J'ai lu hier les 3 premiers tomes et là, paf, d'un coup, je lui mets la note maximale. En effet, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une BD avec autant de plaisir, sans lui voir le moindre défaut, et bien au contraire en lui trouvant un nombre énorme de qualités.
Le dessin est très bon, pour commencer. Détaillé, précis, bourré de détails et de clins d'oeil, joli, tout ce qu'il faut, quoi. Bon, j'ai eu un peu de mal au tout début avec les perspectives mais passé 20 pages, je n'ai plus eu aucun soucis du tout, bien au contraire.
Idem pour le scénario : il y a tellement de personnages, le monde imaginé là fourmille tellement dans tous le sens, que j'ai eu quelques tous petits soucis à m'y intégrer. Mais arrivé à la fin du premier chapitre, au quart du tome 1, j'étais parfaitement entré dans l'histoire, y prenant déjà le plaisir qu'il allait ensuite encore me procurer à chaque page, chaque dialogue, chaque chapitre.
On est loin des oeuvres sombres auxquelles Alan Moore m'a habitué (et que j'aime tout autant) : ici, le ton est léger, l'humour est très présent, et je me suis même pas mal marré. Et pourtant, cette part de légèreté s'intègre à la perfection avec des histoires policières presque banales si elles n'avaient pas pour protagoniste des dizaines de super héros, de dieux, de monstres, d'aliens, etc...
La structure du récit s'apparente énormément à celle de séries télévisées comme Urgences ou NYPD Blues : on suit à la fois les enquêtes et la vie privée de toute une équipe de policiers, sans jamais que le rythme ne baisse. J'ai été en permanence captivé, plongé dans ces histoires multiples et simultannées. Moore reprend à sa sauce nombre de références des comics et de l'imaginaire et les mélange pêle-mêle dans un fouillis qui prend une forme parfaite et m'a fasciné et vraiment ravi. C'est vraiment très bon au niveau du scénario, non pas parce que l'intrigue est complexe et forme un tout à la manière des Watchmen, mais parce que tout au long de la Bd on suit une multitude d'histoires toutes aussi prenantes, amusantes, attisant la curiosité ou le simple plaisir de suivre les personnages auxquels on s'attache très très rapidement.
Vraiment prenant, vraiment bien foutu, sympa, excellent !
D'ailleurs, le dessinateur et sans doute Moore au passage, s'amusent à glisser en permanence des clins d'oeil et autres personnages rapportés dans les décors et les rues bondées de Neopolis et d'ailleurs. On y retrouve par exemple (parmi beaucoup d'autres) Wallace et Gromit, Asterix et Obelix, Darth Vader, Donald, le légionnaire E.T. de Warner Bros, StarGate SG1 et même (et ça m'a surpris dans un comics) Ulysse 31 !
Eh bien ! On peut dire que Tonkam a fait un bon choix éditorial en décidant de publier ce manga dès 1995 ! Il n'a malheureusement pas été réédité depuis, et comme les droits sont échus en 2003, il faut le dénicher en occasion, le commander en version anglaise (largement rééditée, elle), ou recourir à des moyens moins légaux. Bref, il faut le vouloir, mais on peut le trouver.
Asatte Dance ne peut que faire penser à Maison Ikkoku ("Juliette je t'aime") ou à d'autres mangas du même genre, avec un étudiant qui a des problèmes et qui est amoureux, ce pitch étant un grand classique... Il fait toutefois preuve d'un mélange absolument savoureux des genres puisqu'il conjugue humour, érotisme, drame et roman graphique avec beaucoup de naturel. Il faut dire que ses 1500 pages assez denses lui permettent d'explorer pas mal de chemins. Les personnages sont d'ailleurs nombreux et bien campés, multipliant encore les possibilités. A ce propos, cohérence et réalisme ne sont pas vraiment ce qu'il faut attendre en premier lieu d'Asatte Dance. Certains rebondissements passent en effet très bien en tant que fiction mais sont totalement irréalistes.
Mais alors me diras-tu, ô lecteur impatient et fébrile, qu'est-ce qui fait que cette série est si géniale ?
Eh bien beaucoup de choses, en fait. Déjà les personnages sont vraiment attachants. Ils débordent pour certains de vitalité (Aya, Ikezu), d'émotion. D'autres (Tachimi, le Yakuza, puis Sue vers la fin) sont d'une sobriété qui contraste de façon absolument magnifique. La grandiloquence caricaturée à l'extrême a aussi sa place avec Koki. Il y a encore Munakata, incroyable pot de colle éconduit et larmoyant, qui est souvent représenté à la façon des films d'horreur... Bien posés sans être figés, ils dévoilent petit à petit de plus en plus des facettes de leur personnalité. On sent de la part de l'auteur une certaine tendresse envers eux, et il est bien difficile de ne pas les trouver attachants. Très vivants, Aya et Suekichi révèleront au fil des tomes leurs véritables sentiments, étonnament réalistes... on en a parfois mal pour eux.
