Excellent manga, je comprends pourquoi il est premier au Japon. Un peu répétitif certes, mais l’histoire est excellente, avec Akatsuki, Orochimaru et les autres. Je le préfère largement à Bleach et autres shonen. Enfin j’en suis au tome 34 et je ne suis pas déçu.
Bien sur, tout le monde a compris que le beau docteur (à l'insu de son plein gré) va se faire un plaisir de "réchauffer" la pauvre Setsuko.
Et celle-ci va se faire aussi un plaisir de rattraper le temps injustement perdu...
8 volumes qui se lisent bien, avec quelques petites répétitions ci et là, mais avec tellement de variantes que ça passe comme une lettre à la poste.
Les décors sont souvent vides, et la mangaka abuse parfois des personnages SD (super déformés), mais le but reste encore et toujours de s'amuser. Elle dynamite au passage beaucoup de clichés des romans à l'eau de rose...
Ai suru hito, en plus disjoncté !
Désolé de faire court, mais j'adore. Je me demande comment l'auteur fait pour trouver tout ça. Oui, c'est parfois tellement con qu'on ne peut pas s'empêcher de rigoler franchement sans tabou en lisant cette série totalement à la masse qui mélange humour, sexe soft et amour.
Je ne suis pas un partisan de mettre "culte" mais là, je me le dois. C'est culte dans son genre, mais pas culte à se prosterner devant le scénario, ni le dessin.
Un très bon comics pas manichéen qui nous entraîne le long de toute la vie de ces spéciaux. Scénario impeccable, très beau dessin, pas cliché... je conseille vivement cette saga qui est vraiment mon coup de cœur comics... que j'ai redécouvert récemment.
A côté de Monsieur Jabot et ses acolytes (M. Pencil, M. Crepin ou M. Vieux Bois), Bécassine fait figure de petite nouvelle venue dans le monde de la bd. En effet, beaucoup s’accordent pour dire que Rodolphe Töpffer (1799-1846) est celui par qui la BD est née. Oh, évidemment, on ne parlait pas alors de "bande dessinée". Ce compatriote de Zep parlait plus volontiers de "littérature d’estampes" pour décrire ses histoires formées de successions de scènes représentées graphiquement. Point encore de bulle, le texte figurait en dessous de chaque vignette. Cette idée de génie de créer des histoires à partir d’images commentées a notamment été saluée par Goethe.
Son trait tient davantage de la caricature. D’ailleurs le comportement de ses personnages n’est qu’une belle farce grimant le milieu bourgeois, ce qui fait ressortir le côté burlesque de ces récits vaudevillesques. Les situations virent souvent à l'absurde à la suite d’une succession de gags, quiproquos et de retournements de situation qui jalonnent la course au paraître du personnage central. Les histoires se terminent souvent par un mariage mais cela n’est pas pour autant systématiquement synonyme de "fin heureuse". Finalement, Töpffer est bien plus que l’inventeur de la BD, c’est le père d’un nouveau mode d’expression auquel il a également défini des codes.
Cette BD est difficile à noter car il ne correspond plus aux standards actuels. Mais pour un tel monument de la bd et ce qu'il représente, c’est un 5 étoiles bien mérité !
Quintett est pour moi une super surprise. Pas du tout emballé par la couverture, je ne l'aurais jamais ouvert si on ne me l'avait pas conseillé. Sur fond de guerre 14-18, les histoires d'amours des membres d'un groupe de musiciens entre deux bombardements.....
Le concept de la même histoire vue différemment par chacun des protagonistes est souvent utilisé avec plus ou moins de réussite. Là c'est une grande réussite, ou comment un simple détail de la première histoire devient un élément clé de la deuxième. C'est franchement très bien traité. A la fin du premier tome on a une certaine idée de Meric, à la fin du 2eme on en a une toute autre idée... Vivement la suite !
04/12/2007
Et c’est comme ça durant les 4 premiers tomes ! Chacune des histoires croisent et recoupent les 3 autres. Le scénario est maitrisé à la perfection, Franck Giroud est un conteur génial. Rien que ça !
Le dernier tome, la chute, est très différent des autres. Il se passe 16 ans plus tard et vient conclure la série en beauté. On découvre que les petits détails qui ont fait basculer la vie de Dora, Alban, Elias et Nafsika ne sont pas totalement dus au hasard.
