Bravo !
Bravo et chapeau.
Parce que ce n’est pas du tout évident de réussir un album pareil. De le réussir en faisant montre de sincérité, d’honnêteté, en développant des propos intelligents, en se débarrassant des freins subconscients nés d’années d’éducation religieuse. Se livrer aux yeux de tous sur un sujet aussi tabou que la sexualité demeure à notre époque un véritable exploit, une sorte de coming-out de la normalité. Parce que, merde ! Avoir des rapports sexuels est quelque chose de normal. Eprouver du plaisir pendant ces rapports l’est tout autant. Et à partir du moment où les partenaires sont des adultes consentant (désirant, comme il le dit peut-être encore plus justement), je ne vois pas ce qui devrait absolument être tu là-dedans sous peine de rejet par la société.
Ce livre est salvateur dans le sens où il remet le sexe à sa juste place. Car depuis que l’homme parvient à dissocier plaisir sexuel et procréation, des pressions sociales se sont faites jour (via principalement les religions monothéistes qui hurlent à tout va « croissez et multipliez » comme si la surpopulation mondiale pouvait rendre un quelconque être suprême heureux… Bon, à l’époque où l’être humain est apparu, je veux bien qu’en multipliant les enfants, on multipliait les chances de survie de l’espèce, mais là, maintenant, faudrait peut-être arrêter les conneries, non ?) pour nous dire que le sexe, c’est mal ou pire encore, c’est sale.
Alors que le sexe, c’est quoi ? C’est du plaisir, du fun, un instant de partage dans lequel les partenaires peuvent dévoiler des facettes de leur personnalité qu’ils préfèrent garder pour un cercle d’intimes. Bon, d’accord, pour le coup, Jean-Louis Tripp les dévoile à tout le monde. Mais il le fait avec tellement d’humour et de franchise que ce qui est exposé dans cet album n’a, à mes yeux, rien de choquant. Et pourtant, il aime expérimenter, le bougre !
Et puis, il y a son dessin. Ce style semi-réaliste qui se fait caricatural dès que le besoin se fait sentir convient parfaitement au propos. Il ne bêtifie pas les corps mais ne les glorifie pas non plus. Les plastiques sont simplement humaines dans les passages réalistes et se font sujet d’amusement lorsque l’auteur illustre un fantasme ou un complexe. Ces pages accueillent le noir et blanc avec bonheur tant l’étalage de chair aurait pu déboucher sur une orgie écœurante de teintes roses. Cette sobriété des couleurs fait donc office de contre-point à l’exubérance des propos et du trait.
J’ai vraiment beaucoup aimé. Je me suis retrouvé dans plusieurs passages, j’ai apprécié la franchise d’autres, j’ai ri par moments, ressenti une agréable excitation à d’autres instants, j’ai aimé l’intelligence de certains propos. Et comble de tout, je n’ai jamais trouvé que cet album faisait montre d’un exhibitionnisme malsain. Ce récit est situé à l’opposé de la pornographie banalisée actuelle car plutôt que de simplement montrer des corps, il parle avant tout de sentiments et de sensations, d'amour et de partage,... de respect surtout. Jean-Louis Tripp a beau y dessiner plus de sexes en érection dans un seul chapitre qu’il n’y en a dans l’ensemble des albums de Manara, c’est avant tout à notre cerveau qu’il s’adresse. Et ça, ça fait du bien.
Donc chapeau pour ces Extases (très beau titre, au passage) qui dédramatisent le désir et qui remet en avant cette évidence : entre adultes désirant, le sexe représente un vaste champ d’expérimentation.
Et les plus tordus d’entre nous ne manqueront pas de faire le lien entre Jean-Louis et la petite Marie du Magasin général : deux personnages qui vont s’affranchir des pressions sociales pour vivre leur sexualité comme ils l’entendent tout en respectant les autres (oui, je sais, c’est tordu mais plus j’y pense, plus je trouve que le personnage de Marie ressemble finalement beaucoup à son créateur, Jean-Louis Tripp).
Culte ? Oui, culte car dans ce registre, je pense que cet album va rapidement servir de référence et, qui sait (on peut toujours rêver), être le point de départ d’une nouvelle révolution sexuelle et sociétale. C’est la raison pour laquelle j’espère que beaucoup de jeunes lecteurs auront l’occasion de lire cette série tant il me semble évident que découvrir la sexualité via Extases est beaucoup plus sain, amusant et constructif qu’en surfant sur les sites pornos qui pullulent sur le web ou en allant servir d'enfant de cœur au curé du village.
