C'est avant tout grâce à un couple d'amis que j'avais découvert le talent de Lomig par le biais de ses deux premiers albums Magic Dream Box et Vacadab. On avait ensuite eu la chance de l'inviter au festival que nous organisons pour son album précédent Le Cas Fodyl. C'est son regard tranchant et acéré sur notre société, ses absurdités et les méfaits du capitalisme qui m'avaient séduit. Ajoutez à cela un trait fin et souple tout en noir et blanc aimant jouer avec les hachures, et là moi je suis aux anges.
J'étais donc curieux de découvrir son dernier album adapté d'un roman de l'autrice américaine Jean Hegland qui fut un best-seller. Dans la forêt nous plonge donc dans un monde post-apocalyptique "soft" : Plus d'électricité, plus de moyens de transports, plus d'essence, la nourriture est une denrée rare et précieuse. C'est dans ce contexte que survivent deux jeunes soeurs dans leur maison en plein coeur de la forêt après la disparition de leurs parents. Mais quand on a 17 et 18 ans, pas facile de bien vivre cette situation... Eva et Nell s'accrochent à leurs passions, la danse et la lecture pour ne pas sombrer et vont petit à petit apprivoiser cette forêt immense qui les entoure.
Et c'est là toute la réussite de cet album, faire de cette forêt un personnage à part entière. Sans avoir lu le roman, on sent que Lomig a mis l'accent sur cet aspect primordial du récit et y est parfaitement parvenu ; elle se fait tout à la fois, réconfortante, protectrice, nourricière. C'est là que son trait fin prend tout son souffle et rend parfaitement grâce à la majestuosité de la forêt.
Fait étrange, c'est durant la période de confinement que nous venons de passer que j'ai lu cet album, et il prend tout à coup une toute autre dimension...
Un très bel album à découvrir !
Mes aïeux ! Quelle BD ! Encore une fois Futuropolis fait très fort avec ce one shot de Messieurs Le Gall et Cuvillier. Pourtant cette histoire n'est pas originale puisqu'elle s'attache à la vie de la dernière victime du tristement célèbre Jack l'éventreur, sujet largement abordé par une foultitude d'auteurs.
Ce qui est hautement intéressant dans ce récit c'est qu'il s'attache essentiellement à mettre à l'honneur la vie des victimes du bourreau, ce n'est donc pas une énième théorie sur la personnalité du tueur. Par ce biais le scénario s'attache plus à la condition féminine de l'époque dans le plus grand empire de l'époque (sur lequel le soleil ne se couchait jamais). À l'heure de l'industrialisation à marche forcée de l'Angleterre victorienne les laissés-pour-compte étaient nombreux et ce n'est pas un hasard si cette histoire possède des accents que l'on retrouve chez un auteur comme C. Dickens.
Alors quelques grincheux trouveront sans doute que le récit n'est pas d'une grande originalité, que la narration propose quelques ellipses mal venues, pour ma part je n'ai pas boudé mon plaisir, me faisant embarquer pour ce voyage au bout de l'enfer. A moins d'être le plus insensible qui soit comment ne pas être touché par le destin de Mary Jane ?
Que dire du dessin si ce n'est qu'il est superbe sur Londres et ses bas-fonds, le tout magnifié par une mise en couleur aquarellée où l'ocre domine, les personnages possèdent de vraies gueules, le tout dans un style réaliste. Du vrai grand art.
Alors j'insiste cette histoire a déjà été racontée, c'est triste, poignant, horrible, mais ici un je-ne-sais-quoi lui donne ce petit supplément d'âme qui fait que j'en fais mon coup de cœur du moment évidemment.
Eté 2010. Je découvre l’histoire d’esclaves « oubliés » pendant 15 ans sur un « caillou » inhospitalier, balayé par les vents et les cyclones au milieu de nulle part dans l’océan indien, à travers le roman d’Irène Frain. A l’époque, cette histoire vraie m’avait subjugué et profondément marqué.
Octobre 2015. Le château des ducs de Bretagne à Nantes accueille l’exposition « Tromelin, l’ile des esclaves oubliés ». Ni une ni deux je m’y rends bien évidemment. Et c’est à cette occasion que je découvre avec délectation le travail de Sylvain Savoia. Les planches exposées sont éblouissantes. Après le roman, je replonge sur l’ile Tromelin avec cette BD.
Bien évidemment cela va vous remuer. Vous ne pourrez pas rester imperturbable à la lecture de ce récit histoire dramatique. Vous plongerez dans le fin-fond de la cruauté humaine jusqu’à la délivrance.
