Animal'z

Note: 3/5
(3/5 pour 20 avis)

Un décor post-apocalyptique, quelques survivants sont à la recherche d'un havre de paix.


Anticipation Après l'apocalypse... Enki Bilal Froid. Neige. Glace

Dans ce monde dont on ne sait trop s’il est l’émanation d’une histoire parallèle ou simplement le récit de notre futur, le dérèglement climatique s’est brutalement généralisé. La catastrophe porte un nom : le Coup de Sang. Sur la planète dévastée, martyrisée, l’eau potable est soudain devenue un trésor, et la survie individuelle l’obsession de chacun. Désormais, les transports sont rares et dangereux, les communications aléatoires. Seuls quelques Eldorados très isolés, refuges protégés par leur situation géographique particulière, ont réussi à préserver un semblant d’ordre social. On ne peut les rejoindre que par la mer, immense; l’unique milieu naturel, peut-être, qui conserve quelque chance de perdurer en ces temps d’incertitude absolue…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 11 Mars 2009
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Animal'z
Les notes (20)
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09/03/2009 | Miranda
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Par peckexcel
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Je découvre l'univers d'Enki Bilal petit à petit et me voilà plongé en plein coup de sang pour suivre un groupe de survivants pendant quelque jours. Au début je me suis dit que le dessin sur ce papier gris allait être rébarbatif et ennuyeux. Mais en fait pas du tout, c'est tout le contraire ça nous ancre dans une atmosphère particulière glauque et oppressante. On a l'impression que les personnages sont seuls au monde . Le scénario est quant à lui plutôt pas mal. J'aime l'idée de suivre un groupe pendant quelques jours uniquement, ne nous intéressant qu'à leur préoccupation immédiate sans se projeter dans l'avenir. D'ailleurs au final j'ai l'impression que la terre répond en projetant les pensées, les lieux que les personnages connaissent de manière à les pervertir pour leur donner une force évocatrice. Tout cela donne une atmosphère onirique et particulièrement envoûtante. Il y a aussi quelque soucis, des incompréhension ou la présence des nihilistes pas forcément bien exploitée (seraient-ils un reflet de l'ancienne humanité désabusée et cynique?) et beaucoup d'interrogations.

20/06/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
L'avatar du posteur sloane

Que cela soit clair, j'adore Enki Bilal; je l'ai découvert il y a bien longtemps à l'époque où il avait un scénariste, Pierre Christin. Et c'est à mon sens là qu'aujourd'hui le bat blesse. Le scénario diantre! Où va-t-on? Que veut dire l'auteur? Encore qu'ici le message soit assez clair, nous mettant en garde contre les ravages de la pollution mais par les dieux que c'est abscons, emberlificoté, gonflé de références génético-politico je ne sais quoi qui finissent par perdre le lecteur en route. Pour moi ce fut le cas et ce ne sont pas les très beaux dessins de l'auteur qui m’ont permis de rattraper le coup. D'ailleurs faut-il encore parler de BD, j'ai eu l'impression de feuilleter un catalogue d'exposition de tableaux. Je n'ai pas les capacités pour juger de ceux ci, disons juste qu'il s'en dégage une impression de froideur glaçante et oppressante qui m'a laissé de marbre. Dommage, un scénariste pour canaliser la puissance créatrice indéniable de l'auteur aurait été bienvenu.

02/05/2015 (MAJ le 02/05/2015) (modifier)
Par soledad
Note: 4/5

Oui, 4/5 bien que les premières pages ne m'aient a priori pas emballé. Mais c'est dans sa globalité que cet album s'apprécie, et j'irai même plus loin en disant que c'est dans la trilogie (Animal'z / Julia et Roem / La couleur de l'air) que chaque album se délecte. Rarement une BD du genre (post apocalyptique) m'a autant plongé dans une atmosphère aussi sombre et pourtant très poétique. Les couleurs (je devrait presque dire LA couleur), les dialogues et l'histoire complètement... comment dire... indescriptible ! Je peux comprendre certains lecteurs n'ayant pas particulièrement apprécié, car le genre est bien décalé (mais c'est aussi ce qu'on attend d'un Bilal non ?) ; moi je me suis en tout cas régalé !

