Les derniers avis (9690 avis)

Par Yann135
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Meilleur Ami de l'homme
Le Meilleur Ami de l'homme

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec cet album du duo Nicoby et Didier Tronchet. J’ai donc commencé à lire sans trop savoir sur quoi j’allais tomber. Plus j’avançais dans le récit moins j’avais envie de lâcher la BD. Je me suis régalé. Lecture d’une seule traite. C’est vraiment drôle avec de nombreuses scènes cocasses. Un album divertissant qui ne donne pas trop envie de rechercher ce que sont devenus vos anciens amis ! La thématique de l’ancien copain qui s’incruste n’est pas nouvelle mais le ton est juste et surtout hilarant. Le burlesque des situations n’est pas surjoué. On ne peut donc que se délecter de cette histoire légère mais ô combien agréable avec des répliques bien senties. Le graphisme de Nicoby est plutôt agréable. Le trait est assez séduisant même si il y a une bonne dose de légèreté. C’est beau. On parle un peu foot, un thème qui tient à cœur à Didier Tronchet. Pas mal au final et surtout pas barbant. Même ceux qui ne sont pas trop des fans, pourront apprécier le récit. Un album que je recommande vivement. Je vous invite à déguster planche après planche la nouvelle vie de Vincent Renard quand tout part en cacahuète après sa rencontre avec son ancien coéquipier de l’équipe de foot de Villetaneuse ! Grandiose !

17/11/2023 (modifier)
Par Ruli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Gagner la Guerre
Gagner la Guerre

Coté fond : Action, humour, pédagogie et profondeur scénaristique. Coté forme : découpage osé, influence manga, paysages virtuoses et précis, perspectives souvent vertigineuses. Coté personnage : un héros qui flirte avec les limites en permanence, complexe et humain, dont la psychologie nous tient en haleine tout du long. Des enjeux de pouvoir au cœur des intrigues avec des personnages tout sauf manichéens. Des dialogues savoureux et équilibrés. Un chara-design particulier mais qui finalement se laisse apprivoiser. Le 4iem tome brise un peu cette harmonie mais emplifie finalement l'attente d'un final grandiose dans le 5iem et dernier tome à venir.

17/11/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Super Pixel Boy
Super Pixel Boy

Je suis un avide gamer depuis 40 ans. Je collectionne beaucoup de consoles et jeux vidéo retro, mais contrairement aux « vrais » collectionneurs, je JOUE aussi aux jeux en question (à l’heure où j’écris ces lignes je viens de terminer Warioland 4 sur Gameboy Advance et Secret of Monkey Island sur Amiga). Je suis abonné à DEUX magazines spécialisés. J’irai même jusqu’à avouer que je porte actuellement des chaussettes Tetris, et que je bois un thé vert dans un mug Tetris. BREF, je raconte ma vie pour expliquer que je me suis naturellement jeté sur cette BD (aguiché par la superbe couverture), et que je fais partie du public ciblé. Et je ressors ravi de ma lecture. Chaque histoire présente un souvenir bien précis à propos d’un certain jeu - ce tome aborde surtout les années 80, donc les jeux d’arcade / 8-bit : Shinobi, Super Mario Bros, The Legend of Zelda, Tetris etc.). Le ton est humoristique et autobiographique, l’auteur parle de son enfance, de ses amis, de ses parents, et de ses souvenirs des jeux en question, parfois doux-amers (ils étaient souvent décevants ou trop difficiles). Le dessin de Boris Mirroir alterne entre un style « cartoon » mignon au possible pour l’histoire et un « pixel art » élégant pour les écrans de jeu, fidèlement reproduits (il ne s’agit pas de captures d’écran). Les planches contiennent de nombreux gags et références culturels, que les geeks auront beaucoup de plaisir à découvrir. J’ai personnellement passé un excellent moment de lecture. J’ai trouvé cet album instructif et divertissant, les personnages sont attachants (ah, le papa et ses traductions approximatives) et les histoires sont remplies de tendresse et d’humour. Le tome 2 est dans la continuité du premier, pas de surprises, pas de déception, donc n’hésitez pas si vous avez aimé le tome 1. Je lirai certainement le tome 3.

