Des bons sentiments dans tokyo babylon ? On n'a pas dû lire la même chose o_o ! C'est sûr, face aux victimes Subaru va pas leur envoyer une tarte dans la tête, c'est normal qu'il se montre gentil, ça me parait même logique ! Sinon ce manga est très poignant. Je dirais même que c'est le meilleur de Clamp. Il est bien supérieur à X, trop méli mélo, et bien plus intéressant !
Car contrairement à X, Tokyo Babylon se situe dans la vie de tous les jours. On n'est pas dans des méandres fantastiques comme pour X, même s'il y a un peu de fantastique ! Mais Tokyo Babylon est avant tout une critique ou une analyse de la société actuelle à travers les yeux de Subaru, jeune medium qui a la particularité d'être dans l'empathie face à ce qu'il vit. Et ça peut même le ronger voir le tuer ! Donc il va rencontrer des gens qui subissent ou vivent des situations pas faciles et là Clamp nous raconte un sujet de société différent à chaque histoire de manière très approfondie et qui donne à réfléchir !
On va rencontrer une victime d'Ijime qui va se terminer de manière vraiment dramatique, une jeune fille victime d'une tournante (viol collectif), et des sujets aussi variés que l'immigration, la place d'une personne âgée dans la société, l'adultère... et contrairement à ce qui est dit dans les autres critiques, à part les victimes qui ne demandaient pas à subir tout ça, les personnages de leurs entourages sont vraiment cruels que ça soit des lycéennes, la famille du grand père ou les violeurs qui sont sans aucun scrupule !
On voit aussi l'enfance de Subaru qui n'est pas sans rappeler l'enfance de Lucy de "Elfend Lied" et notamment un passage avec un chien dans ce manga. Même les gosses peuvent être cruels ! Mais Tokyo Babylon parle aussi des relations ambiguës entre Subaru et son ami Seichiro qui cache bien des secrets ! Encore un fou psychopathe celui là -_- !
A lire ! Subaru est un perso extrêmement attachant et très humaniste quoi qu'un peu efféminé ou sensible ! Mais il est bien plus intéressant que son jumeau froid et insensible de X ! Il serait dommage de passer à côte au profit de X ou des oeuvres plus récentes de Clamp très commerciales ! Même si l'aspect graphique est très simpliste, c'est le style que Clamp a voulu donner à Tokyo Babylon, un chef d'oeuvre qui analyse avec justesse et recul la société dans laquelle on vit.
Franchement les critiques sont vraiment abusées ! Je ne vois pas ce qu'il y a de guimauve dans Vidéo Girl Aï : donnez des exemples ! Ce manga est un des plus poignants que j'ai lus. C'est une fable sur le sentiment amoureux. Les situations sont parfois d'un réalisme étonnant !
Tous les personnages sont très émouvants, il est difficile de ne pas être ému par leurs souffrances ou leurs déboires ! Les personnages sont loin d'avoir des vies simples. Ils souffrent énormément. Katsura parle de mort, de viols à travers Moemi avec une justesse rarement atteinte et une émotion rare !
I"s c'est pas mal mais c'est loin d'être aussi profond que Vidéo Girl Aï ! Dans I"s, tout reste assez artificiel. A part Ishitaka, les personnages féminins ne sont même pas développés ! Alors que dans Vidéo Girl Aï, les jeunes filles sont toutes développées, que ça soit Ai, Moemi ou Nobuko, on rentre dans leur intimité ! Vidéo Girl Aï, c'est un manga très intimiste mais jamais vulgaire car traité avec beaucoup de pudeur et de recul ! On a l'impression par moment de vivre à travers les personnages tellement ils nous semblent proches !
Vidéo Girl Aï, c'est l'histoire d'amour de deux êtres déçus qui se donnent l'un à l'autre sans limite même s'ils mettent du temps pour le comprendre.
A lire d'urgence !
