Je vais être bref : Tout simplement époustouflant ce premier tome. Dessins réalistes et magnifiques. Dialogues minimalistes mais efficaces. De la science-fiction, avec un petit côté psy, à la veille de la première guerre mondiale. Original et vraiment en dehors des sentiers battus de la BD. J'attends avec impatience la suite.....
Pour moi, nous sommes en présence d'un chef-d'œuvre !
Un dessin de qualité, des personnages charismatiques, un monde futuriste, une population décimée... que demander de plus !
Attention néanmoins l'histoire est relativement complexe, à lire plusieurs fois pour bien tout comprendre. Il faut lire les 4 premiers d'un coup sinon on décroche un peu vu la complexité de l'histoire !
Il y a aussi des passages violents ou de sexe, pour un public adulte.
J'ai tout simplement adoré ! Les répliques de Pico et de sa soeur Ana Ana touchent presque toujours leur cible, avec un langage d'adulte dans une bouche d'enfant ! Ils parlent avec le coeur et l'esprit et le résultat est explosif ! Un sourire à chaque page, allant très souvent jusqu'au rire, cette BD est une petite source de bonheur. Ca fait longtemps qu'une BD ne m'avait pas fait un tel effet !
Les dessins sont beaux, les couleurs reposantes, et les expressions des parents et des enfants sont très bien retranscrites, et suffisent à faire rire.
A acheter donc, à dévorer, à offrir !!
C'est à mon avis la meilleure histoire de science fiction jamais dessinée, lue ou contée. Cette fuite en avant temporelle que représentent les différentes missions des héros dégage une sensation de vide, de solitude, d'intériorité qui me font imaginer l'aventure spatiale sous un autre aspect.
Que dire de l'inventivité de Marvano et d'Haldeman : les sauts collapsars et les champs de stase notamment. Une saga exceptionnelle.
Gaël est de retour parmi nous et on s'en félicite chaudement ! Avec son humour toujours aussi décapant et caustique, il a choisi apparemment de croquer les grands moments de la vie comme le mariage, la grossesse, le divorce ou le célibat et nous met face à une réalité, notre réalité dans des séries de 40 Commandements dans lesquels on se retrouve avec délectation.
Je dois avouer que j'ai pour ma part un très gros faible pour l'opus sur les Jeunes Parents qui devrait être remboursé par la sécurité sociale, tant pour sa faculté à évincer la morosité que pour son rôle pédagogique pour se préparer à l'arrivée d'un alien auquel ni le futur père ni la future mère ne sont préparés !
Selon ce que j'ai pu voir, le catalogue s'annonce riche et j'attends déjà impatiemment les deux volumes sur les militants de droite et de gauche qui, vu le second degré utilisé jusqu'à l'ivresse par Gaël n'ont pas fini de faire jaser dans les familles lors du traditionnel repas familial dominical où la politique occupe toujours une place de choix !
Cette bande dessinée a bercé mon enfance. Je l'ai découverte par hasard vers 11-12 ans dans la bibliothèque municipale de ma ville natale.
Grand amateur du "haut Moyen-Âge" et faisant de nombreuses recherches sur la chevalerie, les légendes Arthuriennes et sur les moines-chevalier (Templiers et hospitaliers) notamment dans ma région (le Haut QUERCY berceau ma famille maternelle). L'élégance des dessins sans montrer le geste vif et violent (comme la plupart des BD actuelle) et le contexte du scénario, en font une bande dessinée vraiment de référence aussi bien que celles beaucoup plus connues comme TINTIN ou ASTERIX ou même LUCKY LUKE. Ce sont des auteurs de la même période. Il faut savoir que la première apparition de CHEVALIER ARDENT s'est faite en janvier 1966 dans le n°1 du JOURNAL DE TINTIN. Ceci explique peut être cela. C'est une génération de dessinateurs très complet et évolutif dans le temps, sans être indémodable pour autant.
