Les derniers avis (7550 avis)

Par Gillix
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Valbert
Valbert

Voilà ce que j'appelle une excellente surprise ! Et pour un premier essai dans l'univers impitoyable de la bande dessinée, Reutimann et Gabus ont réussi ma foi un fort bel essai (dans le sens rugbystique du terme) qu'il va leur falloir transformer dans le prochain album, mais je suis confiant ! Pourquoi ? Reprenons depuis le début : Valbert et ses amis sont de joyeux libertaires libertins et anarchistes dans une dictature imaginaire. Les villes de ce royaume se trouvent toutes sur des promontoires rocheux, reliés par des ponts au reste du royaume. Valbert, lui, vit dans une ancienne carrière qu'il a aménagée pour ses besoins courants. Au début de cette histoire, Valbert et ses amis ne sont guère plus que des anarchistes de tavernes. Autrement dit, ils restent inoffensifs, ils sont le poil à gratter des gouvernants, mais cela ne va pas plus loin. Pourtant les choses s'emballeront suite à la rencontre... mouvementée... que Valbert fera avec un jeune orphelin. A partir de là, tout s'accélérera. Tout l'intérêt de cette histoire est là, dans la transformation d'un anarchiste bon vivant en révolutionnaire. Car c'est bien vers une révolution que nous dirigent les auteurs, avec un certain talent. Je n'ai aucune certitude mais vu l'ambiance générale, les paysages, cette histoire pourrait tout à fait se situer dans l'arrière-pays niçois. Et cela m'amène à faire un parallèle avec une autre oeuvre que j'aime beaucoup qui est le Lalin de Baudoin. Ce côté de générosité un peu folle, ce sens de l'honneur si particulier de Valbert me font tendre vers cette autre histoire de révolution, réelle celle-là. D'ailleurs, le dessin de Reutimann me semble être l'enfant illégitime qu'aurait pu avoir... Baudoin avec... les images d'Epinal ! Je sais, la comparaison est osée et j'ai un peu tendance à m'emballer, mais lorsque l'on aime, on perd vite le sens de la mesure. Et j'aime vraiment beaucoup ce que j'ai découvert là ! Si ces quelques lignes ne vous convainquent pas, je vous encourage à lire le 4ème de couverture. Vous y trouverez un texte de présentation de l'album prévu initialement en préface et signé Jean-Luc Bideau. Peut-être connaissez-vous ce comédien truculent ? Alors si vous ne suivez pas mes mots, suivez les siens ! Mais de toute façon, cela reste à vous de voir. Mais entre nous, si vous passez à côté de cet album... vous le regretterez !

28/02/2006 (modifier)
Par Gillix
Note: 5/5
Couverture de la série Leonora
Leonora

J'ai acheté cette BD sur la foi du nom de David B., dont je viens de découvrir le travail et... franchement, je ne suis pas déçu. Je ne connaissais pas la dessinatrice, Pauline Martin, et j'ai trouvé plaisant ce que j'ai découvert. Il s'agit de l'histoire d'une jeune femme, noble, choisissant de quitter son foyer pour partir en quête du Graal. L'histoire se déroulant à la fin du moyen-âge, ce point de départ ne manque pas de piquant. Imaginez, une femme qui choisit de se lancer dans une "affaire" d'hommes... Mais si elle part à l'aventure, c'est bel et bien à cause de la démission des mâles, de leur penchant pour la traîtrise et le lucre plutôt que la droiture, l'honneur et la cause de la veuve et de l'orphelin... En utilisant cette symbolique, David B. nous entraîne dans ses abîmes de réflexions, dans lesquels il nous promène, pour peu que nous le laissions faire... Le graphisme de Pauline Martin, lui, colle parfaitement tant à l'ambiance du scénario qu'à son essence. En effet tout au long des pages, il n'a jamais cessé de m'évoquer les enluminures et autres livres d'heures du moyen-âge, me ramenant sans cesse aux côtés fabuleux des superstitions et légendes de cette époque qui nous sont parvenus. En conclusion, nous avons chacun nos goûts d'accord, mais... franchement vous auriez tort de passer à côté de cette oeuvre ! Même si cela reste à vous de voir !

28/02/2006 (modifier)
Par Quentin
Note: 5/5
Couverture de la série Le Journal de mon père
Le Journal de mon père

Une femme divorce et abandonne son fils et sa fille. Le fils tient son père responsable du départ de sa mère. Une fois adulte, il s’éloigne de sa famille et ne voit plus son père pendant 15 ans. Quand son père décède, il revient à contre coeur à l’enterrement… pour découvrir au travers le récit de son oncle, de sa soeur et des amis de son père, que ce dernier était une toute autre personne que ce qu’il s’imaginait et qu’il avait énormément souffert de son divorce et de la séparation avec son fils. Il commence à comprendre les raisons du divorce de ses parents, et peut enfin se réconcilier avec son propre passé. L’histoire se développe petit à petit, à son rythme, pendant la veillée funèbre ponctuée de flash-back revisitant le passé. La charge émotionnelle devient énorme, mais reste pleine de pudeur et de retenue. « Le journal de mon père » est un chef d’oeuvre, à ne pas manquer.

28/02/2006 (modifier)
Par YOAFRE
Note: 5/5
Couverture de la série Frère Boudin
Frère Boudin

Le frère Boudin est une joyeuse invention de Michel greg. C'est un peu l'antithèse d'Achille Talon (autre personnage incontournable). Humour pas franchement décalé mais plaisant. Je suis à la recherche du tome deux depuis maintenant plus de 10 ans. Alors ne pas hésiter à visiter les greniers au cas où.

