J'ai eu cette collection de BD quand j'avais 13-14 ans mais je l'ai donnée car l'histoire ne me plaisait plus. Par contre je trouve que beaucoup de gens idolâtrent beaucoup trop cette série même si les dessins sont très beaux.Certes les graphismes sont sublimes, surtout la scène du caveau, mais on y ressent une ambiance malsaine et morbide.Surtout ans les 4 premiers tomes,où Julie pâtit de la cruauté des protagonistes.
Autre point positif : le personnage de Julie : superbe ,fascinante et gentille. Malgré le fait que ce soit une braconnière avec des yeux rouges, on s'y attache parce qu'elle n'a pas eu une enfance heureuse.Par contre je trouve que l'histoire est très répétitive avec cette guerre discriminatoire contre les yeux rouges par feu Hugo Sambre.
Les autres personnages me laissent complètement de marbre à cause de leur manque de charisme et leur côté antipathique:
La bonne Rosine, la mère Sambre,Valdieu le peintre Valdieu,Olympe, le Vicaire, (qui est en réalité le vrai père de Julie car oui,Julie a eu les yeux bleus jusqu'à 12 ans,spoiler du tome 6) et enfin le détestable Bernard, celui qui prétend "aimer"Julie, la rejette à la fin de la scène du caveau dans le premier livre "Plus ne m'est rien" ou la laisse entre les mains de la police à la fin de ce tome 1 et également dans le tome 3 "Révolution,révolution...". Seuls Guizot est charismatique et utile,surtout Sarah,vraiment attachante malgré son sadisme et sa folie, et j'aime bien aussi Bernard-Marie (ainsi que que sa soeur jumelle Judith présumée morte à la naissance dans le tome 7,vu sur les bandes-annonces,mais non,elle vit dans un orphelinat.Je trouve que depuis la mort de Bernard,les suites de Sambre sont beaucoup mieux,et mon personnage préféré Julie est toujours en vie car je croyait qu'elle allait mourir noyée au tome 5,depuis longtemps que j'attendais la suite! ;)
Déjà que les tomes 6 et 7 sont splendides,et j'espère que les autres livres qui paraîtront ces années suivantes vont rattraper cette saga,déjà que le scénario du tome 6 est parfait,Julie a enfin renié l'âme de Bernard (ce personnage que je n'aime pas du tout dans cette série) afin de refaire une nouvelle vie grâce à son amour pour le feu docteur irlandais. J'ai hâte de lire les prochains tomes. ;)
PS : que l'on aime ou pas, Sambre est un chef-d'oeuvre culte de Mr. Yslaire qui est vraiment un pro du dessin et des couleurs.
Depuis le temps que je surfe sur BDthèque il était temps que je poste mon premier avis ! Je choisis donc bien sur LA BD qui m'a fait aimer la BD.
Tout d'abord un univers vaste, dense, maîtrisé, passionant, bref on en redemande, moi encore plus en tant que fan de fantasy. Ensuite des personnages plus qu'attachants (un petit faible pour Kriss de Valnor) mais surtout Thorgal : un homme, un vrai plus droit et courageux que l'on peut l'être, on en arrive même à l'envier.
Les différents scenarii sont bien sûr inégaux mais globalement toujours aussi prenants surtout les cycles de plusieurs albums comme le cycle Qâ qui reste à mon goût un must de cette série.
Le dessin enfin est somptueux certains paysages sont à tomber par terre de vérité.
On pourrait modérer tout cela avec quelques tomes un peu trop "commerciaux" (Arachnéa ?...) mais il y a un renouvellement que je trouve plutôt réussi avec le passage de flambeau à Jolan.
Pour résumer une BD à acheter les yeux fermés et à dévorer sans hésitation !!
Les chtr ... les shtr ... les schrtouf ...
AAAAAAA Les Schtroumpfs ! Cela me rappelle mon primaire et mon collège : "Tu sais écrire Stro .. heu Shrt... Schtroumpfs toi ?". (Je conçois que c'était peut-être débile mais qu'importe).
Ces petits êtres ont vu le jour dans un album de Johan et Pirlouit (tome 9).