Sylvain Savoia a accompagné en octobre 2008 une mission de fouille sur l’Ile de Tromelin. Une nouvelle expédition pour dresser un inventaire afin de tenter de reconstituer cette histoire dramatique.
Sylvain Savoia est donc un témoin privilégié. Son album présente alternativement le naufrage de l’Utile et les conséquences que nous connaissons et les recherches de cette équipe de scientifiques pour mieux appréhender la survie de ces esclaves abandonnés. Cela s’enchevêtre aisément pour le bonheur du lecteur. Un récit croisé passionnant et émouvant. Cette BD est un témoignage historique de qualité. A découvrir et à faire connaitre. L’émotion est au rendez-vous.
Harley Quinn est l'un de mes personnages de comics préférés. Il fallait donc que je lise cet album racontant comment elle a rencontré le Joker et en est tombée amoureuse. En effet, j'avais déjà vu l'adaptation de cette histoire dans le dessin animé des années 90 et ma bibliothèque possède déjà un album contenant cette histoire (un album en anglais), mais bon je voulais lire la traduction française parce que c'est elle que j'avise ici.
L'histoire sur Harley Quinn est excellente et contient tous les éléments que j'aime dans le dessin animé des années 90 : un bon mélange de sérieux, d'un peu d'humour, de psychologie et d'action. Les personnages sont intéressants et la psychologie d'Harley Quinn est bien exploitée. L'histoire est prenante et fluide. Pour la première fois, on apprenait les origines d'Harley Quinn et comme souvent avec les méchants de Batman, son histoire est tragique et rend le personnage complexe. Pour la petite histoire, ce récit sera plus tard adapté dans la seconde série animée de Batman des années 90 et avec le même titre et c'est intéressant de voir les ressemblances et les petites différences dans le scénario. J'adore le dessin que je trouve dynamique et efficace.
On a droit à des bonus, il y a deux histoire courtes, le story-board de Mad Love en noir et blanc et la version couleur originale avec des commentaires de Bruce Timm. C'est intéressant.
Durant le confinement, je me suis mis à relire une bonne centaine de bandes dessinée dont ce one-shot. Plus je le relis, plus je l'adore. La meilleure histoire de Superman que j'ai lue jusqu'à maintenant.
En seulement une quarantaine de pages, Alan Moore crée un excellent scénario qui est assez intelligent. Par exemple, il montre une version possible d'une planète Krypton qui n'a pas explosé et tout n'est pas parfait comme cela serait le cas avec un autre scénariste qui se contenterait de montrer un monde rose-bonbon où tout il est beau, tout le monde il est gentil. Les personnages sont bien utilisés. Mongul a son plus beau rôle de méchant et c'est un des moments de gloire de Jason Todd, un Robin qui a été tué trop rapidement et trop gratuitement à mon goût. La narration est maîtrisée de main de maître et le dessin de Dave Gibbons est excellent.
Cela ne mérite peut-être pas la note maximale, mais elle fait partie de mes comics cultes. Ce petit récit m'a donné plus d'émotions en 40 petites pages que certaines séries qui durent 40 tomes !
Un très bon moment de lecture, quoique pour apprécier je pense qu'il faut aimer les histoires de super-héros et rentrer dans les codes du genre.
Avant de noter ce Mahabharata 5 étoiles, je me suis posé la question de savoir ce qu’est une BD culte.
Une BD culte ce peut être une BD qui révolutionne un genre et qui marque son époque. Ce n’est peut-être pas le cas ici. Mais une BD culte c’est aussi une BD qui vous reste dans la tête longtemps après sa lecture. Une BD qu’on prend plaisir à rouvrir. Pas toujours pour la relire intégralement (cette BD fait quand même 440 pages) mais pour relire des passages, pour admirer certaines planches, certaines cases.
Car le dessin de Jean-Marie Michaud est ici excellent, avec une belle construction de planches très dynamiques et variées et, de temps à autre, de superbes planches en pleine page.
Le dessin est réalisé en couleurs directes sur du papier kraft et les planches laissent apparaître cette texture du kraft par endroits au gré des planches. Le Mahabharata est un livre dont le narrateur est également personnage et géniteur de la famille de rois et de héros qui vont s’affronter sous le regard des Dieux du panthéon indien (sous leurs regards mais aussi manipulés par Krishna...)
Le fait de faire apparaître dans les planches la texture du papier n’est donc, je pense, pas innocent et illustre les liens étroits entre le livre / la réalité, le narrateur / le géniteur / le personnage... je trouve que c’est vraiment très bien vu !
