Difficile de noter ou même de parler de Cages, ouvrage que j’hésite même à appeler « bande-dessiné », tant on est à des années-lumières de la production grand-public. Pendant 500 pages Dave McKean philosophe sur l’art, son rôle dans la société, sa difficulté, mais aussi sur l’amour, la vie, la mort, la religion…
Et le pire c’est que je n’ai jamais trouvé ça ennuyeux ou prétentieux. Certes certains passages sont un peu plus longuets que d’autres, mais l’ensemble reste très agréable à suivre, et certains chapitres m’ont, je pense, marqué à vie. Je pense par exemple au passage qui raconte la performance sur scène du musicien (« The angel ») le jour où il avait perdu un proche… ou la tirade d’un mari en colère et désespéré par le traumatisme religieux qu’a subi sa femme… ou encore la conversation finale sur la vie, la mort, et ce qui rend cette dernière supportable. Que de moments forts que je me vois relire régulièrement.
Quant au graphisme, il est tout simplement époustouflant. Si vous avez l’occasion de feuilleter Cages dans une boutique, vous découvrirez une variété de styles graphiques incroyable, du dessin en bichromie au dessin photo-réaliste, en passant par de la peinture couleur ou des pages de roman-photos. Le mélange est osé mais jamais indigeste, et l’ensemble est vraiment d’une incroyable beauté.
Une œuvre majeur de la BD (ou devrais-je dire de l’art en général), et que, même si je suis bien conscient que l’on perçoit tous une œuvre d’art différemment, vous vous devez d’avoir lu si vos papilles artistiques sont en manque d’émotions.
Madelin l'enchanteur, tel aurait pu être le titre de cette aventure extraordinaire "quand soudain surgissant de nulle part survient un clown dans le noir de la couverture".
"Itinéraire d'un clown pressé" à réaliser ses rêves à l'aide d'une baguette magique. Après un long chemin pavé de "nuits d'intrigues" il arrive à ses fins.
Madelin a créché dans un sous-sol où il est né d'une affiche pour un festival "Le 1er festival international du clown et de la magie". Il a vécu au placard 5,6 festivals avant de vouloir décrocher, il en avait marre de faire tapisserie et il est tombé dans les bras de son père adoptif, Arnaud Cambier, qui l'a transformé de quelques coups de crayons pour en faire le héros que l'on connaît et que vous apprécierez en achetant cet album comparable, en transposant, au célèbre album de Beatles "Abbey Road" où l'on a un tout cohérent "Meddley" fait d'un collage de 8 ou 9 parties différentes.
Les personnes qui connaissent et aiment la ville de Tournai se feront un plaisir de repérer les endroits familiers de la ville et certains connus mais inexplorés d'un certain point de vue.
L'album ne peut pas vraiment être rattaché à quelconque mouvance artistique. Il est original de par son autodidactisme.
Il serait apparenté à certains artistes uniques et déterminés tels le douanier Rousseau, le facteur Cheval pour l'opiniâtreté à faire aboutir un chef-d'oeuvre, tels Tiepolo et Escher pour la géométrie des constructions dans l'espace ou tels Dali et Tanguy pour l'extravagance et l'étrangeté des univers esquissés.
L'album peut être lu à niveaux de lecture différents. Il est si riche qu'il peut être lu plusieurs fois tant il recèle de subtilités. Nul doute que cet album soit rapidement épuisé et fasse l'objet d'un réédition : la première édition est déjà un collector!
"Thing of Beauty is a joy for ever" John Keats.
Le JBT est une institution, un mythe, une légende chez les motards. Cette série est bourrée de défauts, style caricatural, répétitive, inégale (tout le monde vous le dira, le tome 4 est très en dessous et le tome 1 très au dessus du lot). Le changement de dessinateur n'aide pas non plus.
Et pourtant tous les motards connaissent le JBT. Très peu n'aime pas. Pourquoi ? Parce que cette série a un plus, que peu de BD ont : une âme. L'esprit motard et la passion qui anime les héros anime également les dessinateurs et les lecteurs. Ceci allié à un humour détonnant (même avec un silencieux) et à un style graphique emprunté à Franquin fait de cette série une recette magique. Une alchimie parfaite où le lecteur se sens bien.
Si vous êtes motard (de fait ou d'esprit) lisez les JBT, vous ne pourrez que passer un bon moment.
Buddy Longway est un ami fidèle. Il a un avantage énorme sur un personnage courant de BD c'est qu'il vieillit. Comme vous et moi, il prend des rides... et cela fait plaisir à voir. Le monde des indiens et celui que nous aimerions voir toujours exister. C'est beau, c'est grand, c'est culte.
