Les derniers avis (9705 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Entre les lignes (Mermoux)
Entre les lignes (Mermoux)

Dominique Mermoux adapte un deuxième roman de Baptiste Beaulieu (après Les Mille et une vies des urgences), et le résultat m’a beaucoup marqué. J’ai pourtant eu du mal à rentrer dans cette histoire. La narration souffre de la lourdeur textuelle souvent associée aux adaptations de roman en BD, les pages du journal de Moïse (la majorité du récit) étant retranscrites textuellement (et parsemées d’illustrations et de quelques phylactères). L’album est long (160 pages) et j’avais vraiment l’impression de ne pas avancer, ne comprenant pas non plus la démarche mensongère de Baptiste. Et puis, la tension émotionnelle monte tout doucement, les mystères familiaux deviennent vraiment intrigants (Qui est Anne-Lise ? Où est-elle maintenant ? Pourquoi lui écrire une fois par an, à la même date ? Quel est le secret de la photo ?), et je me suis retrouvé incapable d’arrêter ma lecture avant d’avoir atteint de dénouement. Les thèmes abordés en seconde partie d’album (les relations familiales père-fils, la perte d’un proche) m’ont beaucoup parlé, beaucoup touché, au point de me faire pleurer pendant ma lecture (ce qui arrive rarement). Voilà, j’ai eu un peu de mal à « entrer » dans cette histoire, mais une fois lancé, impossible de m’arrêter. Une lecture marquante.

04/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Wild West
Wild West

Malgré une couverture d'album qui ne me faisait pas de l'oeil comme ça a pu être le cas avec d'autres Bd western, ce 1er tome m'a littéralement soufflé, non seulement par le dessin de Lamontagne (j'y reviendrai) mais aussi par le déroulé du scénario de Gloris. Il retrace la destinée de Martha Cannary avant qu'elle ne devienne la célèbre Calamity Jane ; à partir de la légende, il reprend le parcours de cette femme décidée à conquérir sa liberté, et plonge dans la réalité sordide et cruelle d'un univers impitoyable. Les auteurs cernent les 2 personnages principaux que sont Martha et Wild Bill Hicock au plus près du contexte historique, au moment où la conquête de l'Ouest bat son plein, notamment avec l'arrivée du chemin de fer, le tout dans une sérieuse odeur de poudre et de sang. Le ton est en effet très cru et violent, très proche de la série TV Deadwood, dans la même optique démythifiante vue dans des films comme Tombstone ou Wyatt Earp. D'ailleurs, cette Bd me rappelle énormément le film Wild Bill de 1995 réalisé par le solide métier de Walter Hill où Ellen Barkin campait une Calamity piquante, et Jeff Bridges un Wild Bill tout en excès ; ce film est passé injustement inaperçu, il offrait une vision bien plus crédible que ce qui avait été montré à Hollywood sur ces personnages auparavant. J'y retrouve plein d'éléments approchants dans cette Bd, le Far West y est montré dans toute sa dureté et sa violence sanglante, son côté sordide et sale, où les femmes sont condamnées à la prostitution, bref c'est un Ouest sans concession, j'aime cet aspect parce qu'il est plus proche de ce que fut l'Ouest en réalité, loin de l'imagerie de carte postale et trop propre montrée dans les westerns de l'âge d'or. Je pense que Gloris a dû s'inspirer des mémoires de Calamity Jane intitulées "Lettres à sa fille - 1877-1902", petit bouquin très instructif publié par le Seuil en 1979, il y a pas mal de faits que j'ai retrouvé dans ce livre, mais il a aussi pris des libertés scénaristiques qu'il a mélangées habilement, de sorte qu'on ne sait trop ce qui est vrai et ce qui ne l'est pas, la vie de Calamity ayant été très aventureuse, et elle aussi n'a sans doute pas tout dit. En tout cas, tout est tellement plausible que rien ne cloche à ce niveau. Le tome 1 est peut-être celui où Gloris a pu "inventer" des détails, il montre l'activité des bordels miteux de l'Ouest, dans un ton glauque et plein de noirceur, où Martha survit tant bien que mal, piégée par un salopard qui va l'obliger à se prostituer. Le tome 2 s'écarte de ce postulat pour évoluer dans les paysages de l'Ouest , en montrant la quête de Wild Bill et la spoliation des terres indiennes, le ton est proche du film Danse avec les loups, en moins contemplatif, jusqu'aux retrouvailles entre les 2 figures de légende qui se ressemblaient beaucoup sur le plan caractériel et sur leur choix de vie. J'en viens au dessin de Jacques Lamontagne que j'avais déjà admiré sur ses autres séries comme Les Druides notamment, mais là c'est tout bonnement époustouflant, avec un trait précis, puissant et réaliste, bourré de détails et une colorisation qui accentue l'aspect sombre de la vie dans ces saloons et bordels crasseux, sans parler des cadrages très cinématographiques ; c'est comme ça que je conçois un western en bande dessinée, avec ce type de dessin. Certes, il magnifie un peu Martha, surtout au début, car c'était une femme pas tout à fait hommasse, mais pas très féminine quand même, et à l'hygiène douteuse. Qu'importe parce que c'est graphiquement superbe, je suis totalement conquis par ce western, ça rattrape les 2 déceptions que j'ai eues sur Prisonnière des Apaches et Ennemis - Noir/Blanc.

