Je découvre le duo Brubaker Philips avec cet album, les premières impressions qui me viennent à la fin de ma lecture sont quelle efficacité et quel plaisir à la lecture.
Le secret de la réussite est peut être lié à l’enchaînement des actions à des époques différentes avec une telle maîtrise qu'elle rend l'histoire très dynamique.
Un album court sans aucun temps mort, nous suivons Max sur plusieurs périodes de sa vie et le scénario est juste superbe.Tous les flash-backs permettent de mieux comprendre son présent et nous sentons que notre héros est comme aspiré par un destin tragique.
Le dessin est très classique pour un comics, ce n'est pas le point fort de cet album. Les couleurs utilisées pour symboliser les années 40 sont réussies et nous envoient à cette époque.
Une histoire prenante et pleine d'émotions.
Aaaah le Baron de Munchhausen ! Je n’ai jamais lu ses aventures loufoques mais qu’est-ce que j’adore son adaptation cinématographique réalisée par Terry Gilliam ! Un film que je n’hésite pas à revoir à chaque fois qu’il passe à la télé !
Mais revenons donc sur cette bande dessinée réalisée par Jean-Luc Mabou, connu pour avoir conçu « De Cape et de Crocs »… En gros, « Le Baron » nous raconte comment le Baron de Munchhausen (eh oui, ce personnage a réellement existé !) a accueilli le roman de ces récits rédigé par un écrivain qu’il ne connaît pas ! En effet, ce dernier, justement, va essayer de rejoindre le Baron de Munchhausen avec l’aide des habitants du village où il réside…
Pour comprendre l’enjeu de cette initiative de l’écrivain, il faut se mettre dans le contexte de l’époque : ça se passe au XVIIIème siècle alors forcément, la population n’était pas si lettrée que ça donc pas vraiment de livres mis à la disposition du peuple et je ne vous parle pas de l’inexistence de la radio et de la télé ! Donc, pour égayer des soirées, des repas entre familles, quoi de mieux que d’écouter des aventures racontées par un bon orateur, et quand on sait que le Baron était un sacré beau-parleur et d’une imagination sans limite… Je peux percevoir sans problème que son public était admiratif de ces récits et fermaient les yeux ou plutôt débranchaient leurs cerveaux pour les écouter… Je peux imaginer aussi qu’ils préféraient se taire plutôt que de contredire ce mytho de Baron ! Ben, quoi de mieux que de se marrer de ses conneries ! Ils auraient pu le prendre pour un imbécile mais ses propos étaient tellement fantasmagoriques et… magiques qu’il a réussi à se faire respecter ainsi et à se faire un nom, d’où ce livre !
Donc, ce décor planté, j’ai finalement passé un excellent moment de lecture avec ce baron ! J’y ai apprécié les historiettes ou plutôt les passages les plus connus de ses aventures dessinées d’une façon différente de la trame principale. J’y ai apprécié également la bonhomie du baron, Masbou l’a rendu ainsi et ce n’est pas plus mal car ça contribue à la poésie et la légèreté que j’ai pu ressentir tout au long de ce récit. J’ai aimé aussi tous ces moments loufoques où je n’ai pu m’empêcher de me marrer franchement !
Quant au coup de patte de Masbou, ce n’est pas ce que j’aime le plus dans le 9ème art car les arrières plans sont –à mon avis- trop chargés mais j’avoue que sa mise en couleurs aux tons chatoyants est bien adaptée à ce genre de récits. Mention spéciale à la narration qui m’est apparue excellente.
Au final, une excellente lecture qui a su m’évader, me faire rêver… Bref, un bel hommage à ce fameux racontar qu’était le Baron de Munchhausen !
Voici une série qui est en passe de devenir un classique culte dans les bibliothèques des maîtresses du primaire en France. Editée entre 1985 et 2005, la série est de nouveau disponible depuis 2017. Evidemment entre ces dates le monde a beaucoup changé. Mais quand je regarde l'impact et l'avidité avec laquelle ma Choupette les dévore, je me dis qu'une bêtise d'enfant est capable de traverser les âges en nous faisant rire (nous ne sommes pas Papounet et Mamounette) voire en nous attendrissant. Dynamisme, créativité, drôlerie, attendrissement parsèment les scénarii des trente-quatre tomes (tomes). A chaque fois des fins surprenantes et drôles.
Une mention spéciale car nous avons quatre femmes aux commandes, ce n'est pas si fréquent et bravo. J.Cohen, E.Resberg, B.Després et C. Vianson-Ponté méritent nos rires et nos applaudissements (au moins les miens et ceux de mes enfants)
Les cartes Pomékon existaient déjà mais pas encore les tablettes ni les portables, presque la préhistoire quoi....
