je me suis mis à relire, après plusieurs années, les albums de cette série et j'ai même relu plusieurs fois certains albums car je me suis aperçu que j'aime autant Tintin que lorsque j'étais petit.
Certes, la qualité des albums est inégale, surtout dans les premières années, mais globalement j'adore les albums. Les scénarios se lisent très bien et j'ai autant de plaisir à les relire même après des dizaines de fois. Le dessin est riche en détails, mais le point fort selon moi vient de la galerie des personnages qui est une des meilleures de la bande dessinée. J'adore les personnages de Tintin, des personnages principaux aux personnages qui n'apparaissent que lors d'une scène. Et puis si le personnage titre est le moins intéressant des personnages, je lui trouve maintenant un côté sympathique alors qu'avant il m'ennuyait un peu. Un autre truc que j'aime bien dans cette série c'est qu'à travers les albums on peut voir un peu l'évolution du 20ème siècle.
Tintin est un univers riche et c'est dommage que Hergé n'ait pas fait plus d'albums. J'aurais aimé avoir plus d'album avec Rastapopoulos et Abdallah par exemple ou revoir des personnages utilisés qu'une seule fois. C'est dommage d'ailleurs qu'il ne réutilisait pas trop ses personnages dans ses premiers albums. Mais bon la qualité prime sur la quantité.
Une histoire émouvante et très bien menée
Une petite maison mitoyenne en briques, avec un jardin tout en longueur. Au fond une petite cabane avec un cochon ; un peu plus près de la maison : une serre. Partout des rangs bien désherbés d'oignons et de salades. Sur une chaise un vieil homme qui renifle dans un appareil à oxygène.
A priori rien de très folichon pour le petit Roméo qui doit passer deux semaines chez ce grand-père rital et taiseux, au milieu des papiers peints à fleurs, et des souvenirs noirs d'Ottavio. Bref rien d'original au départ : on voit bien que les deux personnages vont s'apprivoiser.
Mais la manière de raconter l'histoire est très agréable. Ce grand-père d'origine italienne a tout un passé qui le travaille, et que l'on découvre au gré des questions de l'enfant, par exemple comment a-t-il pu faire la guerre du coté de Mussolini ? Les seconds rôles tiennent aussi leur place vaillamment : le père, qui vient seul et à qui son père n'a jamais rien raconté, la petite voisine qui avait aussi un grand-père mineur, qui en sait beaucoup sur la mine, et aimerait en échange en savoir plus sur les garçons...
Pour l'image, c'est comme si l'Italie avait envahi Charleroi. Les traits fins et relativement indécis sont judicieusement cernés par des couleurs très vives et ensoleillées, modulées au pinceau. Les visages expressifs permettent d'en dire beaucoup avec peu de mots. Les passages muets ont une belle densité. Parfois des anges noirs (chariots de mineurs, salles des pendus, mais aussi d'autres éléments plus mystérieux...) passent en surimpression sur le décors familier.
Une sorte de making-off en fin d'album raconte la construction de l'histoire, le premier jet, le livre pour enfant, puis un spectacle de théâtre et marionnettes, puis la rencontre avec Thomas Campi. C'est vraiment intéressant de voir que la forme choisie, les rencontres vont modifier le scénario sur plusieurs points.
Lisez-le : vous rirez et vous pleurerez. N'est-ce pas tout ce que l'on peut demander à une bande dessinée?
Un scénario qui mêle intelligemment Histoire, aventure et psychologie, avec l’arrivée des européens au Japon et la réaction des habitants face à cette civilisation si différente de la leur. Les deux premiers tomes sont assez durs à lire, de par leur violence, mais qui n’est pas gratuite, ce n’est pas du voyeurisme pour attirer du lectorat. C’est raconté de façon très réaliste et c’est ce qui me plait dans les scénarios de Takahashi, il reste toujours le plus proche possible de la réalité et surtout ne fait pas dans la moralité ou les bons sentiments, il pose les faits et c’est tout. Les personnages sont attachants mais ont aussi des défauts, ceux qui ont les mauvais rôles sont détestables mais peuvent aussi avoir des qualités, l'équilibre est parfait à tous les niveaux.
