Un dessin et un scénario déroutants au début mais le décalage entre la gentillesse de Jacques et la peur (lâcheté) des humains qu'il rencontre emporte le rire à toutes les pages.
Avec le n°1, on rit tout seul et on ne lache plus la bd jusqu'à la fin (y compris dans le métro).
Le second opus est moins centré sur Jacques et je trouve cela dommage. Les humains sont toujours aussi pompeux et ridicules mais un peu trop de répétitions à mon goût.
Le premier opus reste un must.
Golden7575
Cette immense BD trônait dans ma bibliothèque depuis 20 ans. La sortie du film a réveillé mes sens endormis. J'en ai profité pour relire les 6 tomes et faire découvrir cette série à mon fils de 15 ans. Watchmen c'est comme un grand cru de Bordeaux : il se bonifie avec le temps. Découpage, scénario, suspense, désenchantement, tout y est sur un monde qui "perd la boule" et ses repères.
Je précise que la version française de la BD bénéficie d'une traduction par JP Manchette* (grand écrivain de roman noir des années 80).
Les critiques, sur la qualité des dessins et des couleurs tant pour The Watchmen (plutôt criardes) que V pour Vendetta (plutôt lavasses), oublient que le génie d'Allan Moore est de confier ses scénarios aux dessinateurs qui pourront retranscrire l'atmosphère qui s'y rattache.
A lire et relire.
Inutile de rajouter que mon fils a été bluffé de la qualité d'une bd "si ancienne" !
*[Ndlc] : dans l'édition Delcourt uniquement désormais épuisée (mars 2009) :(
Une série que j'ai débutée en 1989, et j'ai attendu la sortie du troisième tome très (trop) longtemps... Un vrai coup de coeur qui reste ma série préférée encore aujourd’hui, et ce pour plusieurs raisons :
- pureté et précision du graphisme
- il y a de petits détails qui font que l'on peut passer du temps sur chaque vignette pour les étudier
- il y a un début et surtout une fin (donc pas besoin d'acheter 20 tomes pour connaitre la fin)
Pour ceux qui aiment l'heroic fantasy, c'est une bd culte. Et pour ceux qui n'en sont pas particulièrement accros, ça vaut quand même le coup d'oeil.
Voilà, je voulais noter ma série BD préférée, c'est tout simplement magnifique ! Loisel nous livre une superbe réflexion sur l'enfance, parfois très cruelle et noire... Mais nous avons aussi droit à une réflexion sur l'âge adulte : la plupart d'entre eux sont bêtes et méchants, mais on aperçoit surtout des personnages fragiles en eux, beaucoup plus que les enfants (le capitaine est vraiment sympa, un mélange de méchanceté et surtout de gaminerie, on voit l'enfant refoulé qu'il est...).
L'histoire est très bien ficelée, avec un scénario riche, on ne s'ennuie pas (le cinquième tome est peut être un peu en dessous).
La fin reste très noire et est vraiment bouleversante, du grand art !
Le dessin est du pur Loisel, qu'on aime ou non, c'est quand même très travaillé et en parfait accord avec la série et son scénario.
Absolument génial !
Il m’aura fallu du temps pour digérer cette lecture, dans le bon sens du terme, bien sûr.
J’ai vraiment été soufflé par cette série. Première remarque : le dessin et les couleurs de Bourgouin sont magnifiques. On peut, sans le vouloir, s’arrêter sur certaines cases pendant dix bonnes minutes pour contempler les postures, les ombres, la mise en scène, la folie dans les yeux de certains personnages… Bref, j’avais pas pris une telle claque depuis La Licorne ( ça n’a rien à voir mais c’est pas grave ).
Reste le scénario : un fourre-tout incroyable qui part dans tous les sens. Du policier fantastique ésotérique dramatique dans une ambiance steampunk un poil délirante. Je vote moi aussi pour interner Thierry Gloris, comme ça, il aura tout le temps de nous pondre ses histoires hallucinantes.
Parti comme ça, on peut légitimement avoir peur sur la cohésion de l’ensemble… Et bien, le bougre s’en tire à merveille, avec une excellente fin que je vous laisse découvrir.
Seule minuscule ombre au tableau : le quatrième de couverture du dernier tome nous présente une charade qui fournirait les clefs du machiavélisme de cette histoire. J’ai beau la tourner dans tous les sens, j’ai pas la queue d’une réponse. A l’aide ! Il faut absolument interviewer ce nouvel auteur prometteur pour qu’il nous explique cette pirouette.
