Mon 600ème avis sur ce site de gentils cinglés, je le dédie à « Maus ». Cette bd, je l’ai lue il y a plusieurs années. A l’époque, elle m’avait tellement marqué que je n’ai pas été capable d’écrire quoi ce que soit sur cette série… et aujourd’hui encore, j’ai encore beaucoup de mal à exprimer les émotions que j’ai ressenties lors de sa lecture !
« Maus », c’est le récit de la vie des parents de l’auteur. A l’origine, Art Spiegelman voulait faire une simple biographie de ses géniteurs en réunissant le témoignage de son père, Vladek Spiegelman. Avant de réaliser cette bd, Art Spiegelman n’avait qu’une vague notion de ce qu’avaient vécu ses parents pendant la seconde guerre mondiale. En forçant son père à lui raconter les détails de sa captivité pendant ce conflit, l’auteur va y découvrir l’horreur, la Shoah et ses conséquences sur le comportement de son progéniteur…
Autant le dire tout de suite, « Maus » est tout simplement la bd qui m’a le plus touché jusqu’à maintenant.
« Maus », c’est une histoire terrible et très riche en émotions. Tellement touchante que j’ai passé des jours et des jours à cogiter sur la vie des parents de Art Spiegelman, au point même de me demander comment de telles horreurs ont pu être réalisées sur la population juive (et autres) pendant la seconde guerre mondiale par les nazis, au point même d’en avoir chialé pendant sa lecture et même après ! (Je ne me souviens pas d’avoir été à ce point bouleversé par une bd autre que « Maus » !).
Il faut dire aussi que l’auteur porte dans son œuvre un regard à la fois sévère et tendre sur son père. Sévère parce que Vladek Spiegelman n’est franchement pas un être sympathique et facile, tendre parce que la vie ne lui a absolument pas fait de cadeaux.
A un moment de la bd, l’auteur sera tellement marqué par ce que son père lui a raconté qu’il va douter de sa capacité à relater avec justesse ses propos.
J’ai lu par-ci par-là des critiques sur le dessin de Art Spiegelman notamment sur la représentation des personnages en animaux : souris pour les juifs, cochons pour les polonais (non juifs) et chats pour les allemands. Pour moi, ce débat est caduc, le récit est tellement riche en émotions qu’il me semble inintéressant d’étudier cette question. En fait, ce que je retiendrai le plus dans les qualités de cet auteur, c’est sa narration –à mon avis- quasi parfaite ! Malgré ce sujet très dur et très difficile à en parler, il m’a été impossible de décrocher de cette lecture avant son terme !
Je cite une anecdote citée par Art Spiegelman dans son récit. L’auteur a été approché par des personnalités du monde du cinéma pour adapter sa bd à l’écran : il a toujours refusé cette proposition ! Chapeau l’artiste !
« Maus » est incontestablement la bd qui restera à jamais gravée en moi : jamais, je n’ai autant ressenti d’émotions et de sentiments avec une bd autre que « Maus » ; jamais un témoignage historique ne m’aura autant intéressé et enrichi que « Maus ». Quand une histoire vous marque à jamais à ce point-là, je ne peux que qualifier « Maus » de chef d’œuvre de la bd ! In-con-tour-na-ble ! A lire absolument !
Quelle surprise de voir cette pépite si peu notée ! Est-ce parce que nombre ne considèrent pas Sempé car celui-ci n’aime pas le monde de la BD qui le lui rend bien ? Sans rentrer dans le discours sur l’art séquentiel comme l’avis précédent, je dirai que peu m’importent les classifications dans la mesure où ce que je regarde me fait rêver.
Et avec cet opus Sempé nous met plein de poésie dans les yeux, du rêve sur du quotidien, de la douceur sur le brutal routinier et de l’humour sur l’absurdité de notre société. Les dessins viennent décrire une situation jusque dans l’odeur que l’on s’attend à y trouver, a priori simplistes, ils fourmillent de détails qui le rendent vivant et présent. Le fait de vivre les scènes est remarquable, car il ne faut pas oublier que l’on se situe pour cet opus en 1962… Et aujourd’hui on rit encore à tout, certes il n’y a plus de clous à Paris, les deux chevaux ne sont plus légion, Brigitte Bardot ne déplace plus les foules, les écrans sont plats, mais tout cela se reporte aisément à notre époque.
