Les derniers avis (9584 avis)

Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Joseph Kessel - L'Indomptable
Joseph Kessel - L'Indomptable

J'étais vraiment curieux de lire cet album, pour plusieurs raisons. De Joseph Kessel je n'ai lu qu'un roman, comme des centaines de milliers d'écoliers de ma génération : Le Lion, lequel racontait une amitié fusionnelle entre un enfant et un lion. Une lecture qui, bien qu'imposée par les programmes scolaires, était plutôt agréable. Même alors à l'aube de mes lectures plus sérieuses, j'arrivais à discerner la profondeur du roman. Plus tard, à l'occasion de reportages postérieurs à son décès, je sus qu'il avait eu une vie aventureuse, sans en savoir beaucoup plus. Et en dernier lieu, à l'occasion d'une manifestation organisée par les Éditions Jungle il y a quelques mois, le dessinateur Nicolas Otéro, dont je suis le travail depuis plusieurs années, m'avait dit travailler sur un album racontant la vie de Kessel. Et le voici donc, cet album. Et même si je suis frustré par ma lecture (j'y reviendrai), je peux dire que c'est un excellent album. Sur le plan graphique, on ne reconnaît pas vraiment le style de Nicolas Otéro, assez caractéristique. Il a en effet choisi de s'attacher de manière presque photo-réaliste aux visages, aux images d'archives qu'il a dû consulter pour réaliser l'album. Et contre toute attente, il s'en sort plutôt bien, mieux que d'autres dessinateurs utilisant ce subterfuge de manière systématique. Il gagne en authenticité, ce qui me fait dire qu'après 20 ans de carrière (déjà), il continue d'évoluer. Il est accompagné aux couleurs par son épouse Vérane, qui apporte une profondeur supplémentaire avec ses aquarelles changeant en fonction des ambiances. Elle est vraiment en phase avec la solennité du sujet. L'album raconte en effet, sur une centaine de pages, une sélection de la vie aventureuse de cet auteur qui tient une place particulière dans la littérature française du XXème siècle. De ses ascendances russes, de sa condition juive, des errances de ses parents à sa vieillesse blessée et lasse en passant par sa propre carrière de reporter de guerre (une passion dévorante, jusqu'à presque flinguer sa lune de miel au Kenya avec sa troisième femme), on nous donne quelques clés de compréhension de cette vie de fuite en avant, de cette envie de côtoyer la mort. Je ne vous en dirai pas plus, mais la mort tenait une grande part dans sa vie, étrange paradoxe. Pourquoi cette lecture me laisse-t-elle sur ma faim ? Un peu seulement. Parce que j'aurais aimé en savoir plus, sur sa jeunesse par exemple, pendant laquelle il a côtoyé certaines figures culturelles de premier plan. Mais je pense que l'album aurait alors fait 200 pages, ce qui en aurait peut-être fait un truc impossible à digérer. Ce qui est sûr, c'est qu'en lisant ça, ça m'a donné envie de relire Le Lion, et de lire ses autres bouquins... Si ça ce n'est pas un signe de qualité... A noter en annexes quelques photos de Kessel, quelques repères biographiques et une petite profession de foi des auteurs. Un petit complément sympa.

17/09/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Better place
Better place

Ohhh quelle pépite cet album ! L’auteur aborde avec beaucoup de justesse la perte d’un proche chez l’enfant. Le grand-père occupe une place énorme dans la vie de Dylan, qui est négligé par sa maman qui bosse trop et abandonné par son papa qui s’est barré. Dylan a beaucoup de mal à comprendre et digérer la disparition soudaine de son papi, et part à l’aventure pour découvrir cet « endroit meilleur » où il s’est soi-disant rendu. Son échappée est mouvementée, il fait des rencontres inattendues, et finira par trouver des réponses à ses questions... Mais pas forcément celles qu’il cherchait ! Le ton est juste et touchant, tout en restant léger voire humoristique par moment, et la fin est très jolie. La mise en image est superbe, avec notamment une utilisation judicieuse de la couleur pour représenter l’imagination de Dylan. A noter aussi que certaines pages sont réalisées par des « guest artists » connus, comme Jeff Lemire par exemple. Un album que je recommande chaudement, aux parents comme aux enfants.

