Un reportage en bd. A la base c'est un reportage photo sur la situation en Afghanistan et le travail des ONG sur place, puis ça devient une bd semi illustrée de dessins et de photos, peut-être pour toucher une plus large audience. Des dessins de Guibert qui sont plutôt là pour accompagner une narration de choses qui ne sont pas en photos comme raconter des anecdotes, la culture afghane et ses différences par rapport à la nôtre etc., ce qui est surtout fait lors du premier tome. Les photos montrent les paysages, les gens qu'ils soient afghans ou l'équipe médicale qui se rend sur place, d'ailleurs souvent vus comme des héros par le photographe. Lui qui est au final si impuissant et ne peut que rapporter ce qu'il voit.
Le deuxième tome mise sur "l'action" en elle-même. Maintenant toute l'équipe se trouve sur place et commence à travailler, c'est à dire à soigner la population des blessures diverses provoquées soient par la guerre mais pas toujours, accident domestique par exemple. Et là attention, le choc des photos est dur. Ca montre vraiment les horreurs de la guerre et pas par un simple dessin si je puis dire mais une vraie photo, la réalité d'une personne mutilée, brûlée ou que sais-je, les opérations faites par les médecins, sachant qu'on retrouve souvent des enfants malheureusement.
Bref tout ça est très émouvant et instructif sur les relations qui peuvent exister entre les hommes là-bas, la personnalité des personnes, les choses qu'on ne sait pas, nous qui n'y sommes jamais allés.
Une très belle série originale sur la forme, même si au final la part du dessin n'est pas prépondérante, et puissante par son propos, et d'ailleurs je lui mets 5/5.
Depuis le temps que j’en entendais parler, comme quoi « que c’était bien ». Puis j’ai lu une autre œuvre de l’auteur, les 2 tomes de « Nouvelles » parus également chez Génération Comics. Ca m’a bien plu alors je me lance dans ce fameux Eden. On retrouve un peu les mêmes vecteurs dans cette histoire : violence, sexe, réflexion sur le sens de la vie.
Pour être violent, c’est très violent, et la mention « pour lecteurs avertis » est bienvenue même si c’est un peu hypocrite il faut le reconnaître car n’importe quel gamin de 10 ans pourrait l’acheter sans qu’un libraire l’en empêche.
Dans le premier tome, on découvre que suite à un virus une grande partie de l’humanité a été décimée par un virus dont on n’a pas de vaccin (pour ce côté ça m’a fait penser à Jeremiah, la série télé, j’ai pas lu la bd). Deux gamins sont eux immunisés et vivent avec un médecin qui tente de survivre avec une médication de sa composition. On se croit vraiment dans l’eden tel que décrit dans le mythe, on se dit que ces deux gamins vont repeupler la Terre, les nouveaux Adam et Eve.
Et en fait non, on se retrouve 20 ans plus tard avec les enfants du couple, notamment Elia le fils d’une quinzaine d’années – ce qui permet une identification du jeune lecteur. Puis ça devient guerre d’organisations, mercenaires, drogue etc. Vers les tomes 2 à 4 environ, on suit la lutte d’Elia, avec une bande de mercenaires justement, pour retrouver sa mère et sa sœur, enlevées par une méchante organisation. Puis, dans les tomes suivants, on perd complètement de vue ce que deviennent ces gens qu’on avait appris à connaître, à comprendre à l’aide de flash-backs sur leur enfance, comment ils en sont arrivés là. L’histoire vire à une lutte de maffieux autour de la drogue et la prostitution même s’il y a des histoires humaines derrière. Dans le tome 9, nouvelle coupure avec des personnages totalement différents même si on retrouve quelques têtes connues, et une évidente envie de parler du terrorisme de la part de l’auteur. La série semble fonctionner par cycle de quelques tomes.
J’ai trouvé le tome 8 un peu plus « comique », fait retomber la tension des tomes précédents notamment par le jeu entre Elia et Helena. Le dessin se fait plus « kawai » dans le sens personnages déformés etc. Ce tome est quand même le sommet en ce qui concerne les scènes sexe, ça vire hentaï.
Dans chaque volume on a une allusion au paradis, à dieu, des réflexions sur l’homme. L’auteur m’a l’air d’être assez allumé quand même :), déjà quand on lit ses préfaces, on peut avoir des doutes.