Ensuite pour l'absence de gnangantitude habituelle au genre. Dans Ah! My Goddess! par exemple, les situations entre les personnages sont complètement figés. Pas d'évolution, et pas de bisou surtout pas ouhlala c'est sale ! Ici c'est le contraire. Il ne faut pas attendre plus loin que la page 59 du premier tome pour voir Aya à poil, et les scènes de sexe, pour érotiques (= non porno, Don Lope et Kael ce manga n'est pas pour vous) qu'elles soient, sont quand même bien explicites. Cette absence des tabous habituels se retrouve d'ailleurs aussi largement dans les dialogues. Quant à l'évolution... eh bien au fil de ces sept tomes, il y en a beaucoup. Trop, peut-être, mais cette dynamique participe largement au charme de cette série.
Chose rare à mon avis, les dialogues sont probablement une des forces majeures d'Asatte Dance. C'est bien simple, par moments ils pétillent de malice, de répartie, d'humour, et en plus ils sonnent juste (à ce propos, pour ce que j'en ai vu, la traduction française me semble bien meilleure que la version américaine)... L'auteur s'amuse en plus à mettre des petits textes off soit en décalage avec l'action, soit venant la renforcer, et ça marche vraiment bien. Le personnage de Koki, qui disparaît d'ailleurs rapidement, illustre bien cet aspect, puisqu'il a un langage précieux et outré vraiment excellent.
Outre tout cela il y a évidemment la mutltitude de petits délires qui parsèment ces pages. Petits textes off, réparties bien senties, situations invraisemblables, rêves éveillés, autodérision allusives ou en scènes complètes en sont les principales manifestations. Ce qui frappe, c'est l'adéquation du dessin, du dialogue et de l'esprit de ces délires. Ils forment un tout vraiment impressionnant.
300 align="left">Enfin le dessin d'Asatte Dance est tout simplement excellent. Extrêmement expressif, parfois troublant (hum), les décors ont tendance à être fouillés et bien réalisés. On peut toutefois décerner à Tonkam la palme de l'impression la plus dégueulasse et salopée pour les tomes 1 et 2 : la résolution des images étant largement insuffisante, on a droit a un effet d'escalier absolument ignoble.
Je m'aperçois que j'ai beaucoup parlé des délires et de l'aspect comique... Mais attention, Asatte Dance c'est loin de n'être que ça ! C'est vraiment un tourbillon de sentiments, et c'est très loin d'être mièvre. Doutes, tristesse, jalousie, luxure, duplicité, découragement et égoïsme côtoient rires et délires, beuveries et sentiments plus roses.
Pour toutes ces raisons, la lecture d'Asatte Dance est un grand (et long !) moment de bonheur. J'ai rarement autant ri devant de tels délires, et le tome 7, lourd d'incertitude et de mélancolie, est assez poignant. Au final je suis ressorti de cette lecture avec une furieuse envie d'y retourner.
Vous trouverez ici le premier chapitre en français. Le scan est très mauvais, mais c'est déjà ça.
Des jeunes new-yorkais qui après leurs études sont remplis de rancœur et de désillusions car leur avenir n'est ni rose ni tout tracé.
Sherman est un écrivain qui rêve d'être édité mais il a un job de libraire qu'il considère minable. Sa patronne surnommée "Dragon" lui mène la vie dure. Il ne cesse de ressasser qu'il ne mérite pas ça.
Ed son ami est un garçon au physique ingrat, encore puceau, fan de Starwars qui se lamente de travailler dans la quincaillerie de son père car il voudrait être dessinateur de comics de super héros.
Jane et Stephen sont les colocataires de Sherman, Stephen est prof d'histoire son métier le passionne, il est physiquement impressionnant mais c'est un coeur d'or. Jane sa petite amie est la gentille peste de l'histoire, volontier mesquine elle est attachante, elle aspire à être auteur de Bandes Dessinées.
Et puis Dorothy: Alcoolique, bordélique, explosive et menteuse qui est rédactrice dans un magazine féminin "Hype": Métro chic.
Bien sûr énormément de gens les croisent tout au long de la BD, cela crée des rapports compliqués, conflictuels ou sympathiques entre les différents personnages.
Une rencontre entre Ed et Lazor, vieux monsieur aigri mais passionnant sera le point d'orgue de cette histoire...
Je trouve que cette BD dans son traitement est très comparable au film « Short cuts » de Robert Altman, plutôt qu'une insipide resucée de Friends ou autre sitcom comme son thème pourrait le laisser supposer.
L'auteur est très habile pour faire s'enchaîner les évènements sans brusquerie ni facilité scénaristique grossière, les personnages évoluent de façon naturelle et c'est un plaisir de les accompagner en lecture. De plus ils ont tous une vraie profondeur ça les rend très humains.
En plus l'humour est présent et l'on passe souvent du rire au drame au fil des pages.