27/10/2022 (MAJ le 17/11/2023) (modifier)
Par grogro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Grand Migrateur
Le Grand Migrateur

Quelle déception ! Parvenu à la fin de cette BD, j'ai ressenti une frustration à la hauteur du plaisir enfantin que j'ai pris à suivre tous les personnages de cette histoire. J'en aurais bien repris une louche, je l'avoue, la fin arrivant un peu brutalement. C'est assez paradoxal : d'un côté, je suis un peu fatigué de ces séries à rallonge de 2000 tomes dont bon nombre ne sont là que pour vendre du papier, et de l'autre, il y avait ici matière à faire quelques tomes supplémentaires. Ou alors mieux : une plus grosse aventure en un seul et unique GROS tome !!!! Jamais content celui-là ! Bon, on l'aura compris, je ne plaisante qu'à moitié. S'il y a certes frustration, Le grand migrateur est franchement une belle surprise. On a un récit très sympatoche, non dénué d'originalité, avec des personnages bien campés (le grand migrateur, c'est un truc super, sorte de troll issue des légendes nordiques) et qui s'inscrit parfaitement dans son époque sans pour autant être lourdingue ou moralisateur : Odette, princesse déchue, est le personnage principal, la thématique écologique est centrale, et puis bon, la migration, quand même, est dans le titre (migration/migrants)... En outre, le dessin est tout mignon et soigné, même si j'aurais préféré un trait disons plus affirmé. Bref ! un très bon titre jeunesse qui est parvenu à me transporter, et ce n'est pas si courant, mine de rien.

16/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Luisa - Ici et là
Luisa - Ici et là

Quelle belle BD ! Je l'avais lu voila quelques années mais je tenais à la relire avant de l'aviser. Parce que j'adore Carole Maurel et son trait, les couleurs qu'elle utilise et la vie qu'elle insuffle dans ses dessins sans pour autant avoir de trait d'une finesse ou d'une précision inégalable. Bref, j'adore ce qu'elle fait comme BD. Elle fait ici une BD seule aux commandes, et s'en tire avec tous les honneurs. Brodant sur l'idée ô combien reprise de la rencontre entre l'adulte et la jeune, elle fait cependant déplacer la jeune dans le monde d'après, sa future vie qu'elle pourra à loisir critiquer et décortiquer. Tout le récit est le passage d'un déni, un déni évident dès le début de la BD et qui n'est jamais camouflé. Parce que le propos est justement de réfléchir à celui-ci. Pas ce qu'il est, ni pourquoi il est là, mais pourquoi persister dans ce déni. D'où une confrontation d'une intensité rare entre les deux protagonistes. Dépassant le cadre de la bienséance, ici ça crie, ça s'engueule, ça braille et ça se tacle. Normal, ce mal-être doit bien exploser, surtout face à celle qui ne peut pas nous croire parce qu'elle sait. Ce que j'ai aimé, c'est cette violence dans la confrontation. Devoir se remettre en question sur sa vie et ses choix n'est pas simple. A-t-on fait les bons ? A-t-on fait trop de compromis ? A-t-on seulement essayé ? Ce regard porté sur sa vie peut amener à des considérations violentes puisqu'elles remettront en question des années de vies tracées d'une ligne claire. La franchir, c'est tout faire voler en éclat. D'ailleurs à ce jeu-là, personne n'a raison : l'adolescente n'a pas encore toute l'expérience pour comprendre certains détails, tandis que l'adulte a perdue de vue certaines choses de son adolescence. Et cette fin est une pure réussite : retrouver une fusion entre les deux est déjà attendue comme fin logique, mais surtout la dernière confrontation est la plus importante. Parce que dans ce genre d'histoire, ce n'est pas la lutte contre soi-même qui importe. Je suis sous le charme de cette BD. Elle a semblé un peu irréaliste à beaucoup par la violence dont fait preuve l'adulte envers la jeune, mais je trouve que c'est ce qui marche. Le sujet est sensible à hauteur de la réaction, et je me dis que beaucoup de gens seraient au moins aussi durs envers eux-mêmes parce qu'ils ont du mal à accepter la vérité. Une BD qui m'a beaucoup parlée, qui m'a touchée et que je relirais avec grand plaisir.