Côté adaptation, c’est plutôt bien. Le principal reproche porte sur le sens de lecture à l’occidentale, et en conséquence le retournement des planches, et en conséquence des confusions main gauche / droite, œil gauche, œil droit, cicatrice, pied droit arraché, pied gauche :) etc.
Malgré certaines faiblesses, on pourra lui reprocher un certain manque d’originalité parfois, je trouve ce manga vraiment passionnant - la preuve c'est que j'ai avalé 9 tomes en un rien de temps. C'est prenant comme un bon film de truands avec un cocktail de violence/émotions/etc. bien dosé, et tout de même une réflexion en filigrane même si c'est juste une excuse pour dire qu'il n'y a pas que de la violence "gratuite".
J'ai beaucoup hésité avant de donner un avis sur Hard Boiled, même si pour moi c'est du 5/5 sans le moindre doute je conçois que cet ovni puisse en rebuter plus d'un.
Hard Boiled est en effet un concept étrange, déjà il faut accepter son univers alternatif pour en apprécier la lecture.
Le scénario est basique et à peine ébauché, un type vraiment "hard boiled" un genre de terminator qui s'accroche à ses délires pour s'inventer un semblant de raison...
En fait c'est juste un prétexte pour que Darrow illustre cette histoire de façon magistrale. C'est d'une richesse de détails comme je n'en ai vu nulle part ailleurs, parfois c'en est presque une indigestion et pourtant c'est grâce à ce délire graphique que Hard boiled hérite de son statut d’œuvre culte. Certaines pages sont d'une exagération assez impressionnante et il faut s'y attarder pour saisir l'esprit "rock" qui se dégage de cette BD, le texte est parfois presque superflu mais bon, je précise presque parce que c'est de Miller quand même et pas mal de dialogues bien qu'hallucinés renforcent le côté décalé de cette BD et du coup apportent un plus au niveau de la crédibilité de ce background si spécial.
Enfin moi j'adore Hard Boiled, en lisant ça il faut accepter l'importance du graphisme, les dessins semblent vouloir sortir du cadre tant ils sont envahissants parfois.
Un dernier truc: Ca peut paraître bizarre mais je suis loin d'être un fan de ce genre graphique, histoire de dire que même si j'ai insisté sur ce point, c'est bien entendu de la vision globale de l'oeuvre en tant que BD et non pas d'un joli album d'images que je parle ici avec enthousiasme. Lecture fortement conseillée.
Pas grand-chose à rajouter à ce véritable panégyrique, en fait...
Quartier Lointain est une histoire toute en finesse, comme le trait de l’auteur, la façon qu’il a de nous croquer ses personnages, avec amour et bienveillance.
Une très belle bande dessinée.
CULTE CULTE CULTISSIME!!!!!
Bon ok je ne suis peut-être pas très objectif, bon ok on sent vraiment l'essoufflement et depuis 3 ou 4 tomes il ne se passe plus grand chose (à part peut-être la mort de l'empereur... ce qui est quand même quelque chose!!!)
Mais j'adore et je suis super fan!!!
Merci monsieur Froideval, merci monsieur Ledroit, merci monsieur Pontet!!!
Certains diront que la série est morte avec le départ de Ledroit au dessin mais je trouve le dessin de Pontet pas si mauvais que ça et la série conserve son esprit très « rôlesque »!!!
Pour en revenir à la série elle-même, le grand intérêt d'après moi réside dans ces batailles rangées où les Ost de milliers d'hommes (et non humains) se rentrent dedans. Des batailles épiques dignes des plus grandes batailles de Warhammer!!!
Des régiments avec à leur tête des personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. Des personnages de plus en plus bourrins au fur et à mesure du gain d'expérience et d'armes nouvelles (ça vous rappelle quelque chose!!!)
Attention BD Culte!!!
Que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ?!?
C'est somptueux!!!
Un roman policier animalier très bien construit que ce soit du point de vue scénaristique, scénique, que du dessin ou des couleurs, il n'y a rien à redire, rien à reprocher, si ce n'est le délai de parution, on en mangerait bien tous les jours au petit déjeuner!!!
Les personnages ont des gueules et ont des personnalités étonnement contrastées, ils évoluent dans un monde qui parait si proche si réaliste.
Les cadrages et point de vus sont extrêmement étudiés et participent à l'ambiance. Deux tomes au scénario fort différent mais toujours aussi excellent! ENCORE!!!