Un dessin juste associé à des textes percutants, le tout croqué avec humour et tendresse afin de rendre toute situation humaine, même s’il s’agit de dénoncer la déshumanisation de la vie. Bien sûr on pourrait reprocher une certaine tendance à l’humour parisien, il est vrai que les vues de Paris (magistralement reproduites malgré le faible nombre de traits) abondent dans l’œuvre. Etant moi-même Parisien j’adore et j’en redemande toujours, d’autant que la ville folle n’a pas l’exclusivité des situations décalées.
Et pour finir, je dirai que sur cet opus particulier de Sempé nous sommes bien face à une bande dessinée quoi que quiconque en dise. La majorité des planches sont séquentielles sans cadre avec cette petite flèche en fin de page qui rappelle que l’histoire se termine à la planche suivante. De plus l’auteur joue énormément avec l’effet d’attente de la tourne.
Sans aucun doute nous sommes face à un authentique album mythique qui vaut l’investissement et une place dans sa bibliothèque pour, à tous âges, rire sur de nouvelles palettes que l’expérience nous dévoile de cet album atemporel au gré de notre parcours terrestre.
Je n'ai pas assez de mots pour exprimer ce que m'inspire cette œuvre.
Je ne suis certes pas une des plus assidues lectrices de mangas, mais j'en connais quelques uns, et celui-ci est mon favori : bien que j'aime beaucoup des mangas légers et davantage lisibles par les plus jeunes, comme Dragon Ball, Love Hina ou Inu yasha, j'ai vraiment apprécié la richesse de "Monster". Il est complexe, original, précis, réaliste, certes sombre mais la noirceur de l'histoire ne m'a pas empêchée de devenir fan de l'histoire, moi que trop de noir repousse d'habitude, car certains personnages montrent leur amour de la vie. La psychologie des personnages, le suspense, l'immersion dans les différents lieux et époques, les dessins... Tout y est remarquable. Pas une fausse note à mon avis.
Ayant découvert par hasard cette œuvre, je pense alors qu'en effet, le hasard fait parfois très bien les choses. Mon seul regret est d'avoir terminé le dernier volume il y a bien longtemps. J'ai également beaucoup aimé le petit livre cartonné du conte qui est au centre de l'histoire; ça m'a permis de me rapprocher encore davantage de l'univers de ce manga, et de ses personnages. La fin me laisse un peu sur ma faim, avec de nombreuses questions encore, mais laisse donc place à mon imagination.
Ce diptyque m’attendait tranquillement dans un coin de ma bibliothèque depuis quelques années déjà. Le moment était venu de le lire. Une envie de m’y plonger.
Paradoxalement, j’ai plus de mal à trouver les mots pour exprimer mon ressenti à l’égard d’une bd que j’ai adorée plutôt qu’à l’égard d’une que je juge juste "pas mal". Je vais quand même essayer d’exprimer au mieux mon sentiment.
Le voyage dans le temps de Hiroshi Nakahara, qui l’amène à revivre l’année de ses 14 ans, est l’occasion pour le lecteur de se plonger dans son propre passé et de se demander ce qu’on aurait fait à sa place. Plus globalement, ce manga aborde une question métaphysique des plus intéressante : est-il possible de modifier le cours de l’histoire ? Sans pour autant trancher cette question, Jirô Taniguchi apporte quelques éléments de réponse. On se laisse emporter par ce récit en se demandant si Hiroshi arrivera finalement à infléchir le cours de l’histoire de sa famille. Avec une narration simple et prenante, l’auteur arrive à captiver le lecteur en l’amenant à ce poser une foule de questions. Finalement, ce voyage dans le temps, rêve ou réalité ? Hiroshi se pose la question qui trouvera réponse tout à la fin du diptyque ainsi que l’origine du titre. Assurément une belle histoire, très touchante.
Bref, je ne regrette pas mon achat effectué lors de sa sortie, ni d’avoir attendu tout ce temps pour le lire.
Quelle belle BD. Le thème n’est pourtant pas follement original. Le coup de la petite qui est adoptée par un maître pour parfaire son art, et qui en même temps s’embarque dans une quête initiatique qui va aussi lui enseigner la sagesse et la philosophie de la vie, c’est du vu et revu, dans les mangas en particulier. Et pourtant, il se dégage une telle poésie, un calme presque envoutant, je me suis laissé emporter par l’histoire, et j’ai passé un agréable et paisible moment de lecture. Les fans d’action seront déçus, forcément, puisque l’auteur évoque surtout des thèmes tels que l’art, la sagesse, et plus généralement la vie. J’ai beaucoup aimé la fin, elle a réussi à me toucher sans trop en faire, entre rendez-vous manqués et leçon d’optimisme et de persévérance, et j’ai refermé ce bel album avec un sentiment de bien-être.