Graphiquement j’adore, il y a aussi certaines planches magnifiques. Si j’avais un reproche à faire ce sont les bouches un poil trop grandes que fait l’auteur à ses personnages, mais bon… ce n’est finalement qu’un détail.
Tome 9
Je me régale toujours autant, par contre les deux années de pause on fait que j'avais oublié certains éléments et je n'ai pas eu vraiment le temps ni l'envie de relire la série, surtout juste pour un seul tome, du coup la lecture est un peu hachée. Pour cette raison, je rabaisse ma note à 4 étoiles, peut-être un culte à la fin de la série.
Mise à jour.
Bon, je retire l'option d'achat, 21 tomes sortis en Espagne et ils n'iront pas plus loin, 25 tomes en Italie, eux au moins ont l'histoire complète. Bref, soit ils nous la sortent en entier même en intégrales soit pour moi ça s'arrête là. Si encore ils l'avaient publiée en entier en espagnol je l'aurais complétée mais je ne suis pas prête à me taper 4 tomes en italien, langue que je ne parle pas.
De la grande aventure aux paysages sauvages magnifiques, des personnages attachants comme Kerouac et McLeod ou Grizzly... des péripéties pourtant souvent vues ailleurs ou à l'écran dans des films superbes comme le Grand Passage de King Vidor en 1940, ou la Captive aux yeux clairs de Howard Hawks en 1952... En effet, cette Bd a des points communs avec Les Pionniers du Nouveau Monde ou Bas de cuir et même Simon Francoeur, mais au contraire de ces bandes qui comportaient une grosse part de romanesque, ici il n'y a que de l'authentique, un côté documentaire historique plus poussé.
Tout ceci est sublimé par de très belles images de nature, Kas dont j'avais apprécié le dessin sur ses autres Bd, dessine de nombreux animaux au détour de grandes cases où il exprime un profond amour de la nature sauvage, ça se sent, il arrive toujours à coller des oiseaux, un élan, un renard ou un castor dans un coin de case, c'est très sympathique et poétique.
La représentation des forts est également très juste, comme celui de Rainy Lake qui est un archétype de ces constructions en bois, de même que les costumes indiens sont fidèles à ce que j'ai pu voir dans mes bouquins sur les tribus.
L'accent est mis sur ces hommes rudes que sont ces voyageurs, ces trappeurs, sur leur mode de vie, leurs activités, leur bravoure, leur endurcissement à ces conditions extrêmes, et leur respect des tribus indiennes, car la plupart étaient d'origine française ; il n'y avait que les Anglais pour dégager une animosité, ce peuple ayant toujours méprisé les autochtones quelque soit les pays où ils ont fourré les pieds.
Ce Français Kerouac et cet Ecossais McLeod m'ont aussi beaucoup rappelé les 2 principaux personnages du feuilleton TV Colorado (Centennial) dans leur relation avec les Indiens, leur amitié, leur descente en canoë et l'épouse indienne de Kerouac, on les dirait calqués sur Pasquinel et Mckeag, c'est frappant, je ne sais pas si les auteurs se sont inspiré d'eux, mais si on me le disait, ça ne m'étonnerait pas.
On peut trouver les grizzlys bien timides et pas toujours crédibles, car quand ces animaux sont déchainés, ça peut faire des dégâts ; il suffit de se remémorer la séquence de The Revenant où Di Caprio se fait labourer le corps pour s'en convaincre, mais ce petit défaut n'est pas gênant.
Il y a enfin un joli clin d'oeil : les 3 premières pages du tome 2 sont un petit hommage à Buddy Longway avec le personnage de MacIntyre qui lui ressemble beaucoup en visage et dans certaines postures.