Avant ma lecture je ne connaissais rien du Mahabharata et je n’avais pas lu non plus le livre de Jean-Claude Carrière, dont la BD est adaptée. Je ne sais donc pas à quel point cette adaptation est fidèle (que ce soit au livre de Carrière ou à l’immense fresque indienne). Pour son Mahabharata, Carrière voulait rendre accessible la trame narrative principale en faisant abstraction de nombreuses trames secondaires. L’adaptation en BD de Jean-Marie Michaud est effectivement très fluide et réussit à rendre accessible une partie de cette mythologie.
Dans les premières planches, l’auteur parvient à faire passer avec humour une présentation des nombreux personnages qui aurait pu être rébarbative. Et après cette présentation, nous voilà embarqués dans une grande fresque mythologique, d’une mythologie que je ne connaissais pas... et personnellement, je n’ai pas lâché le bouquin jusqu’à la dernière page.
Comme Ro, j’ai noté les anachronismes. J’ai particulièrement apprécié cette partition de Jean-Sebastien Bach, au chevet d’un Krishna endormi... tout cela donne une dimension intemporelle à l’histoire...
Lecture vivement conseillée à tout amateur de mythologie, de grandes épopées, de culture indienne, ...
En fait je conseillerais même à tout amateur de BD !
Renversant.
C'est un format très épais et souple avec des parties en bleu canard, l'histoire du narrateur, mises en vis-à-vis de passages en sépia qui racontent l'histoire des pionniers du surf.
Pour quelqu'un de l'intérieur des terres, comme moi, cela ne parait pas très séduisant. Et pourtant... Vous sortez de la lecture comme si vous veniez de passer une journée à la mer. Lavé, fatigué, les yeux mouillés et les bras lourds. Il y a très peu de textes et peu de dialogues. Une voix off qui est le point de vue d'un des personnages et ...le dessin. C'est drôle comme il n'est pas vraiment habile, pas très contrasté non plus. Peu de traits, pas d'ombre. Un mystère.
Si je vous raconte l'histoire, ça va vous plomber, donc n'y pensez même pas, l'intérêt est ailleurs, c'est une expérience de BD.
Décidément j'apprécie les BD qui se passent en Corse ! Depuis l'humour plein de cliché d'Astérix en Corse ou de l'enquête corse, à la gravité du juge bienveillant de l'île des justes, de la caricature efficace au dessin réaliste et classique.
Ici nous sommes dans la vraie vie, avec ses hauts et ses bas, ses ralentissements et ses accélérations, dans un dessin très contemporain. Pourquoi contemporain ? Parce que les techniques d'aujourd'hui aboutissent à des effets qu'on aurait eu difficilement il y a ne serait-ce que 10 ans, superposition de crayon de couleur et colorisation numérique, par exemple.
Les périodes du passé sont donc rendues dans un mélange de sanguine et de crayon noir, alors que le présent s'épanouit dans de belles couleurs chaudes.
Mais passons sur ces considérations techniques : le scénario est parfaitement mené autour d'une sorte d'enquête que la jeune héroïne mène sur l'histoire de sa famille. Une première partie émouvante et sensuelle et une seconde qui nous conduit jusqu'au drame. Les dialogues très sensibles, les enchainements du récit, les flash-back (un peu moins réussis esthétiquement mais indispensables à la compréhension) et le format confortable (couverture satinée, 134 pages) m'ont particulièrement séduit.
On ressort ému, repu de la richesse des situations et du tempérament des personnages. En revanche cela reste très classique. Donc pour ceux qui sont avides de révolutions bédéïstiques, passez votre chemin.
Ouhhh le bel album que voilà ! Gipi joue pour une fois les scénaristes pour nous proposer un récit d'aventure médiévale proche du conte avec comme comparse au dessin Luigi Critone que j'avais découvert avec l'album Sept Missionnaires. Et pour ne rien gâcher mais plutôt sublimer ces planches, ils se sont adjoint les talents de Francesco Daniele et Claudia Palescandolo à la colorisation. Car l'une des réussites de cet album réside dans la beauté des planches et des ambiances qui en émane.
Le jeune Aldobrando a été abandonné par son père quand il n'était encore qu'un tout jeune enfant. Sachant pertinemment qu'il allait mourir le lendemain dans l'arène servant de cours de justice au Royaume, il a donc confié son rejeton à un mage en compensation d'une dette que ce dernier avait contracté. A charge pour lui d'en faire un homme juste et de principes. C'est donc reclus avec ce vieux mage pendant des années qu'Aldobrando va grandir et se construire. Être frêle et pas trop futé, c'est lors de la réalisation d'un sortilège complexe que son maître va se blesser à l’œil et l'envoyer quérir l'herbe du Loup qui permettra de sauver son œil... Voilà donc notre jeune Aldobrando jeté sur les routes d'un parcours initiatique qui le mènera bien loin de son petit univers ridicule, armé de sa candeur et des principes qui lui ont été inculqués.