15/09/2023 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sangoma - Les Damnés de Cape Town
Sangoma - Les Damnés de Cape Town

J'étais passé à côté de cet album lors de sortie en 2021. C'est par hasard que je suis tombé dessus, et mon libraire me l'a chaudement recommandé. Et il a bien fait! J'ai débuté la lecture et je n'ai pas lâché cette bande dessinée de 150 pages. Car cet ouvrage est imposant, surtout dans l'édition canalbd, grand format et noir et blanc ! J'ai adoré le mélange des genres de Caryl Ferey. Son intrigue oscille sans cesse entre règlement de compte politique, secret de famille, magie noire, adultères, et enquête policière. Le lecteur ne s'ennuie pas une seconde . Et puis il faut souligner le cadre choisi, l'Afrique du Sud période post apartheid, , cadre rarement traité en bande dessinée, à ma connaissance. Mais ce qui m'a véritablement séduit dans cet album, c'est le dessin parfaitement maitrisé de Corentin Rouge, qui ressort encore plus dans l'édition noir et blanc. Ce dessinateur de talent se fait assez rare (un album de XIII mystery), mais il excelle aussi bien dans les scènes de fusillades que dans celles de poursuite en voiture. Un dessin de qualité, servi par un scénario original avec des dialogues bien ciselés, que demander de plus, sinon, une nouvelle aventure avec le lieutenant Shane Shepper et son improbable coéquipière.

15/09/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Young gods
Young gods

Un album surprenant à plus d'un titre. La couverture intrigue déjà beaucoup. Une jeune femme en tenue de guerrière, elle est à vélo au milieu des voitures à livrer des pizzas, sans oublier ce doigt pointé vers le ciel..... Tout d'abord, je tiens à remercier Komics Initiative d'avoir eu l'heureuse idée (merci Ulule) de publier ces histoires dans un grand format et pour la qualité de l'édition. C'est le seul nom de Barry Windsor-Smith qui m'a fait dépenser quelques sous. La genèse de ce comics est compliquée. Au début des années 90, BWS quitte Marvel, il ne se reconnaît plus dans ce qu'on lui propose de réaliser, il veut faire autre chose (Marvel lui a refusé la réalisation d'un projet sur Hulk, tant mieux pour nous, il peaufinera ce projet qui donnera des années plus tard Monstres, son chef-d’œuvre). Il va passer deux ans chez Valiant, puis arriver chez Dark Horse Comics où il va publier la revue Storytellers avec des titres originaux : Paradoxman, Freebooter et ce Young Gods. Après neuf numéros la revue s’arrête faute de succès. BWS quitte fâché Dark Horse, il reproche à son éditeur de ne pas avoir fait la promotion nécessaire au lancement de la revue. Heureusement, Fantagraphics sort en 2003 une intégrale reprenant les neuf premiers chapitres de Young Gods complétés par des chapitres inédits. L'album se termine sur quelques planches de "La fête". Information importante, BWS ayant abandonné la série, même s'il en a dessiné quelques planches en 2001 (voir bonus), vous ne connaîtrez jamais la conclusion de Young Gods, mais ce n'est pas grave, l'essentiel est ailleurs. Il est dans les nombreux bonus que propose cet album, dans les interviews de BWS qui explique les raisons qui l'ont poussé à créer la revue Storytellers et sa vision du monde des comics, les témoignages de personnes baignant dans ce monde de rapaces et enfin dans le courrier des lecteurs. Très instructif. BWS a voulu rendre hommage à son maître, Jack Kirby et principalement à sa série New Gods (Le Quatrième Monde). Cet album commence par une histoire indépendante à Young Gods, mais avec un de ses personnages principaux, la charismatique Adastra princesse d'Orgasma (tout un programme) ! Une petite fable comique sur la religion et le rôle de la femme autour de trois personnages : Adastra, un jeune homme épris de religion et d'un téléphone. Jubilatoire. Voir la première image de la galerie. Pour Young Gods, une trame classique : des dieux et des déesses, des luttes de pouvoir, de l'amour et surtout, des personnages délirants. Tout cela n'est qu'un prétexte à BWS, il veut donner un nouveau souffle au comics, plus adulte et toucher un nouveau public. BWS apporte une vraie modernité au récit, en jouant sur un humour décalé/déplacé, en se moquant du milieu des comics de l'époque, nous sommes en 1997 ("on dirait le Surfer d'Argent avec des couilles"), sur la présence de sexe pour vendre du papier, du rôle de la femme dans la société. BWS intervient même directement dans le récit en tant que personnage, tel un metteur en scène pour diriger ses acteurs et refait jouer la scène différemment au chapitre suivant. Il faut vraiment voir ce récit comme une parodie pour l'apprécier et non comme un récit d'heroïc fantasy pur et dur. Un comics plus profond qu'il n'y parait de prime abord. Une narration maîtrisée avec plusieurs niveaux de lecture, des dialogues qui font mouches et légèrement grivois, mais des phylactères pas toujours évidents à suivre. Graphiquement, on reconnaît de suite le style si particulier de BWS, un peu théâtral, dynamique, puissant, détaillé, au trait précis et à la mise en page savamment orchestré. Une colorisation typique des années 90, elle donne un petit côté rétro à l'histoire. J'adore ! BWS est une mine d'or et Young Gods, une de ses des plus belles pépites. Il ne me reste plus qu'à me procurer Freebooters.