Au final, j'ai été complètement séduit par cette Bd parce qu'elle ressemble au feuilleton Colorado dont je suis un vieux fan, et que ce type d'aventure me plait beaucoup, surtout quand le dessin est d'une telle précision et d'une telle beauté, et c'est bien dommage qu'elle n'ait pas été poursuivie.
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A la recherche du monstre
Mon Dieu que c’est beau. Je commence rarement un avis en parlant du dessin, mais les planches de cet album m’ont vraiment émerveillé. Le dessin en noir et blanc est d’une précision remarquable et fourmillent de détails. Du travail d’orfèvre, que ce soit au niveau des personnages ou des paysages alpins magnifiques. L’intrigue m’a aussi passionné, même si elle reste assez simple : deux aventuriers amateurs de créatures mythiques (Monstre du Loch Ness, Yeti etc.) se lancent à la recherche du Tatzelwurm, « créature légendaire du folklore de la chaîne des Alpes » (source). S’en suit une promenade champêtre dépaysante, et une fin… non, je vous laisse la découvrir ! Et puis l’Histoire avec un grand H rattrape nos protagonistes, avec la montée du nazisme. Une grande aventure revigorante, et une mise en image magistrale. Un coup de cœur en ce qui me concerne !
Les Carnets de Cerise
« Les carnets de Cerise » fait un tabac auprès du jeune public – il serait réducteur de dire « auprès des fillettes » - et on comprend pourquoi au vu des nombreux ingrédients réunis pour cette excellente série. Conçues par Joris Chamblain, les histoires, où sont abordés des thèmes très adultes du fait que Cerise se plait à observer les grandes personnes, sont servies avec brio par le dessin d’Aurélie Neyret qui sait insuffler de la grâce et du naturel dans ses personnages aux visages d’aspect « cartoon ». De même, le travail sur la couleur est chiadé, ce qui rend cette BD très vivante, chaleureuse et pétillante, à tel point qu’on aurait envie d’y rentrer. Enfin, même la mise en page ne souffre d’aucune fausse note, avec des inserts du journal intime de Cerise ponctuant chacune des scènes. Tout cela fait pas mal d’arguments en faveur de cette BD extrêmement attachante qui fait la part belle à l’humanisme et à la tolérance et n'est jamais mièvre. Les plus jeunes ne s’y sont pas trompés en plébiscitant ces carnets.
Je suis ton père !
Ahahahahahahah... mais pourquoi ça m'a fait rire ce truc ? Comment ça, je suis un père quadra un peu geek sur les bords ? Ok, ça doit être pour ça alors... Il faut dire que ça sent le vécu, même si Bob en a sans doute rajouté dans certaines situations. En tous les cas c'est bien marrant dans l'ensemble, même si un ou deux gags m'ont laissé de marbre. Côté dessin, je ne suis pas très fan de celui de Bob, pour son côté un peu cracra à la Vuillemin. A côté de ça il a le mérite d'être assez lisible, et de comprendre aisément la moindre situation. Sympathique.