Peut être que cette conclusion ne sera pas du gout de tous, mais moi j’ai adoré. Plus encore que ce dernier tome, c’est la relecture de la série complète qui m’a enchanté et me fait passer ma note de 4 à 5 étoiles.
C'est une série époustouflante où le graphisme étonne à chaque planche. S'il est plus édulcoré dans le premier tome, il s'affine et s'autorise des excentricités au fur et à mesure des épisodes. Le point culminant se trouve dans "Guilio et le drôle de monde" qui représente une suite originale à "la Malédiction des Sept boules vertes". Le héros est un doux mélange de Johan et Pirlouit, avec un zeste de Tintin et l'intérêt réside, à mon avis, dans les rencontres avec des personnages hauts en couleur. Merci à l'auteur de nous sortir des sentiers battus.
J'ai du mal à rester insensible aux commentaires précédents !!
"Tank Girl" est une BD culte !! C'est vrai que la traduction en français est plutôt mauvaise !! Pour défendre les traducteurs le vocabulaire original utilisé n'était déjà compréhensible que par une frange underground assez limitée de néo-punks londoniens azimutés.
Azimuté c'est le mot et on aime ou on n’aime pas... justement c'est pour ça que c'est devenu culte !!
On se pâme de plaisir à la lecture de "Tank Girl" ou on déteste et on prend même le temps de faire un post pour le dire !!!
Bref "Tank Girl" fait réagir !!
Bref !! Aux fans de culture "vraiment" underground !! Lisez Tank Girl !!
PS : l'adaptation cinématographique est bien entendu un nanard complet absolument tiédasse.
Murena est un chef d'oeuvre et par conséquent incontournable.
Je connais cette BD (de nom) depuis quelques années mais l'an dernier je me suis décidé à la démarrer.
J'ai trouvé le premier volume assez difficile car il y a beaucoup de similitudes entre certains personnages.
Après quelques lectures ça a passé plutôt bien. Ensuite, j'ai enchaîné tous les volumes d'un seul coup.
L'intrigue est superbe, les dessins de plus en plus précis. Les couleurs collent vraiment bien à cette ambiance peplum. C'est également super documenté et assez fidèle à l'histoire de Néron. Les notes en fin de volume sont vraiment utiles.
Je prends du plaisir à chaque fois que je relis la série et j'attends avec impatience la parution du prochain volume.
Encore une fois bravo pour cette magnifique série.
J’ai découvert l’ordre impair grâce à Shane… et j’ai tout de suite été emballé par l’intrigue. Cette malédiction qui parcourt les siècles et semble répondre à un inévitable dénouement au cœur même de notre actualité ! Une petite similitude avec Le Décalogue !
Moi je conseille cette BD avec beaucoup de plaisir !
Pour une bonne surprise, en voici une excellente...
J’avais acheté ce manga pour avoir (vaguement) entendu parler de son adaptation animée. Et sur le seul écho de ce souvenir j’ai commandé Venus Versus Virus sans même m’intéresser à sa trame, sur la seule foi de son titre, qui me promettait un ouvrage plein de drôlerie. Et par la couverture attiré, qui me promettait de jolies filles, un soupçon de gothisme voire d’érotisme, et quelques combats.
Au fond, c’est bel et bien ce que j’ai découvert dans ce manga, mais absolument point ainsi que je l’attendais, moi qui croyais n’y découvrir que pure distraction.
Gothic lolita... C’est là l’illustration de couverture, qui figure Lucia, et c’est parfois le genre que prendra Sumiré, personnage apparemment falot, qui pourtant vole presque la vedette à Lucia. Gothic Lolita, en effet, car tel était le thème imposé par un magazine japonais.
Gothics lolitas... Après avoir refermé le premier tome de Venus Versus Virus, vous ne les verrez sûrement plus du même œil, usurpatrices d’un genre qu’elles ramènent à un aspect clownesque et totalement superficiel. Car, si ses monstres évoquent l’imaginaire japonais, c’est bel et bien le genre du gothisme littéraire qu’Atsushi Suzumi est parvenu à faire revivre dans ce titre, et à nous rappeler ce qu’il fut vraiment.