Malgré un début avec un humour qui rappelle Ranma 1/2, "Fruits basket" parle au fur et à mesure de ses volumes de sujets plutôt graves avec beaucoup de justesse, comme la mort, la solitude, la perversion psychologique, se reconstruire après avoir vécu des traumatismes, les liens mères-enfants, les secrets de familles, la névrose, la peur de l'abandon en plus du passage vers l'âge adulte, la culpabilité ou l'amour !
Les personnages paraissent drôles et simplistes au premier abord mais il n'en est rien. Ils ont une psychologie très approfondie et pas que les principaux mais toute la famille Soma + les amis qui les entourent ! Ils ont tous leurs histoires plus ou moins tragiques, leurs blessures, leurs problèmes ! "Fruits basket" parle de l'humain avec une certaine réflexion qui n'a rien à envier à un Evangelion ! Donc ne vous fiez pas aux premiers volumes car plus on avance plus ça devient tragique et mature même s'il y a toujours de l'humour !
Un des meilleurs shojo qui existent ! Le dessin est un peu simpliste mais original et maîtrisé, surtout les expressions du visage et les ambiances lourdes et pesantes très ancrées pour montrer le côté dramatique d'une scène.
Big Brother existe et il est coréen. Il a réussi là où d'autres dictateurs ont échoué. Son peuple est tout le temps en surveillance et croit tout ce qu'il dit (ou fait semblant pour ne pas avoir d'ennui). C'est ce que j'ai retenu de 'Pyongyang', la bd la plus sombre que j'ai lue. Bon. Il existe des séries beaucoup plus glauques comme Ayako ou Idées Noires, mais c'étaient des oeuvres de fiction alors qu'ici c'est la réalité. Il y a des gens qui vivent réellement comme ça et je ne crois pas que je vais l'oublier tellement cela m'a marqué.
Guy Delisle nous présente des tranches de vie de ce qu'il a vécu. On voit des monuments à la gloire de Kim Jong-il, le peuple obligé de faire du 'volontariat', un musée faisant croire que toute la planète aime la Corée du Nord (sauf évidemment les Américains qui sont fourbes et cruels), etc. C'est vraiment intéressant et passionnant même si, comme je l'ai déjà écrit, j'ai ressenti un certain malaise car des personnes vivent ça toute leur vie.
La ligne claire a rarement été mieux mise au service du délire visuel et verbal en BD. Léon est tout ce que j'ai envie d'être - ça vient, à bientôt 60 balais. Des vétos myopes à renverser les taupes aux jeunes garçons qui se font s... par de beaux policiers en plein métro, on nage dans une folie que la pureté du trait accentue à merveille (et de façon presque toujours délicieusement inattendue).
Les auteurs nous ont salement laissés sur notre faim au moment même où le héros et son (très) jeune complice du moment nous promettaient "de nouvelles aventures". On a eu beau se douter qu'il s'agissait là d'un pied de nez à Tintin et que cette réflexion annonçait donc, par antithèse, la fin de la série, on est douloureusement déçu que le duo Bogaart/Schwippers nous aient plantés là comme des malpropres ou des indignes (de leur art). S'il lisent ces lignes, qu'ils sachent bien que des mordus comme il est pas permis de leur personnage et de ses aventures attendent une suite à ces inqualifiables albums.
Habituellement, je déteste les mangas d'amour que je trouve gnan-gnan à souhait ! Mais celui-là est différent. La psychologie des personnages est vraiment bien traitée et, en plus, on en apprend plus sur le Japon ! (La scolarité, la recherche d'emploi, les hommages faits au proche disparus, etc.) Un vrai petit guide touristique sur le quotidien japonais.
Les personnages sont ambigus. Tantôt ils sont attachants et d'autres fois on a envie de les frapper, mais on ne les déteste jamais car finalement ce en sont que des humains. C'est ça que je trouve génial dans ce manga : les personnages ont des défauts et des qualités. Il n'y a pas de bon ou de méchant. Juste des hommes.