Il s'agit d'un roman graphique dont la qualité d'illustration est entièrement assumée. Ce n'est pas joli, ce n'est pas délicat, c'est un peu brouillon et c'est définitivement pas artistique, mais j'y voyais là un parallèle intéressant avec le personnage principal. Elle aussi, elle est un peu brouillon, indélicate, elle ne va pas bien et souligne plus souvent qu'autrement ses défauts et échecs, non pas ses succès. Alors le graphisme suit la même ligne d'idée et s'harmonise, à mon humble avis, avec le propos dont traite ce roman graphique.
On parle avec justesse et beaucoup d'humour d'un sujet difficile, celui de la dépression. Je le recommande chaudement.
Après la lecture des 18 tomes.
Urasawa est bien l’un des plus grands mangakas actuels, capable de créer des séries toutes plus captivantes les unes que les autres. Je vais aller dans le sens de la grande majorité des posteurs : Monster est un thriller littéralement passionnant.
L’histoire est absolument captivante de bout en bout, d’autant que l’auteur multiplie les développements et les ramifications de son intrigue, tout en ménageant un suspense parfaitement dosé. Les personnages, particulièrement nombreux, sont intéressants et travaillés, notamment Tenma et Johan. Cette profusion de personnages, loin de casser le rythme, complexifie et enrichit le scénario. L’ambiance, sombre et mature épouse naturellement le récit.
Le trait, quant à lui est réaliste et soigné. La grande qualité du dessin se vérifie tout au long de la série et contribue grandement à la réussite de la série.
Certains défauts (une fin trop ouverte, un manque de flashbacks et de révélations sur le passé des jumeaux, quelques rares chapitres peut être superflus) m’ont longtemps fait hésiter sur la note que j’allais attribuer.
Finalement la qualité globale de la série et son scénario brillant me poussent à être généreux.
Monster est un immanquable, à découvrir absolument.
Un manga centré sur le sport, comme il y en a des dizaines au Japon. Certes, mais là, on est plutôt ancré dans le réalisme, avec moult explications sur les diverses techniques de boxe (de base, mais aussi des grands champions).
C'est certes moins spectaculaire que Captain Tsubasa, moins drôle que Slam Dunk, Ippo - la rage de vaincre est tout de même très bien fichu, plutôt bien documenté, très dynamique, et l'ascension de notre héros va crescendo.
On y retrouve toujours la notion de dépassement de soi, propre aux shonen, mais le tout est vraiment plus que sympathique. On ne souhaite qu'une chose : lire la suite.
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Avis après la fin de la première saison et lecture des 2 premiers tomes de la deuxième : Oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain !
Un tome 32 d'anthologie... sans Ippo ! Exceptionnel.
Rares sont les séries qui prennent aux tripes à ce point et dont on ne peut lâcher le tome en cours avant la fin. Et on en sort qui plus est épuisé nous aussi. Quel talent dans la narration, le rythme et le suspense.
Un série vraiment très forte dont je passe la note de 4/5 à 5/5 !
Mise à jour :
Et après 93 tomes j'attends toujours chaque nouveauté avec impatience. L'auteur maîtrise incroyablement bien son sujet, chaque combat est intéressant. J'apprécie qu'il s'attarde sur les personnages "secondaires", souvent un peu plus intéressants que le héros. C'est LE shonen de ces 10-15 dernières années, en ce qui me concerne : aucune baisse de régime, un dessin toujours au top, un peu d'humour et de scènes en dehors du milieu de la boxe ici et là afin de ne pas être toujours enfermé dans cet univers de la boxe (même si les amourettes des uns et des autres ne sont pas de plus passionnantes, ces brèves coupures font du bien)
Réécriture en un bloc de mes impressions sur les 4 tomes.