J’ai moi aussi adoré suivre Luke Healy pendant son périple de plus de 4000 kilomètres. J’ai été fasciné par le quotidien d’un tel exploit : le ravitaillement, notamment en eau (pas toujours très propre), la nécessité de reprendre du poids constamment, les nuits mouvementées (il y a des ours !), les blessures d’usure, et surtout ce combat mental permanent. J’ai aimé les relations qui se forment et se défont au fil des chemins et des rencontres. J’ai aimé ce réseau qui se met en place tout au long du trail, les locaux qui proposent à manger, qui offrent des services de taxi gratuits pour aller se ravitailler en villes, les caches de bouffe.
Le dessin est élégant mais minimaliste, et je regrette ne pas avoir pu admirer les paysages décrits comme « magnifiques » et « époustouflants » par l’auteur. Dommage de ne pas avoir inclus plus de photos (il y a en a juste 2, en début et en fin d’album), en filigrane comme dans Le Photographe, ou même en fin d’album sous forme de petit documentaire photo.
En tout cas je ressors ravi de ma (longue) lecture, la tête remplie de souvenirs et d’admiration pour ces sportifs exceptionnels.
Et ben moi j'ai adoré ce one-shot, une de mes meilleures lectures de 2021 en ce qui me concerne.
J'ai trouvé le scénario très intelligent. L'auteur imagine un monde où les Néandertaliens ont survécu et j'ai trouvé que ce monde était très bien pensé. On voit bien les différences entre les deux peuples et aussi la société des Néandertaliens n'est pas présentée comme une utopie où tout est beau et joyeux. Même si le héros homo-sapiens finit par admirer cette société, on voit très bien que tout n'est pas rose et qu'il a y a des luttes de pouvoir. J'ai ressenti de la tension tout au long de la lecture parce qu'on sent bien qu'un seul faux pas peut causer la perte du héros et de son compagnon. Le scénario est prenant et brasse plusieurs thèmes de manière intelligente.
J'ai eu un peu de la difficulté avec le dessin au début, et la couverture est même un peu moche, sans ce site peut-être que je n'aurais jamais lu cet album. Puis, petit à petit, j'ai fini par aimer ce style. Pour moi une lecture indispensable, mais je pense qu'il faut aimer les récits politiques et par là je veux dire les récits qui mettent en avant les réalités de la géopolitique, les manipulations pour accéder au pouvoir, comment des gens ayant différents buts peuvent finir par s'allier et d'autres trucs de ce genre.
Je ne peux nier que l'effet nostalgie de mes jeunes années journal Tintin est pour une part dans mon appréciation de la série. Et il y a deux difficultés pour que j'exprime mon avis sur Modeste et Pompon : les reprises par d'autres auteurs qui, du coup, rendent la série inégale et, même en se concentrant sur la période Franquin, la tentation de la juger à l'aune de ce parangon d'humour qu'est Gaston.
Essayons quand même, bien que, même si j'en ai lu beaucoup dans la revue et que je possède pas mal d'albums, je ne crois pas connaître l'intégralité des gags.
Par où commencer ? Il s'agit d'un presque « family strip », mais Modeste et Pompon ne vivent pas ensemble, rien ne permet de supposer qu'ils se « fréquentent » comme on disait à l'époque (c'est dans un journal de jeunes, voyons !) mais sont adultes et vivent chacun chez soi dans le même quartier, plutôt pavillonnaire (la banlieue de Bruxelles ?). Pompon est quand même bien souvent chez Modeste dont l'intérieur délicieusement typé seventies est le théâtre principal des opérations.
Dès les premiers albums, on reconnaît les qualités que Franquin sait insuffler à cette série.
Pour commencer un dessin expressif au possible, une petite merveille de dessin parfaitement adapté à une série d'humour. La galerie de personnages est variée à souhait et s'étoffe au fil du temps. Les gags se concentrent au début surtout sur le couple éponyme et le personnage délirant, bien qu'un peu râleur et surtout satisfait de sa personne, est Modeste lui-même. Mais rapidement le troisième comparse Félix apparaît et devient le trublion de la troupe, préfigurant Gaston. Les trois neveux, l'oncle Symphorien, les voisins Ducrin (ersatz de Lefuneste) et Dubruit ( modèle Séraphin Lampion) viennent enrichir ce petit monde de leurs personnalités bien trempées.
