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Mafia Story

Note: 3.7/5
(3.7/5 pour 10 avis)

Rythmé par les fusillades en rafales, Mafia Story vous livre la véritable histoire du crime organisé new-yorkais ! À commencer par celui que l’on surnomma “L’Empereur du bronx”, Dutch Schultz. Cette nouvelle série est en fait la suite de Ce qui est à nous


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale David Chauvel Gangsters New York

Dutch Schultz fait fortune pendant la Prohibition grâce au trafic illégal d’alcool à Harlem. Les affaires marchent bien… Dès lors, le problème de la concurrence se pose rapidement. En prenant le contrôle du racket à Harlem, Schultz marche sur les plates-bandes du célèbre Jack Diamond et se met à dos les frères Coll. La guerre est inévitable et elle sera sans merci… Dutch Schultz a vaincu ses ennemis et mis la main sur la loterie de Harlem. Il est désormais au sommet de sa gloire, et rien ni personne ne semble pouvoir l’arrêter… Si ce n’est Thomas Dewey, un jeune procureur particulièrement coriace, qui s’est juré d’avoir la peau du Hollandais. Entre les deux hommes, une lutte à mort s’engage, sous le regard désapprobateur du “milieu”. Texte : Delcourt

Scénariste
Dessinateur
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 17 Janvier 2007
Statut histoire Série terminée (Cycles de 2 tomes) 8 tomes parus
Couverture de la série Mafia Story
Les notes (10)
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29/01/2007 | pol
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3 diptyques sortis à ce jour, il faut avouer qu’il ne me parait pas nécessaire de distinguer dans la critique tel ou tel diptyque tant l’unité globale se dégage de cette série. La première chose qui frappe le lecteur est le subtil réalisme se dégageant des situations décrites. L’abondante documentation jointe à la fin des ouvrages ne manque pas de confirmer cette impression : le récit narré, certes romancé quelque peu, se rapproche des faits réels, les scénaristes montrent leur documentation et prouvent leur travail de recherche. Il devient alors inquiétant de se dire que tout ce qui nous est narré s’est passé comme dans cette BD que nous aurions pu croire fiction. Au rythme calibré (1er tome ascension, second tome chute), le récit n’en demeure pas moins prenant. Les personnages nous fascinent et dégagent un charisme certain. La violence reste le principal vecteur de communication, particulièrement au début de carrière et à la fin, mais il se dégage un je ne sais quoi d’humain dans ces profils peu « humains ». Le milieu nous est présenté sans concessions et sans fioriture, on retrouve les ambiances magiques du parrain, des jeux de pouvoir, d’argent. On perçoit également avec l’évolution de nos chefs de bandes, l’Organisation en elle-même, dans les grands salons avec ses codes. Là réside la réussite de nos albums, nous ne voyageons pas que dans les bas fonds et les petits trafics, nous voyons également les grands arrangements et partages d’influence. Graphiquement les décors sublimes forment un écrin de très grande qualité pour la narration. Architecture de villes, coins paumés et troquets se croquent avec une patte réaliste mise en couleur avec réussite. Je mettrai tout de même un bémol sur le graphisme des personnages très loin des sublimes couvertures. Les complets ont tendance à rapidement se couvrir de sang, mais les personnages perdent parfois leur structure et paraissent désarticulés. Le trait ne me parait pas assez net et précis pour les expressions et les mouvements. Ceci s’améliore au gré des tomes et reste tout à fait supportable. La lecture des tomes plonge le lecteur dans une ambiance particulière très prenante et intéressante. Evidemment parfois tout cela fait un peu répétitif et attendu, mais dans la mesure où il s’agit presque d’une BD historique, le scénariste ne s’accorde pas la liberté de changer le déroulement des hostilités. Cela nous donne quelque chose de réaliste et réussi. Les personnages secondaires apparaissent dans leur étrangeté. Signalons aussi l’habileté scénaristique qui nous présente ces hommes sans parti pris, dans un style factuel n’entrant ni dans la sacralisation, ni dans la dénonciation. Ton juste, décors réussis, personnages convaincants, de la bonne BD tout simplement.

16/07/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

Très bonne série historique sur la mafia ! En deux tomes, Chauvel nous raconte l'histoire d'un mafioso qui a marqué l'histoire du crime à New York. Tout ceci est très instructif et paradoxalement c'est un peu le problème de la série. J'ai eu plus l'impression de lire un livre qu'une bande dessinée. Heureusement, Chauvel est parvenu à me captiver et les dessins de Le Saëc sont très bons. J'ai bien hâte de voir qui, après Dutch Schultz et Muder Inc, sera le sujet du prochain diptyque.