Cette oeuvre est d'une richesse colossale, impossible de tout décrire, l'auteur dit avoir mit six ans pour achever ce pavé de 600 pages!
Lisez le! Vous y penserez longtemps encore après l'avoir fermée.
Plus j'y pense, moins j'ai été enthousiasmé par Monster, du même auteur (je vais de ce pas retirer une étoile d'ailleurs). La lecture de "20th Century Boy" n'a fait que renforcer cette impression tant cette série plane 20 000 pieds au dessus.
"20th Century Boy", c'est l'art de faire croire à l'invraisemblable. Quand on y réfléchit à tête reposée, on ne peut pas croire deux secondes à ce complot planétaire et surtout à la facilité avec laquelle la secte d'Ami arrive au pouvoir. Pourtant, à aucun moment, ces invraisemblances ne viennent gacher la lecture tant tout est maîtrisé et tant le talent narratif d'Urasawa est étincelant.
"20th Century Boy" est autant un thriller (super efficace et haletant) qu'une analyse de la société japonaise, un décryptage des moeurs de ce pays comme Urasawa a pu le faire sur l'Allemagne et la République Tchèque dans Monster, avec le même talent. S'il parvient à nous faire croire à l'incroyable, c'est justement parce qu'il ancre profondément son récit dans la société réelle, par le biais de multiples détails et références historiques.
Urasawa, réussit de plus à multiplier les personnages et surtout les époques avec une vraie maestria. Toujours clair, relançant sans cesse l'intérêt du récit à mesure qu'il rajoute ou éclaircit une époque, il arrive à ne jamais provoquer de lassitude (ce qui n'est à mon avis définitivement pas le cas de Monster où on s'essouffle nettement après les 10 premiers tomes) et, tout en préservant le mystère, à apporter suffisament de réponses à chaque tome pour exciter davantage.
Pour balancer cet avis dythirambique, je ferai quelques remarques:
- les tomes se situant lors de la quatrième époque, c'est-à-dire à partir du tome 17 ou 18, sont un poil moins passionnants ; les dialogues autour du justicier musicien étant parfois à la limite du ridicule.
- le tome 22 sensé conclure en beauté cette série ne conclue rien du tout et nous laisse pantois en pleine action. J'entends parler de deux tomes à suivre sous le nom de 21st Century Boy ; j'espère qu'ils apportent toutes les réponses attendues au risque de me facher tout rouge !
- enfin, je regrette un peu que le même gimmick sur la perte supposée de mémoire des différents protagonistes soit utilisé plus que régulièrement : on oublie et finalement on se rappelle pour faire progresser l'intrigue, faire réapparaitre un personne voire même créer un nouveau personnage dont on n'avait jamais entendu parler pendant 20 tomes (le DJ pour ne pas le citer). Cette répétitivité scénaristique, un peu la même que dans Monster devient lassante. J'aurais bien racourci la série de quelques tomes.
A part ça rien à jeter, attention chef d'oeuvre.
Une fois encore, Renaud Dillies arrive à nous émouvoir avec ce deuxième album tout aussi touchant que le premier. La sensibilité des dessins s’accorde à merveille avec cette histoire mélancolique aux parfums embrumés des bars américains. La présence de pleines pages parsemant l’album est bien à propos en appuyant un récit riche en émotions. A la lecture de Sumato, c’est bizarrement des violons que j’entends jouer dans mon imaginaire.
Pour tous ceux qui ont apprécié Betty Blues ...
Mais qué sot gamin, le Didier!
C'est difficile d'expliquer pourquoi on accroche à telle forme d'humour et pas à une autre mais si vous avez un minimum de sang Belge (même très dilué) dans les veines ou si votre thèse de fin d'études porte sur Les Belch, leurs moules, leurs frites et leur humour, CET ALBUM VOUS EST INDISPENSABLE.
Alala Peter Pan!!!
Par où commencer?
Il s'agit là d'une série tellement hors norme...
Peut-être par le début: Peter est un enfant du Londres du début du siècle dernier (voir fin du précédent en fait). Un Londres noir, obscur, le Londres de « Jack the ripper ».
Le Peter de Loisel n'est pas le Peter de Disney (ou pas encore du moins). Il est un véritable enfant, un enfant avec ses peines et ses colères, un enfant un peu menteur, un peu arrogant, un enfant qui vit dans un monde imaginaire, pas encore LE monde imaginaire mais son monde à lui, un monde où sa mère serait douce gentille et lui ferait bon chaud en le serrant fort...
Peter pan de Loisel est donc une série très noire où la seule lueur, le fil conducteur est celui de l'innocence, l'innocence de Peter dans ce monde où sa mère qui l'élève seul le bat et boit!!! Mais s'agit-il d'innocence ou de schizophrénie... sa mère qu'il aime, sa mère qu'il déteste, sa mère qui le bat, sa mère qui le serre fort dans ses bras...
