Frank Miller nous file ici une grosse baffe, un cocktail détonant fait d’une pincée de Bud Spencer et d’une larme de bon polar américain, genre L.A. Confidential pour le style…
Bien que les derniers volumes soient un cran en dessous, je dois bien reconnaître qu’il m’est difficile de trouver d’autres défauts à cette série. Je préfère alors vous parler des qualités indéniables de ce Sin City.
D’abord, j’ai beaucoup apprécié toutes ces histoires indépendantes, bien que subtilement reliées dans un même univers. Elles mettent admirablement en scène chaque personnage, ou plutôt ces sales gueules au caractère bien trempé… Certes le récit est souvent noir, comme dans un bon polar, mais la dérision des situations maintient souvent un rictus au coin des lèvres du lecteur. Voilà ce que j’apprécie dans les histoires présentées : un humour explosif au service d’un rythme qui l’est tout autant.
Enfin, comment parler des qualités de cette série sans aborder cette incroyable maîtrise du noir et blanc ? Le travail est splendide, précis et dynamique. La mise en page est aussi bien pensée, et in fine, la qualité narrative s’est ressent. Il est difficile de comparer ce travail graphique ; je dirais simplement qu’il fait partie selon moi du must, avec Idées Noires et Billy Wild…
En conclusion, j’ai passé un moment de divertissement simplement jouissif ; voici une série qu’il m’est bien facile de vous recommander !
HILARANT !
Cette légende de Robin des Bois est vraiment ma BD d'humour préférée. Je me souviendrai toujours du jour où je l'ai découverte : assise dans un tramway en panne, je ne pouvais m'empêcher de rire aux éclats et de pleurer de rire à chaque dialogue. Moi qui suis plutôt du genre à rire avec des gloussements presque inaudibles, genre bourgeoise engoncée (pas terrible comme rire, hein ?).
Alors oui, cet humour décalé ne plaira pas à tout le monde. Mais il faut absolument lire au moins une fois les aventures de ce prince des voleurs atteint de la maladie du sieur Alzheimer : si vous l'aimez, vous la voudrez absolument dans les rayons de votre bibliothèque.
Cette BD-antidépresseur devrait être remboursé par la sécurité sociale !!
Franchement j’ai rarement lu une bd aussi bien réalisée (scenario, couleurs, finesse du trait), Okko (que j’adore) fait figure d'enfant de cœur a coté des nuées écarlates, les dessins sont splendides, je conseille cette bd à tout les amateurs de près ou de loin qui s'intéresse aux arts du soleil levant (conte, tradition, combat).
Comment peut-on se passer de cette bd dans sa bibliothèque?
Le grand mérite de l'oeuvre d'Hergé est qu'elle peut se lire à tout âge, tant les niveaux de lecture sont multiples. A chaque relecture, on découvre un élément nouveau. Hergé a quasi tout inventé et rien que pour cela, chapeau. Tous les auteurs qui lui succéderont lui doivent quelque chose. Quand je lis qu'on évoque le racisme de Tintin, je me demande si celui qui profère une telle ânerie a déjà lu un album ou s'il perroquette les inévitables envieux.
Encore une série découverte grâce à ce site.
Composée de 5 tomes, Broussaille nous raconte l’histoire d’un jeune étudiant toujours soucieux de replacer son existence dans un contexte naturel et humain. Là est le nœud du récit, le fil des 5 tomes : comment placer l’humain dans un environnement qui n’est pas que le sien.
Le dessin homogène tout le long des tomes transmet une poésie graphique subtile, en cela la ligne claire illustre parfaitement les scénarios riches en imagination de Bom. Nature, ville, imaginaire et poésie nous livrent des planches surréalistes permettant une immersion totale dans l’évasion et le rêve. Toujours adroits et constants, les traits de cette ligne claire me parlent et me touchent.
Le scénario souffre en revanche d’inconstance au long des 5 tomes.