Une BD à lire et à relire et à re-relire...
J’adore carrément. Il y a quelques années, j’avais déjà feuilleté le premier tome mais sans sauter le pas, croyant qu’il s’agissait d’un truc pour gosse. Les premières impressions sont parfois les moins bonnes. Samedi et Dimanche est une bd légère et intelligente, drôle et subtile, originale et pleine de fantaisie. Un pur bijou. Elle peut facilement se lire à plusieurs niveaux. Le scénariste met en scène tout un petit monde qui entre souvent en résonance avec le notre. Mais ne vous attendez pas à la fable lourde de sens. Tout est suggéré, sans aucune lourdeur. Le deuxième tome est peut-être un petit peu moins riche que les deux autres.
Magnifique!!!
Que dire de plus ?
Un vrai moment de délectation.
La guerre entre les anges du paradis et les démons de l'enfer est déclarée...
Les démons pervertissent l'âme des humains mais heureusement les anges sont là pour les ramener dans le droit chemin.
Des dessins somptueux nous plongent dans ce conte aux allures de roman policier... Les anges mènent l'enquête.
Et le tome 2 suit la voie du tome 1.
Rien à dire si ce n'est un pur moment de bonheur!!!
C'est une des bandes dessinées incontournables.
H. Pratt a créé un style qui lui est propre: un trait précis dans le flou du décors et inversement, il ne ressort que ce qui sert le récit (sans pour autant s'apparenter au dessin "ligne claire"). Pratt a donné à son héro cette poésie de la vie, ce gout inébranlable de l'aventure. L'intrigue est bien construite, elle suit le fil conducteur qui est le rêve, on écume toutes les cotes terrestres, on voit des civilisations inconnues, on baigne dans la mythologie, la métaphysique, l'histoire...
Cette bande dessinée est inépuisable.
A acheter d'urgence pour qui veut se payer une tranche de rêve.
P.S.: toutefois certaine personne pourront être déconcertée par l'ampleur des textes à lire et par le dessin particulier (mais les récentes rééditions sont en couleurs ce qui ren la BD plus accessible) passé ce cap il n'y a que du bonheur et de la rêverie en perspective.
P.S.2: en réponse à la critique la plus courante qui dénonce l'apparente "platitude" des aventures, il faut comprendre qu'avant tout c'est dans l'inaction et la contemplation que s'ouvre les plus grands voyages intérieurs, ce n'est pas l'aventure en elle-même qui sert directement le fond, ce n'est qu'un prétexte, dans le monde de Pratt tout n'est que subtilité et prétexte à s'évader.
Culte! Est-il encore nécessaire de le préciser? Et bien oui parce que Gaston Lagaffe, il est impossible de ne pas passer à coté et de se pencher le plaisir d’un instant, sur les planches du génialissime Franquin : un humour enthousiaste, fin, inventif, créatif (une longue liste intéressante des inventions de Gaston est faite dans les avis. Très longue et je suis sur qu'il y manque encore des choses.. De Franquin on pourra aussi y ajouter le marsupilami lorsqu’il est dessiné par Franquin). Une ambiance bon enfant avec quelques coups décapants contre notre société de surexcité. Des jeux de mots à gogo, des explosions, de la tarte à la crème, des extra-terrestres, du gag de répétition toujours renouvelé, jamais lourd, jamais grossier, de la poésie burlesque, une touche de bucolisme et beaucoup d’humanisme (c'est du génie!!!!!). Et puis, son dessin splendide, formidable, insaisissable ; pour ma part inégalé dans le style. Franquin mettait une telle obstination dans le souci du détail qu'on peut voir et revoir son dessin et toujours y découvrir de nouvelles sensations, de nouveaux sentiments ou de nouveaux mouvements. Il est tellement beau qu’il donne l’impression d’être facile, naturel. L'art suprême de la caricature, de l'expression et du mouvement était partie intégrante de l'incroyable génie de Franquin. Un dessin qui fût une franche révolution pour l'époque et qui reste aujourd'hui un plaisir intarissable. Franquin est à la BD ce que Beethoven est à la musique. Un virtuose excellent et génial. En bref , c’est un auteur immanquable, incontournable qui doit faire partie intégrante de la culture de tout amateur qui se respecte.
