Mon premier de la série des 7. Et quelle claque. On reste perplexe en l'ouvrant la première fois et découvrant le style du dessin. Mais on s'y habitue vite car cette histoire de vengeance/rédemption est prenante et on pardonne le côté un peu simpliste et manga de certaines cases.
Ce qui m'a surpris dans cette bd, c'est comme si on avait visionné un film de Tarantino. Rien ne manque, la psychologie et l'ambivalence des personnages, un suspens en crescendo, un final spectaculaire. L'utilisation des flash-back m'a époustouflé, il ne manque plus que la musique.
J'ai profité de la sortie de l'intégrale pour acheter cette série. Une bien belle intégrale grand format, de qualité, avec une couverture que je trouve plus belle que celles des tomes originaux, le tout à un tarif très honnête puisque les trois tomes sont au prix de 2.
Je ne suis pas grand fan de policier et/ou de thrilleurs. Mais cette œuvre m'a totalement conquis. Les 2 premiers tomes surtout, car le troisième n'a, à mon sens, aucun intérêt. On peut le lire comme un one-shot ou un hors-série complémentaire mais il est totalement dispensable. Ce sont donc ces 2 premiers tomes qui racontent l'amour et la haine que se vouent un mari et sa femme tantôt observé coté masculin, tantôt coté féminin qui m'ont paru si intéressants.
Difficile d'expliquer ce qui m'a plu sans raconter l'histoire... Je dirais que j'ai trouvé dans berceuse assassine plus d'amour que de haine. Ces 2 personnages qui se cherchent, qui prétendent se haïr m'ont surtout semblé s'aimer, être paumés et ne pas savoir l'exprimer. J'ai adoré explorer la psychologie si bien faite de ses personnages. Et assister impuissant à leur maladroite descente aux enfers progressive était vraiment une sensation... frustrante! Ce qui démontre combien on entre profondément dans l'univers de cette superbe BD. On dit souvent que lorsque que quelqu'un tente de se suicider, son geste est avant tout un appel à l'aide. Cette œuvre ne parle pas de suicide, mais c'est avec la même réflexion que j'ai abordé cette lecture qui m'a rappelé (en bien mieux) le film la guerre des Roses.
Les tons sépia utilisés sont du plus bel effet et collent à merveille aux si beaux dessins de cette BD et participent à créer une ambiance lourde, parfaitement en accord avec le scénario. Magnifique.
Une mise en page impressionnante, des pleines pages hallucinantes, un univers glauque rarement rendu en BD, une vraie dimension humaine dans l'exploration des failles du personnage principal. La mise en scène d'une obsession qui frise le masochisme prévaut sur la construction d'une intrigue traditionnelle et aboutit à un scénario manquant de clarté, mais laissant toute liberté à l'interprétation du lecteur. On est loin des sentiers bien balisés habituellement de mise en BD, bien loin de ce qui se fait habituellement en comics.
Une oeuvre réellement ambitieuse dans laquelle on sent que l'auteur met beaucoup de lui même. Sans oublier les magnifiques couleurs de Lynn Varley. Peut-être ma BD préférée de Franck Miller.
Sans les avis précédemment postés, je n'aurai pas investi sur cette BD qui au premier abord ne sortait pas du lot.
Je me suis lancé et c'est avec une certaine crainte que je me suis plongé dans ce récit complet.
Les premières pages défilent, on ne comprend pas réellement où veut en venir les auteurs. Le dessin est académique, les couleurs pastelles tranchent avec un contraste couleurs froides / couleurs chaudes.
Puis tranquillement, les rouages du récit se dévoilent et l'immersion devient évidente. On se sent happé par cette histoire humaine avec ses personnages partageant un quotidien normal.
Une touche de paranormal apparaît et transforme ce roman en conte contemporain.
Sous une certaine simplicité, beaucoup de thèmes graves sont abordés de près ou de loin. On s'attache à ces personnages et surtout à ce simple d'esprit sans mémoire, d'où vient-il, quel est son passé, pourquoi recherche t-il une femme qu'il ne saurait décrire ?