Les gags sont à la fois variés et répétitifs, comme sait les fabriquer Franquin, et qu'il fera si bien dans sa série principale. Variés car en plus de son imagination débordante, quelques autres viendront lui prêter main forte, et non des moindres, Greg et Goscinny pour les voisins par exemple, excusez du peu ! Et répétitifs : à l'instar du gaffophone ou des contrats de Demesmaeker, il y aura le coq Jules, l'agent de police, les facéties des enfants, … et surtout les trouvailles diverses et variées de Félix.
Ça, vous l'aurez compris, c'était pour la période Franquin.
Après, je trouve qu'Attanasio s'en sort franchement bien : l'esprit de la série est conservé, le graphisme reste nerveux, chapeau. J'ai aussi deux albums de la période plus récente de Walli et Bom. Et là, on perd beaucoup à mon goût. L'inventivité n'est plus tout à fait là et les auteurs ont essayé de « rajeunir » la série. Le décor change un peu, mais surtout Pompon a dû troquer sa délicieuse robe vintage et chaussettes en tire-bouchon pour des jeans baskets, et elle perd ses pompons dans les cheveux. Je l'aimais bien moi Pompon, avant. Mine de rien, si elle était l'élément modérateur, elle avait quand même son petit caractère et savait remettre son monde à sa place. Là, c'est bête hein, mais c'est plus vraiment pareil, snif.
Bon, … vous ai-je dit que j'aimais bien Modeste et Pompon ? Je viens de relire toute ma collection d'un coup. J'aime bien, presque autant que Gaston. Enfin pas tout à fait, mais presque presque autant.
Cela faisait quelques années que j'allais sur le site de bdtheque pour y dénicher quelques bonnes infos. Puis en ce début d'année j'ai franchi le pas, je me suis inscrit. Et là, deux problèmes à résoudre. Trouver un pseudo, mais pas n'importe quoi, un truc qui en "jette" et c'est venu naturellement : Cacal69 (on ne rit pas). Et ensuite, une image de profil, et comme une évidence j'ai pensé à Ajjer. Oui une femme, sûrement mon côté féminin qui ressort ;-)
Je suis tombé en amour de cette série que je relis avec toujours autant de plaisir.
Je vais reprendre le mot de Miranda et Sloane : JOUISSIF.
Pona nous livre un scénario foisonnant d'idées et fourmillant de personnages hétéroclites.
C'est comme prendre les restes du frigo et en faire un mets de choix. Nous avons ici de la fantasy, de la magie, du steampunk et de l'uchronie sur fond de révolution Russe. Loin d'être un bordel sans nom, ce délicieux mélange nous offre un plat cinq étoiles.
Pas de héros mais deux magnifiques héroïnes. Ajjer, l'amazone drack qui aime fumer de temps en temps son petit cigarillos et Katiana, sorcière à ses heures, qui ne dit pas non à un verre de vodka.
Un dragon empereur, un commissaire du peuple créant la glace, un ogre, une lamie, une déesse/ballon dirigeable, un hôpital psychiatrique peuplé de sylves ....
Malgré tout ce petit monde le récit est fluide, on se laisse porter jusqu'au dénouement final et sa petite surprise.
Pour sa première bande dessinée, Dubois a fait très fort, un mélange de Andreae et de Bourgeon.
Un univers riche, inventif et grouillant de détails.
Un dessin reconnaissable au premier coup d'œil. La force des grands.
De très belles couleurs où le rouge et le blanc prédominent.
C'est très très beau.
En espérant vous donner l'envie de découvrir ce Cycle d'Ostruce trop peu connu.
Coup de cœur depuis 2007.
"De 7 à 77 ans" disait un célèbre slogan pour promouvoir la lecture de Tintin. Je pense que cela convient bien mieux à Buddy Longway. Comme les CE1 ou CE2 ne postent pas souvent des avis je vais essayer de me faire leur porte-parole.
J'ai sept ans. Je sais lire depuis peu et papa m'a offert une vraie bande dessinée de grands. Pas une pour les bébés, non non!! une de sa bibliothèque !!!!!!
Papa (ou maman) éteint son téléphone portable (chouette !!), on se serre bien tous les deux sur le canapé et pendant vingt minutes nous partons en Amérique. C'est moi qui lit car les textes sont assez faciles pour moi. Nous regardons les grandes et belles images de monsieur Derib. Papa m'explique la nature, les animaux, le courage, le bonheur d'être ensemble comme maintenant. Il m'explique que Chinook, la maman, elle est différente de Buddy dans sa peau et ses habits mais à l'intérieur c'est pareil. D'ailleurs ils ont eu des bébés, le métissage qu'il appelle ça mon papa. A la maison c'est pareil, papa est tout blanc, maman toute noire et moi je suis tout beau dit ma maman.