On est rapidement happé par ce récit digne des frères Grimm, qui loin des récits d'héroïc fantasy qui pullulent, s'installe dans la simplicité et nous fait découvrir des personnages hauts en couleur, frôlant joyeusement la caricature. Souvent drôles, les péripéties pourtant tragiques qui émaillent ce récit nous embarquent dans les pas de ce jeune garçon ingénu qui avec toute sa naïveté et sa sincérité va soulever des montagnes.
Un très bel album à découvrir sans tarder !
Voici une de mes bds préférées du moment. J'avais lu le premier tome il y a maintenant quelques temps, et j'ai enfin mis la main sur les deux suivants.
Le récit raconte la vie des inspecteurs de la brigade des homicides de Baltimore, leurs enquêtes, leur routine, leurs difficultés. Bref, on est dans du assez classique, mais dans du bien fait, du réel. La bande dessinée se veut "réaliste", à mille lieux des clichés hollywoodiens des flics héros qui sortent leurs flingues à tout bout de champ, et elle y parvient assez bien.
Ici, nous ne sommes pas du tout dans l'action, mais dans la réaction des enquêteurs sur un événement qui s'est toujours déjà déroulé. On alterne entre situations concrètes sur une scène de crimes, explications des habitudes des enquêteurs et du déroulement d'une enquête de manière plus générale et présentation des différents inspecteurs qui composent brigade. Cela donne un récit cohérent mais un peu décousu.
Par exemple, Squarzoni va nous parler d'une enquête pendant 10 pages, puis expliquer les tenants et aboutissants d'un interrogatoire en expliquant comment les inspecteurs s'y prennent de façon générale pendant 15 pages, puis revenir sur une autre enquête (avec un autre inspecteur que la première) avant, enfin, de revenir à la toute première enquête. L'inconvénient de cela, à mon sens, est que le lecteur puisse se frustrer devant la lente progression de l'intrigue.
Mais tout cela est fait si minutieusement, si intelligemment que ça marche. L'auteur parvient à éveiller de l'intérêt chez le lecteur sur plusieurs points, plusieurs affaires, ce qui fait que l'on a envie de continuer à lire pour avoir le plus de réponses possible.
Alors certes, avec toutes les séries policières qui sont passées à la télé, on peut avoir un air de déjà vu, mais on est ici dans un documentaire, un vrai, avec une narration très efficace et un dessin magistral, qui colle parfaitement au propos. Le noir et blanc colle parfaitement, et certaines planches sont vraiment esthétiques. Un vrai plaisir pour les yeux.
Personnellement, j'attends avec impatience le tome 4, vu le nombre d'enquêtes et de listes laissées en suspens dans les premiers tomes.
MAJ après lecture du tome 4
Bon, ben c'est toujours aussi bien. Le tome 4 est dans la même veine que les autres, et le dessin réaliste est toujours aussi magnifique. Seul reproche que je pourrais faire sur celui-ci : les personnages sont parfois un peu durs à distinguer les uns des autres, et on ne distingue pas bien leur couleur de peau. Mais ce n'est au final pas très gênant.
Certaines enquêtes s'enlisent, d'autres avancent et de nouvelles surviennent. Ça peut être frustrant car on devine que certaines ne seront jamais élucidées, mais j'ai ressenti une certaine satisfaction à chaque fois qu'une ancienne enquête était résolue. Le tome 4 est fait exactement de la même manière que les autres : successions d'enquêtes et, au milieu, explication détaillée d'un aspect du métier en particulier (le passage à la morgue dans ce tome là). Cette explication est un peu longue mais au final intéressante et toujours racontée de manière pertinente.
Pour lire le tome 4, je me suis replongé dans la lecture de tous les tomes. J'ai été un peu gêné au début par le découpage des planches, alors que dans mon souvenir je n'avais pas eu de problème avec ça. On ne sait pas bien quand l'action se déroule sur une page ou sur deux. Au fur et à mesure, on s'y habitue. Cela n'a en rien gâché ma lecture, et j'ai pris beaucoup de plaisir à relire cette série. Je réactive donc mon coup de coeur, maintiens ma note et conseille de nouveau cette bd, dont au moins un tome est encore à paraitre.
MAJ Tome 5 :
Pas grand chose à dire de plus que tout ce que j'avais déjà dit, j'ai terminé la série que j'ai apprécié du début à la fin. Evidemment, quelques frustrations de laisser certaines affaires "en cours", mais j'ai beaucoup aimé l'aspect réaliste de la bd.