Comme je l'ai dit, je pense que François Crenhals a voulu expliquer sa vision du Moyen-Âge, d'ailleurs, il disait que le Moyen-Âge n'était franchement pas sa passion première durant son enfance. Pour lui, quand il était enfant, le Moyen-Âge se contentait de dates, de guerres et de chevaliers et princesses, c'était tout. Plus tard, il se passionna pour cette période et à garder ce côté romanesque de l'époque, et montrant une foule d'indice sur ce que pouvait être cette période avec une finesse presque enfantine et naïve.
Ses dessins se rapprochent beaucoup des ouvrages de Corneille, où le code d'honneur, de loyauté et fidélité passaient avant tout. Il n'oublie pas non plus les difficultés des plus démunis, et le rapport du servage par rapport au suzerain. Il n'oublie pas non plus les manipulations du pouvoir et les intérêts du roi, du royaume et de ses seigneurs. Tout y est, de manière peut être "naïve et romanesque" mais juste et accessible à tous. Je recommande particulièrement cette BD.
Disons-le tout de suite : j'ai carrément flashé sur les dessins dont la qualité graphique saute indubitablement aux yeux.
Les planches sont denses, très maîtrisées et la précision du trait s'allie à une véritable inventivité sur les costumes et la structure architecturale métissée mi-new yorkaise mi-orientale de cette étrange et formidable cité. Les vues plongeantes et les panoramiques sont franchement saisissants. Cette uchronie s'inscrit bien dans la tradition SF de l'anticipation urbaine où la ville est au centre des expériences les plus audacieuses rappelant tout le courant des utopistes russes et italiens qui ont su exprimer de la manière la plus évocatrice qui soit, le mythe métropolitain futuriste.
La mise en couleur et les éclairages sont eux aussi à la hauteur avec une belle finition et une palette très élargie et très raffinée des couleurs.
La construction scénaristique est élaborée et efficace et on est vite happé par l'histoire.
Les personnages ne sont pas en reste et sont admirablement campés avec des personnalités bien affirmées. Les personnages féminins principaux ont des caractères forts et le personnage de Zack, loin d'être monolithique est d'abord présenté sous un jour pas vraiment positif puisqu'il est supposé être au service de l'Utopie Fondamentaliste.
On finit donc la lecture avec à la fois une parfaite connaissance du contexte et une belle mise en haleine. "New Byzance" est un magnifique album. On en redemande...
Alors là, je ne comprends pas pourquoi les avis sont si modestes pour cette série. Peut-être n'y a-t-il tout simplement pas un réel engouement pour ce type de récit. Parce que pour les amateurs du genre, c'est du bonbon !
L'épervier est donc une histoire de corsaires, de batailles et de vieux bateaux. L'histoire est très classique avec son lot d'éléments clichés mais le tout est diablement efficace. C'est une série qui démontre une réelle maîtrise de l'art de la bande dessinée, à tous les niveaux. Les cadrages, la mise en scène, la narration, la construction de l'intrigue et du scénario. Et le tout est mené par un seul et même auteur ! C'est ce qui m'impressionne le plus.
Maintenant, j'aimerais surtout parler du dessin qui donne toute sa valeur à cette BD. C'est du dessin réaliste comme on en voit rarement. On voit tout de suite que tout est calculé, documenté, vérifié, de la couleur du chapeau du capitaine aux poulies de son navire. Il y a eu un travail de documentation colossal, je n'ose même pas m'imaginer. Rien que les bateaux ont dû demander des centaines d'heures de travail et de recherche. Je n'ai donc pas eu le choix de croire à l'histoire qu'on me racontait, elle semblait réelle ! Le seul petit bémol, comme dans beaucoup de BD réalistes, ce sont les visages des personnages qui finissent tous par se ressembler. Mais il suffit d'avoir l'oeil attentif pour surmonter cette légère difficulté de lecture.