J’ai commencé cette série après avoir lu Gemelos qui se déroule dans la même ville et plus précisément après avoir parcouru l’avis de Ro se référant à "Cuervos".
Je le remercie donc de m’avoir fait découvrir ce véritable trésor de la bande dessinée.
Autres raisons à mon engouement :
- D’une part, ce récit démontre et prouve, sans détour, la vérité sur une des villes les plus violentes au monde, si ce n'est la plus violente comme je le disais dans mon avis sur Gemelos. Bien avant les "villes en guerre" dont nous avons chaque jour des échos dans les journaux ou à la télé, Medellin en 2006 remportait déjà la triste palme de la ville la plus violente du monde.
Les situations nous sont montrées telles qu’elles sont, nous pouvons donc y voir une réelle dénonciation un triste bilan de l'auteur qui fait un zoom sur les personnes oubliées, les laissés pour compte.
Un côté sociologique dans cette BD qui n'échappe pas à qui se tient au courant des remouds dans le monde...
Le fait de commencer chaque tome par aujourd’hui à Medellin peut surprendre au vu des personnages qui vieillissent, mais cela nous permet de comprendre que malheureusement, quelque soit le "aujourd’hui", la situation restera la même, sans véritable espoir donc…
- D’autre part cette histoire présente des personnages extrêmement intéressants, voire même charismatiques, malgré leur déchéance, leur mode de vie, et leur violence. Ils sont réellement très bien construits.
On apprend à les connaître, voyant leur caractère et leur personnalité évoluer et nous pouvons même essayer de les comprendre ou du moins comprendre pourquoi ils en sont arrivés là.
De plus cette histoire est réellement forte, tracée au vitriol pourrait-on dire, un récit puissant pour peu que le sujet nous intéresse un tant soit peu ou tout simplement si nous nous faisons happer par ce récit.
A qui s’adresse-t-il ?
Eh bien a ceux qui aime les polars, ils ne serons pas perdus....
Et plus précisément à ceux qui aiment les histoires tournant autour de la maffia.
Ce récit peut s’apparenter par exemple à La Cuisine du Diable, mais en beaucoup plus âpre.
Pour faire une comparaison rapide, un enfant doit apprendre à survivre seul dans une ville où le crime organisé est omniprésent et interfère sur sa propre vie. Finalement le point de départ n’est pas si éloigné.
Les personnes qui aiment les récits réalistes, aimeront également ce récit, tout simplement car contrairement à ce que l’on pourrait penser ce récit est tout à fait réaliste… Heureusement le scénariste n’en fait pas trop…
Enfin un dessin sublime, un cadrage audacieux et extraordinaire, vraiment différent et qui sert le récit nous met la tête la l’envers comme le font les drogues aux personnages de cette histoire.
Un coup de cœur pour une série qui… elle, n’en a pas, de cœur.
Une histoire culte, un coup de cœur, pour une série coup de poing…
19/20
Cette série est captivante pour qui s'intéresse à la bande dessinée post-apocalyptique européenne. Je ne pense pas que la présence d'un message ruraliste et écologiste soit un problème, car le propre de ce genre de BD est justement de délivrer un message en forme d'espoir. En outre, le propos devient plus riche et subtil au fur et à mesure que l'on avance dans les tomes.
"Simon du fleuve" me semble constituer une bonne lecture complémentaire de ce chef d'oeuvre de la BD post-apocalyptique qu'est Neige, commencé en 1987 par Christian Gine et Didier Convard. Je trouve que la série Neige est encore plus culte car la psychologie des personnages est très fouillée et la symbolique encore plus riche, avec des lieux emblématiques comme Venise et Vézelay.
Deux séries à découvrir et à savourer, donc.
Scénario d'une profondeur et d'une justesse magistrale, dessin d'un réalisme sublimant, cette BD est un chef d'oeuvre.
Le travail qu'a fourni Gibrat pour livrer une vision aussi riche de l'Occupation donne un résultat époustouflant. Je n'ai pas lu de roman, ni vu de film sur la période donnant un aperçu aussi criant de vérité sur cette période, dont j'ai énormément parlé avec des personnes l'ayant vécu... BDvore, cette BD est mon plus beau moment de lecture depuis longtemps !
Attention chef-d'œuvre!