Le dessin et surtout les couleurs sont tout simplement magnifiques. Je m’arrêtais souvent pour admirer un paysage ou un village, et en fin de lecture j’ai feuilleté la BD pendant de nombreuses minutes… un délice pour les yeux !
Une lecture incontournable, et qui à mon humble avis pouvait difficilement faire mieux dans le genre… la note maximale, donc !
Urusei Yatsura est mon manga culte ! Bon. D’accord. Le début est très moyen. Ce n’est pas souvent drôle et les personnages ne sont pas attachants. Heureusement, l’arrivée de Mendo dans le tome 2 va changer ça. Bien que l’humour soit répétitif, je me marre toujours à la lecture d’un tome.
Ce qui fait la force de ce manga pour moi, ce sont les personnages qui sont tous plus marrants les uns que les autres ! Il est difficile pour moi de choisir entre eux tellement je les aime tous ! De plus, pour une fois, j’accroche au couple principal d’un manga de Rumiko Takahashi. Malheureusement, celle-ci, comme d’habitude, ne fait pas avancer beaucoup la relation Ataru-Lamu. C’est vraiment la grosse faiblesse de cet excellent manga.
Édit du 2 Juin 2008 : Les derniers tomes sont décevants. À partir du tome 16, ce n'est pas amusant la moitié du temps et en plus le dessin est devenu moche vers les tomes 13 ou 14. À moins d'être un gros fan de la série comme moi, ces tomes sont réellement dispensables.
Le décalogue, aussi appelé dix commandements, ou devarim (les paroles) remonte à l'assemblée de Sichem, dans le désert, alors que les Israélites étaient en route vers la terre promise - la base est donc... juive...
Plusieurs histoires soutenues par un petit fil rouge qui prend parfois l’allure d'une corde d’amarrage…
Bien sur il s’agit d’histoires indépendantes les unes des autres, mais il y a tout de même "l’arbre généalogique"de ce livre à prendre en compte si on le désire. Comment les personnes obtiennent-elles ce livre ? Donation, affiliation, vol… On peut également ne pas se creuser les méninges et lire chaque tome à la façon d’un one shot plaisant. Plusieurs niveaux de lecture et d’implications possibles dans ce récit… Ce qui est intéressant, pimenté, c’est que l’ordre de lecture peut être inversé. Je m’explique, magie des disponibilités de la bibliothèque oblige, une partie de ma lecture a été inversée : j’ai lu le tome 6 puis le 5 et ensuite le 4. J’ai été étonné de constater que le tout garde une bonne cohérence et parfois gagne en lisibilité car finalement lire les tomes dans l’ordre décroissant revient a lire les évènements dans l’ordre chronologique de l'Histoire et de l'histoire…
J’avoue ne pas avoir particulièrement accroché aux 2 premiers tomes. Ils sont bons mais ne valent pas plus d’un 3/5. Un écrivain en manque d’inspiration plagie allégrement le fameux bouquin, et tout va se compliquer pour lui. Guère mieux pour le tome 2 si ce n’est un côté historique correct…
Le troisième tome s’attarde sur une expédition à la recherche du Graal-livre : s’en suit un bon huis clos façon 10 petit nègres, vraiment très intéressant. Quant aux tomes 4 et 5 une toile de fond historique bien plus présente et intéressante est installée, parsemée de romance comme Giroud nous en a déjà pondu. C’est à dire de la belle romance impossible ou tout du moins difficile. Finalement ces 3 tomes m’ont fait oublier les débuts difficiles des 2 premiers.