Qui ne sait pas qu'ils sont bleus (oui je sais ils ont été un moment noir "gnap gnap"), qu'ils mangent de la salsepareille, qu'ils vivent dans des champignons et qu'ils sont hauts comme trois pommes (enfin je crois car j'ai souvenir d'un album où la pomme est plus grande que le schtroumpf ...), que le Grand Schtroumpf est barbu et vêtu de rouge, que la Schtroumpfette est
blonde....
Tout le monde est capable de citer au moins 5 schtroumpfs !
Je trouve que les albums sont bien dessinés et très agréables à lire ! Les couleurs sont gaies et simples mais renforcent l'aspect bucolique des décors.
Les histoires sont sympathiques et attachantes ! On se fait plaisir à chaque lecture (j'avoue ne pas avoir lu les tomes récents), on vit les aventures de ces bonshommes bleus, on rigole (ou du moins sourit) toujours en voyant les personnages avec leur caractère constant au fil des tomes et on attend comme des enfants le moment où ils vont échapper à Gargamel !
Les str...schr...zch ... Schtroumpfs, c'est une série à découvrir de toute urgence pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler !!! Peut-être faire découvrir la version BD aux plus jeunes qui ne connaissent ces personnages que via la télévision !
Une histoire en deux tomes, diablement bien construite et qui sait retenir son lecteur sans grands effets de manche : voilà en condensé ce que je retiens de cette série.
C'est l'histoire de l'Histoire : la vie d'un petit village de la France occupée par les Allemands, vue par un voyeur prénommé Julien qui, après s'être échappé du train qui le conduisait vers le STO, se réfugie dans les greniers inoccupés (eux) de l'école dudit village. C'est par les persiennes de ce bâtiment que Julien suit la vie des habitants, leurs angoisses, leurs engueulades, leur tendresse... C'est presque trop calme, car dans ce village, il ne s'y passe pas grand chose, et les collababos côtoient les communistes anticléricaux, partageant un verre à l'ombre des tilleuls, devisant sans trop de conséquences sur les événements d'un front qui semble bien lointain. C'est la vie de gens ordinaires dans un contexte extraordinaire. Et pourtant, lorsque la violence de la guerre se rapproche, lorsque les ptits gars du village reviennent du STO, lorsque la vie nocturne s'anime, cette vie n'est plus aussi ordinaire. Tout cela est géré en douceur, et la violence claque dans cette série, comme ce coup de pistolet qui semble réveiller les habitants. C'est bien fait, c'est réaliste, et les discussions entendues font preuve de bon sens. C'est un ouvrage qui oscille entre calme et tension, dans lequel le lecteur ne sait plus très bien si l'équilibre instable du village va exploser ou non.
Outre cette vie, le personnage de Julien est parfaitement imaginé : suffisamment lucide pour rester caché, on sent qu'il tombe petit à petit dans une folie à peine voilée, s'inventant un ami imaginaire. Heureusement, les liens avec sa tante le maintiennent dans la réalité. Et puis, il y a aussi Cécile, amour d'antan que Julien aimerait reconquérir... mais il doit rester caché et ne peut que se contenter de l'épier. Entre amusement et jalousie qui se transforme en véritable souffrance, on sent que cette vie de Julien, si elle le met à l'abri du danger, lui pèse. Pour lui, c'est la liberté dans une maison vide qu'il ne peut pas quitter. La personnalité de Julien, qui est en constante évolution, révèle un véritable travail de maîtrise. Et puis, avec le second tome, c'est toute l'histoire qui s'accèlère, en même temps que l'Histoire : Julien renoue avec Cécile et s'adonne, contre son grè, à la résistance. Tout cela permet d'accroître la tension, tout cela nous conduit vers une fin de récit surprenante mais tellement cohérente avec le titre. Intelligente.
Cette histoire est servie par des dessins d'un grande qualité, d'une finesse appréciable, à laquelle n'échappent ni les personnages ni les maisons du villages. Des reflets parfaits, des luminosité étudiées, des ombres réalistes, des étoffes plissées, des cuirs abîmés, des visages inquiets, des yeux rieurs, des sourires charmeurs : autant de détails, autant de travail, que j'ai vraiment appréciés.
Elle est vraiment bien cette série, même si le rythme tarde à s'exciter, à l'image des personnages. Et finalement, le plus grand atout de cette série, c'est sa simplicité et sa sobriété.
Une très belle découverte...
J'ai tout d'abord été séduit par le dessin et le traitement des couleurs (pages en teintes de gris parsemées de bleu dans la majorité des planches). Puis, de fil en aiguille, je me suis laissé embarquer par l'histoire, qui s'enchaine très bien et sans temps morts.
