Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

La Cuisine du Diable

Note: 3.15/5
(3.15/5 pour 13 avis)

« Les coups de feu n'ont duré qu'un instant. Mes parents sont morts pour rien, pour d'autres... En 1931, à New York, la prohibition enrichit les mafias et un orphelin de plus ou de moins n'empêche personne de dormir. Personne sauf moi... » A voir aussi : La Poussière des anges


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Gangsters New York

« Les coups de feu n'ont duré qu'un instant. Mes parents sont morts pour rien, pour d'autres... En 1931, à New York, la prohibition enrichit les mafias et un orphelin de plus ou de moins n'empêche personne de dormir. Personne sauf moi... » Mai 1931, pendant la prohibition, le quartier de Little Italy, à Manhattan, est gouverné par le mafioso le plus dur qu'on ait jamais rencontré, l'Ogre. Dans les beaux quartiers, Double B., un homme à l'ambition et aux pouvoirs colossaux, lui déclare la guerre... Le règlement de compte dérape et tue les parents du jeune Poucet. Ce qui aurait pu n'être qu'un déplorable incident de plus allait devenir le plus grand jeu de massacre qu'ait connu la ville...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 26 Mai 2004
Statut histoire Série terminée (2 cycles de 2 tomes) 4 tomes parus
Couverture de la série La Cuisine du Diable
Les notes (13)
Cliquez pour lire les avis

06/06/2004 | Kael
Modifier


L'avatar du posteur Agecanonix

Cette série est un véritable hommage à la série TV les Incorruptibles, mais en beaucoup plus violent. J'ai l'impression d'avoir vu tout ça plein de fois dans de nombreux films de gangsters hollywoodiens (l'apothéose de ce type de films occupe la période 1931-1945 à la Warner surtout), mais malgré ça, malgré cette éventuelle lassitude du sujet, je me suis laissé embarquer dans cette Bd et je ne me suis pas ennuyé. J'ai également vu de nombreux docs relatant tous ces assassinats, ces règlements de comptes, ces trafics d'alcool avec distilleries clandestines et speak-easies de rigueur, bref un véritable bras de fer entre les différentes familles de New York et celles de Chicago qui étaient à cette époque les 2 villes les plus gangrenées et les plus corrompues des Etats-Unis par le vice, le racket et le crime organisé. Les auteurs emmènent donc le lecteur au milieu de toute cette fange criminelle, dans ce Hell's Kitchen, mais l'astuce consiste à foutre le bordel chez les mafieux par la faute d'un gamin de 13 ans qui n'a pas supporté de voir ses parents tués accidentellement dans un stupide massacre. Sauver sa petite copine ainsi que ses frères deviennent ensuite ses préoccupations, mais ses actes entrainent une désorganisation monstre car 2 clans mafieux se retrouvent opposés sans trop comprendre ce qui leur arrive et qui en est responsable, ou alors ils le comprennent trop tard. Tout ceci est assez plaisant à observer. J'aime aussi cet aspect traditionnel de montrer des gueules patibulaires, et les codes et lois mafieux, ça peut paraitre trop caricatural mais c'était vraiment comme ça, ces mecs avaient le physique de l'emploi, et à ce titre, le personnage du Tailleur m'a beaucoup rappelé Luca Torelli, tueur aussi impitoyable, sadique et brutal dans la série Torpedo qui explorait la même époque de Prohibition. La série ressemble aussi à des Bd comme Ce qui est à nous ou Mafia Story... mais en moins pompeux, moins fouillé, plus distrayant on va dire ; rien de péjoratif là-dedans, c'est simplement que le scénario est moins attaché à l'histoire de la mafia, tout en étant extrêmement bien charpenté, car tout s'enchaine à merveille, et les retournements de situation sont bien amenés, jusqu'à côtoyer du réel (mais sans trop insister), puisque le tome 4 imbrique le récit dans la réalité autour d'Eliott Ness et d'Al Capone. Il est intéressant aussi de montrer les différentes ethnies ayant constitué l'Amérique, et pas seulement les Italiens et la mafia sicilienne, on y voit les Irlandais et les Chinois. Le premier cycle est le plus réussi cependant, le second continuant dans une progression mais d'une façon beaucoup plus dense et complexe, et puis le final est terrible et ne me satisfait pas ; c'est brutal, sordide et très désespérant comme fin. Mis à part ce détail, le ton très réaliste des situations s'adjoint un dessin de toute beauté, avec un encrage d'une grande finesse sur les personnages, ce qui donne de beaux contours, un style un peu éthéré et esthétique, et un soin particulier dans les décors de gratte-ciels, de vieux immeubles vétustes et de voitures qu'on a tous vu dans des films. Quelques plans aériens sur les toîts et le pont de Brooklyn, de même que le visage de Capone est bien reproduit ; celui de Ness a par endroits la physionomie de Kevin Costner, surtout les dernières pages. Une excellente restitution d'époque donc pour une série de qualité.