15/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Bucket List of the dead
Bucket List of the dead

Cette série fonctionne bien entendu grâce à l’absurdité de la situation de départ. En effet, le jeune héros du récit prend le lecteur de court en voyant dans cette apocalypse zombie non pas une tragédie mais bien une bénédiction. Enfin, il n’est plus obligé d’aller travailler comme un forçat pour un salaire minable. Enfin, il peut boire une bière dès le petit-déjeuner. Enfin, il peut glander devant la télévision si ça lui chante ! Sa joie de vivre, son enthousiasme sont de grandioses ressorts comiques. Il part faire des courses le sourire aux lèvres en passant par le balcon de ses voisins qui, eux, sont terrifiés. Il en profite pour leur proposer de leur ramener quelques commissions, genre du papier wc ou une bière. Et très rapidement, il finit par faire une liste des choses à faire avant de mourir. Le genre de liste que l’on se dit que l’on ferait bien un jour pour son usage personnel… sauf que là nous sommes en pleine apocalypse zombie et ça va donc être un peu moins évident de faire un saut en parachute ou de trouver un coiffeur pour se faire des dreadlocks. Cet aspect absurde entre les désirs, parfois enfantins, du héros et la situation dans laquelle il se trouve est le moteur du récit, qui le classe donc dans un genre à tiers-chemin entre humour, aventure et épouvante. Le dessin, sans réellement sortir du lot, est en parfaite osmose avec l’esprit de la série. Il est dynamique et n’hésite pas à en faire des tonnes à l’occasion mais sans tomber dans l’excès constant. On passe donc de passages ‘normaux’ à des passages plus caricaturaux et ce sont ces basculements qui permettent à la sauce de prendre. C’est crétin et sympathique. Il y a du nichon par ci par là mais sans excès, un peu de philosophie de bazar à l’occasion (et j’espère que les auteurs n’en abuseront pas à l’avenir) et un lointain écho avec notre situation actuelle (doit-on avoir peur de tout sous prétexte du COVID alors qu’Akira nous montre que même une apocalypse zombie peut être source d’opportunités ?) Bon ! Faudrait pas que la série dure des plombes et même si, à l'heure actuelle (10 tomes lus), je demeure mordu, je sens bien qu'elle a tendance à s'essouffler ! J'en viens donc à espérer soit une conclusion rapide, soit une relance de l'intrigue réellement enthousiasmante. Dans tous les cas de figure, 100 Bucket list of the dead demeure l'un des rares mangas dont je guette la sortie d'un tome avec impatience ! Une revisite originale du carpe diem à l'aulne d'une apocalypse zombie, fallait y penser !

03/06/2021 (MAJ le 14/11/2023) (modifier)
Couverture de la série Darwin's Incident
Darwin's Incident