19/01/2009 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Les amateurs d’histoires de gangsters devraient trouver leur compte sans trop de problème : cette série raconte l’histoire de la mafia et du crime organisé aux Etats-Unis. Mafia Story est la suite de Ce qui est à nous. Je n’ai pour l’instant lu que le premier tome de cette première série, je ne vais donc pas les comparer. D’une manière générale, j’aime bien le dessin de Le Saëc, et en plus ici les couleurs sont superbes. On est vraiment plongé dans le monde de la mafia et l’ambiance des années 30. Pot de vin, trahisons et règlements de compte sont au menu. Cette histoire est incroyablement bien documentée. Les faits sont datés avec précisions, certains dialogues sont des citations que les protagonistes ont réellement prononcées. On est vraiment au cœur de ce qui s’est passé il y a 70 ans. Et même un peu trop pour moi. L’histoire manque de romance, on est un peu trop dans l’historique. Il y a tellement à dire que les évènements s’enchaînent trop rapidement à mon goût. Il y peu de dialogues, mais beaucoup de texte explicatif pour faire avancer l’histoire assez vite. C’est un diptyque agréable, qui n’aurait vraiment pas souffert d’un 3e tome.

29/01/2007 (MAJ le 16/05/2008) (modifier)
Par Magnawow
Note: 4/5

Woah, cette oeuvre m'a vraiment plu. Si je n'ai pas mis 5/5, c'est juste car les événements sont très compactés et il n'y a quasi aucune romance, mais bon... c'est une BD hhistorique :) Pour résumer, la BD nous plonge entièrement dans l'ambiance de la pègre des années folles et 1930 a 1940 ! Notamment par les couleurs très bien sélectionnées. De plus, la narration (bien que je trouve celle-ci parfois un peu trop présente) permet de nombreux détails historiques importants. Donc mon avis global est très très positif. D'ailleurs, c'est pour dire, il s'agit de ma première bd historique et je l'ai lue 3 fois le jour de mon achat ! Si il y en a qui sont attirés par cet univers mafioso, ne soyez pas repoussés à l'idée que c'est une BD historique, pas comme moi j'ai fait au début :)) ; les points négatifs que j'ai cités plus haut sont amoindris une fois la lecture lancée !

22/02/2008 (modifier)
Par Tomeke
Note: 3/5

Le premier cycle étant terminé, je me réjouis de l’arrivée du troisième opus de cette saga mafieuse. Amateur du « Parrain » et autre « Scarface », je me suis lancé dans cette série sans avoir lu Ce qui est à nous (série distincte mais dans le même univers). J’ai apprécié l’histoire proposée, réaliste et documentée, tranchante et peu soumise à la romance habituelle. Peut-être un peu trop réelle… Quant aux dessins, ils sont corrects sans être exceptionnels. Les couleurs sont adaptées au réalisme du récit et à l’époque exploitée du début du siècle. Bref, premier cycle sympa, qui demande beaucoup d’attention lors de la lecture pour ne pas s’y perdre, fidèle à l’ambiance des films mafieux tant appréciés, et qui laisse présager une suite de bonne qualité…

31/01/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après la lecture des 2 premiers tomes. L'histoire est maîtrisée, on sent bien le travail de documentation fourni pour l'occasion. Je trouve par contre que cela nuie d'une certaine façon à la lecture car l'ensemble est très dense et tient à peine dans ces 96 pages. Il vaut mieux être en forme avant de se lancer !!! Sinon, pour la partie graphique, je ne sais pas trop quoi penser, elle semble correspondre au projet mais j'ai eu du mal notamment avec les visages un peu limites. Je conseille la lecture pour l'aspect historique même si cela n'apporte rien en soit, mais un peu de culture ne fait pas de mal. Le projet est ambitieux et a l'avantage d'être cohérent. Je pense ne pas avoir été vraiment touché par le Dutch, peut être parce que les magouilles de l'époque ne sont pas assez détaillées. Cet avis n'engage que moi, cette série ravira beaucoup de monde.

07/09/2007 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
L'avatar du posteur iannick

Je considérais l’époque de la prohibition comme de vulgaires règlements de compte entre gangsters jusqu’à ce que je lise « Mafia Story »… « Ce qui est à nous », la bd à partir laquelle est venue « Mafia Story », est une série qui me fascine par son côté historique, mais le nombre de tomes qui la compose me rebute toujours de me lancer dans cette lecture. « Mafia story » a le gros avantage par rapport à « Ce qui est à nous » de nous proposer, à ce jour, 2 tomes qui forme une histoire complète. Le premier cycle de « Mafia Story » raconte la vie de Dutch Schultz qui a vécu dans les années 1930 et qui fut l’un des plus grands caïds de New-York. A la lecture de ces deux albums, je suis admiratif devant la précision des faits historiques et du gros travail de documentation que cela a dû induire à Chauvel, le scénariste de la série. La vie de Dutch est exposée d’une manière incroyablement claire et cohérente. Malgré la complexité des relations de ce gangster et de sa vie agitée, la lecture m’est apparue plaisante et facile à suivre. Le mini-dossier présenté à la fin des tomes satisfera les acharnés de faits historiques. Mais ce qui m’a fasciné le plus dans cette série, c’est sa capacité à nous faire comprendre que la prohibition a vraiment marqué l’histoire de l’Amérique. Ainsi, au-delà des rivalités entre gangs, ces caïds avaient beaucoup d’influences sur le pouvoir politique de cette époque. Le fait d’avoir les hauts responsables entre leurs mains, ces gangsters pouvaient aussi influencer par des pots de vins et par des trahisons des populations et donc l’économie d’un pays comme les Etats-Unis ! Les décors de New-York dessiné par Le Saec sont très détaillés. La mise en couleurs est très réussie, elle retransmet bien l’ambiance qu’on se fait de cette époque. Pour un peu, on se croirait en train de regarder le film de Sergio Léone « Il était une fois en Amérique » ! Le seul défaut que j’ai trouvé envers le dessin de Le Saec, c’est la difficulté par moments à bien distinguer les visages des différents personnages de la bd. Les amoureux de récits historiques devraient, à mon avis, être aux anges en lisant cette série. Les faits y sont relatés d’une manière très précise. Grâce à un scénario clair et à une ambiance réussie qui nous fait plonger dans les années 30, la lecture se révèle très agréable. Cependant, je doute que les lecteurs qui détestent les récits historiques apprécieront cette bd car elle ne comporte pas de scènes romancées et les séquences d’action se résument à quelques courses poursuites ou règlements de compte avec l’arme aux poings en une-demi page. Pour ma part, je ne regrette absolument pas mon achat et j’attends impatiemment le prochain cycle !