Peter est déjà l'enfant qui ne veut pas grandir. Du monde des adultes il ne voit que le mal, les prostituées, les clochards... Seul îlot de lumière dans ce monde qu'il hait, son ami mister Kundal. Mister Kundal est un vieil homme qui lui aussi a décidé de ne pas grandir...
Un soir plus sombre que les autres où sa mère le menace de l'égorger et où il se réfugie sur les docks, il fait la rencontre qui va changer sa vie... La petite fée clochette qui l'emmène au pays imaginaire...
Voici une bonne introduction à ce conte fabuleux... Pour la suite plongez-vous dans votre lecture pour suivre Peter dans ses aventures fantastiques au pays imaginaire mais méfiez-vous, les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent et l'être humain n'est ni bon ni mauvais, il est juste humain...
Attention pour lire la suite il vaudrait mieux avoir lu le dernier tome (SPOILER).
Je tenais particulièrement à apporter mon point de vue aux critiques adressées au dernier tome de la série...
Je ne pense pas que le dernier tome ait pu être mené autrement que de cette façon. Depuis le début, tout était là... Tous les éléments concouraient à cette issue tragique.
Ce Peter là n'est pas un Peter Pan pour les enfants, son monde est noir, sa schizophrénie palpable; il est Peter, il est Pan, il aime sa mère, il hait sa mère, il veut rester enfant, il veut être chef...
Pour la mort de Rose, aurait-il pu en être autrement? Y-a-t-il une fille chez les enfants perdus de Disney??? Bien sur que non!!!
Pouvait-elle réellement décider de rentrer chez elle? Non! Il fallait donc qu'elle disparaisse... les pirates? Non déjà fait!! Et puis Crochet n'est que le guignol de la farce tout juste bon à tuer ses hommes et à courir après Peter... les Indiens? Non ils sont plutôt sympas les indiens dans le fond... Reste la jalousie féminine et le croco... Jalousie féminine exacerbée à chaque rencontre entre les trois personnages féminins... Lys tigrée Clochette et Rose... Cette jalousie maladive devait bien conduire quelque part... et pourquoi pas au meurtre! Je le rappelle, ce Peter Pan n'est pas un Peter Pan qui pouvait finir bien, il est et restera le Peter Pan de Jack l'éventreur et qui sait peut être the ripper himself...
Il est impossible que Regis Loisel ait lui-même sabordé 14 ans de sa vie... Il l'aurait voulu, il n'aurait pas mis 4 ans entre chaque tome, 1 aurait suffit et puis il aurait repassé le bébé à un autre dessinateur... Non, je pense que toute cette fin était déjà écrite dans les autres tomes et que rien n'a été laissé au hasard. (ou alors il est super fort le hasard!!!)
Une de mes lectures les plus intenses de cette année 2004.
J'ai d'abord craqué pour le scénario, ou du moins l'idée de départ que je trouvais originale. Une maison en vente dont les propriétaires défunts ont posé la condition suivante : ne toucher à rien. Passionnés de taxidermie, le couple décédé trône dans la maison. Ils se sont fait naturaliser ! Gare à ceux qui ne respecteront pas le "contrat"...
En ouvrant la BD, dessins magnifiques (je ne connaissais pas Bézian), qualité de papier très agréable... Je feuillette un peu... j'achète malgré le prix un peu élevé (environ 19 euros).
Le soir, lumière tamisée, je commence la lecture de ce bel objet. Très vite, un sentiment d'angoisse. Ambiance horrifique. Une terreur indicible s'empare des protagonistes de l'histoire et du lecteur qui entre dans ce lieu " hanté ". Par petites touches successives, les auteurs réussissent à instaurer un parfum de terreur qui met vraiment mal à l'aise.
Bref, une BD qui, en plus d'être un beau livre, prend aux tripes et vous "accompagne" encore longtemps après la lecture. C'est là pour moi le signe des grandes oeuvres, des oeuvres cultes.
Akira !!!!
Tout bonnement culte !!!
Un monde post apocalyptique souvent copié, jamais égalé !!!
Un scénario si riche qu'il serait réducteur de le résumer ici. Des personnages aux personnalités complexes, torturées, aux prises à un monde qui les a depuis longtemps dépassé...
Des paysages de fin du monde, mais doit-on chercher dans le futur cette vision apocalyptique ou doit on y voir une psychothérapie pour un Japon qui ne peut oublier les 210 000 victimes d'Hiroshima et Nagasaki ?
Une oeuvre magistrale, à préférer à son adaptation animée bien trop réductrice...