En bref, l'épervier est une série très classique sans trop de surprises, mais qui maîtrise les bonnes vieilles règles de la bande dessinée. C'est pourquoi c'est un délice à lire, surtout pour les amateurs d'histoires de corsaires et autres aventuriers du XVIIIième siècle.
Première série mettant en scène à la manière d'un polar et en se basant sur des faits connus par tout le monde : la religion.
Les ingrédients de cette série : mysticisme, mystères, complots, religion, manipulations. À travers la recherche par un journaliste contemporain d'une vérité toute simple : Jésus est-il mort sur la croix, Convard nous transporte à travers des époques pour nous narrer une histoire de mensonges et de manipulations des grandes puissances religieuses.
Le scénario se tient et reste crédible. L'idée de laisser à plusieurs dessinateurs le dessin des différentes époques rend bien et permet de bien trancher les périodes.
Le grand talent du grand Toppi ! Quand je découvre une BD de l’auteur, j’ai toujours l’impression devant certaines pages d’avoir le cœur qui bat un peu plus vite. Ce qui chaque fois m’amène un sourire amusé parce qu’à force de découvertes je m’attends toujours un peu plus à ce genre d’émotion. Ben oui, car dans chacune de ses BD son talent de dessinateur est énorme. Le dessin est saisissant et le trait possède une force difficile à expliquer.
Sharaz De, il me semble, est entre toutes ses œuvres celle que l’on recommande le plus volontiers, et je partage moi aussi cet engouement général. Toute la démarche de l’auteur, à mi chemin entre BD et illustration, y est traduite à merveille. Son dessin est plus abstrait qu’à l’accoutumé, et sa narration originale est ici poussée à l’extrême. Les planches magnifiques demandent à ce qu’on en recompose le sens et le conte dur et âpre est enfin dévoilé. Si vous ne connaissez pas encore Toppi, je suis sûr qu’on ne vous a jamais raconté une histoire à la manière de cet animal génial, car son travail est hors normes.
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Adamson
Je vais être bref : Tout simplement époustouflant ce premier tome. Dessins réalistes et magnifiques. Dialogues minimalistes mais efficaces. De la science-fiction, avec un petit côté psy, à la veille de la première guerre mondiale. Original et vraiment en dehors des sentiers battus de la BD. J'attends avec impatience la suite.....
Eden - It's an Endless World!
Pour moi, nous sommes en présence d'un chef-d'œuvre ! Un dessin de qualité, des personnages charismatiques, un monde futuriste, une population décimée... que demander de plus ! Attention néanmoins l'histoire est relativement complexe, à lire plusieurs fois pour bien tout comprendre. Il faut lire les 4 premiers d'un coup sinon on décroche un peu vu la complexité de l'histoire ! Il y a aussi des passages violents ou de sexe, pour un public adulte.
Pico Bogue
J'ai tout simplement adoré ! Les répliques de Pico et de sa soeur Ana Ana touchent presque toujours leur cible, avec un langage d'adulte dans une bouche d'enfant ! Ils parlent avec le coeur et l'esprit et le résultat est explosif ! Un sourire à chaque page, allant très souvent jusqu'au rire, cette BD est une petite source de bonheur. Ca fait longtemps qu'une BD ne m'avait pas fait un tel effet ! Les dessins sont beaux, les couleurs reposantes, et les expressions des parents et des enfants sont très bien retranscrites, et suffisent à faire rire. A acheter donc, à dévorer, à offrir !!
La Guerre Eternelle
C'est à mon avis la meilleure histoire de science fiction jamais dessinée, lue ou contée. Cette fuite en avant temporelle que représentent les différentes missions des héros dégage une sensation de vide, de solitude, d'intériorité qui me font imaginer l'aventure spatiale sous un autre aspect. Que dire de l'inventivité de Marvano et d'Haldeman : les sauts collapsars et les champs de stase notamment. Une saga exceptionnelle.