Certes, il le fait avec sa patte et son génie propre, dans un univers qui emprunte aux codes des genres du manga japonais. Ainsi de l’humour, qui semble un passage obligé dans nombre de manga. Mais il est ici plus fin qu’ailleurs. Et surtout il ne parvient guère à effacer l’aspect angoissant, poignant et effrayant de ce titre. Même l’ambiguïté de la relation qui unit Lucia et Sumiré renforce cette impression gothique, avec une Lucia qui évoque autant la protectrice que la prédatrice.
Tout cela, que ce soit dans cette relation où il est laissé au seul lecteur le soin de s’imaginer ce qu’il veut bien s’imaginer, ou dans la construction générale de l’histoire et des intrigues qui la composent, tout cela, donc, est mené de main de maître.
Main de maître qui se retrouve, logiquement, dans le dessin parfaitement maîtrisé des personnages (dont les yeux évoquent ceux des chats, ce qui rajoute à la sensation d’étrangeté qui sourd de ce titre), et dans celui des monstres, réellement glaçants ou effrayants.
Aussi, bien que le fantastique horrifique ne soit guère mon genre de prédilection, je ne peux que m’incliner devant la qualité de ce titre dont je n’attendais rien de tel. Une réussite qui ne saurait, j’en suis sûr, que se confirmer dans le second tome à venir.
Au sujet du tome 2 :
En concluant la chronique du premier tome, j’affirmais que le second tome, au vu des qualités du premier, ne pouvait être qu’excellent. J’aurais aussi pu parier, et j’aurais alors gagné mon pari (au moins avec moi-même). Excellent, le deuxième tome de Venus Versus Virus l’est en effet. J’aurais même tendance à penser que l’histoire se bonifie. L’aspect horrifique, limite gore, s’estompe en effet pour céder la place au suspense et au mystère. La relation trouble et ambiguë entre Sumiré et Lucia s’éclaircit quelque peu, mais pour porter de nouvelles interrogations sur la nature d’une Sumiré dont le personnage s’étoffe diablement, de même qu’apparaissent de nouveaux personnages qui apportent leurs propres lots de mystère. Mystères qui devraient être résolus dans les tomes à venir avec, je l’espère, autant que maestria qu’Atsushi Suzumi en a démontré dans ces deux premiers tomes.
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Naruto
Excellent manga, je comprends pourquoi il est premier au Japon. Un peu répétitif certes, mais l’histoire est excellente, avec Akatsuki, Orochimaru et les autres. Je le préfère largement à Bleach et autres shonen. Enfin j’en suis au tome 34 et je ne suis pas déçu.
Darling - La Recette de l'amour
Bien sur, tout le monde a compris que le beau docteur (à l'insu de son plein gré) va se faire un plaisir de "réchauffer" la pauvre Setsuko. Et celle-ci va se faire aussi un plaisir de rattraper le temps injustement perdu... 8 volumes qui se lisent bien, avec quelques petites répétitions ci et là, mais avec tellement de variantes que ça passe comme une lettre à la poste. Les décors sont souvent vides, et la mangaka abuse parfois des personnages SD (super déformés), mais le but reste encore et toujours de s'amuser. Elle dynamite au passage beaucoup de clichés des romans à l'eau de rose... Ai suru hito, en plus disjoncté ! Désolé de faire court, mais j'adore. Je me demande comment l'auteur fait pour trouver tout ça. Oui, c'est parfois tellement con qu'on ne peut pas s'empêcher de rigoler franchement sans tabou en lisant cette série totalement à la masse qui mélange humour, sexe soft et amour. Je ne suis pas un partisan de mettre "culte" mais là, je me le dois. C'est culte dans son genre, mais pas culte à se prosterner devant le scénario, ni le dessin.
Rising Stars
Un très bon comics pas manichéen qui nous entraîne le long de toute la vie de ces spéciaux. Scénario impeccable, très beau dessin, pas cliché... je conseille vivement cette saga qui est vraiment mon coup de cœur comics... que j'ai redécouvert récemment.