Je ne vais pas vous le cacher, c'est après avoir vu la bande-annonce du film de Zack Snyder que j'ai voulu avoir le livre en main.
Et un soir de noël, je retrouve l'absolute dans un beau paquet cadeau !
Fébrilement je commence la lecture, les dessins sont loin d'être beaux mais on s'y fait et il faut aussi se dire que ça date de 1986. Malgré tout, les dessins remplissent leur rôle et on rentre dans cette ambiance pré-apocalyptique pour n'en ressortir que plus marqué.
Le scénario est le plus complet et complexe que j'ai pu voir et lire. Chaque personnage est ultra travaillé avec un background de folie. Chacun a ses faiblesses, ses humeurs, ses convictions, ils ne sont pas indestructibles et la retraite ne leur a pas été favorable.
Mention spéciale au chapitre de Rorschach tout en palindrome et symétrie.
Petit bémol: Le docteur Manhattan et ses phrases alambiquées où l'on se perd le plus souvent mais en même temps, il voit la vie d'une autre façon que tout le monde.
La force du bouquin est qu'il peut être lu, relu et re-relu, on trouvera toujours quelque chose de nouveau que l'on n'avait pas vu auparavant car, que ce soit au niveau des dessins ou du scénario, tout est tellement riche que l'on a forcément raté des choses lors de la première lecture.
Un grand merci à Zack Snyder au passage, qui signe un film très fidèle au comics, à la fois sombre, sexuel et violent.
En gros, il faut absolument acheter ce livre !
Après la lecture du tome 1.
Je suis resté bête avec cette BD, tout y est si évident et.... d'actualité malheureusement.
La vision de l'auteur est clairement argumentée, il connait bien son sujet.
On sent qu'il souhaite avoir un discours lisible et compréhensible.
Son dessin N&B est très sobre au trait ultra fin. Il est plaisant est se met au service du texte.
J'imagine que ce regard ne plaira pas à tout le monde, il y a toujours un clan "des baiseurs" et celui des "baisés".
Mais P. Squarzoni cherche à ne pas rentrer dans ce genre de conflit, il se contente de constater et d'expliquer.
J'espère trouver le second tome le plus rapidement possible et je ferai tout pour çà.
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Jacques le petit lézard géant
Un dessin et un scénario déroutants au début mais le décalage entre la gentillesse de Jacques et la peur (lâcheté) des humains qu'il rencontre emporte le rire à toutes les pages. Avec le n°1, on rit tout seul et on ne lache plus la bd jusqu'à la fin (y compris dans le métro). Le second opus est moins centré sur Jacques et je trouve cela dommage. Les humains sont toujours aussi pompeux et ridicules mais un peu trop de répétitions à mon goût. Le premier opus reste un must. Golden7575
Watchmen
Cette immense BD trônait dans ma bibliothèque depuis 20 ans. La sortie du film a réveillé mes sens endormis. J'en ai profité pour relire les 6 tomes et faire découvrir cette série à mon fils de 15 ans. Watchmen c'est comme un grand cru de Bordeaux : il se bonifie avec le temps. Découpage, scénario, suspense, désenchantement, tout y est sur un monde qui "perd la boule" et ses repères. Je précise que la version française de la BD bénéficie d'une traduction par JP Manchette* (grand écrivain de roman noir des années 80). Les critiques, sur la qualité des dessins et des couleurs tant pour The Watchmen (plutôt criardes) que V pour Vendetta (plutôt lavasses), oublient que le génie d'Allan Moore est de confier ses scénarios aux dessinateurs qui pourront retranscrire l'atmosphère qui s'y rattache. A lire et relire. Inutile de rajouter que mon fils a été bluffé de la qualité d'une bd "si ancienne" ! *[Ndlc] : dans l'édition Delcourt uniquement désormais épuisée (mars 2009) :(
Légendes des Contrées Oubliées
Une série que j'ai débutée en 1989, et j'ai attendu la sortie du troisième tome très (trop) longtemps... Un vrai coup de coeur qui reste ma série préférée encore aujourd’hui, et ce pour plusieurs raisons : - pureté et précision du graphisme - il y a de petits détails qui font que l'on peut passer du temps sur chaque vignette pour les étudier - il y a un début et surtout une fin (donc pas besoin d'acheter 20 tomes pour connaitre la fin) Pour ceux qui aiment l'heroic fantasy, c'est une bd culte. Et pour ceux qui n'en sont pas particulièrement accros, ça vaut quand même le coup d'oeil.