Le premier tome m’avait enthousiasmé, le deuxième m’a laissé sur mon popotin. Ceci n’est pas une bd, c’est un cri. Le cri de douleur d’un pays à l’agonie, ravagé par la guerre et la pauvreté. Et ça fait mal… Et dire qu’après tout ce qui est décrit dans ces deux tomes, l’Afghanistan a encore du vivre les guerres tribales, la tyrannie des talibans et l’intervention américaine…
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J'ai lu hier les 3 premiers tomes et là, paf, d'un coup, je lui mets la note maximale. En effet, cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu une BD avec autant de plaisir, sans lui voir le moindre défaut, et bien au contraire en lui trouvant un nombre énorme de qualités. Le dessin est très bon, pour commencer. Détaillé, précis, bourré de détails et de clins d'oeil, joli, tout ce qu'il faut, quoi. Bon, j'ai eu un peu de mal au tout début avec les perspectives mais passé 20 pages, je n'ai plus eu aucun soucis du tout, bien au contraire. Idem pour le scénario : il y a tellement de personnages, le monde imaginé là fourmille tellement dans tous le sens, que j'ai eu quelques tous petits soucis à m'y intégrer. Mais arrivé à la fin du premier chapitre, au quart du tome 1, j'étais parfaitement entré dans l'histoire, y prenant déjà le plaisir qu'il allait ensuite encore me procurer à chaque page, chaque dialogue, chaque chapitre. On est loin des oeuvres sombres auxquelles Alan Moore m'a habitué (et que j'aime tout autant) : ici, le ton est léger, l'humour est très présent, et je me suis même pas mal marré. Et pourtant, cette part de légèreté s'intègre à la perfection avec des histoires policières presque banales si elles n'avaient pas pour protagoniste des dizaines de super héros, de dieux, de monstres, d'aliens, etc... La structure du récit s'apparente énormément à celle de séries télévisées comme Urgences ou NYPD Blues : on suit à la fois les enquêtes et la vie privée de toute une équipe de policiers, sans jamais que le rythme ne baisse. J'ai été en permanence captivé, plongé dans ces histoires multiples et simultannées. Moore reprend à sa sauce nombre de références des comics et de l'imaginaire et les mélange pêle-mêle dans un fouillis qui prend une forme parfaite et m'a fasciné et vraiment ravi. C'est vraiment très bon au niveau du scénario, non pas parce que l'intrigue est complexe et forme un tout à la manière des Watchmen, mais parce que tout au long de la Bd on suit une multitude d'histoires toutes aussi prenantes, amusantes, attisant la curiosité ou le simple plaisir de suivre les personnages auxquels on s'attache très très rapidement. Vraiment prenant, vraiment bien foutu, sympa, excellent ! D'ailleurs, le dessinateur et sans doute Moore au passage, s'amusent à glisser en permanence des clins d'oeil et autres personnages rapportés dans les décors et les rues bondées de Neopolis et d'ailleurs. On y retrouve par exemple (parmi beaucoup d'autres) Wallace et Gromit, Asterix et Obelix, Darth Vader, Donald, le légionnaire E.T. de Warner Bros, StarGate SG1 et même (et ça m'a surpris dans un comics) Ulysse 31 !
Asatte Dance
Eh bien ! On peut dire que Tonkam a fait un bon choix éditorial en décidant de publier ce manga dès 1995 ! Il n'a malheureusement pas été réédité depuis, et comme les droits sont échus en 2003, il faut le dénicher en occasion, le commander en version anglaise (largement rééditée, elle), ou recourir à des moyens moins légaux. Bref, il faut le vouloir, mais on peut le trouver.
Asatte Dance ne peut que faire penser à Maison Ikkoku ("Juliette je t'aime") ou à d'autres mangas du même genre, avec un étudiant qui a des problèmes et qui est amoureux, ce pitch étant un grand classique... Il fait toutefois preuve d'un mélange absolument savoureux des genres puisqu'il conjugue humour, érotisme, drame et roman graphique avec beaucoup de naturel. Il faut dire que ses 1500 pages assez denses lui permettent d'explorer pas mal de chemins. Les personnages sont d'ailleurs nombreux et bien campés, multipliant encore les possibilités. A ce propos, cohérence et réalisme ne sont pas vraiment ce qu'il faut attendre en premier lieu d'Asatte Dance. Certains rebondissements passent en effet très bien en tant que fiction mais sont totalement irréalistes.
Mais alors me diras-tu, ô lecteur impatient et fébrile, qu'est-ce qui fait que cette série est si géniale ?
Eh bien beaucoup de choses, en fait. Déjà les personnages sont vraiment attachants. Ils débordent pour certains de vitalité (Aya, Ikezu), d'émotion. D'autres (Tachimi, le Yakuza, puis Sue vers la fin) sont d'une sobriété qui contraste de façon absolument magnifique. La grandiloquence caricaturée à l'extrême a aussi sa place avec Koki. Il y a encore Munakata, incroyable pot de colle éconduit et larmoyant, qui est souvent représenté à la façon des films d'horreur... Bien posés sans être figés, ils dévoilent petit à petit de plus en plus des facettes de leur personnalité. On sent de la part de l'auteur une certaine tendresse envers eux, et il est bien difficile de ne pas les trouver attachants. Très vivants, Aya et Suekichi révèleront au fil des tomes leurs véritables sentiments, étonnament réalistes... on en a parfois mal pour eux.