Après lecture des cinq premiers tomes, je trouve que cette série demeure plaisante à suivre malgré quelques petits défauts. J’aime le dessin de Shun Umezawa. Charlie, l’humanzee est parfaitement réussi. Il ne ressemble ni vraiment à un humain, ni vraiment à un chimpanzé mais nous rappelle clairement ces deux espèces. Le style réaliste d’ensemble est agréable à lire, avec des décors souvent soignés et un emploi modéré de photos retouchées. Les personnages sont bien typés et les confusions sont rares. Enfin, cerise sur le gâteau, les scènes d’action et de combat sont la plupart du temps faciles à déchiffrer. Et ça, c’est quand même devenu furieusement rare dans le genre manga ! L’intrigue brasse pas mal de thèmes d’actualité, terrorisme et veganisme en tête, mais aussi massacres dans les écoles aux USA ou statut juridique des droits des animaux et de la nature. Et grâce à son héros, qui présente une philosophie animiste, l’auteur parvient à nuancer certains propos, sur le veganisme notamment. Ce qui a pour effet que cette série n’est pas une propagande pour ce mode de vie mais propose des réflexions souvent pertinentes. Dans l’ensemble, et à condition d’accepter le postulat de départ, je trouve la série plutôt réaliste tant dans les comportements des différents acteurs que dans les rebondissements proposés. Au fil des tomes, l'auteur a tout de même tendance à surenchérir mais cela reste dans des limites acceptables. Surtout, cela permet de relancer une intrigue qui donnerait, dans le cas contraire, la désagréable impression de tourner en rond. Si les personnages ne me touchent pas toujours (ils semblent parfois très froids, très analytiques, à l'exception de l'un ou l'autre d'entre eux), l'évolution de l'histoire ne cesse de me passionner. Du coup, j'attends chaque nouveau tome avec impatience même si j'espère une conclusion rapide (je continue de craindre que soit elle se mette à tourner en rond, soit à force de surenchérir son auteur ne la fasse sombrer dans le ridicule). Jusqu'à présent, ça passe et je demeure accro... mais je ne saurais pas dire pour combien de temps encore.

11/07/2022 (MAJ le 14/11/2023) (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Tournesols d'Ukraine
Les Tournesols d'Ukraine

Comme l'explique Pietro Zemelo en préface, ceci est son histoire, son témoignage au sujet de la façon dont sa belle-famille élargie essaie de gérer le traumatisme de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en mars 2022. Il ne prétend aucunement se substituer aux personnes directement impactées, mais au contraire montre la façon dont il perçoit leur résilience. Et c'est là que se trouve le principal point d'intérêt de cette BD : dans le regard qu'il pose, lui un Italien qui, malgré ses années de présence en Ukraine, ne peut saisir totalement la tristesse, la colère, et tant d'autres sentiments qui ne sont pas forcément descriptibles par des mots. D'autant plus que la barrière de la langue est, sans être importante, un véritable obstacle. On voit bien que chacun(e) gère d'une façon ou d'un autre : en se réfugiant dans les corvées domestiques, dans une colère sourde, dans un mutisme inquiétant... Pietro, loin de se sentir rejeté par sa belle-famille, essaie tant bien que mal de maintenir à flots cette famille recomposée en Italie, qui vit le drame à distance, dans une peur constante que le père, resté sur place, se retrouve sous les bombardements ou la proie des milices pro-russes... Zemelo utilise un trait assez épuré, une sorte de ligne claire plutôt expressive, avec des couleurs pastel et un jeu d'ombres constant. Plutôt agréable à l’œil. Quant aux tournesols du titre, je craignais un peu qu'ils soient omniprésents dans l'album, mais n'ont qu'une occurrence limitée, mais réaliste, autant que symbolique. Précieux pour comprendre partiellement ce que vivent les Ukrainiens expatriés.

13/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Ranking of Kings
Ranking of Kings