Les 40 commandements
Gaël est de retour parmi nous et on s'en félicite chaudement ! Avec son humour toujours aussi décapant et caustique, il a choisi apparemment de croquer les grands moments de la vie comme le mariage, la grossesse, le divorce ou le célibat et nous met face à une réalité, notre réalité dans des séries de 40 Commandements dans lesquels on se retrouve avec délectation. Je dois avouer que j'ai pour ma part un très gros faible pour l'opus sur les Jeunes Parents qui devrait être remboursé par la sécurité sociale, tant pour sa faculté à évincer la morosité que pour son rôle pédagogique pour se préparer à l'arrivée d'un alien auquel ni le futur père ni la future mère ne sont préparés ! Selon ce que j'ai pu voir, le catalogue s'annonce riche et j'attends déjà impatiemment les deux volumes sur les militants de droite et de gauche qui, vu le second degré utilisé jusqu'à l'ivresse par Gaël n'ont pas fini de faire jaser dans les familles lors du traditionnel repas familial dominical où la politique occupe toujours une place de choix !
Chevalier Ardent
Cette bande dessinée a bercé mon enfance. Je l'ai découverte par hasard vers 11-12 ans dans la bibliothèque municipale de ma ville natale. Grand amateur du "haut Moyen-Âge" et faisant de nombreuses recherches sur la chevalerie, les légendes Arthuriennes et sur les moines-chevalier (Templiers et hospitaliers) notamment dans ma région (le Haut QUERCY berceau ma famille maternelle). L'élégance des dessins sans montrer le geste vif et violent (comme la plupart des BD actuelle) et le contexte du scénario, en font une bande dessinée vraiment de référence aussi bien que celles beaucoup plus connues comme TINTIN ou ASTERIX ou même LUCKY LUKE. Ce sont des auteurs de la même période. Il faut savoir que la première apparition de CHEVALIER ARDENT s'est faite en janvier 1966 dans le n°1 du JOURNAL DE TINTIN. Ceci explique peut être cela. C'est une génération de dessinateurs très complet et évolutif dans le temps, sans être indémodable pour autant. Comme je l'ai dit, je pense que François Crenhals a voulu expliquer sa vision du Moyen-Âge, d'ailleurs, il disait que le Moyen-Âge n'était franchement pas sa passion première durant son enfance. Pour lui, quand il était enfant, le Moyen-Âge se contentait de dates, de guerres et de chevaliers et princesses, c'était tout. Plus tard, il se passionna pour cette période et à garder ce côté romanesque de l'époque, et montrant une foule d'indice sur ce que pouvait être cette période avec une finesse presque enfantine et naïve. Ses dessins se rapprochent beaucoup des ouvrages de Corneille, où le code d'honneur, de loyauté et fidélité passaient avant tout. Il n'oublie pas non plus les difficultés des plus démunis, et le rapport du servage par rapport au suzerain. Il n'oublie pas non plus les manipulations du pouvoir et les intérêts du roi, du royaume et de ses seigneurs. Tout y est, de manière peut être "naïve et romanesque" mais juste et accessible à tous. Je recommande particulièrement cette BD.
Uchronie[s] - New Byzance
Disons-le tout de suite : j'ai carrément flashé sur les dessins dont la qualité graphique saute indubitablement aux yeux. Les planches sont denses, très maîtrisées et la précision du trait s'allie à une véritable inventivité sur les costumes et la structure architecturale métissée mi-new yorkaise mi-orientale de cette étrange et formidable cité. Les vues plongeantes et les panoramiques sont franchement saisissants. Cette uchronie s'inscrit bien dans la tradition SF de l'anticipation urbaine où la ville est au centre des expériences les plus audacieuses rappelant tout le courant des utopistes russes et italiens qui ont su exprimer de la manière la plus évocatrice qui soit, le mythe métropolitain futuriste. La mise en couleur et les éclairages sont eux aussi à la hauteur avec une belle finition et une palette très élargie et très raffinée des couleurs. La construction scénaristique est élaborée et efficace et on est vite happé par l'histoire. Les personnages ne sont pas en reste et sont admirablement campés avec des personnalités bien affirmées. Les personnages féminins principaux ont des caractères forts et le personnage de Zack, loin d'être monolithique est d'abord présenté sous un jour pas vraiment positif puisqu'il est supposé être au service de l'Utopie Fondamentaliste. On finit donc la lecture avec à la fois une parfaite connaissance du contexte et une belle mise en haleine. "New Byzance" est un magnifique album. On en redemande...