Ensuite pour l'absence de gnangantitude habituelle au genre. Dans Ah! My Goddess! par exemple, les situations entre les personnages sont complètement figés. Pas d'évolution, et pas de bisou surtout pas ouhlala c'est sale ! Ici c'est le contraire. Il ne faut pas attendre plus loin que la page 59 du premier tome pour voir Aya à poil, et les scènes de sexe, pour érotiques (= non porno, Don Lope et Kael ce manga n'est pas pour vous) qu'elles soient, sont quand même bien explicites. Cette absence des tabous habituels se retrouve d'ailleurs aussi largement dans les dialogues. Quant à l'évolution... eh bien au fil de ces sept tomes, il y en a beaucoup. Trop, peut-être, mais cette dynamique participe largement au charme de cette série.
Chose rare à mon avis, les dialogues sont probablement une des forces majeures d'Asatte Dance. C'est bien simple, par moments ils pétillent de malice, de répartie, d'humour, et en plus ils sonnent juste (à ce propos, pour ce que j'en ai vu, la traduction française me semble bien meilleure que la version américaine)... L'auteur s'amuse en plus à mettre des petits textes off soit en décalage avec l'action, soit venant la renforcer, et ça marche vraiment bien. Le personnage de Koki, qui disparaît d'ailleurs rapidement, illustre bien cet aspect, puisqu'il a un langage précieux et outré vraiment excellent.
Outre tout cela il y a évidemment la mutltitude de petits délires qui parsèment ces pages. Petits textes off, réparties bien senties, situations invraisemblables, rêves éveillés, autodérision allusives ou en scènes complètes en sont les principales manifestations. Ce qui frappe, c'est l'adéquation du dessin, du dialogue et de l'esprit de ces délires. Ils forment un tout vraiment impressionnant.
300 align="left">Enfin le dessin d'Asatte Dance est tout simplement excellent. Extrêmement expressif, parfois troublant (hum), les décors ont tendance à être fouillés et bien réalisés. On peut toutefois décerner à Tonkam la palme de l'impression la plus dégueulasse et salopée pour les tomes 1 et 2 : la résolution des images étant largement insuffisante, on a droit a un effet d'escalier absolument ignoble.
Je m'aperçois que j'ai beaucoup parlé des délires et de l'aspect comique... Mais attention, Asatte Dance c'est loin de n'être que ça ! C'est vraiment un tourbillon de sentiments, et c'est très loin d'être mièvre. Doutes, tristesse, jalousie, luxure, duplicité, découragement et égoïsme côtoient rires et délires, beuveries et sentiments plus roses.
Pour toutes ces raisons, la lecture d'Asatte Dance est un grand (et long !) moment de bonheur. J'ai rarement autant ri devant de tels délires, et le tome 7, lourd d'incertitude et de mélancolie, est assez poignant. Au final je suis ressorti de cette lecture avec une furieuse envie d'y retourner.
Vous trouverez ici le premier chapitre en français. Le scan est très mauvais, mais c'est déjà ça.
De mal en pis
Des jeunes new-yorkais qui après leurs études sont remplis de rancœur et de désillusions car leur avenir n'est ni rose ni tout tracé. Sherman est un écrivain qui rêve d'être édité mais il a un job de libraire qu'il considère minable. Sa patronne surnommée "Dragon" lui mène la vie dure. Il ne cesse de ressasser qu'il ne mérite pas ça. Ed son ami est un garçon au physique ingrat, encore puceau, fan de Starwars qui se lamente de travailler dans la quincaillerie de son père car il voudrait être dessinateur de comics de super héros. Jane et Stephen sont les colocataires de Sherman, Stephen est prof d'histoire son métier le passionne, il est physiquement impressionnant mais c'est un coeur d'or. Jane sa petite amie est la gentille peste de l'histoire, volontier mesquine elle est attachante, elle aspire à être auteur de Bandes Dessinées. Et puis Dorothy: Alcoolique, bordélique, explosive et menteuse qui est rédactrice dans un magazine féminin "Hype": Métro chic. Bien sûr énormément de gens les croisent tout au long de la BD, cela crée des rapports compliqués, conflictuels ou sympathiques entre les différents personnages. Une rencontre entre Ed et Lazor, vieux monsieur aigri mais passionnant sera le point d'orgue de cette histoire... Je trouve que cette BD dans son traitement est très comparable au film « Short cuts » de Robert Altman, plutôt qu'une insipide resucée de Friends ou autre sitcom comme son thème pourrait le laisser supposer. L'auteur est très habile pour faire s'enchaîner les évènements sans brusquerie ni facilité scénaristique grossière, les personnages évoluent de façon naturelle et c'est un plaisir de les accompagner en lecture. De plus ils ont tous une vraie profondeur ça les rend très humains. En plus l'humour est présent et l'on passe souvent du rire au drame au fil des pages. Cette oeuvre est d'une richesse colossale, impossible de tout décrire, l'auteur dit avoir mit six ans pour achever ce pavé de 600 pages! Lisez le! Vous y penserez longtemps encore après l'avoir fermée.