Pas facile de cerner les objectifs de cette série exigeante ni l’ambition affichée par son auteur. Sans aller jusqu’à dire que c’est le projet d’une vie, il témoigne beaucoup de son évolution artistique, à la fois en tant que dessinateur et scénariste. Entre la sortie du premier et du dernier tome, quatorze années les séparent. Certainement plus en vérité, car l’idée est née après que Mathieu Lauffray ait vu publier sa première bande-dessinée Le Serment de l'Ambre, en 1995. On pourrait presque dire que Prophet est un projet expérimental où l’auteur s’est cherché, a tâtonné dans différents genres et sous-genres en essayant de rendre cette combinaison équilibrée au possible, évitant le patchwork indigeste. Il n’y a qu’à regarder les pages du cahier graphique présent dans l’édition intégrale pour s’en rendre compte : au tout début, lorsque l’envie d’écrire du fantastique en était à ses balbutiements, Prophet était bien partie pour devenir une série heroic fantasy ! (l’idée ne m’aurait pas déplu au passage). Tour à tour inspiré par les romans et nouvelles de Robert E. Howard (pour l’univers heroic fantasy, les mondes barbares, ou ses héros nihilistes ? ) ; H.P. Lovecraft (l’ouverture sur le monument de 8000 ans, immense, invraisemblable, une passion partagée pour les bâtiments vertigineux, les personnages paranoïaques dépassés par les événements) ; W.P. Hodgson (démons issus de l’abîme, le cosmicisme) ; le film La Planète des Singes de 1968 (tome 2 après le crash de l’aéronef), et allez pourquoi pas, l’imaginaire de Clive Barker dont Hellraiser pour dessiner les mutants gothiques ? Le Sphère de Michael Crichton ou le Malhorne de Jérôme Camut ? Jack Stanton n’a-t-il pas un air de famille avec Bruce Campbell dans Evil Dead, fusil au poing ? ; les références littéraires et de culture populaire sont éparses. L’important comme le dit Lauffray était de trouver « son » fantastique.
L’achèvement du récit avait laissé comme une sensation de manque et d’amertume à plus d’un lecteur pourtant impatients d’en conclure après neuf ans d’attente. Moi-même je faisais partie des perplexes. Des questions restaient en suspens, la transition de l’histoire aventureuse au récit introspectif fut difficile à encaisser, d’autres choses demeuraient loin d’être claires. C’est finalement via l’édition intégrale que j’ai pu éclairer ma lanterne, grâce à un salutaire avant-propos de l’auteur expliquant sa démarche. Certes il y a du fantastique, de l’aventure, du survival horror puis de l’apocalyptique. Cependant Prophet n’est pas une histoire lambda de pur divertissement où le héros a un but bien déterminé, où chacun connaît son rôle et où chaque chose a son explication rationnelle. Prophet est aussi à lire comme une parabole dans lequel l’auteur y combat des thèmes qui lui sont chers. Jack Stanton a touché la sphère, le monde infernal qui s’en est suivi et dans lequel il n’y a aucun espoir de délivrance est à son image. Mais qui est Jack Stanton ? Un arriviste, égoïste et égocentrique, individualiste forcené, le type même de l’homme pressé opportuniste prêt à tous les coups bas pour parvenir à ses fins. Son « voyage » sur la Terre ravagée est à prendre comme un récit initiatique. Pendant longtemps sa ligne de conduite ne bouge pas. Il refuse son rôle de prophète, refusant d’être un guide, de mener, il veut la gloire mais sans les responsabilités. La seule chose qui l’intéresse est de rentrer dans son monde récolter les fruits d’une gloire usurpée. Car Jack est aussi un menteur, s’attribuant le travail de recherche d’autres plus talentueux que lui. C’est une critique de l’auteur contre les fausses « zélites » intellectuelles qui trop souvent ont pignon sur rue (une critique qu’on retrouve chez son pote Denis Bajram dans Universal War One). Le démon supérieur cornu qui pourchasse Stanton est une figure allégorique de sa mauvaise conscience qui le rappelle à ses fautes, une sorte de décompte qui fait « tic, tac ». Stanton a beau fuir, mais tôt ou tard il devra se confronter aux conséquences de ses actes. C’est aux côtés de Jahir et d’Athénaïs qu’il apprendra d’autres valeurs, que le « nous » est plus fort que le « je », en espérant qu’à la fin, au moment de faire un choix définitif il s’en souviendra. C’est sur ce dernier point que j’avais le plus tiqué. Ne sachant pas si Jack avait choisi la réalité ou une douce matrice où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.
La version intégrale apporte un regard plus clair, preuve que l’œuvre est sans cesse retravaillée, car elle bénéficie de 2 pages supplémentaires dans la dernière partie (non présentes dans l’édition simple) qui en ce qui me concerne m’ont aidé à mieux saisir le choix définitif de Stanton et sur ce qu’est la sphère : un théâtre illusoire. Quant au pourquoi du comment sur d’autres aspects de l’intrigue, j’imagine qu’elles doivent demeurer un mystère. Certaines explications, si elles en ont, appartiennent à l’auteur. Il n’est pas toujours bon de tout révéler. Vous vouliez connaître l’histoire du space jockey dans Alien, Prometheus vous a-t-il satisfait ? Vous voulez un spin off sur la jeunesse de Yoda vous ?