23/12/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai eu un peu de mal à entrer dans cette production d’Enki Bilal, dont le scénario me paraissait au premier abord moins prenant que Nikopol ou Le Sommeil du Monstre. De plus il a fallu que je me fasse à cette quasi monochromie, toute en nuance de gris bleuté, où je ne retrouvais pas ce bleu éclairé de rouges et de gris des albums précédents, avec une palette graphique plus large. Mais, finalement, j’ai trouvé cet album très intéressant, très poétique. Les survivants, dans un monde post apocalyptique, ressemblent aux créatures précédentes de Bilal, souvent adepte de l’hybridation (voir sa dernière exposition « Mecanhumanimal »). On est ici souvent proche d’un surréalisme onirique (et pas seulement au niveau des images. C’est aussi le cas de ce mystérieux duel dont la cause ne nous sera pas dévoilée). Etonnant d’ailleurs qu’aucun auteur surréaliste ne soit cité par les protagonistes, alors qu’il y a ici profusion de citations littéraires (qui me touchent toutes d’ailleurs). Visuellement, si cela diffère des œuvres précédentes, c’est encore une fois énorme, une bonne claque (à force de lire Bilal, j’en ai les joues rouges !).

04/12/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5

Un chef-d'oeuvre de la BD. A la fois poétique, visionnaire et cruelle, on est complètement happé par cette oeuvre d'Enki Bilal. J'ai rarement vu une ambiance aussi glauque et froide de fin du monde sans pour autant tomber dans le malsain. Ici, tout est réalisé avec finesse et intelligence. Le bleu/gris est la couleur prédominante dans ce livre ce qui renforce à merveille son côté suffoquant. On a l'impression d'étouffer au même titre que le/les héros. Un classique.

16/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 2/5

Après lecturede ce nouveau bouquin de Bilal, le premier constat est Wouahou la baffe graphique. C'est somptueux, le mix de crayonné et la colorisation, l'ensemble est de grande qualité. Mais côté histoire,le bas blesse. Il y a de bonnes idées comme l'hybridation animale, mais après avor fini l'ouvrage, on n'est pas plus avancé, ni sur le monde, ni sur les motivations de chaque protagoniste, encore moins des demi zèbres... bref, c'est un très bel art book, mais dans ce cas faut faire de l'art book. J'avais bien aimé le premier NIKOPOLIS, mas plus je découvre Bilal, plus je me dit que c'est comme pour Manara, il devrait bosser avec un vrai scénariste. Peut être si une suite se fait jour je monterais la note si celle ci amène à l'histoire.

30/11/2011 (modifier)

Une lecture que j'apprécie à chaque fois un peu plus... On retrouve une qualité de maitre de Bilal, l'imagination. Il nous plonge dans un univers post-apocalyptique dans lequel certains peuvent fusionner avec un animal...Avoir une telle idée et en faire un album de qualité, faut quand même le faire ! Et puis, en plus, comme si ce n'était déjà pas assez, on y rajoute des duellistes nihilistes, des cannibales consanguins, des robots drones flottants. Bref, un univers très riche comme il a su le faire dans la trilogie Nikopol. Visuellement, c'est magnifique, du grand art à chaque case. Une ligne magnifique avec des couleurs grises, bleues, mêlées ça et là de rouge. L'histoire se déroule sur une terre remaniée, à la géographie méconnaissable, la banquise ayant recouvert une grande partie de la surface, le ciel étant nébuleux en permanence. En ces temps où l'on parle beaucoup d'écologie et de réchauffement climatique, cette histoire, bien que relativement abstraite, arrive à me toucher. C'est aussi très bien raconté. La narration et les dialogues sont savoureux, poétiques, et en plus, on a droit à d'illustres citations de Nietzsche, et bien d'autres... Cet album doit faire partie de la bibliothèque des fans de Bilal. (95)