Le sujet (la découverte de l'homosexualité chez une ado) est bien traité, et la longueur de l'histoire permet un développement assez étendu des différentes phases, le doute, l'acceptation etc et différentes relations avec les parents par exemple.
Un très bon one shot, vivement les suivants !
Excellente série post-apocalyptique. A mi-chemin entre Auclair (Simon du fleuve) et Mad Max avec une touche Hermanienne détonante.
Les albums ne sont pas tous d'égale valeur mais certains, esthétiquement, atteignent la perfection. Pas lu tous mais,"Du sable plein les dents", ''La Secte'', "afroamerica" et bien d'autres sont géniaux, surtout avec Fraymond comme coloriste.
Personnellement, je préfère de loin la période plume et pinceau, pas ceux à la couleur directe, mais c'est un avis... Les femmes sont le point faible d'Hermann (pas dans le sens universel, machiste, évidemment, car dans ce cas elles sont toutes le nôtre... hé, hé) mais Hermann n'a jamais excellé dans leur dessin.
Sinon, tout le reste est grandiose, paysages, narration (là, c'est inégalable) alors, Hermann, consommez sans modération !
Le Cahier à fleur traite du génocide arménien qui a été reconnu par la France. Ce n'est pas ma première lecture sur le sujet car il y a eu le fameux Medz Yeghern : Le grand mal et encore plus récemment le 4ème tome de la série Les Fleury Nadal. Je dois reconnaître que cette série se situe un peu en-dessous du niveau des 2 titres cités plus haut.
Le premier débat est de savoir si un génocide peut être le sujet d'une bd. Ma réponse personnelle sera positive. Viols, mâchoires arrachées, tueries atroces de femmes et d'enfants, abandon dans le désert, compromission au nom de la survie, rien ne sera épargné au lecteur ! Les dessins sont clairs et percutant même s'il manque une certaine force et expressivité. Il faut dire que cette bd se penche sur des événements d'une exceptionnelle violence.
L'autre débat agite toujours la société turque où des personnes de bonne foi ignorent tout de ce drame épouvantable puisque les manuels scolaires n'en font pas état. Ainsi, dans le récit, il s'agit d'un jeune violoniste turc virtuose qui ignore qu'un million de personnes ont été décimées par l'Empire Ottoman puisqu'il n'en n'a jamais entendu parler à l'école. Un vieil homme d'origine arménienne va lui raconter son histoire à travers le cahier à fleurs qui contenait des partitions de musique.
Encore une fois, on évite les pièges du manichéisme qui consiste à pousser un peuple contre un autre en forgeant un mensonge pour attiser la haine et justifier un complot. La démarche est de simplement raconter l'histoire sans fioriture. C'est écrit avec sobriété et une volonté de vérité. On ne peut qu'approuver la démarche de ces auteurs.
Il est dommage cependant que cela soit un peu scolaire dans l'horreur racontée. Il manque une réelle mise en scène que ne parvient pas à faire oublier la rencontre entre ce vieil homme qui a beaucoup souffert dans le passé et ce jeune violoniste virtuose plein d'avenir. En tout cas, il est toujours bon d'avoir des bd qui renouvellent le rapport à l'Histoire.
Je n'hésite même pas à mettre 5 étoiles...
Je viens de lire les trois premiers tomes, et moi j'aime beaucoup... on sent tout de suite que Mr Roudier s'y connait en préhistoire, les détails dans le dessin... le côté fantastique, le fait qu'ils se transforment en animal, de part leur appartenance à un clan lié à leur "croyance", je trouve l'idée géniale, surtout, qu'il n'abuse pas de ces transformations... enfin moi je trouve...
Il est vrai qu'il y a beaucoup d'écrit, et la tournure des phrases est un peu préhistorique, mais je me suis vite mis dedans, et ce fut un vrai plaisir... merci Mr Roudier, et vivement le tome 4... annoncé pour fin 2011 !!! (Voir le blog !!)
Quelle richesse !!!!
L'auteur Gerry Alanguilan est parti d'une idée saugrenue pour nous pondre un récit d'une rare richesse.
Jake, un poulet, apprend grâce au journal intime de son père, la vérité sur les premiers gallinacés qui sont devenus intelligents. Il aura fallu bien des années et des massacres, pour qu'ils deviennent les égaux des hommes.