Tous les albums de Topffer (Monsieur Jabot et autres histoires)
A côté de Monsieur Jabot et ses acolytes (M. Pencil, M. Crepin ou M. Vieux Bois), Bécassine fait figure de petite nouvelle venue dans le monde de la bd. En effet, beaucoup s’accordent pour dire que Rodolphe Töpffer (1799-1846) est celui par qui la BD est née. Oh, évidemment, on ne parlait pas alors de "bande dessinée". Ce compatriote de Zep parlait plus volontiers de "littérature d’estampes" pour décrire ses histoires formées de successions de scènes représentées graphiquement. Point encore de bulle, le texte figurait en dessous de chaque vignette. Cette idée de génie de créer des histoires à partir d’images commentées a notamment été saluée par Goethe. Son trait tient davantage de la caricature. D’ailleurs le comportement de ses personnages n’est qu’une belle farce grimant le milieu bourgeois, ce qui fait ressortir le côté burlesque de ces récits vaudevillesques. Les situations virent souvent à l'absurde à la suite d’une succession de gags, quiproquos et de retournements de situation qui jalonnent la course au paraître du personnage central. Les histoires se terminent souvent par un mariage mais cela n’est pas pour autant systématiquement synonyme de "fin heureuse". Finalement, Töpffer est bien plus que l’inventeur de la BD, c’est le père d’un nouveau mode d’expression auquel il a également défini des codes. Cette BD est difficile à noter car il ne correspond plus aux standards actuels. Mais pour un tel monument de la bd et ce qu'il représente, c’est un 5 étoiles bien mérité !
Quintett
Quintett est pour moi une super surprise. Pas du tout emballé par la couverture, je ne l'aurais jamais ouvert si on ne me l'avait pas conseillé. Sur fond de guerre 14-18, les histoires d'amours des membres d'un groupe de musiciens entre deux bombardements..... Le concept de la même histoire vue différemment par chacun des protagonistes est souvent utilisé avec plus ou moins de réussite. Là c'est une grande réussite, ou comment un simple détail de la première histoire devient un élément clé de la deuxième. C'est franchement très bien traité. A la fin du premier tome on a une certaine idée de Meric, à la fin du 2eme on en a une toute autre idée... Vivement la suite ! 04/12/2007 Et c’est comme ça durant les 4 premiers tomes ! Chacune des histoires croisent et recoupent les 3 autres. Le scénario est maitrisé à la perfection, Franck Giroud est un conteur génial. Rien que ça ! Le dernier tome, la chute, est très différent des autres. Il se passe 16 ans plus tard et vient conclure la série en beauté. On découvre que les petits détails qui ont fait basculer la vie de Dora, Alban, Elias et Nafsika ne sont pas totalement dus au hasard. Peut être que cette conclusion ne sera pas du gout de tous, mais moi j’ai adoré. Plus encore que ce dernier tome, c’est la relecture de la série complète qui m’a enchanté et me fait passer ma note de 4 à 5 étoiles.
La Malédiction des sept boules vertes
C'est une série époustouflante où le graphisme étonne à chaque planche. S'il est plus édulcoré dans le premier tome, il s'affine et s'autorise des excentricités au fur et à mesure des épisodes. Le point culminant se trouve dans "Guilio et le drôle de monde" qui représente une suite originale à "la Malédiction des Sept boules vertes". Le héros est un doux mélange de Johan et Pirlouit, avec un zeste de Tintin et l'intérêt réside, à mon avis, dans les rencontres avec des personnages hauts en couleur. Merci à l'auteur de nous sortir des sentiers battus.
Tank Girl
J'ai du mal à rester insensible aux commentaires précédents !! "Tank Girl" est une BD culte !! C'est vrai que la traduction en français est plutôt mauvaise !! Pour défendre les traducteurs le vocabulaire original utilisé n'était déjà compréhensible que par une frange underground assez limitée de néo-punks londoniens azimutés. Azimuté c'est le mot et on aime ou on n’aime pas... justement c'est pour ça que c'est devenu culte !! On se pâme de plaisir à la lecture de "Tank Girl" ou on déteste et on prend même le temps de faire un post pour le dire !!! Bref "Tank Girl" fait réagir !! Bref !! Aux fans de culture "vraiment" underground !! Lisez Tank Girl !! PS : l'adaptation cinématographique est bien entendu un nanard complet absolument tiédasse.
Murena
Murena est un chef d'oeuvre et par conséquent incontournable. Je connais cette BD (de nom) depuis quelques années mais l'an dernier je me suis décidé à la démarrer. J'ai trouvé le premier volume assez difficile car il y a beaucoup de similitudes entre certains personnages. Après quelques lectures ça a passé plutôt bien. Ensuite, j'ai enchaîné tous les volumes d'un seul coup. L'intrigue est superbe, les dessins de plus en plus précis. Les couleurs collent vraiment bien à cette ambiance peplum. C'est également super documenté et assez fidèle à l'histoire de Néron. Les notes en fin de volume sont vraiment utiles. Je prends du plaisir à chaque fois que je relis la série et j'attends avec impatience la parution du prochain volume. Encore une fois bravo pour cette magnifique série.