Lester Cockney
Lester Coskney … une longue épopée de 9 tomes + deux sur sa jeunesse en collection « signé », (« Irish Melody » & « Shamrock Song »). Cette aventure commence aux deux premiers tomes en Afghanistan où notre héros, farouchement et irréductiblement indépendant, rencontre une bien jolie assez sauvage et exotique Taranna qui l’accompagnera dans toutes ses aventures ensuite. Au tome trois, ils passent en Inde où ils rencontrent Ilonna, une jolie blonde hongroise cette fois aux allures bien plus aristocratiques, et qui aimerait retourner en terre natale. Elle les accompagnera ce tome-ci et les quatre suivants. Ainsi, dès le tome 3, la petite troupe de Lester et des deux filles au caractère bien trempé, mènera un long voyage pas toujours très cohérent, pour le retour en Europe. Ils passeront au tome 4 en Egypte, puis au tome 5 en Turquie, en Grèce, et en Serbie, et continueront leur périple aux deux tomes suivant où finalement et contre toute attente, ils reviendront en Inde où Ilonna trouvera son âme sœur et laissera les deux premiers protagonistes continuer leurs aventures. Ce n’est que 12 ans plus tard (attente de 1993 à 2005) , que nous retrouvons sans transition Lester et Taranna en Amérique pour deux tomes de nouvelles aventures western en terre indienne. Cette longue épopée allant de l'Afghanistan à l'Amérique en passant pas l'Inde, l'Egypte, la Turquie, La Grèce, et les pays slaves du centre de l'Europe, est sans cesse à multiples rebondissements, et l’on dévore cette saga avec réelle avidité une fois qu’on la commence ! Un vrai régal de lecture, de fraîcheur, et d’évasion. Et un invraisemblable voyage anachronique avec trois personnages principaux bien attachants. Voilà pour la série. Signalons - en clin d’œil - qu’elle fait furieusement penser à celle de Jugurtha après que Franz ait repris les pinceaux d’Hermann qui en a signé les deux premiers tomes. Il semble, à la lecture de Lester Cockney, que l’influence de Franz sur Vernal a dû être immense, car nous avons exactement le même type de fresque, mais davantage développée en Afrique pour la série sœur. Pour le dessin, qu’une chose à dire : QUE DU BONHEUR ! Ce que Franz nous donne à regarder est immense. Il ne cherche pas l’esthétisme global de la planche, mais la dynamique de lecture visuelle graphique. Et cette dynamique des scènes est tout bonnement surprenante, ahurissante, inédite. Ce bouillonnement jaillit de chaque case d’action comme un vrai feu d’artifice, dans une esthétique toujours réussie, superbement cadrée et irréprochable. Certaines scènes semblent tellement originales dans leur construction que jamais vues ainsi ni avant … et plus surprenant, ni après, malgré l’eau qui a coulé sous les ponts depuis ! En un mot, son dessin est vivant ! A l’ère actuelle où ca pue de plus en plus l’informatique et le graphisme uniformisé assez figé qui en résulte dans les planches BD, l'on croit rêver en lisant un Franz ! Ce qui ne gâche rien, ces personnages féminins sont également réussis ce qui n’est vraiment, mais alors vraiment pas, une généralité en BD. Suffit en comparaison d’ouvrir la décidément très fort cotée série « le Chant des Stryges » pour voire tout l’abime existant entre un visage féminin réussi (pas exceptionnel comme ceux de Gibrat, Manara, ou Giadino, dont c'est un peu la marque de fabrique, mais réussi tout de même - merci Franz) , et des complètement ratés … En résumé, pour en revenir au trait de Franz, un très grand maître du crayon et un des meilleurs dessinateurs de composition dynamique. Avec le recul, l’on pourra lui reprocher certaines cases chargées (mais c’était dans la mode du temps) et parfois un côté brouillon qui est le corollaire de sa dynamique ahurissante. Il n’aura néanmoins pas toutes les qualités ; Il ne s’occupera jamais de la mise en couleur, et il