Je ne vais pas refaire l’histoire de chaque tome, mais ils sont tous différents et intéressants à leur manière, avec une contenance au choix : romance ou famille, le tout saupoudré d’amour, de doutes, de trahisons, le tout avec un fond historique bien fichu…
En parcourant les avis, on peut constater que tout le monde a ses tomes de prédilection. Des parties préférées. La grande réussite réside dans le fait qu’il y en a pour tout le monde, sans que les parties qui nous intéressent soient moins rébarbatives. Les trois dernier tomes nous invitent à la découverte et à la création du livre, des aquarelles et de la fameuse omoplate ; c'est intéressant, rien de transcendant, juste ce qu’il faut. Comme disait Shakespeare, « beaucoup de bruit pour rien », mais quand le rien crée des répercussions, il en devient quelque chose de très bon…
synthèse
Un scénario captivant même si on oublie finalement assez rapidement quelques tomes
Des dessins cohérents mais rien d’extraordinaire
Un univers dans son ensemble drôlement bien fichu
Des personnages très bons, vraiment rien à redire
Après l'acquisition, la relecture et la lecture des séries dérivées que sont Le Légataire et Les Fleury Nadal, je ne peux que monter cette note pour cette formidable série.
(18/20)
Voici un avis qui ne changera rien à tous les amoureux comme aux détracteurs de Tintin, la note parle d'elle même mais c'est bien pourtant aux détracteurs que j'ai envie de parler car l'oeuvre somme d'Hergé est en tous points identifiable et nécessaire à n'importe quel amateur de bande dessinée.
Et pourquoi cela ? Et bien je me remémorre mes lectures et relectures d'un monde naïf fait à la fois d'humour et d'évasion, tous ces pays que je n'aurais jamais connu (et que je ne verrais surement jamais) grâce au talent d'Hergé, aussi bien sur nos continents que sur la lune et bien plus encore : notre imaginaire !
Pour tout ces points, je ne peux que m'incliner et dire merci aux aventures de Tintin, reporter d'un quotidien qu'on ne lira jamais mais qui restera ancré à tout jamais dans ma mémoire...
Et que dire de mon oeuvre culte, Vol 714 pour Sydney, qui a surement développé mon amour du surnaturel comme de l'Aventure avec un grand A. Une oeuvre sombre et exotique que je rêve un jour de voir portée sur grand écran avec le talent qu'elle mérite ! Oui vraiment lire Tintin c'est pour moi l'un des plus beaux bains de jouvence !
Si cette série n’est pas une des plus grandes œuvres de la bande dessinée universelle, elle constitue néanmoins une légende à elle seule. Et à ce titre, elle peut prétendre au qualificatif de « culte ».
Cette saga d’héroïc-fantasy à l’improbable quatrième tome avait tout de même de fameux atouts à faire valoir.
Tout d’abord, le dessin de Mourier est d’une belle qualité. Très « liquide » (opposé d’un trait sec), très souple et tout simplement envoutant dès qu’il s’agit de mettre Cybil en évidence, il constitue un fameux atout.
Ensuite, les scénarios de Arleston sont, ma fois, bien plaisants à suivre, quand bien même ils ne font pas montre d’une grande originalité.
Enfin, ne soyons pas hypocrites, en associant sexe, exotisme, humour et violence, la série répond à une certaine demande de la part d’un lectorat qui cherche avant toutes choses à s’évader de son quotidien. Un lectorat dont, à l’occasion, je fais partie, je tiens à le souligner !
Mais surtout, oui, surtout parce que la série s’est brutalement interrompue au terme d’un troisième album au dénouement frustrant, elle est devenue culte, au même titre qu’un « sasmira ».
Le monstre du Loch Ness engendre la fascination …
J'ai vraiment beaucoup aimé ce manga, ceux qui le lisent et qui sont amateurs de romantisme comique vont l'aimer aussi. Et cela peut faire rêver les gens avec ou sans copain/ine.
Je met 5/5 car je l'ai vraiment adoré et j'ai lu plusieurs fois le manga (surtout quand je m'ennuie) et j'ai regardé aussi à plusieurs reprises l'animé et je n'en suis toujours pas las.
Ceux qui aimeront ce manga seront ravis de savoir que ça fait rêver longtemps car il y a en ce moment 37 tomes et ce n'est pas terminé, surtout que les dessins sont bien faits, mis à part dans les tout premiers tomes que j'ai.
J'ai les 28 premiers et j'ai décidé d'acheter les derniers parus qui seront entre mes mains dans quelques jours.
J'en connais d'autres, comme School Rumble et Ouran High School, mais je préfère quand même "Ah ! My Goddess !".
Les quiproquos sont moins lourds et moins conséquents par rapport à School Rumble, ce qui devrait soulager les lecteur qui craignent de tragiques conséquence face aux malentendus.