L'Ordre impair
J’ai découvert l’ordre impair grâce à Shane… et j’ai tout de suite été emballé par l’intrigue. Cette malédiction qui parcourt les siècles et semble répondre à un inévitable dénouement au cœur même de notre actualité ! Une petite similitude avec Le Décalogue ! Moi je conseille cette BD avec beaucoup de plaisir !
Venus Versus Virus
Pour une bonne surprise, en voici une excellente... J’avais acheté ce manga pour avoir (vaguement) entendu parler de son adaptation animée. Et sur le seul écho de ce souvenir j’ai commandé Venus Versus Virus sans même m’intéresser à sa trame, sur la seule foi de son titre, qui me promettait un ouvrage plein de drôlerie. Et par la couverture attiré, qui me promettait de jolies filles, un soupçon de gothisme voire d’érotisme, et quelques combats. Au fond, c’est bel et bien ce que j’ai découvert dans ce manga, mais absolument point ainsi que je l’attendais, moi qui croyais n’y découvrir que pure distraction. Gothic lolita... C’est là l’illustration de couverture, qui figure Lucia, et c’est parfois le genre que prendra Sumiré, personnage apparemment falot, qui pourtant vole presque la vedette à Lucia. Gothic Lolita, en effet, car tel était le thème imposé par un magazine japonais. Gothics lolitas... Après avoir refermé le premier tome de Venus Versus Virus, vous ne les verrez sûrement plus du même œil, usurpatrices d’un genre qu’elles ramènent à un aspect clownesque et totalement superficiel. Car, si ses monstres évoquent l’imaginaire japonais, c’est bel et bien le genre du gothisme littéraire qu’Atsushi Suzumi est parvenu à faire revivre dans ce titre, et à nous rappeler ce qu’il fut vraiment. Certes, il le fait avec sa patte et son génie propre, dans un univers qui emprunte aux codes des genres du manga japonais. Ainsi de l’humour, qui semble un passage obligé dans nombre de manga. Mais il est ici plus fin qu’ailleurs. Et surtout il ne parvient guère à effacer l’aspect angoissant, poignant et effrayant de ce titre. Même l’ambiguïté de la relation qui unit Lucia et Sumiré renforce cette impression gothique, avec une Lucia qui évoque autant la protectrice que la prédatrice. Tout cela, que ce soit dans cette relation où il est laissé au seul lecteur le soin de s’imaginer ce qu’il veut bien s’imaginer, ou dans la construction générale de l’histoire et des intrigues qui la composent, tout cela, donc, est mené de main de maître. Main de maître qui se retrouve, logiquement, dans le dessin parfaitement maîtrisé des personnages (dont les yeux évoquent ceux des chats, ce qui rajoute à la sensation d’étrangeté qui sourd de ce titre), et dans celui des monstres, réellement glaçants ou effrayants. Aussi, bien que le fantastique horrifique ne soit guère mon genre de prédilection, je ne peux que m’incliner devant la qualité de ce titre dont je n’attendais rien de tel. Une réussite qui ne saurait, j’en suis sûr, que se confirmer dans le second tome à venir. Au sujet du tome 2 : En concluant la chronique du premier tome, j’affirmais que le second tome, au vu des qualités du premier, ne pouvait être qu’excellent. J’aurais aussi pu parier, et j’aurais alors gagné mon pari (au moins avec moi-même). Excellent, le deuxième tome de Venus Versus Virus l’est en effet. J’aurais même tendance à penser que l’histoire se bonifie. L’aspect horrifique, limite gore, s’estompe en effet pour céder la place au suspense et au mystère. La relation trouble et ambiguë entre Sumiré et Lucia s’éclaircit quelque peu, mais pour porter de nouvelles interrogations sur la nature d’une Sumiré dont le personnage s’étoffe diablement, de même qu’apparaissent de nouveaux personnages qui apportent leurs propres lots de mystère. Mystères qui devraient être résolus dans les tomes à venir avec, je l’espère, autant que maestria qu’Atsushi Suzumi en a démontré dans ces deux premiers tomes.