Peter Pan
Voilà, je voulais noter ma série BD préférée, c'est tout simplement magnifique ! Loisel nous livre une superbe réflexion sur l'enfance, parfois très cruelle et noire... Mais nous avons aussi droit à une réflexion sur l'âge adulte : la plupart d'entre eux sont bêtes et méchants, mais on aperçoit surtout des personnages fragiles en eux, beaucoup plus que les enfants (le capitaine est vraiment sympa, un mélange de méchanceté et surtout de gaminerie, on voit l'enfant refoulé qu'il est...). L'histoire est très bien ficelée, avec un scénario riche, on ne s'ennuie pas (le cinquième tome est peut être un peu en dessous). La fin reste très noire et est vraiment bouleversante, du grand art ! Le dessin est du pur Loisel, qu'on aime ou non, c'est quand même très travaillé et en parfait accord avec la série et son scénario. Absolument génial !
Le Codex angélique
Il m’aura fallu du temps pour digérer cette lecture, dans le bon sens du terme, bien sûr. J’ai vraiment été soufflé par cette série. Première remarque : le dessin et les couleurs de Bourgouin sont magnifiques. On peut, sans le vouloir, s’arrêter sur certaines cases pendant dix bonnes minutes pour contempler les postures, les ombres, la mise en scène, la folie dans les yeux de certains personnages… Bref, j’avais pas pris une telle claque depuis La Licorne ( ça n’a rien à voir mais c’est pas grave ). Reste le scénario : un fourre-tout incroyable qui part dans tous les sens. Du policier fantastique ésotérique dramatique dans une ambiance steampunk un poil délirante. Je vote moi aussi pour interner Thierry Gloris, comme ça, il aura tout le temps de nous pondre ses histoires hallucinantes. Parti comme ça, on peut légitimement avoir peur sur la cohésion de l’ensemble… Et bien, le bougre s’en tire à merveille, avec une excellente fin que je vous laisse découvrir. Seule minuscule ombre au tableau : le quatrième de couverture du dernier tome nous présente une charade qui fournirait les clefs du machiavélisme de cette histoire. J’ai beau la tourner dans tous les sens, j’ai pas la queue d’une réponse. A l’aide ! Il faut absolument interviewer ce nouvel auteur prometteur pour qu’il nous explique cette pirouette.
Cuervos
J’ai commencé cette série après avoir lu Gemelos qui se déroule dans la même ville et plus précisément après avoir parcouru l’avis de Ro se référant à "Cuervos". Je le remercie donc de m’avoir fait découvrir ce véritable trésor de la bande dessinée. Autres raisons à mon engouement : - D’une part, ce récit démontre et prouve, sans détour, la vérité sur une des villes les plus violentes au monde, si ce n'est la plus violente comme je le disais dans mon avis sur Gemelos. Bien avant les "villes en guerre" dont nous avons chaque jour des échos dans les journaux ou à la télé, Medellin en 2006 remportait déjà la triste palme de la ville la plus violente du monde. Les situations nous sont montrées telles qu’elles sont, nous pouvons donc y voir une réelle dénonciation un triste bilan de l'auteur qui fait un zoom sur les personnes oubliées, les laissés pour compte. Un côté sociologique dans cette BD qui n'échappe pas à qui se tient au courant des remouds dans le monde... Le fait de commencer chaque tome par aujourd’hui à Medellin peut surprendre au vu des personnages qui vieillissent, mais cela nous permet de comprendre que malheureusement, quelque soit le "aujourd’hui", la situation restera la même, sans véritable espoir donc… - D’autre part cette histoire présente des personnages extrêmement intéressants, voire même charismatiques, malgré leur déchéance, leur mode de vie, et leur violence. Ils sont réellement très bien construits. On apprend à les connaître, voyant leur caractère et leur personnalité évoluer et nous pouvons même essayer de les comprendre ou du moins comprendre pourquoi ils en sont arrivés là. De plus cette histoire est réellement forte, tracée au vitriol pourrait-on dire, un récit puissant pour peu que le sujet nous intéresse un tant soit peu ou tout simplement si nous nous faisons happer par ce récit. A qui s’adresse-t-il ? Eh bien a ceux qui aime les polars, ils ne serons pas perdus.... Et plus précisément à ceux qui aiment les histoires tournant autour de la maffia. Ce récit peut s’apparenter par exemple à La Cuisine du