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Dans la forêt - d'après le roman de Jean Hegland
C'est avant tout grâce à un couple d'amis que j'avais découvert le talent de Lomig par le biais de ses deux premiers albums Magic Dream Box et Vacadab. On avait ensuite eu la chance de l'inviter au festival que nous organisons pour son album précédent Le Cas Fodyl. C'est son regard tranchant et acéré sur notre société, ses absurdités et les méfaits du capitalisme qui m'avaient séduit. Ajoutez à cela un trait fin et souple tout en noir et blanc aimant jouer avec les hachures, et là moi je suis aux anges. J'étais donc curieux de découvrir son dernier album adapté d'un roman de l'autrice américaine Jean Hegland qui fut un best-seller. Dans la forêt nous plonge donc dans un monde post-apocalyptique "soft" : Plus d'électricité, plus de moyens de transports, plus d'essence, la nourriture est une denrée rare et précieuse. C'est dans ce contexte que survivent deux jeunes soeurs dans leur maison en plein coeur de la forêt après la disparition de leurs parents. Mais quand on a 17 et 18 ans, pas facile de bien vivre cette situation... Eva et Nell s'accrochent à leurs passions, la danse et la lecture pour ne pas sombrer et vont petit à petit apprivoiser cette forêt immense qui les entoure. Et c'est là toute la réussite de cet album, faire de cette forêt un personnage à part entière. Sans avoir lu le roman, on sent que Lomig a mis l'accent sur cet aspect primordial du récit et y est parfaitement parvenu ; elle se fait tout à la fois, réconfortante, protectrice, nourricière. C'est là que son trait fin prend tout son souffle et rend parfaitement grâce à la majestuosité de la forêt. Fait étrange, c'est durant la période de confinement que nous venons de passer que j'ai lu cet album, et il prend tout à coup une toute autre dimension... Un très bel album à découvrir !
Mary Jane
Mes aïeux ! Quelle BD ! Encore une fois Futuropolis fait très fort avec ce one shot de Messieurs Le Gall et Cuvillier. Pourtant cette histoire n'est pas originale puisqu'elle s'attache à la vie de la dernière victime du tristement célèbre Jack l'éventreur, sujet largement abordé par une foultitude d'auteurs. Ce qui est hautement intéressant dans ce récit c'est qu'il s'attache essentiellement à mettre à l'honneur la vie des victimes du bourreau, ce n'est donc pas une énième théorie sur la personnalité du tueur. Par ce biais le scénario s'attache plus à la condition féminine de l'époque dans le plus grand empire de l'époque (sur lequel le soleil ne se couchait jamais). À l'heure de l'industrialisation à marche forcée de l'Angleterre victorienne les laissés-pour-compte étaient nombreux et ce n'est pas un hasard si cette histoire possède des accents que l'on retrouve chez un auteur comme C. Dickens. Alors quelques grincheux trouveront sans doute que le récit n'est pas d'une grande originalité, que la narration propose quelques ellipses mal venues, pour ma part je n'ai pas boudé mon plaisir, me faisant embarquer pour ce voyage au bout de l'enfer. A moins d'être le plus insensible qui soit comment ne pas être touché par le destin de Mary Jane ? Que dire du dessin si ce n'est qu'il est superbe sur Londres et ses bas-fonds, le tout magnifié par une mise en couleur aquarellée où l'ocre domine, les personnages possèdent de vraies gueules, le tout dans un style réaliste. Du vrai grand art. Alors j'insiste cette histoire a déjà été racontée, c'est triste, poignant, horrible, mais ici un je-ne-sais-quoi lui donne ce petit supplément d'âme qui fait que j'en fais mon coup de cœur du moment évidemment.
Les Esclaves oubliés de Tromelin
Eté 2010. Je découvre l’histoire d’esclaves « oubliés » pendant 15 ans sur un « caillou » inhospitalier, balayé par les vents et les cyclones au milieu de nulle part dans l’océan indien, à travers le roman d’Irène Frain. A l’époque, cette histoire vraie m’avait subjugué et profondément marqué. Octobre 2015. Le château des ducs de Bretagne à Nantes accueille l’exposition « Tromelin, l’ile des esclaves oubliés ». Ni une ni deux je m’y rends bien évidemment. Et c’est à cette occasion que je découvre avec délectation le travail de Sylvain Savoia. Les planches exposées sont éblouissantes. Après le roman, je replonge sur l’ile Tromelin avec cette BD. Bien évidemment cela va vous remuer. Vous ne pourrez pas rester imperturbable à la lecture de ce récit histoire dramatique. Vous plongerez dans le fin-fond de la cruauté humaine jusqu’à la délivrance. Sylvain Savoia a accompagné en octobre 2008 une mission de fouille sur l’Ile de Tromelin. Une nouvelle expédition pour dresser un inventaire afin de tenter de reconstituer cette histoire dramatique. Sylvain Savoia est donc un témoin privilégié. Son album présente alternativement le naufrage de l’Utile et les conséquences que nous connaissons et les recherches de cette équipe de scientifiques pour mieux appréhender la survie de ces esclaves abandonnés. Cela s’enchevêtre aisément pour le bonheur du lecteur. Un récit croisé passionnant et émouvant. Cette BD est un témoignage historique de qualité. A découvrir et à faire connaitre. L’émotion est au rendez-vous.