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Maus
Mon 600ème avis sur ce site de gentils cinglés, je le dédie à « Maus ». Cette bd, je l’ai lue il y a plusieurs années. A l’époque, elle m’avait tellement marqué que je n’ai pas été capable d’écrire quoi ce que soit sur cette série… et aujourd’hui encore, j’ai encore beaucoup de mal à exprimer les émotions que j’ai ressenties lors de sa lecture ! « Maus », c’est le récit de la vie des parents de l’auteur. A l’origine, Art Spiegelman voulait faire une simple biographie de ses géniteurs en réunissant le témoignage de son père, Vladek Spiegelman. Avant de réaliser cette bd, Art Spiegelman n’avait qu’une vague notion de ce qu’avaient vécu ses parents pendant la seconde guerre mondiale. En forçant son père à lui raconter les détails de sa captivité pendant ce conflit, l’auteur va y découvrir l’horreur, la Shoah et ses conséquences sur le comportement de son progéniteur… Autant le dire tout de suite, « Maus » est tout simplement la bd qui m’a le plus touché jusqu’à maintenant. « Maus », c’est une histoire terrible et très riche en émotions. Tellement touchante que j’ai passé des jours et des jours à cogiter sur la vie des parents de Art Spiegelman, au point même de me demander comment de telles horreurs ont pu être réalisées sur la population juive (et autres) pendant la seconde guerre mondiale par les nazis, au point même d’en avoir chialé pendant sa lecture et même après ! (Je ne me souviens pas d’avoir été à ce point bouleversé par une bd autre que « Maus » !). Il faut dire aussi que l’auteur porte dans son œuvre un regard à la fois sévère et tendre sur son père. Sévère parce que Vladek Spiegelman n’est franchement pas un être sympathique et facile, tendre parce que la vie ne lui a absolument pas fait de cadeaux. A un moment de la bd, l’auteur sera tellement marqué par ce que son père lui a raconté qu’il va douter de sa capacité à relater avec justesse ses propos. J’ai lu par-ci par-là des critiques sur le dessin de Art Spiegelman notamment sur la représentation des personnages en animaux : souris pour les juifs, cochons pour les polonais (non juifs) et chats pour les allemands. Pour moi, ce débat est caduc, le récit est tellement riche en émotions qu’il me semble inintéressant d’étudier cette question. En fait, ce que je retiendrai le plus dans les qualités de cet auteur, c’est sa narration –à mon avis- quasi parfaite ! Malgré ce sujet très dur et très difficile à en parler, il m’a été impossible de décrocher de cette lecture avant son terme ! Je cite une anecdote citée par Art Spiegelman dans son récit. L’auteur a été approché par des personnalités du monde du cinéma pour adapter sa bd à l’écran : il a toujours refusé cette proposition ! Chapeau l’artiste ! « Maus » est incontestablement la bd qui restera à jamais gravée en moi : jamais, je n’ai autant ressenti d’émotions et de sentiments avec une bd autre que « Maus » ; jamais un témoignage historique ne m’aura autant intéressé et enrichi que « Maus ». Quand une histoire vous marque à jamais à ce point-là, je ne peux que qualifier « Maus » de chef d’œuvre de la bd ! In-con-tour-na-ble ! A lire absolument !
Rien n'est simple
Quelle surprise de voir cette pépite si peu notée ! Est-ce parce que nombre ne considèrent pas Sempé car celui-ci n’aime pas le monde de la BD qui le lui rend bien ? Sans rentrer dans le discours sur l’art séquentiel comme l’avis précédent, je dirai que peu m’importent les classifications dans la mesure où ce que je regarde me fait rêver. Et avec cet opus Sempé nous met plein de poésie dans les yeux, du rêve sur du quotidien, de la douceur sur le brutal routinier et de l’humour sur l’absurdité de notre société. Les dessins viennent décrire une situation jusque dans l’odeur que l’on s’attend à y trouver, a priori simplistes, ils fourmillent de détails qui le rendent vivant et présent. Le fait de vivre les scènes est remarquable, car il ne faut pas oublier que l’on se situe pour cet opus en 1962… Et aujourd’hui on rit encore à tout, certes il n’y a plus de clous à Paris, les deux chevaux ne sont plus légion, Brigitte Bardot ne déplace plus les foules, les écrans sont plats, mais tout cela se reporte aisément à notre époque. Un dessin juste associé à des textes percutants, le tout croqué avec humour et tendresse afin de rendre toute situation humaine, même s’il s’agit de dénoncer la déshumanisation de la vie. Bien sûr on pourrait reprocher une certaine tendance à l’humour parisien, il est vrai que les vues de Paris (magistralement reproduites malgré le faible nombre de traits) abondent dans l’œuvre. Etant moi-même Parisien j’adore et j’en redemande toujours, d’autant que la ville folle n’a pas l’exclusivité des situations décalées. Et pour finir, je dirai que sur cet opus particulier de Sempé nous sommes bien face à une bande dessinée quoi que quiconque en dise. La majorité des planches sont séquentielles sans cadre avec cette petite flèche en fin de page qui rappelle que l’histoire se termine à la planche suivante. De plus l’auteur joue énormément avec l’effet d’attente de la tourne. Sans aucun doute nous sommes face à un authentique album mythique qui vaut l’investissement et une place dans sa bibliothèque pour, à tous âges, rire sur de nouvelles palettes que l’expérience nous dévoile de cet album atemporel au gré de notre parcours terrestre.