J'ai un peu peur parce que les héros vieillissent et meurent !! J'ai pas envie que mes héros , maman et papa partent…
Papa lisait la même histoire avec mon grand grand frère et ma grande grande sœur, il y a longtemps longtemps. Le bonheur quoi…
Merci monsieur Derib.
Pour mon 2000 ème avis sur le site je ne pouvais faire mieux que donner un avis sur le duo Brubaker/ Phillips, géniaux auteurs d'une maintenant belle brochette de Policier/thriller de très haute volée.
J'arrête avec ces deux auteurs de tourner autour du pot et j'affirme qu'ils méritent amplement les cinq étoiles. Que l'on se réfère à leurs bibliographies : La série Criminal, Fondu au noir, Fatale, Scène de crime, Incognito (Delcourt), Mes héros ont toujours été des junkies, Pulp, Kill or be killed, Sale Week-End et enfin ce dernier "Un été cruel". Tous, je dis bien tous ces titres, procèdent d'une mécanique scénaristique absolument fabuleuse, parfaitement huilée qui fait paraitre des scénarios de films comme "Seven", pour de la rigolade simpliste.
Pour construire ses histoires la méthode d'Ed Brubaker est souvent la même au fil de ses différents récits. Il s'agit pour lui de construire plusieurs arcs narratifs comprenant souvent de nombreux personnages ce qui demande une attention certaine du lecteur. Puis tout d'un coup ces arcs se rejoignent et l'on se dit mais oui c'est évident et en pensant également, putain mais c'est génial, quelle construction. Diabolique et subtilement ingénieux. Oui les mondes qu'il décrit n'ont rien de joyeux, parfois il offre à ses personnages cabossés par les coups du sort, par la vie, des moments de grâce où le lecteur pourrait presque croire à leur rédemption mais ce bougre d'auteur les fait replonger bien vite dans la noirceur de leur vie de déglingue.
Pour appuyer un tel scénariste il fallait bien sûr un dessinateur à la hauteur, Sean Phillips est celui-là. Il n'a pas officié que dans le polar mais c'est à coup sûr un genre qu'il lui va comme un gant. Son travail sur les visages, (souvent des gueules cabossées), les ombres rendent parfaitement compte de l'ambiance du récit. C'est poisseux comme les bas-fonds dans lesquels évoluent ou plutôt se débattent les différents protagonistes. Si on y ajoute une colorisation tout à fait adéquate et réalisée depuis quelques titres par le fils du dessinateur, Jacob, on se trouve avec un petit chef-d’œuvre entre les mains.
Quand la BD atteint ce niveau il n'y à pas grand-chose à dire, seulement se laisser prendre et emporter par le récit. Merci à vous Messieurs Brubaker et Phillips, j'attends votre prochain titre avec impatience.
Forcément coup de cœur.
3.5
Un documentaire d'actualité qui montre comment le néolibéralisme a triomphé en France et en Europe avec toutes les conséquences que cela a produit, notamment les trahisons à répétitions de la gauche social-démocrate qui ont fait qu'une bonne partie de leurs électorales se jettent maintenant dans les bras de l'extrême-droite.
Si on est passionné de politique et d'histoire, il y a plusieurs informations que l'on sait déjà présent dans l'album. Cet ouvrage est une bonne source d'informations si on veut comprendre les choix politiques face à l'économie sans avoir à lire des dizaines de livres. Les auteurs font une bonne synthèse des événements qui ont permis au néolibéralisme de dominer le monde sans partage. Ils se concentrent surtout sur les années Mitterrand qui a vu la gauche faire le choix de la rigueur et la construction de l'union européenne tels que voulu par des hommes comme Jean Monnet ou Jacques Delors. Disons que certains propos font froid dans le dos, notamment tout ce qui concerne 'le despote éclairé' qui est savoir ce qui est le mieux pour le peuple sans le consulter. J'ai bien aimé comment les auteurs ont interrogés des gens venant de milieux différents (hauts-fonctionnaires, hommes politiques, sociologues, etc). Même s'ils ont clairement une orientation politique, les auteurs ont laissé s'exprimer certaines personnalités qui trouvent que la politique de Mitterrand était la meilleur.
Je note toutefois que plusieurs concept économiques ne sont pas facile à comprendre, mais cela doit être parce que j'ai toujours eu des problèmes avec les maths. J'ai bien aimé le dessin qui change de styles selon les scènes (les interviews sont dessinés de manière réaliste alors que d'autres scènes sont dessiné dans un style plus humoristique). Une brique à lire les après-midi où on a rien à faire.