Batman - Mad Love
Harley Quinn est l'un de mes personnages de comics préférés. Il fallait donc que je lise cet album racontant comment elle a rencontré le Joker et en est tombée amoureuse. En effet, j'avais déjà vu l'adaptation de cette histoire dans le dessin animé des années 90 et ma bibliothèque possède déjà un album contenant cette histoire (un album en anglais), mais bon je voulais lire la traduction française parce que c'est elle que j'avise ici. L'histoire sur Harley Quinn est excellente et contient tous les éléments que j'aime dans le dessin animé des années 90 : un bon mélange de sérieux, d'un peu d'humour, de psychologie et d'action. Les personnages sont intéressants et la psychologie d'Harley Quinn est bien exploitée. L'histoire est prenante et fluide. Pour la première fois, on apprenait les origines d'Harley Quinn et comme souvent avec les méchants de Batman, son histoire est tragique et rend le personnage complexe. Pour la petite histoire, ce récit sera plus tard adapté dans la seconde série animée de Batman des années 90 et avec le même titre et c'est intéressant de voir les ressemblances et les petites différences dans le scénario. J'adore le dessin que je trouve dynamique et efficace. On a droit à des bonus, il y a deux histoire courtes, le story-board de Mad Love en noir et blanc et la version couleur originale avec des commentaires de Bruce Timm. C'est intéressant.
Superman - Bon anniversaire Superman
Durant le confinement, je me suis mis à relire une bonne centaine de bandes dessinée dont ce one-shot. Plus je le relis, plus je l'adore. La meilleure histoire de Superman que j'ai lue jusqu'à maintenant. En seulement une quarantaine de pages, Alan Moore crée un excellent scénario qui est assez intelligent. Par exemple, il montre une version possible d'une planète Krypton qui n'a pas explosé et tout n'est pas parfait comme cela serait le cas avec un autre scénariste qui se contenterait de montrer un monde rose-bonbon où tout il est beau, tout le monde il est gentil. Les personnages sont bien utilisés. Mongul a son plus beau rôle de méchant et c'est un des moments de gloire de Jason Todd, un Robin qui a été tué trop rapidement et trop gratuitement à mon goût. La narration est maîtrisée de main de maître et le dessin de Dave Gibbons est excellent. Cela ne mérite peut-être pas la note maximale, mais elle fait partie de mes comics cultes. Ce petit récit m'a donné plus d'émotions en 40 petites pages que certaines séries qui durent 40 tomes ! Un très bon moment de lecture, quoique pour apprécier je pense qu'il faut aimer les histoires de super-héros et rentrer dans les codes du genre.
Le Mahâbhârata
Avant de noter ce Mahabharata 5 étoiles, je me suis posé la question de savoir ce qu’est une BD culte. Une BD culte ce peut être une BD qui révolutionne un genre et qui marque son époque. Ce n’est peut-être pas le cas ici. Mais une BD culte c’est aussi une BD qui vous reste dans la tête longtemps après sa lecture. Une BD qu’on prend plaisir à rouvrir. Pas toujours pour la relire intégralement (cette BD fait quand même 440 pages) mais pour relire des passages, pour admirer certaines planches, certaines cases. Car le dessin de Jean-Marie Michaud est ici excellent, avec une belle construction de planches très dynamiques et variées et, de temps à autre, de superbes planches en pleine page. Le dessin est réalisé en couleurs directes sur du papier kraft et les planches laissent apparaître cette texture du kraft par endroits au gré des planches. Le Mahabharata est un livre dont le narrateur est également personnage et géniteur de la famille de rois et de héros qui vont s’affronter sous le regard des Dieux du panthéon indien (sous leurs regards mais aussi manipulés par Krishna...) Le fait de faire apparaître dans les planches la texture du papier n’est donc, je pense, pas innocent et illustre les liens étroits entre le livre / la réalité, le narrateur / le géniteur / le personnage... je trouve que c’est vraiment très bien vu ! Avant ma lecture je ne connaissais rien du Mahabharata et je n’avais pas lu non plus le livre de Jean-Claude Carrière, dont la BD est adaptée. Je ne sais donc pas à quel point cette adaptation est fidèle (que ce soit au livre de Carrière ou à l’immense fresque indienne). Pour son Mahabharata, Carrière voulait rendre accessible la trame narrative principale en faisant abstraction de nombreuses trames secondaires. L’adaptation en BD de Jean-Marie Michaud est effectivement très fluide et réussit à rendre accessible une partie de cette mythologie. Dans les premières planches, l’auteur parvient à faire passer avec humour une présentation des nombreux personnages qui aurait pu être rébarbative. Et après cette présentation, nous voilà embarqués dans une grande fresque mythologique, d’une mythologie que je ne connaissais pas... et personnellement, je n’ai pas lâché le bouquin jusqu’à la dernière page. Comme Ro, j’ai noté les anachronismes. J’ai particulièrement apprécié cette partition de Jean-Sebastien Bach, au chevet d’un Krishna endormi... tout cela donne une dimension intemporelle à l’histoire... Lecture vivement conseillée à tout amateur de mythologie, de grandes épopées, de culture indienne, ... En fait je conseillerais même à tout amateur de BD !