Blueberry est vraiment ce qui se fait de mieux en BD Western. Toujours copié, jamais égalée, la série se décline même en La jeunesse de Blueberry et "Marshal Blueberry" qui sont quand même à part. La série comporte actuellement 28 tomes (de "Fort Navajo" à "Dust") qui seront le fleuron de votre bibliothèque. Si vous aimez le genre, et le style, c'est une valeur sûre. Les deux meilleurs tomes sont probablement "La mine de l'Allemand perdu" et sa suite "Le spectre aux balles d'or". C'est sur ce thème que le fameux film devait reposer, mais au dernier moment, le metteur en scène a rencontré un Shaman Navajo et fait une expérience mystique qu'il a voulue de toutes forces caser dans le film, le transformant en une bouse infâme. Sinon, cette BD est un monument incontournable menée de main de maître par le duo Charlier (Tanguy et Laverdure, Barbe rouge) et Giraud (L'incal, entre autres).
Ne pas donner la note culte à la première bd venue ?
C'est le cas. Je pense n'avoir rien lu d'aussi bon depuis des années.
Que ce soit dans le scénario, qui avec un minimum de personnages nous donne toute l'étendue des sentiments par lesquels un homme puisse passer, que par le dessin qui nous fait vite oublier que cet univers n'est pas le nôtre, et qui nous donne envie de prendre un billet pour aller voir les fabuleux jardins de Peeters, des jardins pleins de d'odeurs, de saveurs, de vie.
Il y a de la couleur partout dans ces albums en noir et blanc.
La couleur d'un rêve, d'une illusion, de l'amitié, de l'amour, du désespoir, de la peur.
Que de féerie.
E-N-O-R-M-E !!!! Ce petit manga est un chef-d’oeuvre de perversité et d'autodérision envers ce pauvre Eikeichi Onizuka qui arrivera toujours à la fin de chaque épisode, à trouver une morale à chaque situation qu'il débloque et punira ou en tout cas repentira et ralliera à sa cause tous les élèves hostiles à son arrivée ! Le personnage du sous directeur (je crois) est terrible aussi (surtout avec sa Cresta !! mdr) .
Voilà à lire absolument ou à regarder en anime ! (mais l'histoire est un peu différente)
Voilà une oeuvre particulière, indépendamment de son origine géographique, qui ne laisse personne insensible, positivement ou négativement. Les quelques discussions que j'ai suivies à son sujet ont toujours donné des avis tranchés, dans un sens ou dans l'autre. Pourquoi ?
Une première explication pourrait tenir dans le scénario, que certains n'hésitent pas à résumer à son titre : Blame! En fait de scénario, il faut, à mon sens, davantage parler de ligne directrice. Nihei ne nous donne aucun arrière plan (et ne venez pas me dire que Noise apporte des réponses), aucune clé au démarrage. Les quelques réponses qui nous sont distillées au fil des albums amènent trois fois plus de questions. Nous nageons en plein brouillard. Dès lors, il ne nous reste que deux options, soit nous nous laissons emporter par "l'histoire", soit nous bloquons (et donc n'aimons pas). A titre personnel, j'aime bien les auteurs qui laissent libre champ à mon imagination, et là je suis gâté.
Une autre explication pourrait venir du travail graphique de Nihei. C'est un architecte de formation et cela se voit. Il n'est jamais aussi à l'aise que dans le design de son "décor" urbain. L'univers est glauque, oppressant, même lorsque le héros arrive dans un "espace libre". Donc là encore, soit nous aimons, soit nous détestons et personnellement j'aime cet univers graphique particulier.
Donc voilà une série que je vous recommande, mais attention, dans ce cas plus que dans d'autre, c'est à vous de voir !
Un livre sur l’enfance et l’adolescence, sur les doutes, les angoisses et la difficulté de devenir adulte, les premiers amours, les premières désillusions et les trahisons aux promesses qu’on s’était faites. Sujet brillamment traité, construction impeccable, dessins superbes, avec quelques allégories inoubliables. « Blankets » est déjà devenu un album culte, un classique à ne pas manquer.
Pfff... étourdissant, enivrant, grisant, ...
Ce n'est peut-être pas le meilleur de Tanigushi, mais il en vaut réellement le détour. Quel travail incroyable derrière toutes ses planches, les illustrations des différentes montagnes, les plans jusque dans les détails sont époustouflants. Et que dire des portraits en début de chapitre, je voudrais les agrandir en poster pour en tapisser mes murs.
Le scénario est réellement bien construit, tout en finesse. Le lecteur avance petit à petit un peu comme si on accompagnait les personnages dans leur quête, que leurs émotions devenaient perceptibles.
Bref... je ne pourrais pas imaginer une étagère de ma bibliothèque sans cette série culte !