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Pulp
Je découvre le duo Brubaker Philips avec cet album, les premières impressions qui me viennent à la fin de ma lecture sont quelle efficacité et quel plaisir à la lecture. Le secret de la réussite est peut être lié à l’enchaînement des actions à des époques différentes avec une telle maîtrise qu'elle rend l'histoire très dynamique. Un album court sans aucun temps mort, nous suivons Max sur plusieurs périodes de sa vie et le scénario est juste superbe.Tous les flash-backs permettent de mieux comprendre son présent et nous sentons que notre héros est comme aspiré par un destin tragique. Le dessin est très classique pour un comics, ce n'est pas le point fort de cet album. Les couleurs utilisées pour symboliser les années 40 sont réussies et nous envoient à cette époque. Une histoire prenante et pleine d'émotions.
Le Baron (Masbou)
Aaaah le Baron de Munchhausen ! Je n’ai jamais lu ses aventures loufoques mais qu’est-ce que j’adore son adaptation cinématographique réalisée par Terry Gilliam ! Un film que je n’hésite pas à revoir à chaque fois qu’il passe à la télé ! Mais revenons donc sur cette bande dessinée réalisée par Jean-Luc Mabou, connu pour avoir conçu « De Cape et de Crocs »… En gros, « Le Baron » nous raconte comment le Baron de Munchhausen (eh oui, ce personnage a réellement existé !) a accueilli le roman de ces récits rédigé par un écrivain qu’il ne connaît pas ! En effet, ce dernier, justement, va essayer de rejoindre le Baron de Munchhausen avec l’aide des habitants du village où il réside… Pour comprendre l’enjeu de cette initiative de l’écrivain, il faut se mettre dans le contexte de l’époque : ça se passe au XVIIIème siècle alors forcément, la population n’était pas si lettrée que ça donc pas vraiment de livres mis à la disposition du peuple et je ne vous parle pas de l’inexistence de la radio et de la télé ! Donc, pour égayer des soirées, des repas entre familles, quoi de mieux que d’écouter des aventures racontées par un bon orateur, et quand on sait que le Baron était un sacré beau-parleur et d’une imagination sans limite… Je peux percevoir sans problème que son public était admiratif de ces récits et fermaient les yeux ou plutôt débranchaient leurs cerveaux pour les écouter… Je peux imaginer aussi qu’ils préféraient se taire plutôt que de contredire ce mytho de Baron ! Ben, quoi de mieux que de se marrer de ses conneries ! Ils auraient pu le prendre pour un imbécile mais ses propos étaient tellement fantasmagoriques et… magiques qu’il a réussi à se faire respecter ainsi et à se faire un nom, d’où ce livre ! Donc, ce décor planté, j’ai finalement passé un excellent moment de lecture avec ce baron ! J’y ai apprécié les historiettes ou plutôt les passages les plus connus de ses aventures dessinées d’une façon différente de la trame principale. J’y ai apprécié également la bonhomie du baron, Masbou l’a rendu ainsi et ce n’est pas plus mal car ça contribue à la poésie et la légèreté que j’ai pu ressentir tout au long de ce récit. J’ai aimé aussi tous ces moments loufoques où je n’ai pu m’empêcher de me marrer franchement ! Quant au coup de patte de Masbou, ce n’est pas ce que j’aime le plus dans le 9ème art car les arrières plans sont –à mon avis- trop chargés mais j’avoue que sa mise en couleurs aux tons chatoyants est bien adaptée à ce genre de récits. Mention spéciale à la narration qui m’est apparue excellente. Au final, une excellente lecture qui a su m’évader, me faire rêver… Bref, un bel hommage à ce fameux racontar qu’était le Baron de Munchhausen !
Tom-Tom et Nana
Voici une série qui est en passe de devenir un classique culte dans les bibliothèques des maîtresses du primaire en France. Editée entre 1985 et 2005, la série est de nouveau disponible depuis 2017. Evidemment entre ces dates le monde a beaucoup changé. Mais quand je regarde l'impact et l'avidité avec laquelle ma Choupette les dévore, je me dis qu'une bêtise d'enfant est capable de traverser les âges en nous faisant rire (nous ne sommes pas Papounet et Mamounette) voire en nous attendrissant. Dynamisme, créativité, drôlerie, attendrissement parsèment les scénarii des trente-quatre tomes (tomes). A chaque fois des fins surprenantes et drôles. Une mention spéciale car nous avons quatre femmes aux commandes, ce n'est pas si fréquent et bravo. J.Cohen, E.Resberg, B.Després et C. Vianson-Ponté méritent nos rires et nos applaudissements (au moins les miens et ceux de mes enfants) Les cartes Pomékon existaient déjà mais pas encore les tablettes ni les portables, presque la préhistoire quoi....
