Wahou, quelle claque !!!
Ca faisait un sacré moment que je n'avais rien lu d'aussi original en science-fiction (en plus, c'est loin d'être mon genre préféré en BD). Un régal graphique, un découpage d'excellente qualité et qui plus est bougrement original, une héroïne (ah Lola!!) intrépide, irrévérencieuse, sensuelle, et j'en passe...
On se laisse embarquer sans problème, et pis ça a beau être du photoshop, c'est quand même rudement classe. Un tout petit bémol : la fin est un tantinet en deça au niveau du rythme, et l'apparition de notre JC national est plus ou moins bien sentie. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, pour un one-shot, c'est du très haut du panier.
En résumé, un grand grand grand grand moment de lecture. Merci m'sieur Qwak.
Un culte oui un CULTE !!! C'est sombre, c'est grand, c'est beau, c'est un titre que je conseille sans hésiter. L'atmosphère prenante et oppressante du sanctuaire, les dessins des vieilles pierres qui le caractérise sont d'une grande beauté.
GENIAL !!!!!!!!!!!
J'adore vraiment cette BD, tant au niveau du dessin (magnifique et magique) que du scénario, drôle et réfléchi. On ne se lasse pas de le lire encore et encore.
Garulfo est, avec De Cape et de Crocs, la BD que je prends le plus plaisir à lire.
Culte! Indispensable !
Que dire de plus sur cette BD... Elle est tout simplement magique et magnifique à tout point de vue. Les dessins sont fabuleux, somptueux... il manquerai des mots pour les qualifier...
De Cape et de Crocs est une excellente BD, à lire et à relire pour les subtilités des dialogues et la qualité des dessins. Un régal !
Après avoir lu les 2 premiers tomes de cette suite du triangle secret, ce que l'on peut en dire est que ceux qui ont apprécié la série mère, ne seront pas déçus par ce "INRI".
Alors que dans le TS, on suivait Didier Mosèle à notre époque avec quelques incursions dans le passé, ici il s'agit de l'inverse. On suit les 5 "frères" au début du XIIe siècle et il y a quelques pages dédiés à notre époque.
Le dessin n'est toujours pas extraordinaire, mais la force de cette BD se situe dans son scénario et dans tous les mystères qui en découlent...
Encore 2 ans pour connaître le fin mot de l'histoire...dommage c'est long.
3ème tome lu et le mystère est intact
je monte ma note à culte car j'ai passé un très bon moment à re-lire les deux premiers tome avant de me jeter sur le 3ème.
Encore un an à attendre et dire que "Hertz" arrive...
J’ai beaucoup apprécié l’univers de cette BD, qui se place dans un futur post-apocalyptique. L’intrigue évolue énormément au cours des albums et je trouve en cela que le 3ieme album est une véritable réussite. Les personnages sont particulièrement bien travaillés : On nous livre quelques brides d’informations sur chacun d’eux au fur et à mesure de l’histoire. C’est bien fait et cela nous tient en halène.
Le dessin est superbe (une mention très bien pour les personnages) et la mise en couleur est de toute beauté.
J’aime beaucoup et il me tarde vraiment de lire la suite.
MAJ 04/07/06 après lecture du tome 4: Franchement cette BD est excellentissime ! Le scénario est super bien ficelé et nos personnages sortent enfin de l’enclave de Magon. Ils y rencontrent de nouveaux personnages tout aussi mystérieux les uns que les autres. Attention de ne pas laisser en plan le lecteur par rapport à la découverte du vaisseau spatial dans le deuxième tome.
Attention BD marquante!
Lola Cordova (quel nom!) est une expérience de lecture très agréable, les innovations visuelles fourmillent à chaque page, le scénario réussi à allier une originalité déjantée à une simplicité déroutante.
Lola Cordova est une BD au moins aussi fatale que son héroïne éponyme, on a une envie dévorante de la lire très vite pour ne pas perdre une miette de l'intrigue... et en même temps on s'extasie devant tant d'innovations graphiques et picturales; du coup, sitôt la BD lue une envie pressante et irréversible de relecture se fait sentir.
Au niveau des illustrations, ok c'est du "photoshop", c'est du "à l'ordi" mais ce n'est pas froid ni sans âme, c'est de perpétuelles expériences graphiques intelligentes, et, quand la technique se place au service de l'art avec autant de justesse on ne peut que s'incliner devant le résultat.