15/09/2023 (modifier)
Par SkAmby
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Lightfall
Lightfall

De la pure héroic fantasy. Lightfall est un histoire très divertissante, elle reprend les codes du genre et plaira beaucoup aux plus jeunes. L'héroïne, Béa est une orpheline adoptée par son grand père, un cochon sorcier. Après une escapade mouvementé où elle rencontre Cad, un Galadurien, une espèce de guerrier plutôt atypique, qui ne la quittera plus, en rentrant, elle découvre une lettre déposée sur la table. Son grand père est parti en urgence laissant une fiole lumière dont elle doit absolument prendre soins. Dans cette lettre, il lui ordonne de ne pas le suivre, chose qu'évidemment elle ne fera pas. La quête commence ! Elle partira à sa recherche avec ses angoisses maladives, son manque d'assurance accompagnée de Cad, guerrier Galadurien sans peur et toujours heureux, parfois même naïf, ils tenteront ensemble de retrouver le cochon sorcier et souvent le rateront de peu. Lightfall c'est aussi une galerie de personnages hauts en couleurs. Des gentils, des moins gentils, des sournois, des généreux, bref tout ce petit monde cohabite dans un univers magique, loufoque, inquiétant et onirique. Il y a un aspect course contre la montre dans cette histoire qui rend l'ensemble haletant. Quand on commence à lire, on n'ose pas poser l'album de peur de rater quelque chose, c'est dire si c'est haletant. Le dessin est très agréable et adapté à l'univers fantastique jeunesse, les couleurs chaudes sont très belles et le découpage est très bien dosé, bien dynamique quand c'est nécessaire. Une vraie réussite ! Une série à conseiller vivement dès 8 ans mais même quand on est grand, c'est une lecture très agréable, nous attendons la suite avec impatience

15/09/2023 (modifier)
Couverture de la série La Longue Marche des Dindes
La Longue Marche des Dindes

J'ai passé un excellent moment de lecture en accompagnant Simon et ses dindes à travers le Missouri et le Kansas. Je n'ai pas lu le roman de Kathleen Karr mais la série m'a franchement donné envie de le mettre entre les mains de mes enfants. Je me suis retrouvé plongé dans une aventure à la Tom Sawyer très originale et porteuse de valeurs que je partage. Les autrices ne se contentent pas de faire une pâle copie de Mark Twain mais elles y ajoutent une touche de fraicheur et d'inventivité très agréable. Pour sa première incursion dans le monde de la jeunesse Léonie Bischoff réussit un chef d'oeuvre à la fois dans la fluidité du récit, la profondeur des personnages, le découpage des rebondissements et l'équilibre du récit entre émotions et suspens. Bischoff réussit à rendre cette atmosphère des pionniers américains qui ont souvent atteint l'impossible grâce à leur courage et une confiance en leurs talents. Pour autant le roman ne tombe pas dans la mièvrerie en soulignant les points sombres de cette période : l'esclavagisme, les massacres et spoliations des Indiens et la violence entre Blancs prêts à toutes les injustices pour quelques dollars de plus. Le graphisme de l'auteure est parfait pour son public cible. De plus il ne tombe pas dans la facilité d'un standard de l'animation ce qui rend la série aussi très intéressante au niveau du dessin. Le très bon découpage facilite la lecture. On y trouve des séquences dynamiques avec les personnages, entrecoupées de cartes qui fixent la progression du voyage et de magnifiques pleines pages qui ajoutent une touche de poésie au récit. La mise en couleur avec toute une gamme de tons pastels très doux complètent avec bonheur un récit vivant et équilibré. Une oeuvre qui rend joyeux avec une lecture que je n'oublierai pas de sitôt. Un exemple de la très bonne qualité possible en direction d'un jeune public dans une oeuvre qui mixte originalité, valeurs, humour et agrément tout en évitant les clichés moralisateurs. Un prix angoumois bien mérité.