Monster
Je n'ai pas assez de mots pour exprimer ce que m'inspire cette œuvre. Je ne suis certes pas une des plus assidues lectrices de mangas, mais j'en connais quelques uns, et celui-ci est mon favori : bien que j'aime beaucoup des mangas légers et davantage lisibles par les plus jeunes, comme Dragon Ball, Love Hina ou Inu yasha, j'ai vraiment apprécié la richesse de "Monster". Il est complexe, original, précis, réaliste, certes sombre mais la noirceur de l'histoire ne m'a pas empêchée de devenir fan de l'histoire, moi que trop de noir repousse d'habitude, car certains personnages montrent leur amour de la vie. La psychologie des personnages, le suspense, l'immersion dans les différents lieux et époques, les dessins... Tout y est remarquable. Pas une fausse note à mon avis. Ayant découvert par hasard cette œuvre, je pense alors qu'en effet, le hasard fait parfois très bien les choses. Mon seul regret est d'avoir terminé le dernier volume il y a bien longtemps. J'ai également beaucoup aimé le petit livre cartonné du conte qui est au centre de l'histoire; ça m'a permis de me rapprocher encore davantage de l'univers de ce manga, et de ses personnages. La fin me laisse un peu sur ma faim, avec de nombreuses questions encore, mais laisse donc place à mon imagination.
Quartier lointain
Ce diptyque m’attendait tranquillement dans un coin de ma bibliothèque depuis quelques années déjà. Le moment était venu de le lire. Une envie de m’y plonger. Paradoxalement, j’ai plus de mal à trouver les mots pour exprimer mon ressenti à l’égard d’une bd que j’ai adorée plutôt qu’à l’égard d’une que je juge juste "pas mal". Je vais quand même essayer d’exprimer au mieux mon sentiment. Le voyage dans le temps de Hiroshi Nakahara, qui l’amène à revivre l’année de ses 14 ans, est l’occasion pour le lecteur de se plonger dans son propre passé et de se demander ce qu’on aurait fait à sa place. Plus globalement, ce manga aborde une question métaphysique des plus intéressante : est-il possible de modifier le cours de l’histoire ? Sans pour autant trancher cette question, Jirô Taniguchi apporte quelques éléments de réponse. On se laisse emporter par ce récit en se demandant si Hiroshi arrivera finalement à infléchir le cours de l’histoire de sa famille. Avec une narration simple et prenante, l’auteur arrive à captiver le lecteur en l’amenant à ce poser une foule de questions. Finalement, ce voyage dans le temps, rêve ou réalité ? Hiroshi se pose la question qui trouvera réponse tout à la fin du diptyque ainsi que l’origine du titre. Assurément une belle histoire, très touchante. Bref, je ne regrette pas mon achat effectué lors de sa sortie, ni d’avoir attendu tout ce temps pour le lire.