03/05/2021 (modifier)
Couverture de la série Hysteria
Hysteria

Edition Moderne est une maison d’éditions helvétique germanophone. Mais ici cela ne pose pas de problème, puisque l’album est entièrement muet, et que les explications données sur son travail par Claudius Gentinetta (auteur que je découvre avec cet album) sont en Allemand et en Français. Les trois histoires qui composent ce recueil ont été écrites lorsque l’auteur – bénéficiant d’une bourse (sorte de résidence d’auteur) – a passé un an à Cracovie en Pologne. Ne parlant pas la langue, ne connaissant pas grand monde, Gentinetta dit avoir passé beaucoup de temps à regarder par la fenêtre, à suivre du regard les gens dans la rue, à imaginer leurs pensées, leur vie, etc. C’est ainsi que ces trois histoires semblent a priori imprégnées d’un morne quotidien, nous suivons quelques personnes dans leurs déambulations citadines. Mais c’est le traitement de ces histoires qui fait tout le prix du travail de Gentinetta. En effet, j’ai vraiment beaucoup aimé son dessin (sans doute à la carte à gratter ?), au rendu très sombre – dans tous les sens du terme. Les cases sont très chargées, de personnages, de décors aux multiples détails, et tout ceci est traité de façon baroque, avec un trait nerveux, mais surtout un refus de se soumettre aux règles de la proportion, de la perspective : tout est brinquebalant, difforme, déformé : un travail qui possède certaines accointances avec celui de Vanoli ou d’Andersson. On le voit on est dans une sorte d’underground, mais à l’esthétique forte, originale, qui poétise la noirceur de l’existence, sans en occulter la violence (voir en particulier la deuxième histoire). A feuilleter avant d’aller plus loin, car il faut être réceptif à ce genre de production. Mais c’est en tout cas un univers qui me parle, et que j’ai apprécié de découvrir. Note réelle 3,5/5.

02/05/2021 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Jardin - Paris
Le Jardin - Paris