22/02/2016 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 3/5

Je viens de terminer la lecture de l’intégrale à l’instant et je dois dire que c’est du costaud. Je suis même un peu secouer car ça part dans tous les sens mais dans le bon, c’est moi qui suis un peu dans le choco (la fin a de quoi dérouter…). Faut dire que les histoires de mafia ne sont jamais simples avec les luttes de clans, les trahisons, complots,…Cette série n’échappe pas à la règle mais ça reste très bien écrit et prenant faisant penser à des films comme « Les incorruptibles », « Il était une fois en Amérique » et même « Le parrain » avec toutes ses gueules de gangsters typiques des années 30 et la cruauté de leurs actes sans oublier les décors et véhicules très fidèlement représentés. Les aspects les plus réussis sont sans aucun doute les dessins, très fins, soignés, vivants ainsi que le personnage principal, un jeune garçon de 13 ans Anthony Poucet qui a tout perdu et à qui il n’arrive que la misère. Une belle chronique à découvrir.

18/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai vraiment bien aimé les deux premiers tomes de cette série. Une narration fluide et efficace, un dessin réaliste soigné, lisible et sombre (mais pas trop), des personnages charismatiques et très classiques (le gamin des rues, le politicien véreux, le mafioso vicelard, le parrain à la présence imposante, etc …). Que du classique mais c’est ce que j’aime, traditionnellement. Le second cycle de deux tomes m’a moins convaincu. Dessin et narration sont toujours aussi agréables, mais le scénario intègre trop d’éléments, à mon goût, et finit par quelque peu m’égarer. Je dis bien « M’égarer » et non « S’égarer », car ce scénario aboutit bien là où il voulait arriver. C’est moi qui ai eu du mal à suivre … Je conseille franchement l’achat des deux premiers tomes pour les amateurs de ce type d’univers. Le second cycle est, à mes yeux, plus dispensable. 3/5 de moyenne.

07/05/2010 (modifier)
Par tolllo
Note: 3/5

Un récit bien mené. Malheureusement ayant lu Cuervos juste avant, je ne peux que faire des comparaisons qui sont en défaveur de la cuisine du diable... Objectivement cela reste une bonne série agréable, bien construite avec un enfant un peu trop débrouillard à mon goût qui malmène toute la mafia à lui tout seul. Même si le cadre historique est réel, le but de cette bd est clairement d’être distrayant. Cette série y arrive parfaitement, l’intrigue est bien trouvée : elle remplit sa part du contrat, pas de prise de tête. Le sujet aurait pu être véritablement bancal, mais le scénariste s’en tire très bien, excepté la fin qui n’est pas en osmose avec le reste de la série. Quelle idée a traversé la tête du scénariste d'effectuer un virage aussi sec pour cette fin pas vraiment géniale ? Attention je ne demandais pas forcement une fin heureuse mais juste un épilogue du même acabit que le reste de l’histoire. Mon avis est que le scénariste a voulu en faire trop… tout simplement, il a voulu appuyer son récit d’une fin particulière, pour moi cela n’est pas vraiment réussi. Reste une bonne série "maffia", enfance difficile, prohibition et tout ce qui va avec. Un scénario agréable avec une fin pas vraiment dans la veine de la série, dommage. Un dessin correct, bien conçu, assez clair. Un univers et une atmosphère bien représentés. Les personnages sont un peut trop caricaturaux, pas totalement réalistes en témoigne le jeune garçon plus intelligent que toute la mafia. (13/20)

12/03/2009 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
L'avatar du posteur Pasukare