ne nous donnera jamais les splendeurs colorées de la couleur directe comme Rosinski, Hermann, Follet, Maël, Jarbinet, etc … mais, en dessin pur et dur, en dynamisme des scènes, à mon sens, il les surpasse tous ! A propos des couleurs de la série Lester Cockney … un grand Bof … Typiquement celles du Lombard des années ’80. Les coloristes non nommés (sauf pour le dernier tome 9) livrent un travail assez basique, pas toujours des plus inspiré. Le tome 6, " les Conjurés du Danube", voit le dessin fortement diminué par une mise en couleur bien trop sombre et envahissante, où les traits du dessinateur finissent pas ne plus apparaître, et avec des choix de tons pas toujours du meilleur goût. En conclusion, pour la symbiose du dessin et de l’histoire, tous deux menés de main de maître, et la réussite de cette série très personnelle, un incontournable 5 *
Sept Nains
Excellent, tout bonnement excellent !!!! Envie de vous changer les idées ? De rigoler avec un récit léger mais pas futile et de passer un bon moment ? Ce one-shot s'inscrivant dans la collection des Sept de David Chauvel devrait vous en procurer l'occasion. L'occasion justement de détourner un conte arche-célèbre pour mieux en rire avec une Blanche-Neige bombasse mais hargneuse, une méchante Reine aux apparences trompeuses et une sacrée bande de bras cassés comme je les affectionne en guise de nains !!! Il suffit de voir la tronche de Simplet qui pour le coup l'est plus que jamais et son "rôle actif" dans le célèbre passage de "Miroir, mon beau miroir". Les autres ne sont pas en reste et même s'ils sont sommairement décrits (on perçoit surtout Prof et Grincheux), sont tous devenus des vieux pervers lubriques sous la plume avisée d'un Lupano en super forme. Raconter le reste serait vous en retirer une bonne part de plaisir... Le chasseur et le prince charmant sont également de la partie et participent activement au charme tout nauséabond de cette grosse farce au final surprenant. Roberto Ali possède un style qui sied bien à tout cet univers même s'il prend parfois quelques raccourcis (hormis Simplet, les expressions faciales des nains auraient mérité un peu plus d'attention) et la colorisation plutôt sombre est particulière. En tous cas un excellent moment de lecture sans prétention et avec le vœu de lire d'autres détournements de Lupano du même acabit !
High School DxD
Je réécris mon avis après la sortie du tome 8 et ma relecture de tous les tomes de cette série. Lorsque j'avais écrit mon avis, j'aimais bien l'univers d'High School DXD, mais depuis la sortie de la troisième saison de l'anime l'année dernière je me suis mis à complètement adorer ! J'ai revu les épisodes plusieurs fois, j'ai relu avec plaisir les tomes du manga et j'ai même lu le Light Novel original, ce que je n'avais jamais fait avant ! Le manga est une très bonne adaptation du Light Novel. Le scénario est vraiment prenant et j'aime bien comment l'auteur utilise le monde des anges et des démons. Les combats sont bien faits alors que souvent les scènes de combat sont les parties qui m'ennuient le plus dans un manga. J'ai un plaisir fou à lire et relire ce manga alors que je savais d'avance ce qui allait se passer vu que tout ce que le manga a adapté jusqu'à présent l'avait déjà été en anime. Le point fort de la série est au niveau des personnages. J'aime beaucoup Issei qui, contrairement à plusieurs héros de séries harem, est un pervers donc on n'a pas droit au ènième gag du gars qui est un pervers par accident. J'aime bien aussi les filles et leurs relations avec Issei. L'humour me fait rire. Évidemment, vu que c'est un manga harem cela ne me surprendrait pas qu'ensuite il y a plein d'avis négatifs qui trouvent que cette série est nulle et sexiste, mais personnellement je trouve que dans ce genre cette série est dans le haut du panier.