In Waves
Renversant. C'est un format très épais et souple avec des parties en bleu canard, l'histoire du narrateur, mises en vis-à-vis de passages en sépia qui racontent l'histoire des pionniers du surf. Pour quelqu'un de l'intérieur des terres, comme moi, cela ne parait pas très séduisant. Et pourtant... Vous sortez de la lecture comme si vous veniez de passer une journée à la mer. Lavé, fatigué, les yeux mouillés et les bras lourds. Il y a très peu de textes et peu de dialogues. Une voix off qui est le point de vue d'un des personnages et ...le dessin. C'est drôle comme il n'est pas vraiment habile, pas très contrasté non plus. Peu de traits, pas d'ombre. Un mystère. Si je vous raconte l'histoire, ça va vous plomber, donc n'y pensez même pas, l'intérêt est ailleurs, c'est une expérience de BD.
Une histoire corse
Décidément j'apprécie les BD qui se passent en Corse ! Depuis l'humour plein de cliché d'Astérix en Corse ou de l'enquête corse, à la gravité du juge bienveillant de l'île des justes, de la caricature efficace au dessin réaliste et classique. Ici nous sommes dans la vraie vie, avec ses hauts et ses bas, ses ralentissements et ses accélérations, dans un dessin très contemporain. Pourquoi contemporain ? Parce que les techniques d'aujourd'hui aboutissent à des effets qu'on aurait eu difficilement il y a ne serait-ce que 10 ans, superposition de crayon de couleur et colorisation numérique, par exemple. Les périodes du passé sont donc rendues dans un mélange de sanguine et de crayon noir, alors que le présent s'épanouit dans de belles couleurs chaudes. Mais passons sur ces considérations techniques : le scénario est parfaitement mené autour d'une sorte d'enquête que la jeune héroïne mène sur l'histoire de sa famille. Une première partie émouvante et sensuelle et une seconde qui nous conduit jusqu'au drame. Les dialogues très sensibles, les enchainements du récit, les flash-back (un peu moins réussis esthétiquement mais indispensables à la compréhension) et le format confortable (couverture satinée, 134 pages) m'ont particulièrement séduit. On ressort ému, repu de la richesse des situations et du tempérament des personnages. En revanche cela reste très classique. Donc pour ceux qui sont avides de révolutions bédéïstiques, passez votre chemin.
Aldobrando
Ouhhh le bel album que voilà ! Gipi joue pour une fois les scénaristes pour nous proposer un récit d'aventure médiévale proche du conte avec comme comparse au dessin Luigi Critone que j'avais découvert avec l'album Sept Missionnaires. Et pour ne rien gâcher mais plutôt sublimer ces planches, ils se sont adjoint les talents de Francesco Daniele et Claudia Palescandolo à la colorisation. Car l'une des réussites de cet album réside dans la beauté des planches et des ambiances qui en émane. Le jeune Aldobrando a été abandonné par son père quand il n'était encore qu'un tout jeune enfant. Sachant pertinemment qu'il allait mourir le lendemain dans l'arène servant de cours de justice au Royaume, il a donc confié son rejeton à un mage en compensation d'une dette que ce dernier avait contracté. A charge pour lui d'en faire un homme juste et de principes. C'est donc reclus avec ce vieux mage pendant des années qu'Aldobrando va grandir et se construire. Être frêle et pas trop futé, c'est lors de la réalisation d'un sortilège complexe que son maître va se blesser à l’œil et l'envoyer quérir l'herbe du Loup qui permettra de sauver son œil... Voilà donc notre jeune Aldobrando jeté sur les routes d'un parcours initiatique qui le mènera bien loin de son petit univers ridicule, armé de sa candeur et des principes qui lui ont été inculqués. On est rapidement happé par ce récit digne des frères Grimm, qui loin des récits d'héroïc fantasy qui pullulent, s'installe dans la simplicité et nous fait découvrir des personnages hauts en couleur, frôlant joyeusement la caricature. Souvent drôles, les péripéties pourtant tragiques qui émaillent ce récit nous embarquent dans les pas de ce jeune garçon ingénu qui avec toute sa naïveté et sa sincérité va soulever des montagnes. Un très bel album à découvrir sans tarder !