L'héroïne, quelle héroïne! Quand on emploie ce mot pour Lola il est loin d'être galvaudé. Lola Cordova est une pute camée qui veut sauver le monde, elle ne recule devant rien pour y parvenir elle a un charme fou et sait se servir de ses avantages mieux que personne. En plus son humour à froid est des plus ravageur et fait toujours mouche.
Une BD culte de facto, même si à l'instar de pas mal d'autres posteurs, j'ai trouvé l'apparition de Chirac, sur la page la plus molle de l'album, assez malvenue. Dommage, c'est un court passage un peu frileux et incongru qui contraste avec les scènes barrées qui débordent de l'album.
Ce mauvais trip dissipé on retombe assez vite avec plaisir dans l'univers irrévérencieux et décalé de Lola Cordova, assez vite pour lui pardonner cette petite facilité...
Puis quelques pages après, quel final!
Bref, si je devais utiliser une formule simple pour décrire cette BD, je dirais : "Couillue et d'une rare intensité". A acheter, à lire, à aimer...
Une des BDs les plus noires que j'ai jamais lue. Il est difficile de trouver dans l'ensemble de ce bien bel ouvrage une case qui respire autre chose que le désenchantement, la noirceur ou le pessimisme. Tout cela est glauque et cynique à souhait : bref, ça fait froid dans le dos (brrrr!!)
L'histoire, quant à elle, est une sorte de "resucée" (po joli comme terme, mais j'en trouve pas d'autre...) de 1984, remise au goût du jour (m'enfin, tout cela reste excessivement intemporel tout de même). Moore a réussi à éviter le piège du canevas classique "héros gentil et sa belle qui veulent sauver le monde du totalitarisme", en insufflant au personnage principal un aspect sombre et inquiétant aussi bien dans son attitude que dans ses actes : moi j'aime beaucoup son côté "on ne peut pas faire la révolution sans faire péter quelques monuments", ça doit être mon petit côté Arlette qui ressort.
Concernant le dessin, je trouve qu'il est en parfaite adéquation avec le message délivré, rien à redire là-dessus pour ma part ; même si ce n'est pas le plus beau coup de crayon qui soit, il est très expressif et singulièrement angoissant.
Une lecture vivement conseillée donc, même si j'ai décroché une ou deux fois du récit. Un ouvrage qui doit, à mon sens, se trouver dans toute bonne BDthèque qui se respecte.
Le comic a eu sa période de révisionnisme et quand on voit la qualité des œuvres qui en ont découlé on se dit que c'est fort heureux. Des auteurs de la trempe de Miller (ou Moore parmi les plus célèbres) ont instauré cela, ça a bouleversé les codes établis et sorti les personnages de leur carcan super-héroïque niais pour leur donner le nouveau souffle qu'ils méritaient.
Au niveau du scénario "Batman year one" est une réécriture finalement assez fidèle des premières aventures du Batman des origines, à ceci près que la niaiserie bienveillante a disparue au profit d'une histoire bien plus sombre et froidement réaliste.
Cet album retrace les débuts du justicier le plus définitif de Gotham, on le voit fréquemment en proie au doute, et, en cette période ou la police n'est pas encore son alliée, il a de bonnes raisons de douter du bien fondé de ses actions.
Batman qui manque encore d'expérience et d'assurance malgré la peur qu'il commence a faire naître dans le milieu de la pègre de Gotham, est représenté ici d'une façon bien différente de ce qu'il sera avec plus de maturité.
Gordon est l'autre personnage capital du récit, flic intègre dans une ville de fous, Gordon doit servir et protéger les bons citoyens tout en affrontant ses problèmes personnels et en évitant les pièges que lui tendent les hautes instances corrompues de Gotham. Un personnage fier et fort, représenté ici comme un vrai dur qui ne baisse pas la tête et ne cède devant personne (Miller style). Pourtant, on le sent si menacé et en proie à ses angoisses qu'on ne peut que s'y attacher. Il réussit ici sans peine à avoir son heure de gloire, et vole sans problème la vedette à Batman.
Les dessins de David Mazzuchelli (qui a longtemps travaillé avec Miller avant ce "year one") sont extraordinaires, au niveau des perspectives c'est toujours très percutant et le découpage est parfait.
Mazzuchelli rend les personnages humains et expressifs sans tomber dans l'exubérance, c'est sobre, c'est idéal.
Sa façon de représenter Batman est rétro, c'est un Batman "grosse tête" un peu façon Adam West, en tout cas c'est marquant et emblématique... quand je pense à Batman c'est une image de Mazzuchelli que j'ai en tête désormais.