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Cages
Difficile de noter ou même de parler de Cages, ouvrage que j’hésite même à appeler « bande-dessiné », tant on est à des années-lumières de la production grand-public. Pendant 500 pages Dave McKean philosophe sur l’art, son rôle dans la société, sa difficulté, mais aussi sur l’amour, la vie, la mort, la religion… Et le pire c’est que je n’ai jamais trouvé ça ennuyeux ou prétentieux. Certes certains passages sont un peu plus longuets que d’autres, mais l’ensemble reste très agréable à suivre, et certains chapitres m’ont, je pense, marqué à vie. Je pense par exemple au passage qui raconte la performance sur scène du musicien (« The angel ») le jour où il avait perdu un proche… ou la tirade d’un mari en colère et désespéré par le traumatisme religieux qu’a subi sa femme… ou encore la conversation finale sur la vie, la mort, et ce qui rend cette dernière supportable. Que de moments forts que je me vois relire régulièrement. Quant au graphisme, il est tout simplement époustouflant. Si vous avez l’occasion de feuilleter Cages dans une boutique, vous découvrirez une variété de styles graphiques incroyable, du dessin en bichromie au dessin photo-réaliste, en passant par de la peinture couleur ou des pages de roman-photos. Le mélange est osé mais jamais indigeste, et l’ensemble est vraiment d’une incroyable beauté. Une œuvre majeur de la BD (ou devrais-je dire de l’art en général), et que, même si je suis bien conscient que l’on perçoit tous une œuvre d’art différemment, vous vous devez d’avoir lu si vos papilles artistiques sont en manque d’émotions.
Madelin - Le Clown tournaisien
Madelin l'enchanteur, tel aurait pu être le titre de cette aventure extraordinaire "quand soudain surgissant de nulle part survient un clown dans le noir de la couverture". "Itinéraire d'un clown pressé" à réaliser ses rêves à l'aide d'une baguette magique. Après un long chemin pavé de "nuits d'intrigues" il arrive à ses fins. Madelin a créché dans un sous-sol où il est né d'une affiche pour un festival "Le 1er festival international du clown et de la magie". Il a vécu au placard 5,6 festivals avant de vouloir décrocher, il en avait marre de faire tapisserie et il est tombé dans les bras de son père adoptif, Arnaud Cambier, qui l'a transformé de quelques coups de crayons pour en faire le héros que l'on connaît et que vous apprécierez en achetant cet album comparable, en transposant, au célèbre album de Beatles "Abbey Road" où l'on a un tout cohérent "Meddley" fait d'un collage de 8 ou 9 parties différentes. Les personnes qui connaissent et aiment la ville de Tournai se feront un plaisir de repérer les endroits familiers de la ville et certains connus mais inexplorés d'un certain point de vue. L'album ne peut pas vraiment être rattaché à quelconque mouvance artistique. Il est original de par son autodidactisme. Il serait apparenté à certains artistes uniques et déterminés tels le douanier Rousseau, le facteur Cheval pour l'opiniâtreté à faire aboutir un chef-d'oeuvre, tels Tiepolo et Escher pour la géométrie des constructions dans l'espace ou tels Dali et Tanguy pour l'extravagance et l'étrangeté des univers esquissés. L'album peut être lu à niveaux de lecture différents. Il est si riche qu'il peut être lu plusieurs fois tant il recèle de subtilités. Nul doute que cet album soit rapidement épuisé et fasse l'objet d'un réédition : la première édition est déjà un collector! "Thing of Beauty is a joy for ever" John Keats.
Joe Bar Team
Le JBT est une institution, un mythe, une légende chez les motards. Cette série est bourrée de défauts, style caricatural, répétitive, inégale (tout le monde vous le dira, le tome 4 est très en dessous et le tome 1 très au dessus du lot). Le changement de dessinateur n'aide pas non plus. Et pourtant tous les motards connaissent le JBT. Très peu n'aime pas. Pourquoi ? Parce que cette série a un plus, que peu de BD ont : une âme. L'esprit motard et la passion qui anime les héros anime également les dessinateurs et les lecteurs. Ceci allié à un humour détonnant (même avec un silencieux) et à un style graphique emprunté à Franquin fait de cette série une recette magique. Une alchimie parfaite où le lecteur se sens bien. Si vous êtes motard (de fait ou d'esprit) lisez les JBT, vous ne pourrez que passer un bon moment.
Buddy Longway
Buddy Longway est un ami fidèle. Il a un avantage énorme sur un personnage courant de BD c'est qu'il vieillit. Comme vous et moi, il prend des rides... et cela fait plaisir à voir. Le monde des indiens et celui que nous aimerions voir toujours exister. C'est beau, c'est grand, c'est culte.