15/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ténébreuse
Ténébreuse

Parfois, sans que je ne comprenne trop pourquoi, je me laisse totalement entrainer par une histoire qui me balade jusqu'au bout de son récit. Et "Ténébreuse" est le genre d'histoire où je me suis fait embarquer sans rien comprendre jusqu'au final qui m'a laissé extrêmement satisfait, sans que je ne puisse dire de la BD qu'elle est une merveille. C'est "juste" une très belle Bd, agréable et fluide qui m'a intéressé par ses thématiques et son histoire. Je trouve qu'on est dans une BD qui correspond à ce que je connais de Hubert, qui est un auteur dont j'apprécie décidément les scénarios. Il pose ici une histoire réfléchie sur le mythe de la princesse à délivrer par un chevalier errant. L'histoire prend cependant assez vite un ton inattendu, entre les trois vieilles étranges, le chevalier au passé pas très jojo et la princesse à la famille pourrie. En fin de compte, c'est principalement une histoire de famille et du poids des parents, de notre famille. C'est très intéressant et c'est assez bien mené, notamment sur la question de ce qu'on doit accepter de notre famille, et à ce niveau là je suis carrément d'accord avec le fait de rejeter le poids d'un héritage familiale ou de ne pas s'inscrire comme enfant de ses parents mais individu avant tout. Au niveau de l'histoire aussi, j'ai apprécié la façon dont les personnages principaux se découvrent et s'organisent progressivement. Il y a une certaine sensibilité et une pudeur des relations que j'aime beaucoup. C'est tendre aussi, et c'est accentué par le dessin qui donne une bouille ronde à ses personnages. Mais il joue aussi sur les décors et les couleurs, avec le fait de trancher nettement le noir de tout ce qui concerne les monstres d'en bas et les couleurs d'en haut. Je pense que j'ai un petit coup de cœur pour cette série, qui m'a plu par sa thématique mais aussi son histoire qui est franchement bien menée. Je recommande, en terme d'histoire elle a une certaine originalité et joue parfaitement bien sur sa thématique, sans déborder et avec ce qu'il faut de petits retournements de situation pour maintenir l'intérêt tout du long. Je recommande parfaitement cette BD ! La dernière chose à laquelle je pense avec cette critique est de maintenant m'attaquer à la lecture de Les Ogres-Dieux.

14/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Goodbye my Rose Garden
Goodbye my Rose Garden