L'Encre du Passé
Quelle belle BD. Le thème n’est pourtant pas follement original. Le coup de la petite qui est adoptée par un maître pour parfaire son art, et qui en même temps s’embarque dans une quête initiatique qui va aussi lui enseigner la sagesse et la philosophie de la vie, c’est du vu et revu, dans les mangas en particulier. Et pourtant, il se dégage une telle poésie, un calme presque envoutant, je me suis laissé emporter par l’histoire, et j’ai passé un agréable et paisible moment de lecture. Les fans d’action seront déçus, forcément, puisque l’auteur évoque surtout des thèmes tels que l’art, la sagesse, et plus généralement la vie. J’ai beaucoup aimé la fin, elle a réussi à me toucher sans trop en faire, entre rendez-vous manqués et leçon d’optimisme et de persévérance, et j’ai refermé ce bel album avec un sentiment de bien-être. Le dessin et surtout les couleurs sont tout simplement magnifiques. Je m’arrêtais souvent pour admirer un paysage ou un village, et en fin de lecture j’ai feuilleté la BD pendant de nombreuses minutes… un délice pour les yeux ! Une lecture incontournable, et qui à mon humble avis pouvait difficilement faire mieux dans le genre… la note maximale, donc !
Urusei Yatsura - Lamu
Urusei Yatsura est mon manga culte ! Bon. D’accord. Le début est très moyen. Ce n’est pas souvent drôle et les personnages ne sont pas attachants. Heureusement, l’arrivée de Mendo dans le tome 2 va changer ça. Bien que l’humour soit répétitif, je me marre toujours à la lecture d’un tome. Ce qui fait la force de ce manga pour moi, ce sont les personnages qui sont tous plus marrants les uns que les autres ! Il est difficile pour moi de choisir entre eux tellement je les aime tous ! De plus, pour une fois, j’accroche au couple principal d’un manga de Rumiko Takahashi. Malheureusement, celle-ci, comme d’habitude, ne fait pas avancer beaucoup la relation Ataru-Lamu. C’est vraiment la grosse faiblesse de cet excellent manga. Édit du 2 Juin 2008 : Les derniers tomes sont décevants. À partir du tome 16, ce n'est pas amusant la moitié du temps et en plus le dessin est devenu moche vers les tomes 13 ou 14. À moins d'être un gros fan de la série comme moi, ces tomes sont réellement dispensables.
Le Décalogue
Le décalogue, aussi appelé dix commandements, ou devarim (les paroles) remonte à l'assemblée de Sichem, dans le désert, alors que les Israélites étaient en route vers la terre promise - la base est donc... juive... Plusieurs histoires soutenues par un petit fil rouge qui prend parfois l’allure d'une corde d’amarrage… Bien sur il s’agit d’histoires indépendantes les unes des autres, mais il y a tout de même "l’arbre généalogique"de ce livre à prendre en compte si on le désire. Comment les personnes obtiennent-elles ce livre ? Donation, affiliation, vol… On peut également ne pas se creuser les méninges et lire chaque tome à la façon d’un one shot plaisant. Plusieurs niveaux de lecture et d’implications possibles dans ce récit… Ce qui est intéressant, pimenté, c’est que l’ordre de lecture peut être inversé. Je m’explique, magie des disponibilités de la bibliothèque oblige, une partie de ma lecture a été inversée : j’ai lu le tome 6 puis le 5 et ensuite le 4. J’ai été étonné de constater que le tout garde une bonne cohérence et parfois gagne en lisibilité car finalement lire les tomes dans l’ordre décroissant revient a lire les évènements dans l’ordre chronologique de l'Histoire et de l'histoire… J’avoue ne pas avoir particulièrement accroché aux 2 premiers tomes. Ils sont bons mais ne valent pas plus d’un 3/5. Un écrivain en manque d’inspiration plagie allégrement le fameux bouquin, et tout va se compliquer pour lui. Guère mieux pour le tome 2 si ce n’est un côté historique correct… Le troisième tome s’attarde sur une expédition à la recherche du Graal-livre : s’en suit un bon huis clos façon 10 petit nègres, vraiment très intéressant. Quant aux tomes 4 et 5 une toile de fond historique bien plus présente et intéressante est installée, parsemée de romance comme Giroud nous en a déjà pondu. C’est à dire de la belle romance impossible ou tout du moins difficile. Finalement ces 3 tomes m’ont fait oublier les débuts difficiles des 2 premiers. Je ne vais pas refaire l’histoire de chaque tome, mais ils sont tous différents et intéressants à leur manière, avec une contenance au choix : romance ou famille, le tout saupoudré d’amour, de doutes, de trahisons, le tout avec un fond historique