J'étais un sale phallocrate

Note: 2/5
(2/5 pour 1 avis)

Au moins, il y en a qui l'admettent...


Lorsqu'on goûte le travail de Wolinski, on aurait plutôt spontanément tendance à le qualifier d'obsédé sexuel que de phallocrate... Serait-il un peu dur avec lui-même ? Ou est-ce le dialogue avec son épouse Maryse, journaliste féministe, qui l'a fait peu à peu rougir de la vision qu'il avait de la femme ? Lui, timide jeune homme qui exprimait ses désirs dans ses dessins, avant d'embrasser la vague libertaire... Voici la réédition d'un recueil de dessins paru en 1979, à une époque où les hommes ont pris un sacré coup de pied au derrière de la part de leurs femmes, de leurs filles et de leurs sœurs ! Relire Wolinski offre l'opportunité de contempler les rapports hommes-femmes à 35 ans de distance avec un regard d'une honnêteté et d’un humour sans pareils !

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 1979
Statut histoire Histoires courtes 1 tome paru
Couverture de la série J'étais un sale phallocrate © Albin Michel / Glénat 1979

07/05/2022 | Noirdésir
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L'avatar du posteur Noirdésir

Wolinski est un auteur avec lequel j’ai souvent du mal. Pourtant, je lui reconnais aisément des qualités. Un anticonformisme, un esprit provocateur, dans une époque (années 1960 et 1970 – les histoires regroupées dans cet album datent de la deuxième moitié des années 1970) où tout cela était courageux et nécessaire. Il participait à l’animation d’une joyeuse bande de drilles, au sein des collectifs du professeur Choron. Mais je retrouve aussi dans cet album ce qui me gêne généralement chez lui. Des planches souvent remplies, débordant de dessins et de textes surabondants – le tout assez petit, ce qui rend l’ensemble quelque peu indigeste. Une certaine lourdeur. Beaucoup de gags auraient gagné à être raccourcis, pour être plus percutants. Du coup, l’aspect « provocation » s’étant émoussé depuis longtemps, l’humour n’est pas assez bon à mon goût. Reste que Wolinski, comme le titre le souligne, glisse pas mal d’autodérision, l’homme, le « mâle », Wolinski lui-même sans doute, n’ayant pas toujours le beau rôle, loin s’en faut. Note réelle 2,5/5.

07/05/2022 (modifier)