LMG vient de m'avouer qu'elle ignorait cet aspect de ma personnalité, ce coeur de midinette qui frémit, tachycarde, soubresaute devant une belle histoire d'amour. J'ai beau lui rappeller que nous avons regardé de concert Orgueil & Préjugés, avec le beau Colin Firth pour elle et un scénario bien tourné pour moi, rien n'y fait : elle se moque. Certes, le préambule est hasardeux mais Goodbye my Rose Garden est clairement une belle et très fleur bleue histoire d'amour dans l'Angleterre de 1900. Il est difficile de ne pas penser aux oeuvres de Jane Austen mais aussi à des oeuvres plus modernes telles que celles de Kate Chopin ou de Sarah Orne Jewett (et si ces noms ne vous disent rien, n'ayez aucune honte, je les ignorais avant de commencer cette lecture... mais j'y reviendrai). Certes, le récit reste assez simple et est très certainement bien plus destiné aux jeunes filles en fleur qu'aux vieux cons en barbe mais il a réussi à me toucher par bien des aspects. Tout d'abord, il y a l'accroche de départ, ce pacte étrange qui va lier les deux héroïnes, la première demandant à la seconde de lui promettre de la tuer en échange d'une rencontre avec un écrivain. Vient ensuite le contexte historique ; cette Angleterre de 1900 avec sa littérature marquante, son style architectural et sa mode vestimentaire. Trois aspects bien mis en avant tant par le scénario que par le dessin. A ce niveau, le travail réalisé par Dr. pepperco est vraiment impressionnant. Alors que je ne cesse de me plaindre de la pauvreté des planches proposées par 99 pourcent des mangas, celui-ci nous offre des tenues travaillées, des décors soignés et des mises en pages claires et riches à la fois. Ajoutez à celà cette histoire d'amour lesbien, racontée sans exhibitionnisme malsain. Certes, nous sommes dans un yuri mais replacé dans un contexte historique crédible et enrichi par de multiples références. J'ai trouvé cette histoire sensible et intelligente. Certes démonstrative par moments (voir le grand final) mais aussi très fine à d'autres (le dilemme devant lequel se trouve Alice, l'une des deux protagonistes centrales). Oui je l'avoue, cette histoire a su me happer et me toucher. L'évolution des personnages, la cohérence de l'ensemble du scénario, les choix faits par les différents acteurs sont à la fois évidents et sujets à réflexion. Enfin, il y a la cerise sur le gâteau : l'aspect historique et culturel. Je me suis posé des questions face à certaines références et en vérifier la véracité m'a instruit (cfr les deux autrices dont je parle ici plus haut). Cette assise historiquement vérifiable apporte encore plus de plausibilité à cette romance. Bon, vous l'aurez compris : ce manga m'a emballé. Trois tomes bien dosés pour une belle histoire d'amour et d'amitié dans un cadre historique bien exploité avec un dessin soigné... et en plus il y a un chat ! Un Yorkshire ou un lapin m'auraient laissé de marbre, mais un chat ! Tout rond tout con ! Bon, ok, j'ai une âme de midinette !

13/09/2023 (modifier)
Par Pierre
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Troisième Oeil
Le Troisième Oeil

Franchement génial ! La qualité des dessins de Ledroit est bien là, comme je l'avais aimé dans Requiem ! Le scénario est top, sur un fond de vérité ésotérique et géopolitique, il nous emmène dans les limbes d'une humanité décadente où sont glorifiés partout des célébrités et politiciens honteux ! J'ai lu les 2 albums d'une traite, et j'ai hâte de lire la suite ! A voir les autres commentaires, apparemment on aime ou on n'aime pas, mais je pense qu'il faut, pour l'apprécier, une certaine ouverture d'esprit au monde tel qu'il est vraiment. Sans partir dans le New age à deux balles, je dirais qu'il faut avoir une certaine ouverture de conscience pour l'apprécier.

13/09/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Institutrice
L'Institutrice

Je n'aurais jamais lu cette série sans l'avis de Cacal69. Dommage que cette série soit passée en-dessous des radars lors de sa parution. Est-ce parce que depuis une décennie il y a des dizaines de BD sur le thème de la seconde guerre mondiale qui sortent chaque année ? Ici, on met en vedette une institutrice qui va tout faire pour sauver l'enfant juif de sa classe des miliciens et pour cela elle va devoir se cacher avec tous les enfants dont elle a la charge. Le scénario commence tout doucement durant une bonne partie du premier tome et puis cela s'emballage lorsque l'institutrice part en foret avec sa classe. La tension monte et le scénario devient passionnant. Il y a du vrai suspense, je ne savais jamais ce qui allait se passer, et j'ai vraiment eu l'impression que cela aurait pu mal tourner et finir en drame. Disons que cela fait changement de certaines vieilles comédies où on sait que les héros vont toujours gagner contre les méchants nazis même si toute l'armée allemande est à leurs poursuites. Ce que j'ai surtout apprécié est à quel point tout semble réaliste. Je pense notamment au comportement de certains enfants qui répètent les propos antisémites de leurs parents sans vraiment réfléchir à ce qu'ils disent. Le dessin est vraiment magnifique, j'adore les couleurs !

10/09/2023 (modifier)