Homicide - Une année dans les rues de Baltimore
Voici une de mes bds préférées du moment. J'avais lu le premier tome il y a maintenant quelques temps, et j'ai enfin mis la main sur les deux suivants. Le récit raconte la vie des inspecteurs de la brigade des homicides de Baltimore, leurs enquêtes, leur routine, leurs difficultés. Bref, on est dans du assez classique, mais dans du bien fait, du réel. La bande dessinée se veut "réaliste", à mille lieux des clichés hollywoodiens des flics héros qui sortent leurs flingues à tout bout de champ, et elle y parvient assez bien. Ici, nous ne sommes pas du tout dans l'action, mais dans la réaction des enquêteurs sur un événement qui s'est toujours déjà déroulé. On alterne entre situations concrètes sur une scène de crimes, explications des habitudes des enquêteurs et du déroulement d'une enquête de manière plus générale et présentation des différents inspecteurs qui composent brigade. Cela donne un récit cohérent mais un peu décousu. Par exemple, Squarzoni va nous parler d'une enquête pendant 10 pages, puis expliquer les tenants et aboutissants d'un interrogatoire en expliquant comment les inspecteurs s'y prennent de façon générale pendant 15 pages, puis revenir sur une autre enquête (avec un autre inspecteur que la première) avant, enfin, de revenir à la toute première enquête. L'inconvénient de cela, à mon sens, est que le lecteur puisse se frustrer devant la lente progression de l'intrigue. Mais tout cela est fait si minutieusement, si intelligemment que ça marche. L'auteur parvient à éveiller de l'intérêt chez le lecteur sur plusieurs points, plusieurs affaires, ce qui fait que l'on a envie de continuer à lire pour avoir le plus de réponses possible. Alors certes, avec toutes les séries policières qui sont passées à la télé, on peut avoir un air de déjà vu, mais on est ici dans un documentaire, un vrai, avec une narration très efficace et un dessin magistral, qui colle parfaitement au propos. Le noir et blanc colle parfaitement, et certaines planches sont vraiment esthétiques. Un vrai plaisir pour les yeux. Personnellement, j'attends avec impatience le tome 4, vu le nombre d'enquêtes et de listes laissées en suspens dans les premiers tomes. MAJ après lecture du tome 4 Bon, ben c'est toujours aussi bien. Le tome 4 est dans la même veine que les autres, et le dessin réaliste est toujours aussi magnifique. Seul reproche que je pourrais faire sur celui-ci : les personnages sont parfois un peu durs à distinguer les uns des autres, et on ne distingue pas bien leur couleur de peau. Mais ce n'est au final pas très gênant. Certaines enquêtes s'enlisent, d'autres avancent et de nouvelles surviennent. Ça peut être frustrant car on devine que certaines ne seront jamais élucidées, mais j'ai ressenti une certaine satisfaction à chaque fois qu'une ancienne enquête était résolue. Le tome 4 est fait exactement de la même manière que les autres : successions d'enquêtes et, au milieu, explication détaillée d'un aspect du métier en particulier (le passage à la morgue dans ce tome là). Cette explication est un peu longue mais au final intéressante et toujours racontée de manière pertinente. Pour lire le tome 4, je me suis replongé dans la lecture de tous les tomes. J'ai été un peu gêné au début par le découpage des planches, alors que dans mon souvenir je n'avais pas eu de problème avec ça. On ne sait pas bien quand l'action se déroule sur une page ou sur deux. Au fur et à mesure, on s'y habitue. Cela n'a en rien gâché ma lecture, et j'ai pris beaucoup de plaisir à relire cette série. Je réactive donc mon coup de coeur, maintiens ma note et conseille de nouveau cette bd, dont au moins un tome est encore à paraitre. MAJ Tome 5 : Pas grand chose à dire de plus que tout ce que j'avais déjà dit, j'ai terminé la série que j'ai apprécié du début à la fin. Evidemment, quelques frustrations de laisser certaines affaires "en cours", mais j'ai beaucoup aimé l'aspect réaliste de la bd.