Mais la grande qualité de "Maison Ikkoku" est le réalisme dont fait preuve Rumiko Takahashi. Pas de sources maléfiques comme dans Ranma 1/2 ou de démons à la Inu yasha. C'est notre monde. On peut très bien trouver un Godai ou une Kyoko au coin de la rue. Ça fait du bien un peu de réel dans son oeuvre. C'est une bonne bouffée d'air frais.
Le meilleur de la série ! Le récit est long, mais Rabagliati nous passionne tout le long et on ne peut pas le laisser de côté tellement on est dedans. Je l'ai lu d'une traite. Chose qui ne m'arrive pas tous les jours et que peu d'auteurs peuvent faire.
Ça commence doucement avec Paul qui lâche l'école pour travailler dans une imprimerie anglophone. Un jour, il reçoit un coup de téléphone d'un copain à lui qui veut le faire moniteur de camp de vacances. Notre ami s'embarque dans cette aventure et c'est reparti pour d'autres moments de tendresse humaine.
Les personnages sont attachants et ont chacun un caractère qui leur est propre. Le récit qui serait ennuyant avec d'autres auteurs marche tout à fait ici. C'est pourtant un récit simple où il ne se passe pas grand chose. Enfin, pas grand chose. Paul et ses amis construisent le camp temporaire, Paul a de la difficulté avec des garçons turbulents, Paul a son premier amour, etc. L'auteur a le don pour rendre des choses simples passionnantes.
La petite fille aveugle est particulièrement réussie ainsi que la fin. Ah ! Cette fin ! J'avais presque le goût de pleurer tellement c'est bien écrit. Toute la tendresse de la série se retrouvait dans ces dernières pages.
On m'avait dit du plus grand bien de cet énorme pavé. C'est donc avec enthousiasme que je me suis procuré l'intégrale. J'ai été un peu déçu à ma première lecture. L'histoire traînait en longueur et certains passages m'avaient emmerdé comme ceux sur le comics de pirate.
Puis j'ai fini par relire ce comics et j'avais mieux apprécié et au fil des ans et des relecture je me rends compte à quel point cet oeuvre est génial. C'est selon moi la meilleur oeuvre d'Alan Moore et aussi l'une des meilleurs bandes dessinées de tous les temps. Le scénario est riche et complexe tout en se suivant bien (en tout cas je trouve que c'est plus facile à suivre que d'autres séries de Moore). Les personnages sont intéressants et le découpage est parfait. J'aime bien aussi les bonus en fin de chapitre.
J'ai lu plusieurs critiques n'aiment pas le dessin, mais moi j'aime bien le style de Gibbons. Au final, le seul truc que je n'apprécie toujours pas est l'histoire de pirate !
Ah Gil Jourdan ! J'empruntais souvent les intégrales à la bilbiothéque et j'adorais. Je les ai relus récemment et je découvre que ça me fait encore rire ! Mieux, je trouve que c'est meilleur que dans ma jeunesse. Je vois maintenant à quel point Tillieux était un génie.
Le dessin de Tillieux est ici à son apogée et il est un des meilleurs du vieux journal de Spirou. Les histoires sont prenantes, rigolotes, souvent originales et aussi Tillieux se renouvelait bien. Il n'y a pas un album dont l'histoire me semble trop proche d'un autre album. Il y a certes deux ou trois histoires courtes sans grand intérêt, mais globalement c'est excellent. J'adore le trio Gil Jourdan-Libellule-Crouton.
Je suis content que Dupuis réédite cette série. Elle le mérite amplement.
Décidément, la mode est au western loufoque, après l’excellent Gus de Blain, c’est Nicolas Dumontheuil qui se colle au genre chez Futuropolis.