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Le Photographe
Un reportage en bd. A la base c'est un reportage photo sur la situation en Afghanistan et le travail des ONG sur place, puis ça devient une bd semi illustrée de dessins et de photos, peut-être pour toucher une plus large audience. Des dessins de Guibert qui sont plutôt là pour accompagner une narration de choses qui ne sont pas en photos comme raconter des anecdotes, la culture afghane et ses différences par rapport à la nôtre etc., ce qui est surtout fait lors du premier tome. Les photos montrent les paysages, les gens qu'ils soient afghans ou l'équipe médicale qui se rend sur place, d'ailleurs souvent vus comme des héros par le photographe. Lui qui est au final si impuissant et ne peut que rapporter ce qu'il voit. Le deuxième tome mise sur "l'action" en elle-même. Maintenant toute l'équipe se trouve sur place et commence à travailler, c'est à dire à soigner la population des blessures diverses provoquées soient par la guerre mais pas toujours, accident domestique par exemple. Et là attention, le choc des photos est dur. Ca montre vraiment les horreurs de la guerre et pas par un simple dessin si je puis dire mais une vraie photo, la réalité d'une personne mutilée, brûlée ou que sais-je, les opérations faites par les médecins, sachant qu'on retrouve souvent des enfants malheureusement. Bref tout ça est très émouvant et instructif sur les relations qui peuvent exister entre les hommes là-bas, la personnalité des personnes, les choses qu'on ne sait pas, nous qui n'y sommes jamais allés. Une très belle série originale sur la forme, même si au final la part du dessin n'est pas prépondérante, et puissante par son propos, et d'ailleurs je lui mets 5/5.
Eden - It's an Endless World!
Depuis le temps que j’en entendais parler, comme quoi « que c’était bien ». Puis j’ai lu une autre œuvre de l’auteur, les 2 tomes de « Nouvelles » parus également chez Génération Comics. Ca m’a bien plu alors je me lance dans ce fameux Eden. On retrouve un peu les mêmes vecteurs dans cette histoire : violence, sexe, réflexion sur le sens de la vie. Pour être violent, c’est très violent, et la mention « pour lecteurs avertis » est bienvenue même si c’est un peu hypocrite il faut le reconnaître car n’importe quel gamin de 10 ans pourrait l’acheter sans qu’un libraire l’en empêche. Dans le premier tome, on découvre que suite à un virus une grande partie de l’humanité a été décimée par un virus dont on n’a pas de vaccin (pour ce côté ça m’a fait penser à Jeremiah, la série télé, j’ai pas lu la bd). Deux gamins sont eux immunisés et vivent avec un médecin qui tente de survivre avec une médication de sa composition. On se croit vraiment dans l’eden tel que décrit dans le mythe, on se dit que ces deux gamins vont repeupler la Terre, les nouveaux Adam et Eve. Et en fait non, on se retrouve 20 ans plus tard avec les enfants du couple, notamment Elia le fils d’une quinzaine d’années – ce qui permet une identification du jeune lecteur. Puis ça devient guerre d’organisations, mercenaires, drogue etc. Vers les tomes 2 à 4 environ, on suit la lutte d’Elia, avec une bande de mercenaires justement, pour retrouver sa mère et sa sœur, enlevées par une méchante organisation. Puis, dans les tomes suivants, on perd complètement de vue ce que deviennent ces gens qu’on avait appris à connaître, à comprendre à l’aide de flash-backs sur leur enfance, comment ils en sont arrivés là. L’histoire vire à une lutte de maffieux autour de la drogue et la prostitution même s’il y a des histoires humaines derrière. Dans le tome 9, nouvelle coupure avec des personnages totalement différents même si on retrouve quelques têtes connues, et une évidente envie de parler du terrorisme de la part de l’auteur. La série semble fonctionner par cycle de quelques tomes. J’ai trouvé le tome 8 un peu plus « comique », fait retomber la tension des tomes précédents notamment par le jeu entre Elia et Helena. Le dessin se fait plus « kawai » dans le sens personnages déformés etc. Ce tome est quand même le sommet en ce qui concerne les scènes sexe, ça vire hentaï. Dans chaque volume on a une allusion au paradis, à dieu, des réflexions sur l’homme. L’auteur m’a l’air d’être assez allumé quand même :), déjà quand on lit ses préfaces, on peut avoir des doutes. Côté adaptation, c’est plutôt bien. Le principal reproche porte sur le sens de lecture à l’occidentale, et en conséquence le retournement des planches, et en conséquence des confusions main gauche / droite, œil gauche, œil droit, cicatrice, pied droit arraché, pied gauche :) etc. Malgré certaines faiblesses, on pourra lui reprocher un certain manque d’originalité parfois, je trouve ce manga vraiment passionnant - la preuve c'est que j'ai avalé 9 tomes en un rien de temps. C'est prenant comme un bon film de truands avec un cocktail de violence/émotions/etc. bien dosé, et tout de même une réflexion en filigrane même si c'est juste une excuse pour dire qu'il n'y a pas que de la violence "gratuite".