Americana
J’ai moi aussi adoré suivre Luke Healy pendant son périple de plus de 4000 kilomètres. J’ai été fasciné par le quotidien d’un tel exploit : le ravitaillement, notamment en eau (pas toujours très propre), la nécessité de reprendre du poids constamment, les nuits mouvementées (il y a des ours !), les blessures d’usure, et surtout ce combat mental permanent. J’ai aimé les relations qui se forment et se défont au fil des chemins et des rencontres. J’ai aimé ce réseau qui se met en place tout au long du trail, les locaux qui proposent à manger, qui offrent des services de taxi gratuits pour aller se ravitailler en villes, les caches de bouffe. Le dessin est élégant mais minimaliste, et je regrette ne pas avoir pu admirer les paysages décrits comme « magnifiques » et « époustouflants » par l’auteur. Dommage de ne pas avoir inclus plus de photos (il y a en a juste 2, en début et en fin d’album), en filigrane comme dans Le Photographe, ou même en fin d’album sous forme de petit documentaire photo. En tout cas je ressors ravi de ma (longue) lecture, la tête remplie de souvenirs et d’admiration pour ces sportifs exceptionnels.
Mégafauna
Et ben moi j'ai adoré ce one-shot, une de mes meilleures lectures de 2021 en ce qui me concerne. J'ai trouvé le scénario très intelligent. L'auteur imagine un monde où les Néandertaliens ont survécu et j'ai trouvé que ce monde était très bien pensé. On voit bien les différences entre les deux peuples et aussi la société des Néandertaliens n'est pas présentée comme une utopie où tout est beau et joyeux. Même si le héros homo-sapiens finit par admirer cette société, on voit très bien que tout n'est pas rose et qu'il a y a des luttes de pouvoir. J'ai ressenti de la tension tout au long de la lecture parce qu'on sent bien qu'un seul faux pas peut causer la perte du héros et de son compagnon. Le scénario est prenant et brasse plusieurs thèmes de manière intelligente. J'ai eu un peu de la difficulté avec le dessin au début, et la couverture est même un peu moche, sans ce site peut-être que je n'aurais jamais lu cet album. Puis, petit à petit, j'ai fini par aimer ce style. Pour moi une lecture indispensable, mais je pense qu'il faut aimer les récits politiques et par là je veux dire les récits qui mettent en avant les réalités de la géopolitique, les manipulations pour accéder au pouvoir, comment des gens ayant différents buts peuvent finir par s'allier et d'autres trucs de ce genre.
Modeste et Pompon
Je ne peux nier que l'effet nostalgie de mes jeunes années journal Tintin est pour une part dans mon appréciation de la série. Et il y a deux difficultés pour que j'exprime mon avis sur Modeste et Pompon : les reprises par d'autres auteurs qui, du coup, rendent la série inégale et, même en se concentrant sur la période Franquin, la tentation de la juger à l'aune de ce parangon d'humour qu'est Gaston. Essayons quand même, bien que, même si j'en ai lu beaucoup dans la revue et que je possède pas mal d'albums, je ne crois pas connaître l'intégralité des gags. Par où commencer ? Il s'agit d'un presque « family strip », mais Modeste et Pompon ne vivent pas ensemble, rien ne permet de supposer qu'ils se « fréquentent » comme on disait à l'époque (c'est dans un journal de jeunes, voyons !) mais sont adultes et vivent chacun chez soi dans le même quartier, plutôt pavillonnaire (la banlieue de Bruxelles ?). Pompon est quand même bien souvent chez Modeste dont l'intérieur délicieusement typé seventies est le théâtre principal des opérations. Dès les premiers albums, on reconnaît les qualités que Franquin sait insuffler à cette série. Pour commencer un dessin expressif au possible, une petite merveille de dessin parfaitement adapté à une série d'humour. La galerie de personnages est variée à souhait et s'étoffe au fil du temps. Les gags se concentrent au début surtout sur le couple éponyme et le personnage délirant, bien qu'un peu râleur et surtout satisfait de sa personne, est Modeste lui-même. Mais rapidement le troisième comparse Félix apparaît et devient le trublion de la troupe, préfigurant Gaston. Les trois neveux, l'oncle Symphorien, les voisins Ducrin (ersatz de Lefuneste) et Dubruit ( modèle Séraphin Lampion) viennent enrichir ce petit monde de leurs personnalités bien trempées. Les gags sont à la fois variés et répétitifs, comme sait les fabriquer Franquin, et qu'il fera si bien dans sa série principale. Variés car en plus de son imagination débordante, quelques autres viendront lui prêter main