En grand adepte du western que je suis, j’ai adoré cette histoire en trois tomes, à l’humour très Monthy Python. Dumontheuil adapte très librement le roman de Richard Brautigan « Le Monstre des Hawkline ». Un western qui flirte avec le non-sens et l’absurde.
Le duo de personnages est particulièrement savoureux : deux cow-boys un peu simplets ; Ned le tueur à gages qui a quelque peu perdu l’envie de tuer, difficile dans ce cas de trouver un sens au métier et Zeb un grand Black qui passe son temps à compter tout et n’importe quoi. Au fil des albums leurs personnalités évoluent. Ned vit une véritable recherche d’identité _apprenant ses racines indiennes_ cela expliquant, selon lui, son incapacité à tuer. Zeb lui compte toujours autant mais commence à se poser des questions sur le racisme ambiant.
S’ajoute à eux, une galerie de personnages parfaitement réussie : les sœurs indiennes Magic Child et Holly Dolly, ainsi que leur père ; un prophète indien intriguant ; Sheep Buggy le tueur psychopathe qui "flingue" les moutons à la chaîne ; le père fantaisiste de Ned, toujours la corde au cou un peu escroc et roublard, qui finira dans le troisième tome pendu pour de bon et bien sûr l’excellent shérif John Wayne. On découvre aussi dans la troisième ballade une grand-mère indienne pleine de bon sens qui fait passer à Ned le test du mythe de Sisyphe.
D’ailleurs, à partir ce dernier tome, le récit, bien que bénéficiant d’un ton toujours aussi décalé et jubilatoire se fait toutefois plus sombre et pose de vraies interrogations existentielles sur la mort, la quête de soi-même ou l’anéantissement de la nature par l’homme... Ainsi, la fin de l’album se fait prophétique en annonçant les catastrophes qui secoueront le XXème siècle.
Au final, une œuvre aboutie que je conseille plus que vivement…
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Tokyo Babylon
Des bons sentiments dans tokyo babylon ? On n'a pas dû lire la même chose o_o ! C'est sûr, face aux victimes Subaru va pas leur envoyer une tarte dans la tête, c'est normal qu'il se montre gentil, ça me parait même logique ! Sinon ce manga est très poignant. Je dirais même que c'est le meilleur de Clamp. Il est bien supérieur à X, trop méli mélo, et bien plus intéressant ! Car contrairement à X, Tokyo Babylon se situe dans la vie de tous les jours. On n'est pas dans des méandres fantastiques comme pour X, même s'il y a un peu de fantastique ! Mais Tokyo Babylon est avant tout une critique ou une analyse de la société actuelle à travers les yeux de Subaru, jeune medium qui a la particularité d'être dans l'empathie face à ce qu'il vit. Et ça peut même le ronger voir le tuer ! Donc il va rencontrer des gens qui subissent ou vivent des situations pas faciles et là Clamp nous raconte un sujet de société différent à chaque histoire de manière très approfondie et qui donne à réfléchir ! On va rencontrer une victime d'Ijime qui va se terminer de manière vraiment dramatique, une jeune fille victime d'une tournante (viol collectif), et des sujets aussi variés que l'immigration, la place d'une personne âgée dans la société, l'adultère... et contrairement à ce qui est dit dans les autres critiques, à part les victimes qui ne demandaient pas à subir tout ça, les personnages de leurs entourages sont vraiment cruels que ça soit des lycéennes, la famille du grand père ou les violeurs qui sont sans aucun scrupule ! On voit aussi l'enfance de Subaru qui n'est pas sans rappeler l'enfance de Lucy de "Elfend Lied" et notamment un passage avec un chien dans ce manga. Même les gosses peuvent être cruels ! Mais Tokyo Babylon parle aussi des relations ambiguës entre Subaru et son ami Seichiro qui cache bien des secrets ! Encore un fou psychopathe celui là -_- ! A lire ! Subaru est un perso extrêmement attachant et très humaniste quoi qu'un peu efféminé ou sensible ! Mais il est bien plus intéressant que son jumeau froid et insensible de X ! Il serait dommage de passer à côte au profit de X ou des oeuvres plus récentes de Clamp très commerciales ! Même si l'aspect graphique est très simpliste, c'est le style que Clamp a voulu donner à Tokyo Babylon, un chef d'oeuvre qui analyse avec justesse et recul la société dans laquelle on vit.