Le scénario aborde énormément de sujets contemporains avec précision et sensibilité.
La narration est juste et fluide, la lecture est plaisante et aisée. J'ai été surpris de voir les pages défiler sans m'en rendre compte, j'ai été capté par le récit.
"Elmer" pose beaucoup de questions et y répond globalement avec intelligence. Cet hymne à la tolérance n'épargne pas l'être humain. On découvre avec consternation les réactions classiques de l'homme devant des situations incompréhensibles ou défavorables. Les poulets revêtent pour leur part l'habit de toutes les minorités souffrant de discriminations.
L'auteur ne s'arrête pas en si bon chemin, il aborde la relation père/fils, la famille, l'amitié et tant d'autres valeurs.
On ne peut qu'être touché par "Elmer", le ton sonne vrai de bout en bout, on en oublie l'idée farfelue servant de base au récit car celui-ci prend une rare consistance dans sa progression.
Cerise sur le gâteau, j'ai aimé également le dessin noir et blanc, sobre et assuré.
"Elmer" est indispensable dans toute bonne collection, ce comics ne joue pas la carte du superficiel, son contenu est maitrisé et intelligent, les émotions sont au rendez-vous. C'est à lire absolument car seule une lecture peut retranscrire la richesse de cette merveille.
Jérémie, un excellent souvenir de Bd d’enfance. Le magazine Pif avait imposé d’excellentes bandes dessinées, pas nécessairement pour enfants (Corto, Ragnar, Robin des bois, les Aristocrates (qui s’en souvient ?),…) Jérémie, reste, malgré le personnage, une Bd assez adulte et un chef-d'œuvre méconnu, l’un des plus grands de Gillon, la grâce du dessin, la finesse du trait, le dépouillement des vignettes, un dessin allant à l’essentiel que ne perturbe même pas l’absence des bulles, comme si Gillon voulait nous laisser apprécier pleinement les petits tableaux élégants qu’il peaufinait. Il est dommage que la série ait été colorisée… si vulgairement.
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Votre vote
Sambre
J'ai eu cette collection de BD quand j'avais 13-14 ans mais je l'ai donnée car l'histoire ne me plaisait plus. Par contre je trouve que beaucoup de gens idolâtrent beaucoup trop cette série même si les dessins sont très beaux.Certes les graphismes sont sublimes, surtout la scène du caveau, mais on y ressent une ambiance malsaine et morbide.Surtout ans les 4 premiers tomes,où Julie pâtit de la cruauté des protagonistes. Autre point positif : le personnage de Julie : superbe ,fascinante et gentille. Malgré le fait que ce soit une braconnière avec des yeux rouges, on s'y attache parce qu'elle n'a pas eu une enfance heureuse.Par contre je trouve que l'histoire est très répétitive avec cette guerre discriminatoire contre les yeux rouges par feu Hugo Sambre. Les autres personnages me laissent complètement de marbre à cause de leur manque de charisme et leur côté antipathique: La bonne Rosine, la mère Sambre,Valdieu le peintre Valdieu,Olympe, le Vicaire, (qui est en réalité le vrai père de Julie car oui,Julie a eu les yeux bleus jusqu'à 12 ans,spoiler du tome 6) et enfin le détestable Bernard, celui qui prétend "aimer"Julie, la rejette à la fin de la scène du caveau dans le premier livre "Plus ne m'est rien" ou la laisse entre les mains de la police à la fin de ce tome 1 et également dans le tome 3 "Révolution,révolution...". Seuls Guizot est charismatique et utile,surtout Sarah,vraiment attachante malgré son sadisme et sa folie, et j'aime bien aussi Bernard-Marie (ainsi que que sa soeur jumelle Judith présumée morte à la naissance dans le tome 7,vu sur les bandes-annonces,mais non,elle vit dans un orphelinat.Je trouve que depuis la mort de Bernard,les suites de Sambre sont beaucoup mieux,et mon personnage préféré Julie est toujours en vie car je croyait qu'elle allait mourir noyée au tome 5,depuis longtemps que j'attendais la suite! ;) Déjà que les tomes 6 et 7 sont splendides,et j'espère que les autres livres qui paraîtront ces années suivantes vont rattraper cette saga,déjà que le scénario du tome 6 est parfait,Julie a enfin renié l'âme de Bernard (ce personnage que je n'aime pas du tout dans cette série) afin de refaire une nouvelle vie grâce à son amour pour le feu docteur irlandais. J'ai hâte de lire les prochains tomes. ;) PS : que l'on aime ou pas, Sambre est un chef-d'oeuvre culte de Mr. Yslaire qui est vraiment un pro du dessin et des couleurs.