20th Century Boys
Plus j'y pense, moins j'ai été enthousiasmé par Monster, du même auteur (je vais de ce pas retirer une étoile d'ailleurs). La lecture de "20th Century Boy" n'a fait que renforcer cette impression tant cette série plane 20 000 pieds au dessus. "20th Century Boy", c'est l'art de faire croire à l'invraisemblable. Quand on y réfléchit à tête reposée, on ne peut pas croire deux secondes à ce complot planétaire et surtout à la facilité avec laquelle la secte d'Ami arrive au pouvoir. Pourtant, à aucun moment, ces invraisemblances ne viennent gacher la lecture tant tout est maîtrisé et tant le talent narratif d'Urasawa est étincelant. "20th Century Boy" est autant un thriller (super efficace et haletant) qu'une analyse de la société japonaise, un décryptage des moeurs de ce pays comme Urasawa a pu le faire sur l'Allemagne et la République Tchèque dans Monster, avec le même talent. S'il parvient à nous faire croire à l'incroyable, c'est justement parce qu'il ancre profondément son récit dans la société réelle, par le biais de multiples détails et références historiques. Urasawa, réussit de plus à multiplier les personnages et surtout les époques avec une vraie maestria. Toujours clair, relançant sans cesse l'intérêt du récit à mesure qu'il rajoute ou éclaircit une époque, il arrive à ne jamais provoquer de lassitude (ce qui n'est à mon avis définitivement pas le cas de Monster où on s'essouffle nettement après les 10 premiers tomes) et, tout en préservant le mystère, à apporter suffisament de réponses à chaque tome pour exciter davantage. Pour balancer cet avis dythirambique, je ferai quelques remarques: - les tomes se situant lors de la quatrième époque, c'est-à-dire à partir du tome 17 ou 18, sont un poil moins passionnants ; les dialogues autour du justicier musicien étant parfois à la limite du ridicule. - le tome 22 sensé conclure en beauté cette série ne conclue rien du tout et nous laisse pantois en pleine action. J'entends parler de deux tomes à suivre sous le nom de 21st Century Boy ; j'espère qu'ils apportent toutes les réponses attendues au risque de me facher tout rouge ! - enfin, je regrette un peu que le même gimmick sur la perte supposée de mémoire des différents protagonistes soit utilisé plus que régulièrement : on oublie et finalement on se rappelle pour faire progresser l'intrigue, faire réapparaitre un personne voire même créer un nouveau personnage dont on n'avait jamais entendu parler pendant 20 tomes (le DJ pour ne pas le citer). Cette répétitivité scénaristique, un peu la même que dans Monster devient lassante. J'aurais bien racourci la série de quelques tomes. A part ça rien à jeter, attention chef d'oeuvre.
Sumato
Une fois encore, Renaud Dillies arrive à nous émouvoir avec ce deuxième album tout aussi touchant que le premier. La sensibilité des dessins s’accorde à merveille avec cette histoire mélancolique aux parfums embrumés des bars américains. La présence de pleines pages parsemant l’album est bien à propos en appuyant un récit riche en émotions. A la lecture de Sumato, c’est bizarrement des violons que j’entends jouer dans mon imaginaire. Pour tous ceux qui ont apprécié Betty Blues ...
Voyage au bout de la Lune
Mais qué sot gamin, le Didier! C'est difficile d'expliquer pourquoi on accroche à telle forme d'humour et pas à une autre mais si vous avez un minimum de sang Belge (même très dilué) dans les veines ou si votre thèse de fin d'études porte sur Les Belch, leurs moules, leurs frites et leur humour, CET ALBUM VOUS EST INDISPENSABLE.