Quel dommage que ce dessinateur talentueux se soit retiré du mainstream.
Pour moi cet album est culte avec ou sans le Dark knight du même Miller, et, même si les deux oeuvres fonctionnent très bien en parallèle, Year one ne peut être juste considéré comme un simple complément. C'est une œuvre forte possédant sa propre personnalité.
Les morceaux de bravoure ne manquent pas, la fin est fantastique et certaines scènes sont d'anthologie.
Indispensable!
Quel bonheur !!!
Un manga extraordinaire, à classer au panthéon de la bande dessinée policière, et du thriller en général. Naoki Urasawa est un conteur sensationnel qui sait faire rebondir son intrigue (trop, diront certains) à des moments stratégiques du récit pour saisir son lecteur aux tripes et lui imposer une véritable sensation de dépendance, ce qui demeure un exploit pour une histoire qui frise les 4000 pages.
Tout est réuni pour faire de cette BD un classique : une action et une intrigue haletantes ayant pour cadre des lieux plutôt rarement décrits en BD et surtout en manga (Allemagne-Europe de l'Est), des personnages qui sont autant de références à des oeuvres antérieures : Kenzo Tenma et le commissaire Runge sont les pendants de Richard Kimble et du lieutenant Gerard de la série TV Le Fugitif, tandis que Johann est le digne successeur du démon à visage d'ange Michio Yuki, que l'on croise dans le magnifique manga d'Osamu Tezuka, MW. Ajoutez à cela une galerie de personnages secondaires épatants (mention toute particulière à Grimmer, mon personnage préféré) et un suspense à couper le souffle jusqu'à l'ultime planche (et quelle planche !!), et vous obtenez ce qui est pour moi un immanquable.
Merci à Kana/Dargaud de nous avoir offert cette si belle série, dans une édition de qualité (avec quelques petits bémols quand même concernant l'impression et les fautes d'ortogaffe).
Monster est fini (snif, snif), mais 20th Century Boys du même auteur continue, et ça c'est très chouette. Espérons que d'autres éditeurs se pencheront sur les oeuvres antérieures du sieur Urasawa, car elles méritent pour la plupart d'être découvertes par le public français.
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Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Wahou, quelle claque !!! Ca faisait un sacré moment que je n'avais rien lu d'aussi original en science-fiction (en plus, c'est loin d'être mon genre préféré en BD). Un régal graphique, un découpage d'excellente qualité et qui plus est bougrement original, une héroïne (ah Lola!!) intrépide, irrévérencieuse, sensuelle, et j'en passe... On se laisse embarquer sans problème, et pis ça a beau être du photoshop, c'est quand même rudement classe. Un tout petit bémol : la fin est un tantinet en deça au niveau du rythme, et l'apparition de notre JC national est plus ou moins bien sentie. Mais bon, ne boudons pas notre plaisir, pour un one-shot, c'est du très haut du panier. En résumé, un grand grand grand grand moment de lecture. Merci m'sieur Qwak.
Sanctuaire
Un culte oui un CULTE !!! C'est sombre, c'est grand, c'est beau, c'est un titre que je conseille sans hésiter. L'atmosphère prenante et oppressante du sanctuaire, les dessins des vieilles pierres qui le caractérise sont d'une grande beauté. GENIAL !!!!!!!!!!!
Garulfo
J'adore vraiment cette BD, tant au niveau du dessin (magnifique et magique) que du scénario, drôle et réfléchi. On ne se lasse pas de le lire encore et encore. Garulfo est, avec De Cape et de Crocs, la BD que je prends le plus plaisir à lire. Culte! Indispensable !
De Cape et de Crocs
Que dire de plus sur cette BD... Elle est tout simplement magique et magnifique à tout point de vue. Les dessins sont fabuleux, somptueux... il manquerai des mots pour les qualifier... De Cape et de Crocs est une excellente BD, à lire et à relire pour les subtilités des dialogues et la qualité des dessins. Un régal !
I.N.R.I
Après avoir lu les 2 premiers tomes de cette suite du triangle secret, ce que l'on peut en dire est que ceux qui ont apprécié la série mère, ne seront pas déçus par ce "INRI". Alors que dans le TS, on suivait Didier Mosèle à notre époque avec quelques incursions dans le passé, ici il s'agit de l'inverse. On suit les 5 "frères" au début du XIIe siècle et il y a quelques pages dédiés à notre époque. Le dessin n'est toujours pas extraordinaire, mais la force de cette BD se situe dans son scénario et dans tous les mystères qui en découlent... Encore 2 ans pour connaître le fin mot de l'histoire...dommage c'est long. 3ème tome lu et le mystère est intact je monte ma note à culte car j'ai passé un très bon moment à re-lire les deux premiers tome avant de me jeter sur le 3ème. Encore un an à attendre et dire que "Hertz" arrive...