Il arrive parfois qu’un bijou tombe du ciel, et cette bande dessinée en est un. La surprise est d’autant plus agréable quand on n’avait pas forcément eu l’intention de la lire au départ. Il arrive aussi que la couverture ne mente pas, et celle-ci, particulièrement réussie, en traduit parfaitement le contenu. Bienvenue au Jardin de la ville-lumière ! Cette fiction nous transporte – le terme est on ne peut plus adéquat — dans un cabaret parisien pendant les années folles. L’univers délicieux de Gaëlle Geniller est sublimé par les décors et accessoires de style Art nouveau, telle cette lampe de la couverture, et une palette de couleurs riches et chatoyantes. Le trait élégant, d’une sensibilité rare, retranscrit avec bonheur les mouvements gracieux des danseuses et danseurs, mais également les états d’âme des protagonistes. Ce cabaret, ce « jardin » paradisiaque, haut lieu des nuits parisiennes enivrantes de l’entre-deux-guerres où les danseuses portent un prénom de fleur, on l’a à peine découvert qu’on ne voudrait déjà plus le quitter. Quant à la narration, rien à redire là non plus, elle est impeccablement construite. Ces chroniques, bien qu’un tantinet fleur bleue, évitent pourtant tout pathos ou mélodrame inutiles. A cet égard, l’élégance du dessin est totalement en phase avec le scénario. Le lecteur va suivre avec fascination l’évolution de Rose, ce jeune homme, élevé « en vase clos » dans le cocon protecteur et entièrement féminin du cabaret dirigé par sa mère. Celui-ci va s’affirmer de plus en plus dans son identité transgenre, sous la houlette de celui qui deviendra son impresario, le charmant et distingué Monsieur Aimé. A l’époque, le terme « transgenre » n’existait pas vu que la question ne se posait pas. On parlait de travestis et ceux-ci n’étaient tolérés que dans le cadre d’un spectacle. Là où le parcours de Rose fascine, c’est que le jeune homme arrive à se faire accepter dans ses tenues féminines, même hors du cabaret, notamment lorsqu’il part séjourner en province….. Il faut dire que Rose est très beau, qu’il bénéficie d’une morphologie gracile et d’un visage très androgyne, ce qui semble suffire à faire taire les esprits ronchons et réactionnaires. Malgré le terrain glissant sur lequel repose ce récit, Gaëlle Geniller parvient à éviter toute vulgarité, ne cherchant aucunement à choquer le lecteur. L’érotisme facile est totalement hors champ. Cela tient beaucoup à la belle personnalité de Rose, tout en candeur, pour qui le fait de danser dans un lieu « olé-olé » apparaît tout à fait naturel. Certes, le jeune homme y a grandi, mais pour lui, seul son art compte, peu importe les centimètres carré de peau dénudée. A la question d’un journaliste qui lui demandait s’il se considérait comme une femme dans le corps d’un homme, Rose répond avec une simplicité désarmante : « Je me considère comme un homme, mais un homme qui aime tellement les femmes qu’il a envie de faire comme elle ». Certes, le monde décrit semble idéalisé et loin des problématiques de l’époque liées à la proximité des deux guerres (l’une qui venait de se terminer dans une gigantesque tragédie humaine et l’autre, non moins terrible, qui déjà grondait au loin), et pourtant on déguste, et surtout on respire avec bonheur ce « jardin de fleurs » aux mille odeurs. Il faudra vraiment suivre cette jeune autrice qui semble promise à un avenir aussi radieux que son jeune danseur de cabaret. Avec son charmant « Jardin » parisien, on lui saura gré de dédramatiser avec une grande finesse un sujet délicat, de rendre sans objet une polémique affectionnée par les réactionnaires de tout poil qui hélas refusent de se cantonner aux oubliettes patriarcales du XXe siècle.

01/05/2021 (modifier)
Par Georges
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Chevaliers d'Héliopolis
Les Chevaliers d'Héliopolis

Bon, moi je lis pour me distraire. Je viens seulement de découvrir ces auteurs (désolé). Là, il y a la qualité du dessin, et le fait de torturer la réalité ne me gêne pas du tout, au contraire, c'est intéressant. On voit qu'il y a de la recherche servie par une imagination débordante ... moi j'aime !