Cette intrigue principale est merveilleusement étoffée par le maillage social retranscrit en donnant de l'épaisseur aux personnages secondaires.
J'ai été bluffé par cette lecture, une sorte de magie sortant de ces pages.
Cette histoire intemporelle deviendra à coup sûr un classique et mérite amplement sa place dans les immanquables.
La BD en elle même est un bel ouvrage et son prix attractif vu le nombre de pages.
Je la recommande vivement.
Hiroshi, père de famille de cinquante ans environ, se retrouve transporté dans son corps d’adolescent de 14 ans, tout en gardant sa mémoire d’adulte. Il revit son quotidien avec bonheur mais bientôt une obsession ne cessera de le hanter. C’est effectivement l’année de ses 14 ans où son père a disparu, envolé sans laisser de trace… Et s’il pouvait changer le destin ? Comprendre ses parents avec son regard d’adulte et changer la donne…
Juste merveilleux de justesse, d’intelligence et d’émotion. Taniguchi est vraiment un auteur hors-norme, et ce qu’il avait esquissé et à mon avis un peu loupé avec Le Journal de mon père, prend ici une dimension universelle et franchement agréable. Il ne nous ennuie pas une seconde avec ce premier tome plus contemplatif, Hiroshi se replonge dans ses souvenirs et se réadapte à sa "nouvelle" vie. Le second tome rentre dans le vif du sujet, privilégiant un côté plus psychologique et quelque part ménageant un suspense prenant.
Sur le thème un peu casse-gueule du retour à l’enfance, Taniguchi frise la perfection. Il ne tombe jamais dans la facilité, multiplie les petites intrigues autour de son héros et ne se focalise pas sur une trame nostalgique. Hiroshi prend les rênes de son destin, recherchant rapidement à tirer le meilleur parti de sa nouvelle condition tout en se posant de multiples interrogations (peut-il changer le passé sans altérer l’avenir ?). Le piège étant de faire partir le protagoniste dans des directions folles, lui faisant faire des actions délirantes.
Avec son trait fin reconnaissable et son style très européanisé, Taniguchi arrive à créer des décors réalistes, fouillés, et ne pas juste se concentrer sur les visages de ses personnages. Son dessin est pour moi étonnamment vif, sobre à la fois et très accrocheur. Une réussite comme très souvent du côté de son graphisme.
Un régal juste indispensable…
Pour moi c'est la BD polar que tout le monde doit avoir, une ambiance malsaine, des personnages sans pitié.
Le dessin et le scénario rendent une ambiance tout à fait particulière. Une ville où il ne fait pas bon de vivre. Dès la lecture des premières pages, on rentre dans l'histoire pour n'en sortir qu'à la fin.
Et quelle fin ! Une fin non conventionnelle et qui colle très bien à l'ensemble du scénario et à l'ambiance. Une série en trois tomes à ne pas rater.
Voilà une bande dessinée comme on en lit peu en ce moment. Shutter island est à la base un polar signé Dennis Lehane, l’auteur du roman noir culte Mystic River adapté par Clint Eastwood à l’écran. Christian De Metter se charge ici de l’adaptation de ce roman dans la collection rivages noir de Casterman.
Le scénario de Dennis Lehane est brillant, inquiétant, manipulateur, jouant sur le huis clos d’un hôpital psychiatrique. L’auteur s’amuse à brouiller les pistes et, même si, au départ, il est difficile de rentrer dans le récit, on est vite pris dans cette ambiance noire et mystérieuse.
Au dessin, De Metter accomplit un travail d’adaptation idéal respectant fidèlement le roman. Le découpage est parfait et on s’accroche à chaque ligne de cette intrigue très originale. De Metter exécute son dessin en couleurs directes grâce à l’aquarelle, en jouant sur deux teintes et c’est une vraie réussite.
Au final un album dense qui fait parti des meilleures surprises de l’année et qui devrait réjouir plus d’un fan de polar et de bande dessinée.