25/02/2006 (modifier)
Par klechko
Note: 5/5
Couverture de la série Sir Arthur Benton
Sir Arthur Benton

Après lecture des deux premiers tomes de cette histoire qui commence en 1945 avec l’interrogatoire à Berlin d’un anglais qui était pendant 15 ans à la solde des nazis, les auteurs ont construit leur scénario en imaginant comment grâce à un réseau d’espionnage, des luttes d’influences et des trafics douteux, les nazis ont pu dans un premier temps accéder démocratiquement au pouvoir et ensuite appliquer leur idéologie. Je dois dire que pour un sujet qui au départ peut paraître peu original puisque déjà visité à plusieurs reprises et difficile de surcroît, le résultat a dépassé toutes mes attentes avec en prime un petit côté pédagogique fort sympathique tout en restant bien sur une œuvre de fiction. Un mot sur le dessin et les couleurs que je trouve très réussies mais qui pourront déplaire à certains puisque tout est réalisé en aquarelles et demandent donc un temps d’adaptation notamment pour ne pas confondre les personnages. En tout cas, c’est un régal pour les amateurs du genre. Enfin un grand merci aux éditions Emmanuel Proust qui nous présentent souvent des séries de qualité (de surcroît en 3 tomes ce qui devient assez rare pour être noté) et à Tarek et Perger de m’avoir fait passer un si bon moment. A lire absolument en attendant le troisième tome! Et voilà, le troisième est sorti et l'on peut enfin avoir le fin mot de cette histoire que j'ai trouvé passionnante et dont la relecture m'a procuré encore plus de plaisir. J'aime vraiment beaucoup, beaucoup, c'est remarquablement réalisé et documenté, tellement que l'on en oublie presque que c'est une oeuvre de fiction. Je réhausse ma note de 4 à 5 et place cette série dans mes séries cultes! Bravo !

24/02/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Gaston Lagaffe
Gaston Lagaffe

Encore une série culte, je conseille cependant d'acheter seulement l'ancienne édition pour profiter des couvertures de Franquin. J'ai été moins convaincu par les dernières rééditions dans l'ordre de la série, à la fin des années 90. Si l'on fait un détour par la série originale : je ferai ce constat. Les albums R1 à R5 me plaisent un peu moins car je trouve les gags en demi-planche avec Fantasio un peu répétitifs. Mais à partir de Des gaffes et des dégâts, on entre dans le chef d'oeuvre de Franquin. Le paroxysme de l'humour étant atteint (à mon avis) par les albums Le cas Lagaffe (arrivée de la mouette et du chat) et le Géant de la Gaffe. On se souviendra de Prunelle, de Mesmaecker ou Jules de chez Smith. De plus, cette série était une vraie description (humoristique) de la rédaction du journal Spirou. Bref, tout est à lire et à relire.

24/02/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Arq
Arq

Une série très impressionnante et qui nécessite plusieurs lectures. Andréas a prévu son histoire en 18 albums (3 cycles de 6 tomes). Celui-ci utilise un découpage des planches très original. Difficile de savoir où il veut nous mener, les informations sont données par petits bouts. Je conseille vivement l'achat de cette série très particulière.

24/02/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Blueberry
Blueberry

Que dire sur cette BD, le must du western en bd. Cette série est à lire dans son entier pour bien cerner toute sa richesse, soit les 28 tomes. Le premier cycle, sur les guerres indiennes, qui couvre les 5 premiers albums est certes un peu enfantin, mais il est dans la tradition des western à la John Ford et fonctionne sur le principe de la course-poursuite. L'histoire L'homme à l'étoile d'argent fut mon premier vrai coup de coeur. Elle n'est pas sans rappeler des excellents films comme Rio Bravo ou El Dorado. Ensuite, le deuxième cycle qui couvre les albums 7 à 10, est beaucoup plus structuré que le premier et nous décrit la construction du chemin de fer et la rivalité des deux compagnies. Le summun de ce cycle étant l'album Général Tête Jaune. Puis vient le merveilleux dyptique de la mine de l'allemand perdu et le non moins merveilleux cycle du Mexique. Charlier lorgne ici vers du Sergio Leone et Giraud fait des prouesses au dessin. Les épisodes Hors-la-loi et Angel Heart étant l'apogée, à mon avis de la série. Charlier revient seulement en 1979, avec le cycle indien Nez Cassé. On y croise un Blueberry désabusé, toujours hors-la-loi et qui a choisi de vivre avec un peuple qui ne le déteste pas. Cela se terminera par l'album le bout de la piste qui permettra de mettre un terme à une bonne partie de l'intrigue. Arizona Love est un album à part et relativement mal construit. Enfin, on peut faire une analyse du dernier cycle, entièrement réalisé par Giraud. Si la construction de l'intrigue est moins limpide que chez Charlier, je trouve toujours cette série très intéressante. Le Blueberry inactif et joueur n'est pas pour me déplaire.

23/02/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Monsieur Jean
Monsieur Jean

Une oeuvre d'une rare qualité. La description des rapports de Monsieur Jean avec les femmes est d'une justesse remarquable. Ce qui me plaît chez Monsieur Jean, c'est son côté spleen désabusé. Les situations sont très bien pensées et les personnages secondaires ne sont pas que des faire-valoir.

23/02/2006 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 5/5
Couverture de la série Le retour à la terre
Le retour à la terre

Trois albums très drôles et poétiques qui nous montrent la vie de Manu Larssinet le dessinateur, exilé à la campagne. Les inquiétudes face au métier de dessinateur, à la paternité ou à la vie à la campagne sont décrites avec beaucoup d'humour et de tendresse. Sans doute, parmi les meilleurs strips de ces 10 dernières années.

23/02/2006 (modifier)