07/06/2007 (modifier)
Par jb
Note: 4/5

Dans la ligne directe de Ce qui est à nous, cette série en 2 tomes est d'une qualité remarquable et d'une précision exceptionnelle. Par rapport à Ce qui est à nous, l'histoire est plus prenante car elle est centrée sur un seul personnage, le Hollandais (Dutchman), qui régna au moins partiellement sur l'empire de la mafia dans les années 30. Le scénario est parfaitement impeccable, bien ficelé et particulièrement vivant sur le mode grandeur et déchéance d'un caïd. De plus il s'appuie sur un travail rigoureux de Le Saëc. On peut néanmoins regretter que les auteurs n'aient pas choisi à isoler la vie d'un personnage de plus grande envergure que Dutch Schultz même si sa vie et son existence sont symptomatiques du milieu. On garde après la lecture de ces deux albums un sentiment de satisfaction extrême tant on plonge avec authenticité dans l'univers de cet homme, tant les auteurs nous font vivre avec intensité son ascension et sa chute, sa gloire et sa misère. De la même manière que pour Ce qui est à nous, rien ne nous est épargné et loin de mythifier la Cosa Nostra, la description est fine et teintée de réalité. La violence cynique et macabre de ces sociopathes nous rappelle qu'appartenir au milieu n'est pas une gloire, pas une fin en soi mais qu'il s'agit d'un monde déstructuré malgré sa hiérarchisation et ses codes et que ses acteurs en sortent toujours perdants, qu'ils en sont toujours victimes... autant que coupables.

12/05/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5

Houlà !... costaud !... J'ai eu affaire ici à l'histoire de Dutch Schultz. Dutch ?... un gars qui a fait fortune -pendant la période de la Prohibition- grâce au trafic illégal d'alcool. Naturellement, sa prospérité va faire des jaloux !... Et la concurrence -féroce- va débuter très vite une sanglante guerre des gangs... Une énième histoire sur la Mafia, la Prohibition ?... oui... mais ce diable de scénariste de Chauvel dirige ici le scénario. Après sa saga sur la mafia américaine des années 30, il m'entraîne ici dans une série de haute voltige, pétaradante à souhait, qui ne m'a laissé aucun temps mort (les morts, eux, sont dans les albums !...). Très bon graphisme de Le Saec ; précis, clair, pointilleux, équilibrant bien la composition des vignettes et de la mise en page. Bonne colorisation également qui, parfois, m'a fait plonger "en ce temps-là"... Costaud. Très. Une excellente série qui m'a accroché, avec -en fond sonore- le thème musical d'Ennio Morricone de "Il était une fois en Amérique". Deux albums pour l'instant ; mais quels albums !...

21/02/2007 (modifier)
Par Redman
Note: 4/5

Cette série reste dans la droite lignée de Ce qui est à nous. Cependant moi je trouve que l'histoire va moins vite, notamment car elle est centrée sur un seul personnage, Dutch Schultz. Contrairement aux deux premiers cycles qui avaient à présenter une multitude de personnages et dans lesquels il était parfois très difficile de s'y retrouver. La lecture s'avère donc moins fastidieuse et l'enchaînement plus fluide, bien qu'il soit vrai qu'on peut encore détailler davantage certains points, mais hélas c'est le format qui l'oblige... :( Pour les dessins c'est toujours aussi bon, belles vues de New York, ambiance des années 30 bien retranscrite. Le bémol est toujours le même, à savoir qu'il est un peu difficile de reconnaître les nombreux protagonistes. Par ailleurs je conseille la lecture des deux premiers cycles avant de s'attaquer à celui-ci car il y a quelques références et personnages qui se croisent, c'est donc plus intéressant si vous souhaitez tout bien comprendre :)

18/02/2007 (modifier)