Enfin j'ai lu un manga pour lequel je n'ai aucune réserve. J'ai même hésité à mettre la note max après la lecture des neuf premiers opus. Ranking of kings est d'abord une success story comme je les aime. Un auteur qui semble inconnu du public et des maisons d'édition, un graphisme loin de la finesse des grands mangaka, pas de décor, pas de JF à l'allure de gamines qui se ressemblent toutes, pas de héros BG et une série qui rencontre son large public. Pour sortir ainsi du néant il faut que cette série possède de bien belles qualités dans sa créativité, son schéma narratif et sa tension dramatique. En effet Sosuke Toka multiplie les thématiques fondamentales sans jamais se prendre les pieds, il approfondit avec une rare intelligence la personnalité de presque tous les personnages dans une lutte du bien contre le mal qui traverse chacun sauf le prince Bojji, qui est pureté inconditionnelle. Dans le désordre on retrouve les thèmes de la relation au père, à la mère, la loyauté, la fraternité, du pardon et de la puissance. Toka débute son récit de façon assez banale par une injustice contre le faible puisque Daida vole à son frère Bojji la couronne du royaume après un vote non légitime. Il faut dire que ce pauvre Bojji ne peut même pas soulever une pierre. Bojji est alors banni et poursuivi par un serviteur félon. Va-t-il rencontrer une fée, un magicien une source qui lui rendront sa force et plein d'autres pouvoirs pour regagner sa couronne au détriment de son frère ? Toka évite ce schéma usé jusqu'à la corde pour nous promener de surprises en surprises, de rebondissements en rebondissements, de propositions crédibles en propositions intéressantes. Ce qui grandit Bojji ce sont ses maîtres en intelligence et ses adversaires en force aveugle jusqu'au terrible Ouken. C'est si bien amené que l'affrontement entre Bojji et le redoutable Ouken (l'épée diabolique) m'a tenu en haleine tout le tome neuf. L'auteur construit très habilement son récit avec des retours en arrière qui dévoilent au bon moment l'origine de la formation psychologique des personnages. On se retrouve alors à éprouver de l'empathie pour les pires brutes, traitres ou meurtriers même s’ils n'arrivent jamais à la hauteur du gentil Bojji. J'aime aussi l'image que Toka donne des serpents ou des monstres à qui Bojji donne une seconde chance. Car la série malgré une ambiance sombre est un hymne à la gentillesse. Alors le graphisme ne ressemble pas à un manga classique ? Bojji avec sa gentille tête ronde, Ombre sorte d'ectoplasme en forme de flaque d'huile, pas de grands yeux ni de bouches ouvertes démesurément. Super ! Enfin de la diversité dans un monde où je ne vois pas trop la différence entre une star du Hentai et des collégiennes en uniformes. Elle se ressemblent toutes et c'est presque la même chose pour les garçons. Une lecture très agréable pour les enfants et leurs parents. A mi-parcours Toka tient le rythme avec brio. Il a mis la barre du scénario très haute tellement le chemin de Bojji semble difficile et j'espère que sa réussite ne dépendra pas d'une pirouette ou d'un raccourci scénaristique. Pour conclure j'aime beaucoup les dernières pages où l'auteur nous propose un petit bonus qui met en lumière un passage de la série et une postface où Toka se dévoile dans sa vie quasi monacale de Mangaka amateur génial et solitaire. Un succès très mérité à mes yeux

12/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Monica
Monica

Accrochez-vous, le nouveau Daniel Clowes est disponible en Français et il est d’une richesse folle. Après une première lecture, je me suis dit qu’une seconde, troisième (voire plus) ne seraient pas de trop et suffisantes pour comprendre et capturer toutes les subtilités du livre, l’intégralité des pages de ce fait, de la couverture au quatrième. Impressionnant dans sa structure (Clowes est un habitué cf. Wilson, Patience, Mr Wonderful), et au travers de différents styles/thèmes (Guerre, Science-Fiction, Suspense, Enquête…), l’album est un vibrant hommage aux « vieux » comics américains (EC Comics en tête). Graphiquement parlant, c’est du pur Clowes. Je suis fan inconditionnel. Par exemple, je reste pantois d’admiration devant la case d'une grande simplicité représentant la photo de Penny en bas de page 11. Œuvre dense et magistrale, Monica est et restera un sommet de 2023 (à mes yeux ébahis !). A lire et relire sans modération.

11/11/2023 (modifier)