forte, et non des moindres, Greg et Goscinny pour les voisins par exemple, excusez du peu ! Et répétitifs : à l'instar du gaffophone ou des contrats de Demesmaeker, il y aura le coq Jules, l'agent de police, les facéties des enfants, … et surtout les trouvailles diverses et variées de Félix. Ça, vous l'aurez compris, c'était pour la période Franquin. Après, je trouve qu'Attanasio s'en sort franchement bien : l'esprit de la série est conservé, le graphisme reste nerveux, chapeau. J'ai aussi deux albums de la période plus récente de Walli et Bom. Et là, on perd beaucoup à mon goût. L'inventivité n'est plus tout à fait là et les auteurs ont essayé de « rajeunir » la série. Le décor change un peu, mais surtout Pompon a dû troquer sa délicieuse robe vintage et chaussettes en tire-bouchon pour des jeans baskets, et elle perd ses pompons dans les cheveux. Je l'aimais bien moi Pompon, avant. Mine de rien, si elle était l'élément modérateur, elle avait quand même son petit caractère et savait remettre son monde à sa place. Là, c'est bête hein, mais c'est plus vraiment pareil, snif. Bon, … vous ai-je dit que j'aimais bien Modeste et Pompon ? Je viens de relire toute ma collection d'un coup. J'aime bien, presque autant que Gaston. Enfin pas tout à fait, mais presque presque autant.
Le Cycle d'Ostruce
Cela faisait quelques années que j'allais sur le site de bdtheque pour y dénicher quelques bonnes infos. Puis en ce début d'année j'ai franchi le pas, je me suis inscrit. Et là, deux problèmes à résoudre. Trouver un pseudo, mais pas n'importe quoi, un truc qui en "jette" et c'est venu naturellement : Cacal69 (on ne rit pas). Et ensuite, une image de profil, et comme une évidence j'ai pensé à Ajjer. Oui une femme, sûrement mon côté féminin qui ressort ;-) Je suis tombé en amour de cette série que je relis avec toujours autant de plaisir. Je vais reprendre le mot de Miranda et Sloane : JOUISSIF. Pona nous livre un scénario foisonnant d'idées et fourmillant de personnages hétéroclites. C'est comme prendre les restes du frigo et en faire un mets de choix. Nous avons ici de la fantasy, de la magie, du steampunk et de l'uchronie sur fond de révolution Russe. Loin d'être un bordel sans nom, ce délicieux mélange nous offre un plat cinq étoiles. Pas de héros mais deux magnifiques héroïnes. Ajjer, l'amazone drack qui aime fumer de temps en temps son petit cigarillos et Katiana, sorcière à ses heures, qui ne dit pas non à un verre de vodka. Un dragon empereur, un commissaire du peuple créant la glace, un ogre, une lamie, une déesse/ballon dirigeable, un hôpital psychiatrique peuplé de sylves .... Malgré tout ce petit monde le récit est fluide, on se laisse porter jusqu'au dénouement final et sa petite surprise. Pour sa première bande dessinée, Dubois a fait très fort, un mélange de Andreae et de Bourgeon. Un univers riche, inventif et grouillant de détails. Un dessin reconnaissable au premier coup d'œil. La force des grands. De très belles couleurs où le rouge et le blanc prédominent. C'est très très beau. En espérant vous donner l'envie de découvrir ce Cycle d'Ostruce trop peu connu. Coup de cœur depuis 2007.
Buddy Longway
"De 7 à 77 ans" disait un célèbre slogan pour promouvoir la lecture de Tintin. Je pense que cela convient bien mieux à Buddy Longway. Comme les CE1 ou CE2 ne postent pas souvent des avis je vais essayer de me faire leur porte-parole. J'ai sept ans. Je sais lire depuis peu et papa m'a offert une vraie bande dessinée de grands. Pas une pour les bébés, non non!! une de sa bibliothèque !!!!!! Papa (ou maman) éteint son téléphone portable (chouette !!), on se serre bien tous les deux sur le canapé et pendant vingt minutes nous partons en Amérique. C'est moi qui lit car les textes sont assez faciles pour moi. Nous regardons les grandes et belles images de monsieur Derib. Papa m'explique la nature, les animaux, le courage, le bonheur d'être ensemble comme maintenant. Il m'explique que Chinook, la maman, elle est différente de Buddy dans sa peau et ses habits mais à l'intérieur c'est pareil. D'ailleurs ils ont eu des bébés, le métissage qu'il appelle ça mon papa. A la maison c'est pareil, papa est tout blanc, maman toute noire et moi je suis tout beau dit ma maman. J'ai un peu peur parce que les héros vieillissent et meurent !! J'ai pas envie que mes héros , maman et papa partent… Papa lisait la même histoire avec mon grand grand frère et ma grande grande sœur, il y a longtemps longtemps. Le bonheur quoi… Merci monsieur Derib.