Hard Boiled
J'ai beaucoup hésité avant de donner un avis sur Hard Boiled, même si pour moi c'est du 5/5 sans le moindre doute je conçois que cet ovni puisse en rebuter plus d'un. Hard Boiled est en effet un concept étrange, déjà il faut accepter son univers alternatif pour en apprécier la lecture. Le scénario est basique et à peine ébauché, un type vraiment "hard boiled" un genre de terminator qui s'accroche à ses délires pour s'inventer un semblant de raison... En fait c'est juste un prétexte pour que Darrow illustre cette histoire de façon magistrale. C'est d'une richesse de détails comme je n'en ai vu nulle part ailleurs, parfois c'en est presque une indigestion et pourtant c'est grâce à ce délire graphique que Hard boiled hérite de son statut d’œuvre culte. Certaines pages sont d'une exagération assez impressionnante et il faut s'y attarder pour saisir l'esprit "rock" qui se dégage de cette BD, le texte est parfois presque superflu mais bon, je précise presque parce que c'est de Miller quand même et pas mal de dialogues bien qu'hallucinés renforcent le côté décalé de cette BD et du coup apportent un plus au niveau de la crédibilité de ce background si spécial. Enfin moi j'adore Hard Boiled, en lisant ça il faut accepter l'importance du graphisme, les dessins semblent vouloir sortir du cadre tant ils sont envahissants parfois. Un dernier truc: Ca peut paraître bizarre mais je suis loin d'être un fan de ce genre graphique, histoire de dire que même si j'ai insisté sur ce point, c'est bien entendu de la vision globale de l'oeuvre en tant que BD et non pas d'un joli album d'images que je parle ici avec enthousiasme. Lecture fortement conseillée.
Quartier lointain
Pas grand-chose à rajouter à ce véritable panégyrique, en fait... Quartier Lointain est une histoire toute en finesse, comme le trait de l’auteur, la façon qu’il a de nous croquer ses personnages, avec amour et bienveillance. Une très belle bande dessinée.
Chroniques de la lune noire
CULTE CULTE CULTISSIME!!!!! Bon ok je ne suis peut-être pas très objectif, bon ok on sent vraiment l'essoufflement et depuis 3 ou 4 tomes il ne se passe plus grand chose (à part peut-être la mort de l'empereur... ce qui est quand même quelque chose!!!) Mais j'adore et je suis super fan!!! Merci monsieur Froideval, merci monsieur Ledroit, merci monsieur Pontet!!! Certains diront que la série est morte avec le départ de Ledroit au dessin mais je trouve le dessin de Pontet pas si mauvais que ça et la série conserve son esprit très « rôlesque »!!! Pour en revenir à la série elle-même, le grand intérêt d'après moi réside dans ces batailles rangées où les Ost de milliers d'hommes (et non humains) se rentrent dedans. Des batailles épiques dignes des plus grandes batailles de Warhammer!!! Des régiments avec à leur tête des personnages tous plus charismatiques les uns que les autres. Des personnages de plus en plus bourrins au fur et à mesure du gain d'expérience et d'armes nouvelles (ça vous rappelle quelque chose!!!)
Blacksad
Attention BD Culte!!! Que dire de plus que tout ce qui a déjà été dit ?!? C'est somptueux!!! Un roman policier animalier très bien construit que ce soit du point de vue scénaristique, scénique, que du dessin ou des couleurs, il n'y a rien à redire, rien à reprocher, si ce n'est le délai de parution, on en mangerait bien tous les jours au petit déjeuner!!! Les personnages ont des gueules et ont des personnalités étonnement contrastées, ils évoluent dans un monde qui parait si proche si réaliste. Les cadrages et point de vus sont extrêmement étudiés et participent à l'ambiance. Deux tomes au scénario fort différent mais toujours aussi excellent! ENCORE!!! Une BD à lire et à relire et à re-relire...