01/05/2021 (modifier)
Par Gaendoul
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série These Savage Shores
These Savage Shores

Ooooh cette bd n'est pas passée loin du 5/5. Mon seul regret: qu'elle ne soit pas plus longue... En effet, cette histoire de vampire est originale (on n'a pas l'habitude d'histoires de vampires se déroulant en Inde et c'est fait ici de façon très intelligente) et très agréable à lire. Le déroulement du scénario est fluide et on est tenu en haleine du début à la fin. Le dessin n'y est pas pour rien car il est vraiment très bon et renforce le récit. Bref, c'est très très bien et je recommende vivement la lecture. 4.5/5

01/05/2021 (modifier)
Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Désespoir du Singe
Le Désespoir du Singe

Très belle découverte grâce à ce site !!! Merciii ! On est tout de suite happés par l’histoire qui, même si elle n’est pas originale dans son récit dramatique, est tellement bien transposée dans une société à la Orwell que ce n’est absolument pas un frein pour apprécier pleinement ce magnifique drame amoureux. On revit, à travers la répression de la Milidza et la résistance des francs-battants, des périodes de l’histoire que l’on connaît bien. Mais les allusions à des situations historiques que l’on connaît sont suggérées, jamais lourdement affirmées. C’est subtil et suffisant pour comprendre l’allusion. On note aussi quelques références à des albums de BD mythiques comme le Transperceneige. Côté drame amoureux, les personnages sont croqués avec talents, les dessins superbes - mi réaliste, mi surréaliste, la colorisation magnifique et la mise en page rythmée et originale. Un grand plaisir de lecture, une superbe intégrale.

30/04/2021 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie
Les Amants d'Hérouville - Une histoire vraie

Comme l'a dit le posteur précédent, Delcourt publie un roman graphique qui sera sans nul doute un des albums de l'année. Ce livre évoque le destin tragique de Michel Magne musicien prolifique des années 60-70, souvent novateur dans son travail et parfois génie incompris. Je dois bien dire que je connaissais mal Michel Magne ; de lui, je connaissais surtout ses compositions des musiques de films pour Jean Yanne, ou encore celle des tontons flingueurs. Cela n'est qu'une infime partie de son œuvre car il a fait d'innombrables choses dans des domaines assez variés (il suffit de voir à la fin du livre le nombre de ses œuvres et de ses collaborations). Les auteurs Yann Le Quellec au scénario et Romain Ronzeau au dessin s'intéressent surtout à l'histoire du château d'Hérouville qui servit de salle d'enregistrement à des groupes aussi mythiques que Canned Heat, Magma, T Rex ou encore à des chanteurs solo comme David Bowie ou Eddy Mitchell. Le château, acheté par Michel Magne en 1962, d'abord destiné à des événements festifs devient réellement un grand studio d'enregistrement en 1969 après l'incendie qu'il a connu. Les auteurs montrent toute la démesure de Michel Magne qui dépense sans compter achetant les meilleures bouteilles pour ses convives et qui se retrouve vite en difficulté financière ainsi que sa relation tumultueuse avec sa compagne Marie-Claude beaucoup plus jeune que lui. L'album est comme constitué de chapitres entrecoupés par des entractes biographiques évoquant la vie et la carrière de Magne avant 1969 où alternent des pages illustrées quasi en roman-photo et des illustrations de l'auteur. Cela a parfois tendance à alourdir la narration. Le trait de Ronzeau est assez intéressant et traduit bien le côté bouillonnant de la vie qui se déroule au Château (qui fut -Magne ne cessant de le rappeler-un endroit que fréquentèrent Chopin et Sand). Le château est donc un élément essentiel de l'histoire ; l'on y croise un certain nombre de groupes et de pop-stars de l'époque. Il faut quand même avoir une bonne connaissance de ces années et cela fera quand même plus d'effets à un nostalgique des années 70. Le concert des Grateful Dead au château est un morceau d'anthologie, avec -histoire vraie- des policiers chargés de la sécurité sous LSD. La relation de couple entre Michel Magne et Marie-Claude sert aussi de fil narratif. Les auteurs ont d'ailleurs eu les confidences de Marie-Claude, comme nous pouvons le voir à la fin de l'ouvrage. Elle montre le côté sombre de Michel Magne car comme souvent les histoires d'amour finissent mal. On apprend donc beaucoup sur cette époque et sur ce compositeur un peu oublié et cela vaut clairement l'achat pour des passionnés d'une période beaucoup plus insouciante que celle d'aujourd'hui.