Vidéo Girl Aï
Franchement les critiques sont vraiment abusées ! Je ne vois pas ce qu'il y a de guimauve dans Vidéo Girl Aï : donnez des exemples ! Ce manga est un des plus poignants que j'ai lus. C'est une fable sur le sentiment amoureux. Les situations sont parfois d'un réalisme étonnant ! Tous les personnages sont très émouvants, il est difficile de ne pas être ému par leurs souffrances ou leurs déboires ! Les personnages sont loin d'avoir des vies simples. Ils souffrent énormément. Katsura parle de mort, de viols à travers Moemi avec une justesse rarement atteinte et une émotion rare ! I"s c'est pas mal mais c'est loin d'être aussi profond que Vidéo Girl Aï ! Dans I"s, tout reste assez artificiel. A part Ishitaka, les personnages féminins ne sont même pas développés ! Alors que dans Vidéo Girl Aï, les jeunes filles sont toutes développées, que ça soit Ai, Moemi ou Nobuko, on rentre dans leur intimité ! Vidéo Girl Aï, c'est un manga très intimiste mais jamais vulgaire car traité avec beaucoup de pudeur et de recul ! On a l'impression par moment de vivre à travers les personnages tellement ils nous semblent proches ! Vidéo Girl Aï, c'est l'histoire d'amour de deux êtres déçus qui se donnent l'un à l'autre sans limite même s'ils mettent du temps pour le comprendre. A lire d'urgence !
Fruits Basket
Malgré un début avec un humour qui rappelle Ranma 1/2, "Fruits basket" parle au fur et à mesure de ses volumes de sujets plutôt graves avec beaucoup de justesse, comme la mort, la solitude, la perversion psychologique, se reconstruire après avoir vécu des traumatismes, les liens mères-enfants, les secrets de familles, la névrose, la peur de l'abandon en plus du passage vers l'âge adulte, la culpabilité ou l'amour ! Les personnages paraissent drôles et simplistes au premier abord mais il n'en est rien. Ils ont une psychologie très approfondie et pas que les principaux mais toute la famille Soma + les amis qui les entourent ! Ils ont tous leurs histoires plus ou moins tragiques, leurs blessures, leurs problèmes ! "Fruits basket" parle de l'humain avec une certaine réflexion qui n'a rien à envier à un Evangelion ! Donc ne vous fiez pas aux premiers volumes car plus on avance plus ça devient tragique et mature même s'il y a toujours de l'humour ! Un des meilleurs shojo qui existent ! Le dessin est un peu simpliste mais original et maîtrisé, surtout les expressions du visage et les ambiances lourdes et pesantes très ancrées pour montrer le côté dramatique d'une scène.
Pyongyang
Big Brother existe et il est coréen. Il a réussi là où d'autres dictateurs ont échoué. Son peuple est tout le temps en surveillance et croit tout ce qu'il dit (ou fait semblant pour ne pas avoir d'ennui). C'est ce que j'ai retenu de 'Pyongyang', la bd la plus sombre que j'ai lue. Bon. Il existe des séries beaucoup plus glauques comme Ayako ou Idées Noires, mais c'étaient des oeuvres de fiction alors qu'ici c'est la réalité. Il y a des gens qui vivent réellement comme ça et je ne crois pas que je vais l'oublier tellement cela m'a marqué. Guy Delisle nous présente des tranches de vie de ce qu'il a vécu. On voit des monuments à la gloire de Kim Jong-il, le peuple obligé de faire du 'volontariat', un musée faisant croire que toute la planète aime la Corée du Nord (sauf évidemment les Américains qui sont fourbes et cruels), etc. C'est vraiment intéressant et passionnant même si, comme je l'ai déjà écrit, j'ai ressenti un certain malaise car des personnes vivent ça toute leur vie.