Les baleines publiques
Ce premier tome plein de fraîcheur nous raconte une belle histoire, tout est grisaille dans un monde urbain peu engageant, et pour qui sait voir par delà la grisaille. La morosité ambiante doit bien avoir une origine. Le jeune héros ira chercher la source des transformations du quotidien dans une aventure mêlant rêve, poésie et nature. Le hiatus graphique entre la morosité et le dynamisme crédibilise la narration pour faire de l’ensemble un petit bijou de douceur. Et quand enfin arrive la planche avec la baleine : quel régal, tous les sentiments, toutes les questions en suspends trouvent une réponse certes peu réaliste mais au combien agréable à lire !
Les sculpteurs de lumière
Ce tome est un bijou ! Outre le scénario prenant, les personnages toujours attachants sans jamais tomber dans la facilité, nous découvrons dans un environnement cette fois ci rural la tentative de jonction entre la nature sauvage et le besoin de l’homme de l’exploiter. Simple sans être simpliste, fluide sans être vide, les propos développés donnent une image d’un écologisme non dogmatique avec en sus une réflexion éternelle sur l’art au sens maçonnique, c'est-à-dire comme manifestation de la civilisation.
Encore une fois il n’est pas question ici de croire à posteriori à l’histoire qui nous est narrée, mais bien de la ressentir tout au long du récit. De ce côté l’ambiance générale nous transporte littéralement dans cet environnement rural où intentions, humain, développement et mystères se mêlent pour une aventure de toute beauté
La nuit du chat
Opus urbain pendant lequel notre héros va passer l’intégralité du tome à chercher son chat, il faut une sacré dose de talent pour faire d’un tel scénario un moment unique. Une fois encore poésie et humanisme se retrouvent dans l’opus pour nous livrer des personnages touchants et nous présenter mille et un questionnements sur le rapport à autrui. Peut être cela vous paraîtra niais, et pourtant j’apprécie fortement ces réflexions simples d’un individu sans cesse en train de chercher son juste positionnement par rapport à autrui sans avoir l’impression de perturber sa liberté ou sa fierté tout en l’aidant car il s’agit de son prochain…
Vous l’aurez compris tout cela va au delà d’une simple histoire de chat pour notre plus grand plaisir !
Sous deux soleils
Grosse déception après les trois opus magnifiques ; celui-ci, rempli de clichés, ressemble plus à une plaquette touristique pour le japon qu’autre chose…
Un faune sur l’épaule
Ce dernier opus déroute un lecteur et le pousse dans ses retranchements. Ici plus question d’histoire symbolique mêlant rêve et réalité pour une poésie graphique de bon goût. Oublié également le tome 4 fourre tout. Les auteurs nous offrent ici un manifeste humain. Tout tourne autour d’une question omniprésente dans les opus précédents mais jamais attaquée de front : Quel comportement concret adopter au quotidien au cœur d’une civilisation de consommation alors que l’homme fait partie d’un milieu naturel qu’il dénigre dans son développement. Forcément certains passages font un peu écolo basiques aux propos trop simplistes, mais plus que l’écologie cet opus nous parle du choix individuel que chacun fait face à la société. L’album nous prouve que chacun est libre de son choix et qu’en aucun cas il n’est en quelque sorte forcé par le système à adopter une position malgré lui.
Assumer son choix, enfin voila qui serait salvateur pour nombre d’entre nous pour nous mettre face à nos incohérences et peut être espérer que dévoilés de la sorte nos comportements se responsabilisent.
Opus militant, j’apprécie cet album par son message naturaliste résonnant favorablement en moi, néanmoins je reconnais des faiblesses d’argumentation et une simplification à l’extrême des problématiques. Les nuances et surtout l’absence totale d’agressivité et de stigmatisation morale de comportements me semblent intéressants dans ce genre de discours.
Au final Broussaille me touche particulièrement dans ses trois premiers tomes durant lesquels les thèmes sont développés dans un cadre poétique mêlant réel et fantastique. Le tome 5 se fait trop insistant d’un point de vue doctrinal au détriment de passages poétiques, tandis que le 4 est un loupé dans la série. L’ensemble me parait néanmoins incontournable.