Blueberry
Blueberry est vraiment ce qui se fait de mieux en BD Western. Toujours copié, jamais égalée, la série se décline même en La jeunesse de Blueberry et "Marshal Blueberry" qui sont quand même à part. La série comporte actuellement 28 tomes (de "Fort Navajo" à "Dust") qui seront le fleuron de votre bibliothèque. Si vous aimez le genre, et le style, c'est une valeur sûre. Les deux meilleurs tomes sont probablement "La mine de l'Allemand perdu" et sa suite "Le spectre aux balles d'or". C'est sur ce thème que le fameux film devait reposer, mais au dernier moment, le metteur en scène a rencontré un Shaman Navajo et fait une expérience mystique qu'il a voulue de toutes forces caser dans le film, le transformant en une bouse infâme. Sinon, cette BD est un monument incontournable menée de main de maître par le duo Charlier (Tanguy et Laverdure, Barbe rouge) et Giraud (L'incal, entre autres).
Lupus
Ne pas donner la note culte à la première bd venue ? C'est le cas. Je pense n'avoir rien lu d'aussi bon depuis des années. Que ce soit dans le scénario, qui avec un minimum de personnages nous donne toute l'étendue des sentiments par lesquels un homme puisse passer, que par le dessin qui nous fait vite oublier que cet univers n'est pas le nôtre, et qui nous donne envie de prendre un billet pour aller voir les fabuleux jardins de Peeters, des jardins pleins de d'odeurs, de saveurs, de vie. Il y a de la couleur partout dans ces albums en noir et blanc. La couleur d'un rêve, d'une illusion, de l'amitié, de l'amour, du désespoir, de la peur. Que de féerie.
GTO - Great Teacher Onizuka
E-N-O-R-M-E !!!! Ce petit manga est un chef-d’oeuvre de perversité et d'autodérision envers ce pauvre Eikeichi Onizuka qui arrivera toujours à la fin de chaque épisode, à trouver une morale à chaque situation qu'il débloque et punira ou en tout cas repentira et ralliera à sa cause tous les élèves hostiles à son arrivée ! Le personnage du sous directeur (je crois) est terrible aussi (surtout avec sa Cresta !! mdr) . Voilà à lire absolument ou à regarder en anime ! (mais l'histoire est un peu différente)
Blame !
Voilà une oeuvre particulière, indépendamment de son origine géographique, qui ne laisse personne insensible, positivement ou négativement. Les quelques discussions que j'ai suivies à son sujet ont toujours donné des avis tranchés, dans un sens ou dans l'autre. Pourquoi ? Une première explication pourrait tenir dans le scénario, que certains n'hésitent pas à résumer à son titre : Blame! En fait de scénario, il faut, à mon sens, davantage parler de ligne directrice. Nihei ne nous donne aucun arrière plan (et ne venez pas me dire que Noise apporte des réponses), aucune clé au démarrage. Les quelques réponses qui nous sont distillées au fil des albums amènent trois fois plus de questions. Nous nageons en plein brouillard. Dès lors, il ne nous reste que deux options, soit nous nous laissons emporter par "l'histoire", soit nous bloquons (et donc n'aimons pas). A titre personnel, j'aime bien les auteurs qui laissent libre champ à mon imagination, et là je suis gâté. Une autre explication pourrait venir du travail graphique de Nihei. C'est un architecte de formation et cela se voit. Il n'est jamais aussi à l'aise que dans le design de son "décor" urbain. L'univers est glauque, oppressant, même lorsque le héros arrive dans un "espace libre". Donc là encore, soit nous aimons, soit nous détestons et personnellement j'aime cet univers graphique particulier. Donc voilà une série que je vous recommande, mais attention, dans ce cas plus que dans d'autre, c'est à vous de voir !
Blankets - Manteau de neige
Un livre sur l’enfance et l’adolescence, sur les doutes, les angoisses et la difficulté de devenir adulte, les premiers amours, les premières désillusions et les trahisons aux promesses qu’on s’était faites. Sujet brillamment traité, construction impeccable, dessins superbes, avec quelques allégories inoubliables. « Blankets » est déjà devenu un album culte, un classique à ne pas manquer.
Le Sommet des dieux
Pfff... étourdissant, enivrant, grisant, ... Ce n'est peut-être pas le meilleur de Tanigushi, mais il en vaut réellement le détour. Quel travail incroyable derrière toutes ses planches, les illustrations des différentes montagnes, les plans jusque dans les détails sont époustouflants. Et que dire des portraits en début de chapitre, je voudrais les agrandir en poster pour en tapisser mes murs. Le scénario est réellement bien construit, tout en finesse. Le lecteur avance petit à petit un peu comme si on accompagnait les personnages dans leur quête, que leurs émotions devenaient perceptibles. Bref... je ne pourrais pas imaginer une étagère de ma bibliothèque sans cette série culte !