Merci les intégrales Vent d'Ouest ! Grâce à ces rééditions (certes toujours trop petite pour servir le dessin comme il le mérite, mais c'est moins flagrant ici je trouve que pour l'intégrale Histoires d'en ville), j'ai lu avec grand plaisir "La Cuisine du Diable". Un thriller noir, dur, sans compassion, qui vous tient en haleine du début à la fin et qui aborde sans état d'âme violence, vengeance, trahisons et autres réjouissances. La Cuisine du Diable c'est d'abord une histoire qui commence par de très classiques luttes entre clans new-yorkais, sur le thème de la prohibition, de la prostitution, du racket et toutes les malversations possibles dans cette Amérique des années 30. Un tout jeune garçon qui vient de perdre sa jeune fiancée (qui a été pour ainsi dire enlevée) et ses parents (tués dans une fusillade dans leur boulangerie de Little Italy), va se retrouver propulsé dans les hautes sphères de la mafia locale. Entre vengeance et tentatives de libération de son amie, il va côtoyer le pire de ce monde de brutes. Petit à petit, l'histoire prend une tournure inattendue et dérangeante, elle glisse discrètement dans l'horreur, presque dans le fantastique, les traditionnels contes pour enfants mais sans la morale de la fin. Le risque était grand de dérouter le lecteur, mais c'est tellement bien fait et distillé "en douceur" qu'on plonge sans hésiter. La chute est écoeurante et démoralisante à souhait ! La Cuisine du Diable c'est aussi une palette de personnages bien trempés, et psychologiquement très fouillés. Que ce soit le jeune Anthon et sa débrouillardise à peine croyable (porté qu'il est par la haine suite à la mort de ses parents et les sentiments amoureux qu'il éprouve pour Anne), ou les patrons de clans tous plus pourris les uns que les autres, ou encore l'inspecteur new-yorkais qui mène l'enquête à l'instinct sans se soucier des méthodes officielles, le jeune chinois que rencontre Anthon en début d'histoire et qui va lui permettre de sauver sa peau un peu plus tard. On y trouve aussi un beau parallèle entre les adultes qui entretiennent cette lutte inter-ethnies et les enfants, qui malgré leurs origines différentes, s'entraident et se soutiennent. La Cuisine du Diable c'est enfin une aventure qui rejoint l'histoire du Chicago des années 30 avec la condamnation en 1931 d'Al Capone pour fraude fiscale, grâce aux investigations d'Eliot Ness. D'habitude je n'aime pas les fictions qui font intervenir de vrais protagonistes pour leur faire faire tout et n'importe quoi, mais ici c'est presque anecdotique, Al Capone reste dans son rôle et c'est très bien fait. Un très bon moment de lecture donc, à tous points de vue.

03/03/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

Anthony Poucet est un adolescent new-yorkais, à l’époque de la prohibition. A la mort de ses parents, mitraillés dans leur boutique, lui et ses 6 frères se sont vus imposer un job lié au trafic d’alcool par le parrain du quartier. Il va tomber amoureux de la fille qu'il ne fallait pas... Les encrages et les couleurs restituent assez bien l'ambiance des années de la prohibition à l'époque mafieuse où les italiens et les irlandais s'opposaient pour le contrôle de la ville et du trafic. Au milieu de tout cela, un petit gars qui rumine sa vengeance. Je ne suis pas parvenu à m'accrocher à cette histoire. J'avais acquis le premier tome que j'ai revendu. J'ai lû beaucoup mieux dans le genre.

14/02/2007 (MAJ le 01/02/2009) (modifier)
Par Tetsuo
Note: 3/5

Une mini-série en quatre tomes qui se laisse lire. A l'époque de la prohibition, un jeune garçon essaye de survivre à la mort de ses parents. Le monde dans lequel il vit est âpre, dur et la porte de sortie se transforme vite en pierre tombal, autant dire que cet orphelin n'a pas beaucoup de choix. En effet, il se retrouve très vite en confrontation avec les mafias de l'époque. La retranscription de New-York dans les années 30 est juste et le traitement scénaristique colle à l'image que l'on se fait de cette période. Le garçon est ingénu, plein de ressources et débrouillard, mais un peu trop justement (il a 13 ans), limite capable de se sortir de n'importe quelles situations et il accepte parfois bien vite des directives alors qu'il est sensé être réfléchi... enfin bon. Personnellement, je n'ai pas trop apprécié les multiples références à l'univers des contes de fées. On retrouve des noms connus (Poucet, Ogre,...), quelques passages (Barbe-bleue cache des femmes dans une chambre sous clé),... mais je me suis demandé à plusieurs reprises pourquoi on avait utilisé ces références qui interviennent ponctuellement dans l'histoire mais sans avoir de réel impact. Et puis, le récit est sombre, on tombe dans la noirceur jusqu'à la fin, bien loin de ces contes (c'est peut-être un message que je n'ai pas perçu, je m'en rends compte maintenant). Le dessin est correct, un peu figé par moment, mais agréable à suivre. Pas de grosses fausses notes à signaler.