Pour évoquer un peu les graphismes de la série, bah, que dire ? J’ai découvert Lauffray grâce à Prophet (gros fan de Xavier Dorison à la base) et j’ai de suite accroché à son style fortement influencé par les comics US, son découpage notamment qui « déborde » des cases. Et puis surtout son imagination assez stupéfiante. Rien que sur Prophet : le Hurleur, les Titans, les humanoïdes mutants, le démon rouge, les dessins en pleine pages, cet encrage puissant… c’est juste beau quoi. Les graphismes sont aussi un témoignage de l’évolution graphique de son auteur, il suffit juste de regarder pour constater qu’entre le tome 1 et le 3 il y a du changement. Et qu’entre le 3 et le 4, là c’est un fossé qui les séparent. Il faut dire que Patrick Pion ainsi qu’Eric Henninot ont beaucoup aidé sur ce dernier. D’ailleurs une remarque concernant l’intégrale qui ne reprend pas la page d’ouverture du premier chapitre du tome 2, où Jack marche en plein Manhattan Square façon Je suis une Légende, la page avec le logo de Coca Cola. Pourquoi putain ?! Why ?! Elle était magnifique cette page ! On rajoute deux pages mais on en supprime une, allez comprendre…
En conclusion Prophet fait partie de ces œuvres dures mais absorbantes, de celles qui donnent du grain à moudre à ces lecteurs. Typiquement ce que j’aime si en plus la qualité visuelle rentre dans mes clous. Je l’ai lu, relu à chaque nouvelle sortie, puis re-relu avec l’intégrale, et à chaque fois je l’apprécie davantage.
Dire que j’ai aimé cette bd serait un doux euphémisme. J’ai littéralement adoré car j’ai été fasciné par ce récit inspiré d’une vie authentique de ce lui qui a inspiré des auteurs pour le célèbre Arsène Lupin, gentleman cambrioleur qui laissait des mots doux à ses victimes.
Il est vrai qu’en qualité de juriste, on ne pourrait normalement que s’horrifier de ce vol abject de la propriété d’autrui. Cependant, l’auteur arrive par je ne sais quel magie de faire en sorte qu’on comprenne la psychologie de ce personnage et que l’on soit finalement indulgent vis-à-vis de lui. Après tout, Alexandre Jacob ne volait que les parasites de la société : les magistrats, les curés, les rentiers...
Certes, il ne faut pas franchir le pas de l’anarchisme comme le dit si bien l’auteur Matz dans sa postface mais on peut essayer de comprendre certaines réflexions qui ne seraient pas fausses aujourd’hui encore. Cependant, rien ne justifie de poser des bombes et de tuer aveuglément. Fort heureusement, notre homme va éviter cet écueil. Il choisira une autre voix plus soft pour mener son combat à sa façon.
Cependant, on comprend que la société dans ses mécanismes ne lui laisse pas vraiment le choix. On peut se poser la question de pourquoi travailler pour si misérable salaire. Par la suite, on se rend compte que la société n’aide pas avec ses contrôles fiscaux pour essayer de coincer une personne qui s’est réadaptée.
Le dessin est totalement maitrisé et il faut partie de ce que j’aime bien grâce à cette élégance du trait. Le graphisme est agréable et c’est également un véritable plaisir pour les yeux de tourner les pages. Il y a un dynamisme que j’apprécie. Les couleurs sont assez bien choisies pour décrire les différentes ambiances que cela soit en mer, au tribunal ou au terrible bagne de Guyane.
Le cheminement de cet homme a été exceptionnel. On suit son parcours de ses 11 ans jusqu’à sa mort programmée dans les moindres détails. J’ai éprouvé beaucoup de respect vis-à-vis de cet homme fidèle à ses principes. Cela a été une grande lecture et un véritable coup de cœur. L’une des meilleurs bd depuis longtemps.
Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
J'adore.
J'ai les 2 tomes et je ne m'en lasse pas. J'attends chaque caricature lâchée sur les réseaux sociaux avec impatience.
J'aime l'oeuvre, car Salch tape sur tous ceux qui me dégoûtent. C'est une sorte d'exutoire pour moi de le voir se taper toutes ces têtes de cons: Pénicaud, Enora Malagré, Nadine Morano, Hanouna... et j'en passe.
Les petits commentaires écrits autour de chaque dessin viennent parfaire ces portraits au vitriol, tels des piques sur le dos d'un taureau lâché dans l’arène publique.
Je suis totalement fan.
Paradoxal de considérer une œuvre culte et de ne pas pouvoir la conseiller.
Ce manga est un bijou ! Une énorme claque lors de sa première lecture et le désir de connaître la suite à tout prix !