Les Aventures de Tintin
Tintin était une de mes séries préférés lorsque j'étais jeune, mais lorsque j'ai grandi j'ai trouvé Tintin moins intéressant même si je trouvais que c'était toujours une bonne série. Elle ne faisait juste plus partie de mes séries cultes. Puis récemment je me suis mis à relire, après plusieurs années, les albums de cette série et j'ai même relu plusieurs fois certains albums car je me suis aperçu que j'aime autant Tintin que lorsque j'étais petit. Certes, la qualité des albums est inégale, surtout dans les premières années, mais globalement j'adore les albums. Les scénarios se lisent très bien et j'ai autant de plaisir à les relire même après des dizaines de fois. Le dessin est riche en détails, mais le point fort selon moi vient de la galerie des personnages qui est une des meilleures de la bande dessinée. J'adore les personnages de Tintin, des personnages principaux aux personnages qui n'apparaissent que lors d'une scène. Et puis si le personnage titre est le moins intéressant des personnages, je lui trouve maintenant un côté sympathique alors qu'avant il m'ennuyait un peu. Un autre truc que j'aime bien dans cette série c'est qu'à travers les albums on peut voir un peu l'évolution du 20ème siècle. Tintin est un univers riche et c'est dommage que Hergé n'ait pas fait plus d'albums. J'aurais aimé avoir plus d'album avec Rastapopoulos et Abdallah par exemple ou revoir des personnages utilisés qu'une seule fois. C'est dommage d'ailleurs qu'il ne réutilisait pas trop ses personnages dans ses premiers albums. Mais bon la qualité prime sur la quantité.
Macaroni !
Une histoire émouvante et très bien menée Une petite maison mitoyenne en briques, avec un jardin tout en longueur. Au fond une petite cabane avec un cochon ; un peu plus près de la maison : une serre. Partout des rangs bien désherbés d'oignons et de salades. Sur une chaise un vieil homme qui renifle dans un appareil à oxygène. A priori rien de très folichon pour le petit Roméo qui doit passer deux semaines chez ce grand-père rital et taiseux, au milieu des papiers peints à fleurs, et des souvenirs noirs d'Ottavio. Bref rien d'original au départ : on voit bien que les deux personnages vont s'apprivoiser. Mais la manière de raconter l'histoire est très agréable. Ce grand-père d'origine italienne a tout un passé qui le travaille, et que l'on découvre au gré des questions de l'enfant, par exemple comment a-t-il pu faire la guerre du coté de Mussolini ? Les seconds rôles tiennent aussi leur place vaillamment : le père, qui vient seul et à qui son père n'a jamais rien raconté, la petite voisine qui avait aussi un grand-père mineur, qui en sait beaucoup sur la mine, et aimerait en échange en savoir plus sur les garçons... Pour l'image, c'est comme si l'Italie avait envahi Charleroi. Les traits fins et relativement indécis sont judicieusement cernés par des couleurs très vives et ensoleillées, modulées au pinceau. Les visages expressifs permettent d'en dire beaucoup avec peu de mots. Les passages muets ont une belle densité. Parfois des anges noirs (chariots de mineurs, salles des pendus, mais aussi d'autres éléments plus mystérieux...) passent en surimpression sur le décors familier. Une sorte de making-off en fin d'album raconte la construction de l'histoire, le premier jet, le livre pour enfant, puis un spectacle de théâtre et marionnettes, puis la rencontre avec Thomas Campi. C'est vraiment intéressant de voir que la forme choisie, les rencontres vont modifier le scénario sur plusieurs points. Lisez-le : vous rirez et vous pleurerez. N'est-ce pas tout ce que l'on peut demander à une bande dessinée?