Thorgal
Depuis le temps que je surfe sur BDthèque il était temps que je poste mon premier avis ! Je choisis donc bien sur LA BD qui m'a fait aimer la BD. Tout d'abord un univers vaste, dense, maîtrisé, passionant, bref on en redemande, moi encore plus en tant que fan de fantasy. Ensuite des personnages plus qu'attachants (un petit faible pour Kriss de Valnor) mais surtout Thorgal : un homme, un vrai plus droit et courageux que l'on peut l'être, on en arrive même à l'envier. Les différents scenarii sont bien sûr inégaux mais globalement toujours aussi prenants surtout les cycles de plusieurs albums comme le cycle Qâ qui reste à mon goût un must de cette série. Le dessin enfin est somptueux certains paysages sont à tomber par terre de vérité. On pourrait modérer tout cela avec quelques tomes un peu trop "commerciaux" (Arachnéa ?...) mais il y a un renouvellement que je trouve plutôt réussi avec le passage de flambeau à Jolan. Pour résumer une BD à acheter les yeux fermés et à dévorer sans hésitation !!
Les Schtroumpfs
Les chtr ... les shtr ... les schrtouf ... AAAAAAA Les Schtroumpfs ! Cela me rappelle mon primaire et mon collège : "Tu sais écrire Stro .. heu Shrt... Schtroumpfs toi ?". (Je conçois que c'était peut-être débile mais qu'importe). Ces petits êtres ont vu le jour dans un album de Johan et Pirlouit (tome 9). Qui ne sait pas qu'ils sont bleus (oui je sais ils ont été un moment noir "gnap gnap"), qu'ils mangent de la salsepareille, qu'ils vivent dans des champignons et qu'ils sont hauts comme trois pommes (enfin je crois car j'ai souvenir d'un album où la pomme est plus grande que le schtroumpf ...), que le Grand Schtroumpf est barbu et vêtu de rouge, que la Schtroumpfette est blonde.... Tout le monde est capable de citer au moins 5 schtroumpfs ! Je trouve que les albums sont bien dessinés et très agréables à lire ! Les couleurs sont gaies et simples mais renforcent l'aspect bucolique des décors. Les histoires sont sympathiques et attachantes ! On se fait plaisir à chaque lecture (j'avoue ne pas avoir lu les tomes récents), on vit les aventures de ces bonshommes bleus, on rigole (ou du moins sourit) toujours en voyant les personnages avec leur caractère constant au fil des tomes et on attend comme des enfants le moment où ils vont échapper à Gargamel ! Les str...schr...zch ... Schtroumpfs, c'est une série à découvrir de toute urgence pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler !!! Peut-être faire découvrir la version BD aux plus jeunes qui ne connaissent ces personnages que via la télévision !