C'est marrant, c'est justement le dessin qui me donne un "coup de coeur" ! Je trouve le trait vivant et spontané, tout-à-fait en harmonie avec la couleur brune, ça fait des belles pages élégantes, notamment celles où il n'y a pas de dialogues (décors naturels, scènes avec les paysans).
C'est vrai que le fond du récit est historique (XVIIe siècle, et non Moyen-âge), et que la période est intéressante, avec les conflits noblesse/royauté par exemple, mais on ne peut pas dire que ce soit seulement une "BD historique" il me semble, car le destin du héros passe toujours avant les explications ou considérations historiques (je préfère, ça alourdirait trop le récit d'ailleurs).
J'ai beaucoup aimé la technique des "points de vue", qui permet de saisir le personnage par "touches", de façon indirecte, mais aussi de saisir la personnalité des caractères féminins.
En bref, même si c'est une BD chère, je conseille son achat : d'abord c'est un album épais et ensuite il vaut mieux dépenser 24 euros pour un beau bouquin que pour trois m...
BONNE LECTURE !
Difficile de faire mieux !!!!
Une histoire dense et prenante tenant en un one-shot.
Un récit maîtrisé, inventif.
Une narration et un rythme exemplaires.
Un dessin superbe, très personnel avec une colorisation du meilleur effet.
Certes il s'agit d'une adaptation d'un roman à succès.
Personnellement, j'en redemande.
Je vais me renseigner sur les autres titres de cette collection.
Pour en revenir au prix, il est tout à fait honnête, bien loin des 48 pages à 13 euros....
Avis personnel : meilleure BD 2008 tout simplement.
En quelques mots : contrairement au Le Diable des sept mers, ici on est en présence d'un scénario en béton. Le suspense en crescendo et une fin en apothéose. Des dessins magnifiques. Un des meilleurs on-shots de la BD. Un petit bijou.
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Sept yakuzas
Mon premier de la série des 7. Et quelle claque. On reste perplexe en l'ouvrant la première fois et découvrant le style du dessin. Mais on s'y habitue vite car cette histoire de vengeance/rédemption est prenante et on pardonne le côté un peu simpliste et manga de certaines cases. Ce qui m'a surpris dans cette bd, c'est comme si on avait visionné un film de Tarantino. Rien ne manque, la psychologie et l'ambivalence des personnages, un suspens en crescendo, un final spectaculaire. L'utilisation des flash-back m'a époustouflé, il ne manque plus que la musique.
Berceuse assassine
J'ai profité de la sortie de l'intégrale pour acheter cette série. Une bien belle intégrale grand format, de qualité, avec une couverture que je trouve plus belle que celles des tomes originaux, le tout à un tarif très honnête puisque les trois tomes sont au prix de 2. Je ne suis pas grand fan de policier et/ou de thrilleurs. Mais cette œuvre m'a totalement conquis. Les 2 premiers tomes surtout, car le troisième n'a, à mon sens, aucun intérêt. On peut le lire comme un one-shot ou un hors-série complémentaire mais il est totalement dispensable. Ce sont donc ces 2 premiers tomes qui racontent l'amour et la haine que se vouent un mari et sa femme tantôt observé coté masculin, tantôt coté féminin qui m'ont paru si intéressants. Difficile d'expliquer ce qui m'a plu sans raconter l'histoire... Je dirais que j'ai trouvé dans berceuse assassine plus d'amour que de haine. Ces 2 personnages qui se cherchent, qui prétendent se haïr m'ont surtout semblé s'aimer, être paumés et ne pas savoir l'exprimer. J'ai adoré explorer la psychologie si bien faite de ses personnages. Et assister impuissant à leur maladroite descente aux enfers progressive était vraiment une sensation... frustrante! Ce qui démontre combien on entre profondément dans l'univers de cette superbe BD. On dit souvent que lorsque que quelqu'un tente de se suicider, son geste est avant tout un appel à l'aide. Cette œuvre ne parle pas de suicide, mais c'est avec la même réflexion que j'ai abordé cette lecture qui m'a rappelé (en bien mieux) le film la guerre des Roses. Les tons sépia utilisés sont du plus bel effet et collent à merveille aux si beaux dessins de cette BD et participent à créer une ambiance lourde, parfaitement en accord avec le scénario. Magnifique.