22/11/2011 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

1.5 Encore une production récente de Bilal que je n'aime pas. Dès le début, je n'ai pas accroché et je ne suis pas entré dans l'histoire malgré tous mes efforts. Dans les premières pages, je ne comprenais pas trop la situation et quand j'avais enfin compris, le scénario part dans tous les sens ! Il y a des scènes qui ne servent à rien du tout et des passages sont incompréhensibles pour moi. C'est vraiment le genre de lecture qui me donne l'impression que même les trucs simples sont compliqués. Les seules choses qui m'ont amusé sont quelques bonnes trouvailles graphiques, mais en même temps je ne suis pas un grand fan du dessin de Bilal alors l'intérêt était limité

05/08/2011 (modifier)
Par cac
Note: 2/5

Je me rends compte que pas grand monde n'a adoré cet album. Autant je dois reconnaître que les planches sont de toute beauté, généralement avec peu de cases, la majorité du temps 2 ou 3, ce qui permet de bien profiter du dessin de Bilal qui en jette. C'est dans le style de ses productions récentes comme Le Sommeil du Monstre, bref de vraies peintures. Par contre l'histoire c'est beaucoup plus abscons. Cela se situe sur une planète Terre complètement déréglée sur le plan climatique, la plupart des scènes se passe dans un blizzard. On découvre plusieurs personnages hommes et femmes avec des capacités étranges, sorte de fusion entre homme et animal. Jusque là ça va à peu près mais la deuxième moitié de l'album part un peu en vrille. J'ai fini par confondre certains personnages, je ne voyais plus où on allait et d'ailleurs les protagonistes eux aussi étaient perdus, en train d'errer sur des cheval-zèbres au milieu des ours de la pub Coca-Cola parcourant une banquise se disloquant. Et là c'est le drame. Bref le tout est saupoudré de citations, c'est super les citations ça fait bien mais on ne s'en rappelle jamais pour les ressortir en société :). Le sentiment est donc mitigé sur cet opus de Bilal mais je ne doute pas que ça a du bien se vendre.

01/02/2010 (modifier)

Le tapage médiatique et la tiédeur des critiques relatifs à ‘Animal’z’ ne présageait rien d’engageant. C’est pourquoi j’ai mis un certain temps avant de dépasser mes craintes et d’acquérir cet album. Mais je ne le regrette décidément pas ! Je m’étonne par ailleurs d’être le chroniqueur le plus favorable. En effet, si je suis un fan absolu de la patte graphique de l’auteur, je suis par contre beaucoup plus mitigé concernant le fond de la plupart de ses œuvres. À mon sens, les collaborations de Bilal et Christin, pour commencer, soit manquent cruellement d’action (Partie de chasse et Les phalanges de l’ordre noir), soit sont profondément inintéressantes (la série des trois récits fantastiques). Par ailleurs, la conclusion de la tétralogie Le sommeil du monstre m’a passablement laissé sur ma faim. ‘Animal’z’ ne vaut certes pas Nikopol, j’en conviens. Mais, avec ‘Animal’z’, Bilal a quand même le mérite de proposer un one-shot entraînant, cohérent, intéressant et abouti ! « LE COUP DE SANG est le nom du dérèglement climatique brutal et généralisé qui s’est abattu sur la Terre. La planète est totalement désorientée, dévastée, morcelée par des catastrophes naturelles hors normes. » Un groupe de compagnons de fortune est en quête du détroit D17, un des ‘eldorados’ où l’humanité se réorganiserait. Certains d’entre eux sont hybrides homme-animal et leurs sens sont dès lors sans commune mesure avec les normes humaines. Des dessins comme toujours superbes ! La mise en couleur cependant ne me plait pas outre mesure. Tout est nuances de gris. Je préfère les couleurs bien tranchées, telles celles utilisées par l’auteur dans Le sommeil du monstre.

04/01/2010 (modifier)