Ce manga relate le destin croisé de deux adolescents dans la Yougoslavie occupée par les Nazis durant la seconde guerre mondiale.
L'une est prisonnière d'un officier S.S, l'autre entre dans la résistance.
Pourquoi ne pas conseiller cette série ?
Parce que l'éditeur Vent d'ouest n'a jamais daigné publier les trois derniers tomes de la série.
Je me souviens leur avoir écrit pour leur demander de rééditer cette série (en vain).
Bref ! Une lecture poignante, et un regret en ce qui me concerne de ne jamais connaître le fin mot de cette histoire.
j'avoue hésité entre le culte et le franchement bien, mais a bien y regarder c'est le culte qui s'impose malgré quelque défaut, car finalement elle m'a laissé une trace indélébile.
je n'ai lu, pour l'instant que la premiere époque , celle de Van Hamme et Vance.
le premier cycle : tome 1 à 5
c'est du tres tres bon! Le postula de départ est néanmoins trés cliché et tellement commode, qu'il faut faire un effort pour l'accepter, ajouter à cela que les perso du premier tome sont assez stéréotypé . Mais la force de ce tome c'est clairement l'écriture qui nous entraîne malgré nous avec le protagoniste vers cette fuite en avant. Si à la lecture du premier tome certaine planche m'ont laissé de marbre d'autre sont juste magnifique et dynamique comme souvent dans le reste de la série.
Et pour le reste du cycle c'est tres tres bon, les personnages secondaire sont développé de manière intelligente et même avec mon coté antimilitariste qui sommeil en moi , mon personnage préféré est le colonel carrington, pour vous dire l'exploit.
le 2e cycle : tome 6 à 7
la tension du cycle précédent est retombé, et le coté épique également, deux tomes de bonne facture mais, sans plus, les enjeux sont tellement plus faible et les personnages tellement moins bien traité. c'est sans plus, moyen.
le 3e cycle 8 : si tant est qu'on puisse parler de cycle , le tome que tout le monde attandait, le suspens est tres vite balayer, hélas, mais je ne suis pas sur qu'il pouvait en être autrement. un tome bien menait et tres bien construit
le 4e cycle tomes 9 à 11
le cycle el cascador! De retour à de l'aventure un coté épique, de vrai enjeux! moi j'ai adoré, on retrouve le sel des premiers tome le dépaysement en plus ! je mettrai quand meme un bémol sur les 3 montres d'argent, les flash-back et l'histoire du trésor ne m'ont guère convaincu
le 5e cycle tome 12
suite directe du tome 8 , c'est tres tres bon, une confrontation de haut vol ! que du bon!
le 6e cycle tome 14 à 17 (le tome 13 étant plutôt un hors série)
.... là ça devient beaucoup moins bon, mais vraiment cet histoire de trésor me laisse tellement de marbre, souffre de longueur ! certains albums sont tellement creux! c'est le vrai point faible de la série)
le 7e cycle, toute chose à un fin! les deux dernier referme bien la série, ils sont bien mené et intelligent, on a le réponse a de nombreuses questions. Bref une bonne conclusion qui prend sont temps.
Assurément un coup de cœur.
Cela faisait bien longtemps que nous étions à la recherche d'une BD sur l'art, si possible humoristique et je dois avouer que j'ai été quelque peu freiné par le commentaire de "Noirdésir"...à tord. Il est vrai que je ne m'attendais pas à ce style de BD chez Bamboo et j'ai été très agréablement surpris.
Les gags sont d'une finesse délicieuse et le dessin est très agréable, les peintres sont magnifiquement dessinés.
On apprend beaucoup de petites choses sur les artistes sans que cela soit pénible, au contraire.
Mes enfants ont adorés, je pensais acheter la série mais il n'y a qu'un seul Tome apparemment, ou alors j'ai mal cherché.