Elektra - Le Retour
Une mise en page impressionnante, des pleines pages hallucinantes, un univers glauque rarement rendu en BD, une vraie dimension humaine dans l'exploration des failles du personnage principal. La mise en scène d'une obsession qui frise le masochisme prévaut sur la construction d'une intrigue traditionnelle et aboutit à un scénario manquant de clarté, mais laissant toute liberté à l'interprétation du lecteur. On est loin des sentiers bien balisés habituellement de mise en BD, bien loin de ce qui se fait habituellement en comics. Une oeuvre réellement ambitieuse dans laquelle on sent que l'auteur met beaucoup de lui même. Sans oublier les magnifiques couleurs de Lynn Varley. Peut-être ma BD préférée de Franck Miller.
Exauce-nous
Sans les avis précédemment postés, je n'aurai pas investi sur cette BD qui au premier abord ne sortait pas du lot. Je me suis lancé et c'est avec une certaine crainte que je me suis plongé dans ce récit complet. Les premières pages défilent, on ne comprend pas réellement où veut en venir les auteurs. Le dessin est académique, les couleurs pastelles tranchent avec un contraste couleurs froides / couleurs chaudes. Puis tranquillement, les rouages du récit se dévoilent et l'immersion devient évidente. On se sent happé par cette histoire humaine avec ses personnages partageant un quotidien normal. Une touche de paranormal apparaît et transforme ce roman en conte contemporain. Sous une certaine simplicité, beaucoup de thèmes graves sont abordés de près ou de loin. On s'attache à ces personnages et surtout à ce simple d'esprit sans mémoire, d'où vient-il, quel est son passé, pourquoi recherche t-il une femme qu'il ne saurait décrire ? Cette intrigue principale est merveilleusement étoffée par le maillage social retranscrit en donnant de l'épaisseur aux personnages secondaires. J'ai été bluffé par cette lecture, une sorte de magie sortant de ces pages. Cette histoire intemporelle deviendra à coup sûr un classique et mérite amplement sa place dans les immanquables. La BD en elle même est un bel ouvrage et son prix attractif vu le nombre de pages. Je la recommande vivement.
Quartier lointain
Hiroshi, père de famille de cinquante ans environ, se retrouve transporté dans son corps d’adolescent de 14 ans, tout en gardant sa mémoire d’adulte. Il revit son quotidien avec bonheur mais bientôt une obsession ne cessera de le hanter. C’est effectivement l’année de ses 14 ans où son père a disparu, envolé sans laisser de trace… Et s’il pouvait changer le destin ? Comprendre ses parents avec son regard d’adulte et changer la donne… Juste merveilleux de justesse, d’intelligence et d’émotion. Taniguchi est vraiment un auteur hors-norme, et ce qu’il avait esquissé et à mon avis un peu loupé avec Le Journal de mon père, prend ici une dimension universelle et franchement agréable. Il ne nous ennuie pas une seconde avec ce premier tome plus contemplatif, Hiroshi se replonge dans ses souvenirs et se réadapte à sa "nouvelle" vie. Le second tome rentre dans le vif du sujet, privilégiant un côté plus psychologique et quelque part ménageant un suspense prenant. Sur le thème un peu casse-gueule du retour à l’enfance, Taniguchi frise la perfection. Il ne tombe jamais dans la facilité, multiplie les petites intrigues autour de son héros et ne se focalise pas sur une trame nostalgique. Hiroshi prend les rênes de son destin, recherchant rapidement à tirer le meilleur parti de sa nouvelle condition tout en se posant de multiples interrogations (peut-il changer le passé sans altérer l’avenir ?). Le piège étant de faire partir le protagoniste dans des directions folles, lui faisant faire des actions délirantes. Avec son trait fin reconnaissable et son style très européanisé, Taniguchi arrive à créer des décors réalistes, fouillés, et ne pas juste se concentrer sur les visages de ses personnages. Son dessin est pour moi étonnamment vif, sobre à la fois et très accrocheur. Une réussite comme très souvent du côté de son graphisme. Un régal juste indispensable…
Welcome to Hope
Pour moi c'est la BD polar que tout le monde doit avoir, une ambiance malsaine, des personnages sans pitié. Le dessin et le scénario rendent une ambiance tout à fait particulière. Une ville où il ne fait pas bon de vivre. Dès la lecture des premières pages, on rentre dans l'histoire pour n'en sortir qu'à la fin. Et quelle fin ! Une fin non conventionnelle et qui colle très bien à l'ensemble du scénario et à l'ambiance. Une série en trois tomes à ne pas rater.