Les Chroniques de Magon
J’ai beaucoup apprécié l’univers de cette BD, qui se place dans un futur post-apocalyptique. L’intrigue évolue énormément au cours des albums et je trouve en cela que le 3ieme album est une véritable réussite. Les personnages sont particulièrement bien travaillés : On nous livre quelques brides d’informations sur chacun d’eux au fur et à mesure de l’histoire. C’est bien fait et cela nous tient en halène. Le dessin est superbe (une mention très bien pour les personnages) et la mise en couleur est de toute beauté. J’aime beaucoup et il me tarde vraiment de lire la suite. MAJ 04/07/06 après lecture du tome 4: Franchement cette BD est excellentissime ! Le scénario est super bien ficelé et nos personnages sortent enfin de l’enclave de Magon. Ils y rencontrent de nouveaux personnages tout aussi mystérieux les uns que les autres. Attention de ne pas laisser en plan le lecteur par rapport à la découverte du vaisseau spatial dans le deuxième tome.
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Attention BD marquante! Lola Cordova (quel nom!) est une expérience de lecture très agréable, les innovations visuelles fourmillent à chaque page, le scénario réussi à allier une originalité déjantée à une simplicité déroutante. Lola Cordova est une BD au moins aussi fatale que son héroïne éponyme, on a une envie dévorante de la lire très vite pour ne pas perdre une miette de l'intrigue... et en même temps on s'extasie devant tant d'innovations graphiques et picturales; du coup, sitôt la BD lue une envie pressante et irréversible de relecture se fait sentir. Au niveau des illustrations, ok c'est du "photoshop", c'est du "à l'ordi" mais ce n'est pas froid ni sans âme, c'est de perpétuelles expériences graphiques intelligentes, et, quand la technique se place au service de l'art avec autant de justesse on ne peut que s'incliner devant le résultat. L'héroïne, quelle héroïne! Quand on emploie ce mot pour Lola il est loin d'être galvaudé. Lola Cordova est une pute camée qui veut sauver le monde, elle ne recule devant rien pour y parvenir elle a un charme fou et sait se servir de ses avantages mieux que personne. En plus son humour à froid est des plus ravageur et fait toujours mouche. Une BD culte de facto, même si à l'instar de pas mal d'autres posteurs, j'ai trouvé l'apparition de Chirac, sur la page la plus molle de l'album, assez malvenue. Dommage, c'est un court passage un peu frileux et incongru qui contraste avec les scènes barrées qui débordent de l'album. Ce mauvais trip dissipé on retombe assez vite avec plaisir dans l'univers irrévérencieux et décalé de Lola Cordova, assez vite pour lui pardonner cette petite facilité... Puis quelques pages après, quel final! Bref, si je devais utiliser une formule simple pour décrire cette BD, je dirais : "Couillue et d'une rare intensité". A acheter, à lire, à aimer...
V pour Vendetta
Une des BDs les plus noires que j'ai jamais lue. Il est difficile de trouver dans l'ensemble de ce bien bel ouvrage une case qui respire autre chose que le désenchantement, la noirceur ou le pessimisme. Tout cela est glauque et cynique à souhait : bref, ça fait froid dans le dos (brrrr!!) L'histoire, quant à elle, est une sorte de "resucée" (po joli comme terme, mais j'en trouve pas d'autre...) de 1984, remise au goût du jour (m'enfin, tout cela reste excessivement intemporel tout de même). Moore a réussi à éviter le piège du canevas classique "héros gentil et sa belle qui veulent sauver le monde du totalitarisme", en insufflant au personnage principal un aspect sombre et inquiétant aussi bien dans son attitude que dans ses actes : moi j'aime beaucoup son côté "on ne peut pas faire la révolution sans faire péter quelques monuments", ça doit être mon petit côté Arlette qui ressort. Concernant le dessin, je trouve qu'il est en parfaite adéquation avec le message délivré, rien à redire là-dessus pour ma part ; même si ce n'est pas le plus beau coup de crayon qui soit, il est très expressif et singulièrement angoissant. Une lecture vivement conseillée donc, même si j'ai décroché une ou deux fois du récit. Un ouvrage qui doit, à mon sens, se trouver dans toute bonne BDthèque qui se respecte.