Léon-la-Terreur (Léon Van Oukel)
La ligne claire a rarement été mieux mise au service du délire visuel et verbal en BD. Léon est tout ce que j'ai envie d'être - ça vient, à bientôt 60 balais. Des vétos myopes à renverser les taupes aux jeunes garçons qui se font s... par de beaux policiers en plein métro, on nage dans une folie que la pureté du trait accentue à merveille (et de façon presque toujours délicieusement inattendue). Les auteurs nous ont salement laissés sur notre faim au moment même où le héros et son (très) jeune complice du moment nous promettaient "de nouvelles aventures". On a eu beau se douter qu'il s'agissait là d'un pied de nez à Tintin et que cette réflexion annonçait donc, par antithèse, la fin de la série, on est douloureusement déçu que le duo Bogaart/Schwippers nous aient plantés là comme des malpropres ou des indignes (de leur art). S'il lisent ces lignes, qu'ils sachent bien que des mordus comme il est pas permis de leur personnage et de ses aventures attendent une suite à ces inqualifiables albums.
Maison Ikkoku - Juliette je t'aime
Habituellement, je déteste les mangas d'amour que je trouve gnan-gnan à souhait ! Mais celui-là est différent. La psychologie des personnages est vraiment bien traitée et, en plus, on en apprend plus sur le Japon ! (La scolarité, la recherche d'emploi, les hommages faits au proche disparus, etc.) Un vrai petit guide touristique sur le quotidien japonais. Les personnages sont ambigus. Tantôt ils sont attachants et d'autres fois on a envie de les frapper, mais on ne les déteste jamais car finalement ce en sont que des humains. C'est ça que je trouve génial dans ce manga : les personnages ont des défauts et des qualités. Il n'y a pas de bon ou de méchant. Juste des hommes. Mais la grande qualité de "Maison Ikkoku" est le réalisme dont fait preuve Rumiko Takahashi. Pas de sources maléfiques comme dans Ranma 1/2 ou de démons à la Inu yasha. C'est notre monde. On peut très bien trouver un Godai ou une Kyoko au coin de la rue. Ça fait du bien un peu de réel dans son oeuvre. C'est une bonne bouffée d'air frais.
Paul a un travail d'été
Le meilleur de la série ! Le récit est long, mais Rabagliati nous passionne tout le long et on ne peut pas le laisser de côté tellement on est dedans. Je l'ai lu d'une traite. Chose qui ne m'arrive pas tous les jours et que peu d'auteurs peuvent faire. Ça commence doucement avec Paul qui lâche l'école pour travailler dans une imprimerie anglophone. Un jour, il reçoit un coup de téléphone d'un copain à lui qui veut le faire moniteur de camp de vacances. Notre ami s'embarque dans cette aventure et c'est reparti pour d'autres moments de tendresse humaine. Les personnages sont attachants et ont chacun un caractère qui leur est propre. Le récit qui serait ennuyant avec d'autres auteurs marche tout à fait ici. C'est pourtant un récit simple où il ne se passe pas grand chose. Enfin, pas grand chose. Paul et ses amis construisent le camp temporaire, Paul a de la difficulté avec des garçons turbulents, Paul a son premier amour, etc. L'auteur a le don pour rendre des choses simples passionnantes. La petite fille aveugle est particulièrement réussie ainsi que la fin. Ah ! Cette fin ! J'avais presque le goût de pleurer tellement c'est bien écrit. Toute la tendresse de la série se retrouvait dans ces dernières pages.