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Extases
Bravo ! Bravo et chapeau. Parce que ce n’est pas du tout évident de réussir un album pareil. De le réussir en faisant montre de sincérité, d’honnêteté, en développant des propos intelligents, en se débarrassant des freins subconscients nés d’années d’éducation religieuse. Se livrer aux yeux de tous sur un sujet aussi tabou que la sexualité demeure à notre époque un véritable exploit, une sorte de coming-out de la normalité. Parce que, merde ! Avoir des rapports sexuels est quelque chose de normal. Eprouver du plaisir pendant ces rapports l’est tout autant. Et à partir du moment où les partenaires sont des adultes consentant (désirant, comme il le dit peut-être encore plus justement), je ne vois pas ce qui devrait absolument être tu là-dedans sous peine de rejet par la société. Ce livre est salvateur dans le sens où il remet le sexe à sa juste place. Car depuis que l’homme parvient à dissocier plaisir sexuel et procréation, des pressions sociales se sont faites jour (via principalement les religions monothéistes qui hurlent à tout va « croissez et multipliez » comme si la surpopulation mondiale pouvait rendre un quelconque être suprême heureux… Bon, à l’époque où l’être humain est apparu, je veux bien qu’en multipliant les enfants, on multipliait les chances de survie de l’espèce, mais là, maintenant, faudrait peut-être arrêter les conneries, non ?) pour nous dire que le sexe, c’est mal ou pire encore, c’est sale. Alors que le sexe, c’est quoi ? C’est du plaisir, du fun, un instant de partage dans lequel les partenaires peuvent dévoiler des facettes de leur personnalité qu’ils préfèrent garder pour un cercle d’intimes. Bon, d’accord, pour le coup, Jean-Louis Tripp les dévoile à tout le monde. Mais il le fait avec tellement d’humour et de franchise que ce qui est exposé dans cet album n’a, à mes yeux, rien de choquant. Et pourtant, il aime expérimenter, le bougre ! Et puis, il y a son dessin. Ce style semi-réaliste qui se fait caricatural dès que le besoin se fait sentir convient parfaitement au propos. Il ne bêtifie pas les corps mais ne les glorifie pas non plus. Les plastiques sont simplement humaines dans les passages réalistes et se font sujet d’amusement lorsque l’auteur illustre un fantasme ou un complexe. Ces pages accueillent le noir et blanc avec bonheur tant l’étalage de chair aurait pu déboucher sur une orgie écœurante de teintes roses. Cette sobriété des couleurs fait donc office de contre-point à l’exubérance des propos et du trait. J’ai vraiment beaucoup aimé. Je me suis retrouvé dans plusieurs passages, j’ai apprécié la franchise d’autres, j’ai ri par moments, ressenti une agréable excitation à d’autres instants, j’ai aimé l’intelligence de certains propos. Et comble de tout, je n’ai jamais trouvé que cet album faisait montre d’un exhibitionnisme malsain. Ce récit est situé à l’opposé de la pornographie banalisée actuelle car plutôt que de simplement montrer des corps, il parle avant tout de sentiments et de sensations, d'amour et de partage,... de respect surtout. Jean-Louis Tripp a beau y dessiner plus de sexes en érection dans un seul chapitre qu’il n’y en a dans l’ensemble des albums de Manara, c’est avant tout à notre cerveau qu’il s’adresse. Et ça, ça fait du bien. Donc chapeau pour ces Extases (très beau titre, au passage) qui dédramatisent le désir et qui remet en avant cette évidence : entre adultes désirant, le sexe représente un vaste champ d’expérimentation. Et les plus tordus d’entre nous ne manqueront pas de faire le lien entre Jean-Louis et la petite Marie du Magasin général : deux personnages qui vont s’affranchir des pressions sociales pour vivre leur sexualité comme ils l’entendent tout en respectant les autres (oui, je sais, c’est tordu mais plus j’y pense, plus je trouve que le personnage de Marie ressemble finalement beaucoup à son créateur, Jean-Louis Tripp). Culte ? Oui, culte car dans ce registre, je pense que cet album va rapidement servir de référence et, qui sait (on peut toujours rêver), être le point de départ d’une nouvelle révolution sexuelle et sociétale. C’est la raison pour laquelle j’espère que beaucoup de jeunes lecteurs auront l’occasion de lire cette série tant il me semble évident que découvrir la sexualité via Extases est beaucoup plus sain, amusant et constructif qu’en surfant sur les sites pornos qui pullulent sur le web ou en allant servir d'enfant de cœur au curé du village.
Hyperbole
Il s'agit d'un roman graphique dont la qualité d'illustration est entièrement assumée. Ce n'est pas joli, ce n'est pas délicat, c'est un peu brouillon et c'est définitivement pas artistique, mais j'y voyais là un parallèle intéressant avec le personnage principal. Elle aussi, elle est un peu brouillon, indélicate, elle ne va pas bien et souligne plus souvent qu'autrement ses défauts et échecs, non pas ses succès. Alors le graphisme suit la même ligne d'idée et s'harmonise, à mon humble avis, avec le propos dont traite ce roman graphique. On parle avec justesse et beaucoup d'humour d'un sujet difficile, celui de la dépression. Je le recommande chaudement.