bien fichu… En parcourant les avis, on peut constater que tout le monde a ses tomes de prédilection. Des parties préférées. La grande réussite réside dans le fait qu’il y en a pour tout le monde, sans que les parties qui nous intéressent soient moins rébarbatives. Les trois dernier tomes nous invitent à la découverte et à la création du livre, des aquarelles et de la fameuse omoplate ; c'est intéressant, rien de transcendant, juste ce qu’il faut. Comme disait Shakespeare, « beaucoup de bruit pour rien », mais quand le rien crée des répercussions, il en devient quelque chose de très bon… synthèse Un scénario captivant même si on oublie finalement assez rapidement quelques tomes Des dessins cohérents mais rien d’extraordinaire Un univers dans son ensemble drôlement bien fichu Des personnages très bons, vraiment rien à redire Après l'acquisition, la relecture et la lecture des séries dérivées que sont Le Légataire et Les Fleury Nadal, je ne peux que monter cette note pour cette formidable série. (18/20)
Les Aventures de Tintin
Voici un avis qui ne changera rien à tous les amoureux comme aux détracteurs de Tintin, la note parle d'elle même mais c'est bien pourtant aux détracteurs que j'ai envie de parler car l'oeuvre somme d'Hergé est en tous points identifiable et nécessaire à n'importe quel amateur de bande dessinée. Et pourquoi cela ? Et bien je me remémorre mes lectures et relectures d'un monde naïf fait à la fois d'humour et d'évasion, tous ces pays que je n'aurais jamais connu (et que je ne verrais surement jamais) grâce au talent d'Hergé, aussi bien sur nos continents que sur la lune et bien plus encore : notre imaginaire ! Pour tout ces points, je ne peux que m'incliner et dire merci aux aventures de Tintin, reporter d'un quotidien qu'on ne lira jamais mais qui restera ancré à tout jamais dans ma mémoire... Et que dire de mon oeuvre culte, Vol 714 pour Sydney, qui a surement développé mon amour du surnaturel comme de l'Aventure avec un grand A. Une oeuvre sombre et exotique que je rêve un jour de voir portée sur grand écran avec le talent qu'elle mérite ! Oui vraiment lire Tintin c'est pour moi l'un des plus beaux bains de jouvence !
Les Feux d'Askell
Si cette série n’est pas une des plus grandes œuvres de la bande dessinée universelle, elle constitue néanmoins une légende à elle seule. Et à ce titre, elle peut prétendre au qualificatif de « culte ». Cette saga d’héroïc-fantasy à l’improbable quatrième tome avait tout de même de fameux atouts à faire valoir. Tout d’abord, le dessin de Mourier est d’une belle qualité. Très « liquide » (opposé d’un trait sec), très souple et tout simplement envoutant dès qu’il s’agit de mettre Cybil en évidence, il constitue un fameux atout. Ensuite, les scénarios de Arleston sont, ma fois, bien plaisants à suivre, quand bien même ils ne font pas montre d’une grande originalité. Enfin, ne soyons pas hypocrites, en associant sexe, exotisme, humour et violence, la série répond à une certaine demande de la part d’un lectorat qui cherche avant toutes choses à s’évader de son quotidien. Un lectorat dont, à l’occasion, je fais partie, je tiens à le souligner ! Mais surtout, oui, surtout parce que la série s’est brutalement interrompue au terme d’un troisième album au dénouement frustrant, elle est devenue culte, au même titre qu’un « sasmira ». Le monstre du Loch Ness engendre la fascination …
Ah! My Goddess
J'ai vraiment beaucoup aimé ce manga, ceux qui le lisent et qui sont amateurs de romantisme comique vont l'aimer aussi. Et cela peut faire rêver les gens avec ou sans copain/ine. Je met 5/5 car je l'ai vraiment adoré et j'ai lu plusieurs fois le manga (surtout quand je m'ennuie) et j'ai regardé aussi à plusieurs reprises l'animé et je n'en suis toujours pas las. Ceux qui aimeront ce manga seront ravis de savoir que ça fait rêver longtemps car il y a en ce moment 37 tomes et ce n'est pas terminé, surtout que les dessins sont bien faits, mis à part dans les tout premiers tomes que j'ai. J'ai les 28 premiers et j'ai décidé d'acheter les derniers parus qui seront entre mes mains dans quelques jours. J'en connais d'autres, comme School Rumble et Ouran High School, mais je préfère quand même "Ah ! My Goddess !". Les quiproquos sont moins lourds et moins conséquents par rapport à School Rumble, ce qui devrait soulager les lecteur qui craignent de tragiques conséquence face aux malentendus. Comme tout les autres vous l'on dit : manga à acheter.