17/04/2008 (MAJ le 17/04/2008) (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
L'avatar du posteur iannick

Avis pour le premier cycle : Le dessin de Karl T au trait gras est un style que j'aime énormément. L'ambiance de New-York aux sombres heures de la prohibition est très bien rendue grâce à la mise en couleurs adéquate aux tons bruns et grisâtres. Les gueules des personnages me font penser à celles des œuvres de Sergio Léone avec ce côté sale et parfois caricatural. L'histoire est menée tambour battant, le premier cycle met en scène l'ascension fulgurante d'un adolescent, qui a vu ses parents tués par la mafia, vers la criminalité. La mise en place du scénario se fait d'une façon très romancée avec le jeune homme orphelin qui aime une jeune bourgeoise et essaie de la protéger. C'est, pour ma part, cet aspect de l'histoire qui déplait dans cette série. Et puis, il y a cette façon de voir un adolescent qui arrive à plier les gros mafiosos... pas très réaliste mais bon, ça canarde, ça gifle, ça remue, c'est une bonne bédé d'action et très divertissante. Personnellement, je préfère Ce qui est à nous et Mafia Story, autres séries ayant pour cadre la mafia dont elles furent l’objet de grosses recherches historiques et véridiques de la part des auteurs.

22/11/2005 (MAJ le 24/02/2008) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
L'avatar du posteur Ro

Note approximative : 3.5/5 Moi qui ne suis pas fan d'histoires policières et de maffia des années 30, j'ai bien accroché à celle-ci. Franchement, au début, j'ai cru lire une histoire déjà lue et vue maintes fois auparavant : un gamin des rues de New-York en 1931 qui se retrouve confronté à la violence de la maffia et qui fraie son chemin dans et/ou contre ces organisations criminelles. Mais il y a un petit quelque chose en plus qui m'a bien plu. D'abord le fait que dans le premier cycle, un politicien véreux entre dans le jeu de la guerre des gangs. Ca ajoute une petite touche nouveauté à l'habituelle confrontation entre Italiens, Irlandais et police. Ah, et il y a aussi des Chinois dans la danse ici. Ensuite, cette métaphore des contes de fées qui devient de plus en plus évidente au fil des pages. Dans cette histoire de gangsters, on retrouve en effet des analogies avec le Petit Poucet, l'Ogre, Barbe Bleue. C'est assez amusant et comme je ne l'ai observé par moi-même qu'au fur et à mesure, j'ai trouvé ça original et pas mal foutu. Le récit est prenant et pas mal foutu même s'il devient un peu complexe par moments, surtout au début du second cycle. Le dessin est un peu froid mais de bonne qualité. Quand il ne joue pas l'épure, il offre des décors New-Yorkais d'époque assez sympathiques. Et les couleurs donnent une jolie ambiance à l'ensemble. Bref, j'ai bien aimé cette lecture et je suis curieux de lire le 4e tome qui pourrait être le dernier.

20/01/2008 (modifier)
Par ManuB
Note: 3/5

Cette BD nous plonge dans un quartier de New York pendant les années 30. On y retrouve alors la prohibition, les gangs mafieux, les luttes d'influences. Tous les classiques sont utilisés, aussi bien positifs (intrigue, influence, pouvoir...) que négatifs (violence à outrance, personnages caricaturaux...) et on est très proche de ce qui peut se faire dans les films du même genre. Pour ma part, j'ai eu un peu de mal à m'attacher au jeune garçon, acteur principal de cette série. Le dessin au trait épais convient bien et les gangsters ont de vraies "gueules". L'ambiance du NY de l'époque traitée est bien rendue, en particulier par la mise en couleur assez "rétro". Cette série est un bon moment de lecture mais sans plus. Le tout est un peu trop stéréotypé.

31/08/2007 (modifier)