Un été cruel
Pour mon 2000 ème avis sur le site je ne pouvais faire mieux que donner un avis sur le duo Brubaker/ Phillips, géniaux auteurs d'une maintenant belle brochette de Policier/thriller de très haute volée. J'arrête avec ces deux auteurs de tourner autour du pot et j'affirme qu'ils méritent amplement les cinq étoiles. Que l'on se réfère à leurs bibliographies : La série Criminal, Fondu au noir, Fatale, Scène de crime, Incognito (Delcourt), Mes héros ont toujours été des junkies, Pulp, Kill or be killed, Sale Week-End et enfin ce dernier "Un été cruel". Tous, je dis bien tous ces titres, procèdent d'une mécanique scénaristique absolument fabuleuse, parfaitement huilée qui fait paraitre des scénarios de films comme "Seven", pour de la rigolade simpliste. Pour construire ses histoires la méthode d'Ed Brubaker est souvent la même au fil de ses différents récits. Il s'agit pour lui de construire plusieurs arcs narratifs comprenant souvent de nombreux personnages ce qui demande une attention certaine du lecteur. Puis tout d'un coup ces arcs se rejoignent et l'on se dit mais oui c'est évident et en pensant également, putain mais c'est génial, quelle construction. Diabolique et subtilement ingénieux. Oui les mondes qu'il décrit n'ont rien de joyeux, parfois il offre à ses personnages cabossés par les coups du sort, par la vie, des moments de grâce où le lecteur pourrait presque croire à leur rédemption mais ce bougre d'auteur les fait replonger bien vite dans la noirceur de leur vie de déglingue. Pour appuyer un tel scénariste il fallait bien sûr un dessinateur à la hauteur, Sean Phillips est celui-là. Il n'a pas officié que dans le polar mais c'est à coup sûr un genre qu'il lui va comme un gant. Son travail sur les visages, (souvent des gueules cabossées), les ombres rendent parfaitement compte de l'ambiance du récit. C'est poisseux comme les bas-fonds dans lesquels évoluent ou plutôt se débattent les différents protagonistes. Si on y ajoute une colorisation tout à fait adéquate et réalisée depuis quelques titres par le fils du dessinateur, Jacob, on se trouve avec un petit chef-d’œuvre entre les mains. Quand la BD atteint ce niveau il n'y à pas grand-chose à dire, seulement se laisser prendre et emporter par le récit. Merci à vous Messieurs Brubaker et Phillips, j'attends votre prochain titre avec impatience. Forcément coup de cœur.
Le Choix du chômage
3.5 Un documentaire d'actualité qui montre comment le néolibéralisme a triomphé en France et en Europe avec toutes les conséquences que cela a produit, notamment les trahisons à répétitions de la gauche social-démocrate qui ont fait qu'une bonne partie de leurs électorales se jettent maintenant dans les bras de l'extrême-droite. Si on est passionné de politique et d'histoire, il y a plusieurs informations que l'on sait déjà présent dans l'album. Cet ouvrage est une bonne source d'informations si on veut comprendre les choix politiques face à l'économie sans avoir à lire des dizaines de livres. Les auteurs font une bonne synthèse des événements qui ont permis au néolibéralisme de dominer le monde sans partage. Ils se concentrent surtout sur les années Mitterrand qui a vu la gauche faire le choix de la rigueur et la construction de l'union européenne tels que voulu par des hommes comme Jean Monnet ou Jacques Delors. Disons que certains propos font froid dans le dos, notamment tout ce qui concerne 'le despote éclairé' qui est savoir ce qui est le mieux pour le peuple sans le consulter. J'ai bien aimé comment les auteurs ont interrogés des gens venant de milieux différents (hauts-fonctionnaires, hommes politiques, sociologues, etc). Même s'ils ont clairement une orientation politique, les auteurs ont laissé s'exprimer certaines personnalités qui trouvent que la politique de Mitterrand était la meilleur. Je note toutefois que plusieurs concept économiques ne sont pas facile à comprendre, mais cela doit être parce que j'ai toujours eu des problèmes avec les maths. J'ai bien aimé le dessin qui change de styles selon les scènes (les interviews sont dessinés de manière réaliste alors que d'autres scènes sont dessiné dans un style plus humoristique). Une brique à lire les après-midi où on a rien à faire.