Sidooh
Un scénario qui mêle intelligemment Histoire, aventure et psychologie, avec l’arrivée des européens au Japon et la réaction des habitants face à cette civilisation si différente de la leur. Les deux premiers tomes sont assez durs à lire, de par leur violence, mais qui n’est pas gratuite, ce n’est pas du voyeurisme pour attirer du lectorat. C’est raconté de façon très réaliste et c’est ce qui me plait dans les scénarios de Takahashi, il reste toujours le plus proche possible de la réalité et surtout ne fait pas dans la moralité ou les bons sentiments, il pose les faits et c’est tout. Les personnages sont attachants mais ont aussi des défauts, ceux qui ont les mauvais rôles sont détestables mais peuvent aussi avoir des qualités, l'équilibre est parfait à tous les niveaux. Graphiquement j’adore, il y a aussi certaines planches magnifiques. Si j’avais un reproche à faire ce sont les bouches un poil trop grandes que fait l’auteur à ses personnages, mais bon… ce n’est finalement qu’un détail. Tome 9 Je me régale toujours autant, par contre les deux années de pause on fait que j'avais oublié certains éléments et je n'ai pas eu vraiment le temps ni l'envie de relire la série, surtout juste pour un seul tome, du coup la lecture est un peu hachée. Pour cette raison, je rabaisse ma note à 4 étoiles, peut-être un culte à la fin de la série. Mise à jour. Bon, je retire l'option d'achat, 21 tomes sortis en Espagne et ils n'iront pas plus loin, 25 tomes en Italie, eux au moins ont l'histoire complète. Bref, soit ils nous la sortent en entier même en intégrales soit pour moi ça s'arrête là. Si encore ils l'avaient publiée en entier en espagnol je l'aurais complétée mais je ne suis pas prête à me taper 4 tomes en italien, langue que je ne parle pas.
Les Voyageurs
De la grande aventure aux paysages sauvages magnifiques, des personnages attachants comme Kerouac et McLeod ou Grizzly... des péripéties pourtant souvent vues ailleurs ou à l'écran dans des films superbes comme le Grand Passage de King Vidor en 1940, ou la Captive aux yeux clairs de Howard Hawks en 1952... En effet, cette Bd a des points communs avec Les Pionniers du Nouveau Monde ou Bas de cuir et même Simon Francoeur, mais au contraire de ces bandes qui comportaient une grosse part de romanesque, ici il n'y a que de l'authentique, un côté documentaire historique plus poussé. Tout ceci est sublimé par de très belles images de nature, Kas dont j'avais apprécié le dessin sur ses autres Bd, dessine de nombreux animaux au détour de grandes cases où il exprime un profond amour de la nature sauvage, ça se sent, il arrive toujours à coller des oiseaux, un élan, un renard ou un castor dans un coin de case, c'est très sympathique et poétique. La représentation des forts est également très juste, comme celui de Rainy Lake qui est un archétype de ces constructions en bois, de même que les costumes indiens sont fidèles à ce que j'ai pu voir dans mes bouquins sur les tribus. L'accent est mis sur ces hommes rudes que sont ces voyageurs, ces trappeurs, sur leur mode de vie, leurs activités, leur bravoure, leur endurcissement à ces conditions extrêmes, et leur respect des tribus indiennes, car la plupart étaient d'origine française ; il n'y avait que les Anglais pour dégager une animosité, ce peuple ayant toujours méprisé les autochtones quelque soit les pays où ils ont fourré les pieds. Ce Français Kerouac et cet Ecossais McLeod m'ont aussi beaucoup rappelé les 2 principaux personnages du feuilleton TV Colorado (Centennial) dans leur relation avec les Indiens, leur amitié, leur descente en canoë et l'épouse indienne de Kerouac, on les dirait calqués sur Pasquinel et Mckeag, c'est frappant, je ne sais pas si les auteurs se sont inspiré d'eux, mais si on me le disait, ça ne m'étonnerait pas. On peut trouver les grizzlys bien timides et pas toujours crédibles, car quand ces animaux sont déchainés, ça peut faire des dégâts ; il suffit de se remémorer la séquence de The Revenant où Di Caprio se fait labourer le corps pour s'en convaincre, mais ce petit défaut n'est pas gênant. Il y a enfin un joli clin d'oeil : les 3 premières pages du tome 2 sont un petit hommage à Buddy Longway avec le personnage de MacIntyre qui lui ressemble beaucoup en visage et dans certaines postures. Au final, j'ai été complètement séduit par cette Bd parce qu'elle ressemble au feuilleton Colorado dont je suis un vieux fan, et que ce type d'aventure me plait beaucoup, surtout quand le dessin est d'une telle précision et d'une telle beauté, et c'est bien dommage qu'elle n'ait pas été poursuivie.