Batman - Année Un (Year One)
Le comic a eu sa période de révisionnisme et quand on voit la qualité des œuvres qui en ont découlé on se dit que c'est fort heureux. Des auteurs de la trempe de Miller (ou Moore parmi les plus célèbres) ont instauré cela, ça a bouleversé les codes établis et sorti les personnages de leur carcan super-héroïque niais pour leur donner le nouveau souffle qu'ils méritaient. Au niveau du scénario "Batman year one" est une réécriture finalement assez fidèle des premières aventures du Batman des origines, à ceci près que la niaiserie bienveillante a disparue au profit d'une histoire bien plus sombre et froidement réaliste. Cet album retrace les débuts du justicier le plus définitif de Gotham, on le voit fréquemment en proie au doute, et, en cette période ou la police n'est pas encore son alliée, il a de bonnes raisons de douter du bien fondé de ses actions. Batman qui manque encore d'expérience et d'assurance malgré la peur qu'il commence a faire naître dans le milieu de la pègre de Gotham, est représenté ici d'une façon bien différente de ce qu'il sera avec plus de maturité. Gordon est l'autre personnage capital du récit, flic intègre dans une ville de fous, Gordon doit servir et protéger les bons citoyens tout en affrontant ses problèmes personnels et en évitant les pièges que lui tendent les hautes instances corrompues de Gotham. Un personnage fier et fort, représenté ici comme un vrai dur qui ne baisse pas la tête et ne cède devant personne (Miller style). Pourtant, on le sent si menacé et en proie à ses angoisses qu'on ne peut que s'y attacher. Il réussit ici sans peine à avoir son heure de gloire, et vole sans problème la vedette à Batman. Les dessins de David Mazzuchelli (qui a longtemps travaillé avec Miller avant ce "year one") sont extraordinaires, au niveau des perspectives c'est toujours très percutant et le découpage est parfait. Mazzuchelli rend les personnages humains et expressifs sans tomber dans l'exubérance, c'est sobre, c'est idéal. Sa façon de représenter Batman est rétro, c'est un Batman "grosse tête" un peu façon Adam West, en tout cas c'est marquant et emblématique... quand je pense à Batman c'est une image de Mazzuchelli que j'ai en tête désormais. Quel dommage que ce dessinateur talentueux se soit retiré du mainstream. Pour moi cet album est culte avec ou sans le Dark knight du même Miller, et, même si les deux oeuvres fonctionnent très bien en parallèle, Year one ne peut être juste considéré comme un simple complément. C'est une œuvre forte possédant sa propre personnalité. Les morceaux de bravoure ne manquent pas, la fin est fantastique et certaines scènes sont d'anthologie. Indispensable!
Monster
Quel bonheur !!! Un manga extraordinaire, à classer au panthéon de la bande dessinée policière, et du thriller en général. Naoki Urasawa est un conteur sensationnel qui sait faire rebondir son intrigue (trop, diront certains) à des moments stratégiques du récit pour saisir son lecteur aux tripes et lui imposer une véritable sensation de dépendance, ce qui demeure un exploit pour une histoire qui frise les 4000 pages. Tout est réuni pour faire de cette BD un classique : une action et une intrigue haletantes ayant pour cadre des lieux plutôt rarement décrits en BD et surtout en manga (Allemagne-Europe de l'Est), des personnages qui sont autant de références à des oeuvres antérieures : Kenzo Tenma et le commissaire Runge sont les pendants de Richard Kimble et du lieutenant Gerard de la série TV Le Fugitif, tandis que Johann est le digne successeur du démon à visage d'ange Michio Yuki, que l'on croise dans le magnifique manga d'Osamu Tezuka, MW. Ajoutez à cela une galerie de personnages secondaires épatants (mention toute particulière à Grimmer, mon personnage préféré) et un suspense à couper le souffle jusqu'à l'ultime planche (et quelle planche !!), et vous obtenez ce qui est pour moi un immanquable. Merci à Kana/Dargaud de nous avoir offert cette si belle série, dans une édition de qualité (avec quelques petits bémols quand même concernant l'impression et les fautes d'ortogaffe). Monster est fini (snif, snif), mais 20th Century Boys du même auteur continue, et ça c'est très chouette. Espérons que d'autres éditeurs se pencheront sur les oeuvres antérieures du sieur Urasawa, car elles méritent pour la plupart d'être découvertes par le public français.