Watchmen
On m'avait dit du plus grand bien de cet énorme pavé. C'est donc avec enthousiasme que je me suis procuré l'intégrale. J'ai été un peu déçu à ma première lecture. L'histoire traînait en longueur et certains passages m'avaient emmerdé comme ceux sur le comics de pirate. Puis j'ai fini par relire ce comics et j'avais mieux apprécié et au fil des ans et des relecture je me rends compte à quel point cet oeuvre est génial. C'est selon moi la meilleur oeuvre d'Alan Moore et aussi l'une des meilleurs bandes dessinées de tous les temps. Le scénario est riche et complexe tout en se suivant bien (en tout cas je trouve que c'est plus facile à suivre que d'autres séries de Moore). Les personnages sont intéressants et le découpage est parfait. J'aime bien aussi les bonus en fin de chapitre. J'ai lu plusieurs critiques n'aiment pas le dessin, mais moi j'aime bien le style de Gibbons. Au final, le seul truc que je n'apprécie toujours pas est l'histoire de pirate !
Gil Jourdan
Ah Gil Jourdan ! J'empruntais souvent les intégrales à la bilbiothéque et j'adorais. Je les ai relus récemment et je découvre que ça me fait encore rire ! Mieux, je trouve que c'est meilleur que dans ma jeunesse. Je vois maintenant à quel point Tillieux était un génie. Le dessin de Tillieux est ici à son apogée et il est un des meilleurs du vieux journal de Spirou. Les histoires sont prenantes, rigolotes, souvent originales et aussi Tillieux se renouvelait bien. Il n'y a pas un album dont l'histoire me semble trop proche d'un autre album. Il y a certes deux ou trois histoires courtes sans grand intérêt, mais globalement c'est excellent. J'adore le trio Gil Jourdan-Libellule-Crouton. Je suis content que Dupuis réédite cette série. Elle le mérite amplement.
Big Foot
Décidément, la mode est au western loufoque, après l’excellent Gus de Blain, c’est Nicolas Dumontheuil qui se colle au genre chez Futuropolis. En grand adepte du western que je suis, j’ai adoré cette histoire en trois tomes, à l’humour très Monthy Python. Dumontheuil adapte très librement le roman de Richard Brautigan « Le Monstre des Hawkline ». Un western qui flirte avec le non-sens et l’absurde. Le duo de personnages est particulièrement savoureux : deux cow-boys un peu simplets ; Ned le tueur à gages qui a quelque peu perdu l’envie de tuer, difficile dans ce cas de trouver un sens au métier et Zeb un grand Black qui passe son temps à compter tout et n’importe quoi. Au fil des albums leurs personnalités évoluent. Ned vit une véritable recherche d’identité _apprenant ses racines indiennes_ cela expliquant, selon lui, son incapacité à tuer. Zeb lui compte toujours autant mais commence à se poser des questions sur le racisme ambiant. S’ajoute à eux, une galerie de personnages parfaitement réussie : les sœurs indiennes Magic Child et Holly Dolly, ainsi que leur père ; un prophète indien intriguant ; Sheep Buggy le tueur psychopathe qui "flingue" les moutons à la chaîne ; le père fantaisiste de Ned, toujours la corde au cou un peu escroc et roublard, qui finira dans le troisième tome pendu pour de bon et bien sûr l’excellent shérif John Wayne. On découvre aussi dans la troisième ballade une grand-mère indienne pleine de bon sens qui fait passer à Ned le test du mythe de Sisyphe. D’ailleurs, à partir ce dernier tome, le récit, bien que bénéficiant d’un ton toujours aussi décalé et jubilatoire se fait toutefois plus sombre et pose de vraies interrogations existentielles sur la mort, la quête de soi-même ou l’anéantissement de la nature par l’homme... Ainsi, la fin de l’album se fait prophétique en annonçant les catastrophes qui secoueront le XXème siècle. Au final, une œuvre aboutie que je conseille plus que vivement…