30/04/2021 (modifier)
Par doumé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Chasse
La Chasse

Une traque qui se transforme en odyssée, une proie qui se transforme en guide, l'exploration de nouvelles contrées qui se transforme en voyage temporel, une lecture qui devient un vrai moment de plaisir. Quel dessin, graphiquement cet album est hors norme, j'ai découvert cet album un peu par hasard en visitant le site de l'éditeur et je n'ai pas regretté mon achat, son style est remarquable Un dessin en noir et blanc inspiré par plusieurs tendances, l'art pariétal ou par d'autres auteurs comme Frans Maaserel qui sont une source d'inspiration pour Vazquez. Le résultat est un style de dessin propre à l'auteur et le résultat est visuellement une réussite. Une qualité qui permet de savourer chaque case. Il n'y a aucun dialogue, quelques commentaires nous guident, c'est le dessin qui porte cette œuvre pour suivre l'odyssée de notre héros. Pour le scénario, je suis plus mitigé, la première partie est réussie jusqu'à ce voyage temporel qui méritait plus de développements pour l'ensemble des thèmes abordés. Ce voyage permet à l'auteur d'opposer deux visions, la première d'un homme qui vit en symbiose avec son environnement et la seconde d'un homme piloté par une société violente et inhumaine. L'auteur dénonce la violence, la déshumanisation de notre système, la pollution générée par la société de consommation. Une bd qui se déguste.

30/04/2021 (modifier)
Couverture de la série Ô Verlaine
Ô Verlaine

Donc juste quelques petites choses sur le livre. (1) Vous devez savoir qui est Paul Verlaine avant d'entrer (par exemple, le célèbre poète français, Baudelaire contemporain, a eu une liaison avec un autre poète Arthur Rimbaud et est allé en prison pour avoir tenté de l'abattre, est également allé en prison pour avoir apparemment tenté de tuer son mère ...? Vous pouvez dire que la lecture de fond ne sera pas ennuyeuse.). (2) Le livre n'a pas vraiment d'intrigue. Ce ne sont que les derniers jours de la vie de Verlaine. Je ne mentirai pas, c'est une déception totale. Il est constamment ivre, a des insectes qui courent autour de sa maison et de ses vêtements, semble totalement déprimé, vit avec des gens abusifs qui l'utilisent pour de l'argent mais qu'il traite aussi comme de la merde, il gaspille également un tas de dons de ses fans en alcool et vend une marque nouveau costume en échange de vêtements enlevés à un sans-abri mort (non vraiment, c'est dans le livre). (3) Malgré ce qui précède, c'est une bonne lecture. Bien sûr, c'est lent, et ce n'est pas l'affaire de tout le monde, mais le livre a beaucoup à offrir. L'auteur se donne beaucoup de mal pour décrire l'argot parisien, les quartiers populaires, les hôpitaux à l'époque, le large éventail de personnes qui admiraient la poésie de Verlaine, les tenants et les aboutissants de l'édition et comment Verlaine recevait son salaire (et son Commentaires). Et il y a un aperçu vraiment étrange de la façon dont les artistes boho-chic ont pris des décisions de style de vie discutables (par exemple: avoir un anaconda pour animaux de compagnie qui finit par manger votre petite amie entière parce qu'elle a manqué d'opium pour la distraire) (je ne pourrais pas inventer cela si J'ai essayé). (4) Le livre est inattendu. Cela en dit long sur l'idolisation, la dépression, les abus, l'amitié, l'agressivité passive, la classe, l'opinion populaire ... et le tout saupoudré d'une belle poésie de Verlaine en plus. Donc, si cette critique ne vous a pas effrayé pour de bon, je recommande le livre à tous ceux qui aiment les poètes du 19ème siècle, la fiction d'époque précise qui vous donne un sens de la vie quotidienne, le drame axé sur les personnages et (bien sûr) la poésie de Verlaine. Ou, vous savez, vous pouvez simplement aller lire la poésie. Peut-être faire ça. Je vais faire ça.

29/04/2021 (modifier)