L'Epervier
Alors là, je ne comprends pas pourquoi les avis sont si modestes pour cette série. Peut-être n'y a-t-il tout simplement pas un réel engouement pour ce type de récit. Parce que pour les amateurs du genre, c'est du bonbon ! L'épervier est donc une histoire de corsaires, de batailles et de vieux bateaux. L'histoire est très classique avec son lot d'éléments clichés mais le tout est diablement efficace. C'est une série qui démontre une réelle maîtrise de l'art de la bande dessinée, à tous les niveaux. Les cadrages, la mise en scène, la narration, la construction de l'intrigue et du scénario. Et le tout est mené par un seul et même auteur ! C'est ce qui m'impressionne le plus. Maintenant, j'aimerais surtout parler du dessin qui donne toute sa valeur à cette BD. C'est du dessin réaliste comme on en voit rarement. On voit tout de suite que tout est calculé, documenté, vérifié, de la couleur du chapeau du capitaine aux poulies de son navire. Il y a eu un travail de documentation colossal, je n'ose même pas m'imaginer. Rien que les bateaux ont dû demander des centaines d'heures de travail et de recherche. Je n'ai donc pas eu le choix de croire à l'histoire qu'on me racontait, elle semblait réelle ! Le seul petit bémol, comme dans beaucoup de BD réalistes, ce sont les visages des personnages qui finissent tous par se ressembler. Mais il suffit d'avoir l'oeil attentif pour surmonter cette légère difficulté de lecture. En bref, l'épervier est une série très classique sans trop de surprises, mais qui maîtrise les bonnes vieilles règles de la bande dessinée. C'est pourquoi c'est un délice à lire, surtout pour les amateurs d'histoires de corsaires et autres aventuriers du XVIIIième siècle.
Le Triangle Secret
Première série mettant en scène à la manière d'un polar et en se basant sur des faits connus par tout le monde : la religion. Les ingrédients de cette série : mysticisme, mystères, complots, religion, manipulations. À travers la recherche par un journaliste contemporain d'une vérité toute simple : Jésus est-il mort sur la croix, Convard nous transporte à travers des époques pour nous narrer une histoire de mensonges et de manipulations des grandes puissances religieuses. Le scénario se tient et reste crédible. L'idée de laisser à plusieurs dessinateurs le dessin des différentes époques rend bien et permet de bien trancher les périodes.
Sharaz-De
Le grand talent du grand Toppi ! Quand je découvre une BD de l’auteur, j’ai toujours l’impression devant certaines pages d’avoir le cœur qui bat un peu plus vite. Ce qui chaque fois m’amène un sourire amusé parce qu’à force de découvertes je m’attends toujours un peu plus à ce genre d’émotion. Ben oui, car dans chacune de ses BD son talent de dessinateur est énorme. Le dessin est saisissant et le trait possède une force difficile à expliquer. Sharaz De, il me semble, est entre toutes ses œuvres celle que l’on recommande le plus volontiers, et je partage moi aussi cet engouement général. Toute la démarche de l’auteur, à mi chemin entre BD et illustration, y est traduite à merveille. Son dessin est plus abstrait qu’à l’accoutumé, et sa narration originale est ici poussée à l’extrême. Les planches magnifiques demandent à ce qu’on en recompose le sens et le conte dur et âpre est enfin dévoilé. Si vous ne connaissez pas encore Toppi, je suis sûr qu’on ne vous a jamais raconté une histoire à la manière de cet animal génial, car son travail est hors normes.