Le Sursis
Une histoire en deux tomes, diablement bien construite et qui sait retenir son lecteur sans grands effets de manche : voilà en condensé ce que je retiens de cette série. C'est l'histoire de l'Histoire : la vie d'un petit village de la France occupée par les Allemands, vue par un voyeur prénommé Julien qui, après s'être échappé du train qui le conduisait vers le STO, se réfugie dans les greniers inoccupés (eux) de l'école dudit village. C'est par les persiennes de ce bâtiment que Julien suit la vie des habitants, leurs angoisses, leurs engueulades, leur tendresse... C'est presque trop calme, car dans ce village, il ne s'y passe pas grand chose, et les collababos côtoient les communistes anticléricaux, partageant un verre à l'ombre des tilleuls, devisant sans trop de conséquences sur les événements d'un front qui semble bien lointain. C'est la vie de gens ordinaires dans un contexte extraordinaire. Et pourtant, lorsque la violence de la guerre se rapproche, lorsque les ptits gars du village reviennent du STO, lorsque la vie nocturne s'anime, cette vie n'est plus aussi ordinaire. Tout cela est géré en douceur, et la violence claque dans cette série, comme ce coup de pistolet qui semble réveiller les habitants. C'est bien fait, c'est réaliste, et les discussions entendues font preuve de bon sens. C'est un ouvrage qui oscille entre calme et tension, dans lequel le lecteur ne sait plus très bien si l'équilibre instable du village va exploser ou non. Outre cette vie, le personnage de Julien est parfaitement imaginé : suffisamment lucide pour rester caché, on sent qu'il tombe petit à petit dans une folie à peine voilée, s'inventant un ami imaginaire. Heureusement, les liens avec sa tante le maintiennent dans la réalité. Et puis, il y a aussi Cécile, amour d'antan que Julien aimerait reconquérir... mais il doit rester caché et ne peut que se contenter de l'épier. Entre amusement et jalousie qui se transforme en véritable souffrance, on sent que cette vie de Julien, si elle le met à l'abri du danger, lui pèse. Pour lui, c'est la liberté dans une maison vide qu'il ne peut pas quitter. La personnalité de Julien, qui est en constante évolution, révèle un véritable travail de maîtrise. Et puis, avec le second tome, c'est toute l'histoire qui s'accèlère, en même temps que l'Histoire : Julien renoue avec Cécile et s'adonne, contre son grè, à la résistance. Tout cela permet d'accroître la tension, tout cela nous conduit vers une fin de récit surprenante mais tellement cohérente avec le titre. Intelligente. Cette histoire est servie par des dessins d'un grande qualité, d'une finesse appréciable, à laquelle n'échappent ni les personnages ni les maisons du villages. Des reflets parfaits, des luminosité étudiées, des ombres réalistes, des étoffes plissées, des cuirs abîmés, des visages inquiets, des yeux rieurs, des sourires charmeurs : autant de détails, autant de travail, que j'ai vraiment appréciés. Elle est vraiment bien cette série, même si le rythme tarde à s'exciter, à l'image des personnages. Et finalement, le plus grand atout de cette série, c'est sa simplicité et sa sobriété.
Le Bleu est une couleur chaude
Une très belle découverte... J'ai tout d'abord été séduit par le dessin et le traitement des couleurs (pages en teintes de gris parsemées de bleu dans la majorité des planches). Puis, de fil en aiguille, je me suis laissé embarquer par l'histoire, qui s'enchaine très bien et sans temps morts. Le sujet (la découverte de l'homosexualité chez une ado) est bien traité, et la longueur de l'histoire permet un développement assez étendu des différentes phases, le doute, l'acceptation etc et différentes relations avec les parents par exemple. Un très bon one shot, vivement les suivants !
Jeremiah
Excellente série post-apocalyptique. A mi-chemin entre Auclair (Simon du fleuve) et Mad Max avec une touche Hermanienne détonante. Les albums ne sont pas tous d'égale valeur mais certains, esthétiquement, atteignent la perfection. Pas lu tous mais,"Du sable plein les dents", ''La Secte'', "afroamerica" et bien d'autres sont géniaux, surtout avec Fraymond comme coloriste. Personnellement, je préfère de loin la période plume et pinceau, pas ceux à la couleur directe, mais c'est un avis... Les femmes sont le point faible d'Hermann (pas dans le sens universel, machiste, évidemment, car dans ce cas elles sont toutes le nôtre... hé, hé) mais Hermann n'a jamais excellé dans leur dessin. Sinon, tout le reste est grandiose, paysages, narration (là, c'est inégalable) alors, Hermann, consommez sans modération !