L'album est un régal et il constitue une vraie surprise.
Nous reconnaissons à peine le style graphique de l'auteur tant le traitement à l'encre de chine lui donne une autre dimension, parfaitement adaptée au récit. A ce stade, le scénario est sans faille. Certes on peut être perplexe sur la capacité de l'auteur à nous tenir en haleine ainsi pendant encore 4 tomes mais si c'était le cas ce serait merveilleux.
Désolé pour ceux qui ne s'y retrouvent pas dès qu'un auteur évolue, pour moi l'audace novatrice mérite d'être saluée...
En détournant les contes les plus anciens et les plus connus, Ayroles livre paradoxalement un conte très moderne. Probablement parce que la force de ce genre est de transmettre des messages simples (presque grossiers) et intemporels. Le scénario de Garulfo est certes classique mais très bien construit, frais, haletant et plein d’humour. Le dessin de Maïorana, haché dans les premières planches, s’adoucit rapidement sans perdre ce côté anguleux qui fait sa particularité et son charme. Les décors sont terriblement soignés, les personnages extrêmement attachants, la mise en page dynamique, les couleurs très justes.
Certains pourront souligner un léger essoufflement, un dialogue moins travaillé, un raccourci facile. Mais est ce vraiment important ? Et si le happy end est un peu trop évident, il est écrit avec légèreté et sans se prendre au sérieux. J’y vois même un clin d’œil complice au lecteur (voir les sourires d’idiots ravis des personnages dans le dernier tome).
Garulfo est un coup de maitre, une bande dessinée incontournable, du tome 1 au tome 6.
Je pense ne rien pouvoir ajouter de plus par rapport aux avis précédents, mais je me dois d'au moins les confirmer : cette série, réalisée par un seul homme, est vraiment de toute beauté.
D'abord, d'un point de vue graphique.
Les dessins sont nets, précis, détaillés, cohérents. Et ceci s'applique aux personnages et aux décors (qui ne sont pas en reste). Bref, impec!
Et la mise en couleur, ah la mise en couleur. Magnifique!
Et d'un point de vue scénario, cette série n'est pas en reste.
Même si le tome 1 nous laisse un peu dans l'expectative, cela s'arrange avec le tome 2 et encore plus avec le tome 3. L'histoire est cohérente, claire et bien narrée.
Bref, encore un plus pour cette série!
Donc, je ne peux que mettre le maximum (surtout que j'aime bien les histoires de samouraïs qui sortent un peu de l'ordinaire).
Vivement le dernier tome...
Suite à l'avis de Pasukare il y a quelques semaines, j'ai finalement craqué sur les 5 tomes qui composent la série. C'est mignon comme tout, joliment dessiné, magnifiquement mis en couleur et vraiment très drôle. Les préoccupations et aventures quotidiennes de notre petite Lou et de sa maman sont absolument tordantes et racontées avec un talent fou.
Un titre que j'avais royalement ignoré jusque là, sans doute à cause des couvertures qui font très "livre pour fillettes", et qui mérite assurément le détour.
Très peu de BD humoristiques françaises ont à mes yeux cette finesse et cette justesse dans les propos/expressions.
Une œuvre tip top, qui rentre illico au panthéon de mes BD drôles à ne jamais jeter, juste à côté de Gaston et Calvin et Hobbes.
Il va sans dire que je suivrai désormais avec très grande attention les prochaines parutions de son auteur, Julien Neel.
On ne peut pas, objectivement faire une critique de Gaston Lagaffe.
Tout est cultissime dans cette BD, Gaston est MON personnage de BD favori depuis que je sais lire, et ça ne changera surement jamais.
Je veux me réincarner en Gaston Lagaffe.
Franquin. Respect éternel.