Peter Pan
Alala Peter Pan!!! Par où commencer? Il s'agit là d'une série tellement hors norme... Peut-être par le début: Peter est un enfant du Londres du début du siècle dernier (voir fin du précédent en fait). Un Londres noir, obscur, le Londres de « Jack the ripper ». Le Peter de Loisel n'est pas le Peter de Disney (ou pas encore du moins). Il est un véritable enfant, un enfant avec ses peines et ses colères, un enfant un peu menteur, un peu arrogant, un enfant qui vit dans un monde imaginaire, pas encore LE monde imaginaire mais son monde à lui, un monde où sa mère serait douce gentille et lui ferait bon chaud en le serrant fort... Peter pan de Loisel est donc une série très noire où la seule lueur, le fil conducteur est celui de l'innocence, l'innocence de Peter dans ce monde où sa mère qui l'élève seul le bat et boit!!! Mais s'agit-il d'innocence ou de schizophrénie... sa mère qu'il aime, sa mère qu'il déteste, sa mère qui le bat, sa mère qui le serre fort dans ses bras... Peter est déjà l'enfant qui ne veut pas grandir. Du monde des adultes il ne voit que le mal, les prostituées, les clochards... Seul îlot de lumière dans ce monde qu'il hait, son ami mister Kundal. Mister Kundal est un vieil homme qui lui aussi a décidé de ne pas grandir... Un soir plus sombre que les autres où sa mère le menace de l'égorger et où il se réfugie sur les docks, il fait la rencontre qui va changer sa vie... La petite fée clochette qui l'emmène au pays imaginaire... Voici une bonne introduction à ce conte fabuleux... Pour la suite plongez-vous dans votre lecture pour suivre Peter dans ses aventures fantastiques au pays imaginaire mais méfiez-vous, les choses ne sont pas toujours ce qu'elles paraissent et l'être humain n'est ni bon ni mauvais, il est juste humain... Attention pour lire la suite il vaudrait mieux avoir lu le dernier tome (SPOILER). Je tenais particulièrement à apporter mon point de vue aux critiques adressées au dernier tome de la série... Je ne pense pas que le dernier tome ait pu être mené autrement que de cette façon. Depuis le début, tout était là... Tous les éléments concouraient à cette issue tragique. Ce Peter là n'est pas un Peter Pan pour les enfants, son monde est noir, sa schizophrénie palpable; il est Peter, il est Pan, il aime sa mère, il hait sa mère, il veut rester enfant, il veut être chef... Pour la mort de Rose, aurait-il pu en être autrement? Y-a-t-il une fille chez les enfants perdus de Disney??? Bien sur que non!!! Pouvait-elle réellement décider de rentrer chez elle? Non! Il fallait donc qu'elle disparaisse... les pirates? Non déjà fait!! Et puis Crochet n'est que le guignol de la farce tout juste bon à tuer ses hommes et à courir après Peter... les Indiens? Non ils sont plutôt sympas les indiens dans le fond... Reste la jalousie féminine et le croco... Jalousie féminine exacerbée à chaque rencontre entre les trois personnages féminins... Lys tigrée Clochette et Rose... Cette jalousie maladive devait bien conduire quelque part... et pourquoi pas au meurtre! Je le rappelle, ce Peter Pan n'est pas un Peter Pan qui pouvait finir bien, il est et restera le Peter Pan de Jack l'éventreur et qui sait peut être the ripper himself... Il est impossible que Regis Loisel ait lui-même sabordé 14 ans de sa vie... Il l'aurait voulu, il n'aurait pas mis 4 ans entre chaque tome, 1 aurait suffit et puis il aurait repassé le bébé à un autre dessinateur... Non, je pense que toute cette fin était déjà écrite dans les autres tomes et que rien n'a été laissé au hasard. (ou alors il est super fort le hasard!!!)
Ne touchez à rien
Une de mes lectures les plus intenses de cette année 2004. J'ai d'abord craqué pour le scénario, ou du moins l'idée de départ que je trouvais originale. Une maison en vente dont les propriétaires défunts ont posé la condition suivante : ne toucher à rien. Passionnés de taxidermie, le couple décédé trône dans la maison. Ils se sont fait naturaliser ! Gare à ceux qui ne respecteront pas le "contrat"... En ouvrant la BD, dessins magnifiques (je ne connaissais pas Bézian), qualité de papier très agréable... Je feuillette un peu... j'achète malgré le prix un peu élevé (environ 19 euros). Le soir, lumière tamisée, je commence la lecture de ce bel objet. Très vite, un sentiment d'angoisse. Ambiance horrifique. Une terreur indicible s'empare des protagonistes de l'histoire et du lecteur qui entre dans ce lieu " hanté ". Par petites touches successives, les auteurs réussissent à instaurer un parfum de terreur qui met vraiment mal à l'aise. Bref, une BD qui, en plus d'être un beau livre, prend aux tripes et vous "accompagne" encore longtemps après la lecture. C'est là pour moi le signe des grandes oeuvres, des oeuvres cultes.
Akira
Akira !!!! Tout bonnement culte !!! Un monde post apocalyptique souvent copié, jamais égalé !!! Un scénario si riche qu'il serait réducteur de le résumer ici. Des personnages aux personnalités complexes, torturées, aux prises à un monde qui les a depuis longtemps dépassé... Des paysages de fin du monde, mais doit-on chercher dans le futur cette vision apocalyptique ou doit on y voir une psychothérapie pour un Japon qui ne peut oublier les 210 000 victimes d'Hiroshima et Nagasaki ? Une oeuvre magistrale, à préférer à son adaptation animée bien trop réductrice...
Le Photographe
Le premier tome m’avait enthousiasmé, le deuxième m’a laissé sur mon popotin. Ceci n’est pas une bd, c’est un cri. Le cri de douleur d’un pays à l’agonie, ravagé par la guerre et la pauvreté. Et ça fait mal… Et dire qu’après tout ce qui est décrit dans ces deux tomes, l’Afghanistan a encore du vivre les guerres tribales, la tyrannie des talibans et l’intervention américaine…