Monster
Après la lecture des 18 tomes. Urasawa est bien l’un des plus grands mangakas actuels, capable de créer des séries toutes plus captivantes les unes que les autres. Je vais aller dans le sens de la grande majorité des posteurs : Monster est un thriller littéralement passionnant. L’histoire est absolument captivante de bout en bout, d’autant que l’auteur multiplie les développements et les ramifications de son intrigue, tout en ménageant un suspense parfaitement dosé. Les personnages, particulièrement nombreux, sont intéressants et travaillés, notamment Tenma et Johan. Cette profusion de personnages, loin de casser le rythme, complexifie et enrichit le scénario. L’ambiance, sombre et mature épouse naturellement le récit. Le trait, quant à lui est réaliste et soigné. La grande qualité du dessin se vérifie tout au long de la série et contribue grandement à la réussite de la série. Certains défauts (une fin trop ouverte, un manque de flashbacks et de révélations sur le passé des jumeaux, quelques rares chapitres peut être superflus) m’ont longtemps fait hésiter sur la note que j’allais attribuer. Finalement la qualité globale de la série et son scénario brillant me poussent à être généreux. Monster est un immanquable, à découvrir absolument.
Ippo
Un manga centré sur le sport, comme il y en a des dizaines au Japon. Certes, mais là, on est plutôt ancré dans le réalisme, avec moult explications sur les diverses techniques de boxe (de base, mais aussi des grands champions). C'est certes moins spectaculaire que Captain Tsubasa, moins drôle que Slam Dunk, Ippo - la rage de vaincre est tout de même très bien fichu, plutôt bien documenté, très dynamique, et l'ascension de notre héros va crescendo. On y retrouve toujours la notion de dépassement de soi, propre aux shonen, mais le tout est vraiment plus que sympathique. On ne souhaite qu'une chose : lire la suite. **************************** Avis après la fin de la première saison et lecture des 2 premiers tomes de la deuxième : Oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain, oh putain ! Un tome 32 d'anthologie... sans Ippo ! Exceptionnel. Rares sont les séries qui prennent aux tripes à ce point et dont on ne peut lâcher le tome en cours avant la fin. Et on en sort qui plus est épuisé nous aussi. Quel talent dans la narration, le rythme et le suspense. Un série vraiment très forte dont je passe la note de 4/5 à 5/5 ! Mise à jour : Et après 93 tomes j'attends toujours chaque nouveauté avec impatience. L'auteur maîtrise incroyablement bien son sujet, chaque combat est intéressant. J'apprécie qu'il s'attarde sur les personnages "secondaires", souvent un peu plus intéressants que le héros. C'est LE shonen de ces 10-15 dernières années, en ce qui me concerne : aucune baisse de régime, un dessin toujours au top, un peu d'humour et de scènes en dehors du milieu de la boxe ici et là afin de ne pas être toujours enfermé dans cet univers de la boxe (même si les amourettes des uns et des autres ne sont pas de plus passionnantes, ces brèves coupures font du bien)
Prophet
Réécriture en un bloc de mes impressions sur les 4 tomes. Pas facile de cerner les objectifs de cette série exigeante ni l’ambition affichée par son auteur. Sans aller jusqu’à dire que c’est le projet d’une vie, il témoigne beaucoup de son évolution artistique, à la fois en tant que dessinateur et scénariste. Entre la sortie du premier et du dernier tome, quatorze années les séparent. Certainement plus en vérité, car l’idée est née après que Mathieu Lauffray ait vu publier sa première bande-dessinée Le Serment de l'Ambre, en 1995. On pourrait presque dire que Prophet est un projet expérimental où l’auteur s’est cherché, a tâtonné dans différents genres et sous-genres en essayant de rendre cette combinaison équilibrée au possible, évitant le patchwork indigeste. Il n’y a qu’à regarder les pages du cahier graphique présent dans l’édition intégrale pour s’en rendre compte : au tout début, lorsque l’envie d’écrire du fantastique en était à ses balbutiements, Prophet était bien partie pour devenir une série heroic fantasy ! (l’idée ne m’aurait pas déplu au passage). Tour à tour inspiré par les romans et nouvelles de Robert E. Howard (pour l’univers heroic fantasy, les mondes barbares, ou ses héros nihilistes ? ) ; H.P. Lovecraft (l’ouverture sur le monument de 8000 ans, immense, invraisemblable, une passion partagée pour les bâtiments vertigineux, les personnages paranoïaques dépassés par les événements) ; W.P. Hodgson (démons issus de l’abîme, le cosmicisme) ; le film La Planète