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Sin City
Frank Miller nous file ici une grosse baffe, un cocktail détonant fait d’une pincée de Bud Spencer et d’une larme de bon polar américain, genre L.A. Confidential pour le style… Bien que les derniers volumes soient un cran en dessous, je dois bien reconnaître qu’il m’est difficile de trouver d’autres défauts à cette série. Je préfère alors vous parler des qualités indéniables de ce Sin City. D’abord, j’ai beaucoup apprécié toutes ces histoires indépendantes, bien que subtilement reliées dans un même univers. Elles mettent admirablement en scène chaque personnage, ou plutôt ces sales gueules au caractère bien trempé… Certes le récit est souvent noir, comme dans un bon polar, mais la dérision des situations maintient souvent un rictus au coin des lèvres du lecteur. Voilà ce que j’apprécie dans les histoires présentées : un humour explosif au service d’un rythme qui l’est tout autant. Enfin, comment parler des qualités de cette série sans aborder cette incroyable maîtrise du noir et blanc ? Le travail est splendide, précis et dynamique. La mise en page est aussi bien pensée, et in fine, la qualité narrative s’est ressent. Il est difficile de comparer ce travail graphique ; je dirais simplement qu’il fait partie selon moi du must, avec Idées Noires et Billy Wild… En conclusion, j’ai passé un moment de divertissement simplement jouissif ; voici une série qu’il m’est bien facile de vous recommander !
La Légende de Robin des Bois
HILARANT ! Cette légende de Robin des Bois est vraiment ma BD d'humour préférée. Je me souviendrai toujours du jour où je l'ai découverte : assise dans un tramway en panne, je ne pouvais m'empêcher de rire aux éclats et de pleurer de rire à chaque dialogue. Moi qui suis plutôt du genre à rire avec des gloussements presque inaudibles, genre bourgeoise engoncée (pas terrible comme rire, hein ?). Alors oui, cet humour décalé ne plaira pas à tout le monde. Mais il faut absolument lire au moins une fois les aventures de ce prince des voleurs atteint de la maladie du sieur Alzheimer : si vous l'aimez, vous la voudrez absolument dans les rayons de votre bibliothèque. Cette BD-antidépresseur devrait être remboursé par la sécurité sociale !!
La Légende des nuées écarlates
Franchement j’ai rarement lu une bd aussi bien réalisée (scenario, couleurs, finesse du trait), Okko (que j’adore) fait figure d'enfant de cœur a coté des nuées écarlates, les dessins sont splendides, je conseille cette bd à tout les amateurs de près ou de loin qui s'intéresse aux arts du soleil levant (conte, tradition, combat).
Les Aventures de Tintin
Comment peut-on se passer de cette bd dans sa bibliothèque? Le grand mérite de l'oeuvre d'Hergé est qu'elle peut se lire à tout âge, tant les niveaux de lecture sont multiples. A chaque relecture, on découvre un élément nouveau. Hergé a quasi tout inventé et rien que pour cela, chapeau. Tous les auteurs qui lui succéderont lui doivent quelque chose. Quand je lis qu'on évoque le racisme de Tintin, je me demande si celui qui profère une telle ânerie a déjà lu un album ou s'il perroquette les inévitables envieux.
Broussaille
Encore une série découverte grâce à ce site. Composée de 5 tomes, Broussaille nous raconte l’histoire d’un jeune étudiant toujours soucieux de replacer son existence dans un contexte naturel et humain. Là est le nœud du récit, le fil des 5 tomes : comment placer l’humain dans un environnement qui n’est pas que le sien. Le dessin homogène tout le long des tomes transmet une poésie graphique subtile, en cela la ligne claire illustre parfaitement les scénarios riches en imagination de Bom. Nature, ville, imaginaire et poésie nous livrent des planches surréalistes permettant une immersion totale dans l’évasion et le rêve. Toujours adroits et constants, les traits de cette ligne claire me parlent et me touchent. Le scénario souffre en revanche d’inconstance au long des 5 tomes. Les baleines publiques
Ce premier tome plein de fraîcheur nous raconte une belle histoire, tout est grisaille dans un monde urbain peu engageant, et pour qui sait voir par delà la grisaille. La morosité ambiante doit bien avoir une origine. Le jeune héros ira chercher la source des transformations du quotidien dans une aventure mêlant rêve, poésie et nature. Le hiatus graphique entre la morosité et le dynamisme crédibilise la narration pour faire de l’ensemble un petit bijou de douceur. Et quand enfin arrive la planche avec la baleine : quel régal, tous les sentiments, toutes les questions en suspends trouvent une réponse certes peu réaliste mais au combien agréable à lire !