Le Cahier à fleurs
Le Cahier à fleur traite du génocide arménien qui a été reconnu par la France. Ce n'est pas ma première lecture sur le sujet car il y a eu le fameux Medz Yeghern : Le grand mal et encore plus récemment le 4ème tome de la série Les Fleury Nadal. Je dois reconnaître que cette série se situe un peu en-dessous du niveau des 2 titres cités plus haut. Le premier débat est de savoir si un génocide peut être le sujet d'une bd. Ma réponse personnelle sera positive. Viols, mâchoires arrachées, tueries atroces de femmes et d'enfants, abandon dans le désert, compromission au nom de la survie, rien ne sera épargné au lecteur ! Les dessins sont clairs et percutant même s'il manque une certaine force et expressivité. Il faut dire que cette bd se penche sur des événements d'une exceptionnelle violence. L'autre débat agite toujours la société turque où des personnes de bonne foi ignorent tout de ce drame épouvantable puisque les manuels scolaires n'en font pas état. Ainsi, dans le récit, il s'agit d'un jeune violoniste turc virtuose qui ignore qu'un million de personnes ont été décimées par l'Empire Ottoman puisqu'il n'en n'a jamais entendu parler à l'école. Un vieil homme d'origine arménienne va lui raconter son histoire à travers le cahier à fleurs qui contenait des partitions de musique. Encore une fois, on évite les pièges du manichéisme qui consiste à pousser un peuple contre un autre en forgeant un mensonge pour attiser la haine et justifier un complot. La démarche est de simplement raconter l'histoire sans fioriture. C'est écrit avec sobriété et une volonté de vérité. On ne peut qu'approuver la démarche de ces auteurs. Il est dommage cependant que cela soit un peu scolaire dans l'horreur racontée. Il manque une réelle mise en scène que ne parvient pas à faire oublier la rencontre entre ce vieil homme qui a beaucoup souffert dans le passé et ce jeune violoniste virtuose plein d'avenir. En tout cas, il est toujours bon d'avoir des bd qui renouvellent le rapport à l'Histoire.
Vo'Hounâ
Je n'hésite même pas à mettre 5 étoiles... Je viens de lire les trois premiers tomes, et moi j'aime beaucoup... on sent tout de suite que Mr Roudier s'y connait en préhistoire, les détails dans le dessin... le côté fantastique, le fait qu'ils se transforment en animal, de part leur appartenance à un clan lié à leur "croyance", je trouve l'idée géniale, surtout, qu'il n'abuse pas de ces transformations... enfin moi je trouve... Il est vrai qu'il y a beaucoup d'écrit, et la tournure des phrases est un peu préhistorique, mais je me suis vite mis dedans, et ce fut un vrai plaisir... merci Mr Roudier, et vivement le tome 4... annoncé pour fin 2011 !!! (Voir le blog !!)
Elmer
Quelle richesse !!!! L'auteur Gerry Alanguilan est parti d'une idée saugrenue pour nous pondre un récit d'une rare richesse. Jake, un poulet, apprend grâce au journal intime de son père, la vérité sur les premiers gallinacés qui sont devenus intelligents. Il aura fallu bien des années et des massacres, pour qu'ils deviennent les égaux des hommes. Le scénario aborde énormément de sujets contemporains avec précision et sensibilité. La narration est juste et fluide, la lecture est plaisante et aisée. J'ai été surpris de voir les pages défiler sans m'en rendre compte, j'ai été capté par le récit. "Elmer" pose beaucoup de questions et y répond globalement avec intelligence. Cet hymne à la tolérance n'épargne pas l'être humain. On découvre avec consternation les réactions classiques de l'homme devant des situations incompréhensibles ou défavorables. Les poulets revêtent pour leur part l'habit de toutes les minorités souffrant de discriminations. L'auteur ne s'arrête pas en si bon chemin, il aborde la relation père/fils, la famille, l'amitié et tant d'autres valeurs. On ne peut qu'être touché par "Elmer", le ton sonne vrai de bout en bout, on en oublie l'idée farfelue servant de base au récit car celui-ci prend une rare consistance dans sa progression. Cerise sur le gâteau, j'ai aimé également le dessin noir et blanc, sobre et assuré. "Elmer" est indispensable dans toute bonne collection, ce comics ne joue pas la carte du superficiel, son contenu est maitrisé et intelligent, les émotions sont au rendez-vous. C'est à lire absolument car seule une lecture peut retranscrire la richesse de cette merveille.
Jeremie dans les îles
Jérémie, un excellent souvenir de Bd d’enfance. Le magazine Pif avait imposé d’excellentes bandes dessinées, pas nécessairement pour enfants (Corto, Ragnar, Robin des bois, les Aristocrates (qui s’en souvient ?),…) Jérémie, reste, malgré le personnage, une Bd assez adulte et un chef-d'œuvre méconnu, l’un des plus grands de Gillon, la grâce du dessin, la finesse du trait, le dépouillement des vignettes, un dessin allant à l’essentiel que ne perturbe même pas l’absence des bulles, comme si Gillon voulait nous laisser apprécier pleinement les petits tableaux élégants qu’il peaufinait. Il est dommage que la série ait été colorisée… si vulgairement.