Samedi et Dimanche
J’adore carrément. Il y a quelques années, j’avais déjà feuilleté le premier tome mais sans sauter le pas, croyant qu’il s’agissait d’un truc pour gosse. Les premières impressions sont parfois les moins bonnes. Samedi et Dimanche est une bd légère et intelligente, drôle et subtile, originale et pleine de fantaisie. Un pur bijou. Elle peut facilement se lire à plusieurs niveaux. Le scénariste met en scène tout un petit monde qui entre souvent en résonance avec le notre. Mais ne vous attendez pas à la fable lourde de sens. Tout est suggéré, sans aucune lourdeur. Le deuxième tome est peut-être un petit peu moins riche que les deux autres.
Anges
Magnifique!!! Que dire de plus ? Un vrai moment de délectation. La guerre entre les anges du paradis et les démons de l'enfer est déclarée... Les démons pervertissent l'âme des humains mais heureusement les anges sont là pour les ramener dans le droit chemin. Des dessins somptueux nous plongent dans ce conte aux allures de roman policier... Les anges mènent l'enquête. Et le tome 2 suit la voie du tome 1. Rien à dire si ce n'est un pur moment de bonheur!!!
Corto Maltese
C'est une des bandes dessinées incontournables. H. Pratt a créé un style qui lui est propre: un trait précis dans le flou du décors et inversement, il ne ressort que ce qui sert le récit (sans pour autant s'apparenter au dessin "ligne claire"). Pratt a donné à son héro cette poésie de la vie, ce gout inébranlable de l'aventure. L'intrigue est bien construite, elle suit le fil conducteur qui est le rêve, on écume toutes les cotes terrestres, on voit des civilisations inconnues, on baigne dans la mythologie, la métaphysique, l'histoire... Cette bande dessinée est inépuisable. A acheter d'urgence pour qui veut se payer une tranche de rêve. P.S.: toutefois certaine personne pourront être déconcertée par l'ampleur des textes à lire et par le dessin particulier (mais les récentes rééditions sont en couleurs ce qui ren la BD plus accessible) passé ce cap il n'y a que du bonheur et de la rêverie en perspective. P.S.2: en réponse à la critique la plus courante qui dénonce l'apparente "platitude" des aventures, il faut comprendre qu'avant tout c'est dans l'inaction et la contemplation que s'ouvre les plus grands voyages intérieurs, ce n'est pas l'aventure en elle-même qui sert directement le fond, ce n'est qu'un prétexte, dans le monde de Pratt tout n'est que subtilité et prétexte à s'évader.
Gaston Lagaffe
Culte! Est-il encore nécessaire de le préciser? Et bien oui parce que Gaston Lagaffe, il est impossible de ne pas passer à coté et de se pencher le plaisir d’un instant, sur les planches du génialissime Franquin : un humour enthousiaste, fin, inventif, créatif (une longue liste intéressante des inventions de Gaston est faite dans les avis. Très longue et je suis sur qu'il y manque encore des choses.. De Franquin on pourra aussi y ajouter le marsupilami lorsqu’il est dessiné par Franquin). Une ambiance bon enfant avec quelques coups décapants contre notre société de surexcité. Des jeux de mots à gogo, des explosions, de la tarte à la crème, des extra-terrestres, du gag de répétition toujours renouvelé, jamais lourd, jamais grossier, de la poésie burlesque, une touche de bucolisme et beaucoup d’humanisme (c'est du génie!!!!!). Et puis, son dessin splendide, formidable, insaisissable ; pour ma part inégalé dans le style. Franquin mettait une telle obstination dans le souci du détail qu'on peut voir et revoir son dessin et toujours y découvrir de nouvelles sensations, de nouveaux sentiments ou de nouveaux mouvements. Il est tellement beau qu’il donne l’impression d’être facile, naturel. L'art suprême de la caricature, de l'expression et du mouvement était partie intégrante de l'incroyable génie de Franquin. Un dessin qui fût une franche révolution pour l'époque et qui reste aujourd'hui un plaisir intarissable. Franquin est à la BD ce que Beethoven est à la musique. Un virtuose excellent et génial. En bref , c’est un auteur immanquable, incontournable qui doit faire partie intégrante de la culture de tout amateur qui se respecte.