Shutter Island
Voilà une bande dessinée comme on en lit peu en ce moment. Shutter island est à la base un polar signé Dennis Lehane, l’auteur du roman noir culte Mystic River adapté par Clint Eastwood à l’écran. Christian De Metter se charge ici de l’adaptation de ce roman dans la collection rivages noir de Casterman. Le scénario de Dennis Lehane est brillant, inquiétant, manipulateur, jouant sur le huis clos d’un hôpital psychiatrique. L’auteur s’amuse à brouiller les pistes et, même si, au départ, il est difficile de rentrer dans le récit, on est vite pris dans cette ambiance noire et mystérieuse. Au dessin, De Metter accomplit un travail d’adaptation idéal respectant fidèlement le roman. Le découpage est parfait et on s’accroche à chaque ligne de cette intrigue très originale. De Metter exécute son dessin en couleurs directes grâce à l’aquarelle, en jouant sur deux teintes et c’est une vraie réussite. Au final un album dense qui fait parti des meilleures surprises de l’année et qui devrait réjouir plus d’un fan de polar et de bande dessinée.
Les Invisibles (Futuropolis)
C'est marrant, c'est justement le dessin qui me donne un "coup de coeur" ! Je trouve le trait vivant et spontané, tout-à-fait en harmonie avec la couleur brune, ça fait des belles pages élégantes, notamment celles où il n'y a pas de dialogues (décors naturels, scènes avec les paysans). C'est vrai que le fond du récit est historique (XVIIe siècle, et non Moyen-âge), et que la période est intéressante, avec les conflits noblesse/royauté par exemple, mais on ne peut pas dire que ce soit seulement une "BD historique" il me semble, car le destin du héros passe toujours avant les explications ou considérations historiques (je préfère, ça alourdirait trop le récit d'ailleurs). J'ai beaucoup aimé la technique des "points de vue", qui permet de saisir le personnage par "touches", de façon indirecte, mais aussi de saisir la personnalité des caractères féminins. En bref, même si c'est une BD chère, je conseille son achat : d'abord c'est un album épais et ensuite il vaut mieux dépenser 24 euros pour un beau bouquin que pour trois m... BONNE LECTURE !
Shutter Island
Difficile de faire mieux !!!! Une histoire dense et prenante tenant en un one-shot. Un récit maîtrisé, inventif. Une narration et un rythme exemplaires. Un dessin superbe, très personnel avec une colorisation du meilleur effet. Certes il s'agit d'une adaptation d'un roman à succès. Personnellement, j'en redemande. Je vais me renseigner sur les autres titres de cette collection. Pour en revenir au prix, il est tout à fait honnête, bien loin des 48 pages à 13 euros.... Avis personnel : meilleure BD 2008 tout simplement.
Lune de guerre
En quelques mots : contrairement au Le Diable des sept mers, ici on est en présence d'un scénario en béton. Le suspense en crescendo et une fin en apothéose. Des dessins magnifiques. Un des meilleurs on-shots de la BD. Un petit bijou.