Diable, mais en beaucoup plus âpre. Pour faire une comparaison rapide, un enfant doit apprendre à survivre seul dans une ville où le crime organisé est omniprésent et interfère sur sa propre vie. Finalement le point de départ n’est pas si éloigné. Les personnes qui aiment les récits réalistes, aimeront également ce récit, tout simplement car contrairement à ce que l’on pourrait penser ce récit est tout à fait réaliste… Heureusement le scénariste n’en fait pas trop… Enfin un dessin sublime, un cadrage audacieux et extraordinaire, vraiment différent et qui sert le récit nous met la tête la l’envers comme le font les drogues aux personnages de cette histoire. Un coup de cœur pour une série qui… elle, n’en a pas, de cœur. Une histoire culte, un coup de cœur, pour une série coup de poing… 19/20
Simon du fleuve
Cette série est captivante pour qui s'intéresse à la bande dessinée post-apocalyptique européenne. Je ne pense pas que la présence d'un message ruraliste et écologiste soit un problème, car le propre de ce genre de BD est justement de délivrer un message en forme d'espoir. En outre, le propos devient plus riche et subtil au fur et à mesure que l'on avance dans les tomes. "Simon du fleuve" me semble constituer une bonne lecture complémentaire de ce chef d'oeuvre de la BD post-apocalyptique qu'est Neige, commencé en 1987 par Christian Gine et Didier Convard. Je trouve que la série Neige est encore plus culte car la psychologie des personnages est très fouillée et la symbolique encore plus riche, avec des lieux emblématiques comme Venise et Vézelay. Deux séries à découvrir et à savourer, donc.
Le Sursis
Scénario d'une profondeur et d'une justesse magistrale, dessin d'un réalisme sublimant, cette BD est un chef d'oeuvre. Le travail qu'a fourni Gibrat pour livrer une vision aussi riche de l'Occupation donne un résultat époustouflant. Je n'ai pas lu de roman, ni vu de film sur la période donnant un aperçu aussi criant de vérité sur cette période, dont j'ai énormément parlé avec des personnes l'ayant vécu... BDvore, cette BD est mon plus beau moment de lecture depuis longtemps !
Watchmen
Attention chef-d'œuvre! Je ne vais pas vous le cacher, c'est après avoir vu la bande-annonce du film de Zack Snyder que j'ai voulu avoir le livre en main. Et un soir de noël, je retrouve l'absolute dans un beau paquet cadeau ! Fébrilement je commence la lecture, les dessins sont loin d'être beaux mais on s'y fait et il faut aussi se dire que ça date de 1986. Malgré tout, les dessins remplissent leur rôle et on rentre dans cette ambiance pré-apocalyptique pour n'en ressortir que plus marqué. Le scénario est le plus complet et complexe que j'ai pu voir et lire. Chaque personnage est ultra travaillé avec un background de folie. Chacun a ses faiblesses, ses humeurs, ses convictions, ils ne sont pas indestructibles et la retraite ne leur a pas été favorable. Mention spéciale au chapitre de Rorschach tout en palindrome et symétrie. Petit bémol: Le docteur Manhattan et ses phrases alambiquées où l'on se perd le plus souvent mais en même temps, il voit la vie d'une autre façon que tout le monde. La force du bouquin est qu'il peut être lu, relu et re-relu, on trouvera toujours quelque chose de nouveau que l'on n'avait pas vu auparavant car, que ce soit au niveau des dessins ou du scénario, tout est tellement riche que l'on a forcément raté des choses lors de la première lecture. Un grand merci à Zack Snyder au passage, qui signe un film très fidèle au comics, à la fois sombre, sexuel et violent. En gros, il faut absolument acheter ce livre !
Garduno, en temps de paix
Après la lecture du tome 1. Je suis resté bête avec cette BD, tout y est si évident et.... d'actualité malheureusement. La vision de l'auteur est clairement argumentée, il connait bien son sujet. On sent qu'il souhaite avoir un discours lisible et compréhensible. Son dessin N&B est très sobre au trait ultra fin. Il est plaisant est se met au service du texte. J'imagine que ce regard ne plaira pas à tout le monde, il y a toujours un clan "des baiseurs" et celui des "baisés". Mais P. Squarzoni cherche à ne pas rentrer dans ce genre de conflit, il se contente de constater et d'expliquer. J'espère trouver le second tome le plus rapidement possible et je ferai tout pour çà.