Les sculpteurs de lumière
Ce tome est un bijou ! Outre le scénario prenant, les personnages toujours attachants sans jamais tomber dans la facilité, nous découvrons dans un environnement cette fois ci rural la tentative de jonction entre la nature sauvage et le besoin de l’homme de l’exploiter. Simple sans être simpliste, fluide sans être vide, les propos développés donnent une image d’un écologisme non dogmatique avec en sus une réflexion éternelle sur l’art au sens maçonnique, c'est-à-dire comme manifestation de la civilisation.
Encore une fois il n’est pas question ici de croire à posteriori à l’histoire qui nous est narrée, mais bien de la ressentir tout au long du récit. De ce côté l’ambiance générale nous transporte littéralement dans cet environnement rural où intentions, humain, développement et mystères se mêlent pour une aventure de toute beauté
La nuit du chat
Opus urbain pendant lequel notre héros va passer l’intégralité du tome à chercher son chat, il faut une sacré dose de talent pour faire d’un tel scénario un moment unique. Une fois encore poésie et humanisme se retrouvent dans l’opus pour nous livrer des personnages touchants et nous présenter mille et un questionnements sur le rapport à autrui. Peut être cela vous paraîtra niais, et pourtant j’apprécie fortement ces réflexions simples d’un individu sans cesse en train de chercher son juste positionnement par rapport à autrui sans avoir l’impression de perturber sa liberté ou sa fierté tout en l’aidant car il s’agit de son prochain…
Vous l’aurez compris tout cela va au delà d’une simple histoire de chat pour notre plus grand plaisir !
Sous deux soleils
Grosse déception après les trois opus magnifiques ; celui-ci, rempli de clichés, ressemble plus à une plaquette touristique pour le japon qu’autre chose…
Un faune sur l’épaule
Ce dernier opus déroute un lecteur et le pousse dans ses retranchements. Ici plus question d’histoire symbolique mêlant rêve et réalité pour une poésie graphique de bon goût. Oublié également le tome 4 fourre tout. Les auteurs nous offrent ici un manifeste humain. Tout tourne autour d’une question omniprésente dans les opus précédents mais jamais attaquée de front : Quel comportement concret adopter au quotidien au cœur d’une civilisation de consommation alors que l’homme fait partie d’un milieu naturel qu’il dénigre dans son développement. Forcément certains passages font un peu écolo basiques aux propos trop simplistes, mais plus que l’écologie cet opus nous parle du choix individuel que chacun fait face à la société. L’album nous prouve que chacun est libre de son choix et qu’en aucun cas il n’est en quelque sorte forcé par le système à adopter une position malgré lui.
Assumer son choix, enfin voila qui serait salvateur pour nombre d’entre nous pour nous mettre face à nos incohérences et peut être espérer que dévoilés de la sorte nos comportements se responsabilisent.
Opus militant, j’apprécie cet album par son message naturaliste résonnant favorablement en moi, néanmoins je reconnais des faiblesses d’argumentation et une simplification à l’extrême des problématiques. Les nuances et surtout l’absence totale d’agressivité et de stigmatisation morale de comportements me semblent intéressants dans ce genre de discours.
Au final Broussaille me touche particulièrement dans ses trois premiers tomes durant lesquels les thèmes sont développés dans un cadre poétique mêlant réel et fantastique. Le tome 5 se fait trop insistant d’un point de vue doctrinal au détriment de passages poétiques, tandis que le 4 est un loupé dans la série. L’ensemble me parait néanmoins incontournable.
Blast
L'album est un régal et il constitue une vraie surprise. Nous reconnaissons à peine le style graphique de l'auteur tant le traitement à l'encre de chine lui donne une autre dimension, parfaitement adaptée au récit. A ce stade, le scénario est sans faille. Certes on peut être perplexe sur la capacité de l'auteur à nous tenir en haleine ainsi pendant encore 4 tomes mais si c'était le cas ce serait merveilleux. Désolé pour ceux qui ne s'y retrouvent pas dès qu'un auteur évolue, pour moi l'audace novatrice mérite d'être saluée...
Garulfo
En détournant les contes les plus anciens et les plus connus, Ayroles livre paradoxalement un conte très moderne. Probablement parce que la force de ce genre est de transmettre des messages simples (presque grossiers) et intemporels. Le scénario de Garulfo est certes classique mais très bien construit, frais, haletant et plein d’humour. Le dessin de Maïorana, haché dans les premières planches, s’adoucit rapidement sans perdre ce côté anguleux qui fait sa particularité et son charme. Les décors sont terriblement soignés, les personnages extrêmement attachants, la mise en page dynamique, les couleurs très justes. Certains pourront souligner un léger essoufflement, un dialogue moins travaillé, un raccourci facile. Mais est ce vraiment important ? Et si le happy end est un peu trop évident, il est écrit avec légèreté et sans se prendre au sérieux. J’y vois même un clin d’œil complice au lecteur (voir les sourires d’idiots ravis des personnages dans le dernier tome). Garulfo est un coup de maitre, une bande dessinée incontournable, du tome 1 au tome 6.
La Légende des nuées écarlates
Je pense ne rien pouvoir ajouter de plus par rapport aux avis précédents, mais je me dois d'au moins les confirmer : cette série, réalisée par un seul homme, est vraiment de toute beauté. D'abord, d'un point de vue graphique. Les dessins sont nets, précis, détaillés, cohérents. Et ceci s'applique aux personnages et aux décors (qui ne sont pas en reste). Bref, impec! Et la mise en couleur, ah la mise en couleur. Magnifique! Et d'un point de vue scénario, cette série n'est pas en reste. Même si le tome 1 nous laisse un peu dans l'expectative, cela s'arrange avec le tome 2 et encore plus avec le tome 3. L'histoire est cohérente, claire et bien narrée. Bref, encore un plus pour cette série! Donc, je ne peux que mettre le maximum (surtout que j'aime bien les histoires de samouraïs qui sortent un peu de l'ordinaire). Vivement le dernier tome...
Lou !
Suite à l'avis de Pasukare il y a quelques semaines, j'ai finalement craqué sur les 5 tomes qui composent la série. C'est mignon comme tout, joliment dessiné, magnifiquement mis en couleur et vraiment très drôle. Les préoccupations et aventures quotidiennes de notre petite Lou et de sa maman sont absolument tordantes et racontées avec un talent fou. Un titre que j'avais royalement ignoré jusque là, sans doute à cause des couvertures qui font très "livre pour fillettes", et qui mérite assurément le détour. Très peu de BD humoristiques françaises ont à mes yeux cette finesse et cette justesse dans les propos/expressions. Une œuvre tip top, qui rentre illico au panthéon de mes BD drôles à ne jamais jeter, juste à côté de Gaston et Calvin et Hobbes. Il va sans dire que je suivrai désormais avec très grande attention les prochaines parutions de son auteur, Julien Neel.
Gaston Lagaffe
On ne peut pas, objectivement faire une critique de Gaston Lagaffe. Tout est cultissime dans cette BD, Gaston est MON personnage de BD favori depuis que je sais lire, et ça ne changera surement jamais. Je veux me réincarner en Gaston Lagaffe. Franquin. Respect éternel.