des Singes de 1968 (tome 2 après le crash de l’aéronef), et allez pourquoi pas, l’imaginaire de Clive Barker dont Hellraiser pour dessiner les mutants gothiques ? Le Sphère de Michael Crichton ou le Malhorne de Jérôme Camut ? Jack Stanton n’a-t-il pas un air de famille avec Bruce Campbell dans Evil Dead, fusil au poing ? ; les références littéraires et de culture populaire sont éparses. L’important comme le dit Lauffray était de trouver « son » fantastique. L’achèvement du récit avait laissé comme une sensation de manque et d’amertume à plus d’un lecteur pourtant impatients d’en conclure après neuf ans d’attente. Moi-même je faisais partie des perplexes. Des questions restaient en suspens, la transition de l’histoire aventureuse au récit introspectif fut difficile à encaisser, d’autres choses demeuraient loin d’être claires. C’est finalement via l’édition intégrale que j’ai pu éclairer ma lanterne, grâce à un salutaire avant-propos de l’auteur expliquant sa démarche. Certes il y a du fantastique, de l’aventure, du survival horror puis de l’apocalyptique. Cependant Prophet n’est pas une histoire lambda de pur divertissement où le héros a un but bien déterminé, où chacun connaît son rôle et où chaque chose a son explication rationnelle. Prophet est aussi à lire comme une parabole dans lequel l’auteur y combat des thèmes qui lui sont chers. Jack Stanton a touché la sphère, le monde infernal qui s’en est suivi et dans lequel il n’y a aucun espoir de délivrance est à son image. Mais qui est Jack Stanton ? Un arriviste, égoïste et égocentrique, individualiste forcené, le type même de l’homme pressé opportuniste prêt à tous les coups bas pour parvenir à ses fins. Son « voyage » sur la Terre ravagée est à prendre comme un récit initiatique. Pendant longtemps sa ligne de conduite ne bouge pas. Il refuse son rôle de prophète, refusant d’être un guide, de mener, il veut la gloire mais sans les responsabilités. La seule chose qui l’intéresse est de rentrer dans son monde récolter les fruits d’une gloire usurpée. Car Jack est aussi un menteur, s’attribuant le travail de recherche d’autres plus talentueux que lui. C’est une critique de l’auteur contre les fausses « zélites » intellectuelles qui trop souvent ont pignon sur rue (une critique qu’on retrouve chez son pote Denis Bajram dans Universal War One). Le démon supérieur cornu qui pourchasse Stanton est une figure allégorique de sa mauvaise conscience qui le rappelle à ses fautes, une sorte de décompte qui fait « tic, tac ». Stanton a beau fuir, mais tôt ou tard il devra se confronter aux conséquences de ses actes. C’est aux côtés de Jahir et d’Athénaïs qu’il apprendra d’autres valeurs, que le « nous » est plus fort que le « je », en espérant qu’à la fin, au moment de faire un choix définitif il s’en souviendra. C’est sur ce dernier point que j’avais le plus tiqué. Ne sachant pas si Jack avait choisi la réalité ou une douce matrice où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. La version intégrale apporte un regard plus clair, preuve que l’œuvre est sans cesse retravaillée, car elle bénéficie de 2 pages supplémentaires dans la dernière partie (non présentes dans l’édition simple) qui en ce qui me concerne m’ont aidé à mieux saisir le choix définitif de Stanton et sur ce qu’est la sphère : un théâtre illusoire. Quant au pourquoi du comment sur d’autres aspects de l’intrigue, j’imagine qu’elles doivent demeurer un mystère. Certaines explications, si elles en ont, appartiennent à l’auteur. Il n’est pas toujours bon de tout révéler. Vous vouliez connaître l’histoire du space jockey dans Alien, Prometheus vous a-t-il satisfait ? Vous voulez un spin off sur la jeunesse de Yoda vous ? Pour évoquer un peu les graphismes de la série, bah, que dire ? J’ai découvert Lauffray grâce à Prophet (gros fan de Xavier Dorison à la base) et j’ai de suite accroché à son style fortement influencé par les comics US, son découpage notamment qui « déborde » des cases. Et puis surtout son imagination assez stupéfiante. Rien que sur Prophet : le Hurleur, les Titans, les humanoïdes mutants, le démon rouge, les dessins en pleine pages, cet encrage puissant… c’est juste beau quoi. Les graphismes sont aussi un témoignage de l’évolution graphique de son auteur, il suffit juste de regarder pour constater qu’entre le tome 1 et le 3 il y a du changement. Et qu’entre le 3 et le 4, là c’est un fossé qui les séparent. Il faut dire que Patrick Pion ainsi qu’Eric Henninot ont beaucoup aidé sur ce dernier. D’ailleurs une remarque concernant l’intégrale qui ne reprend pas la page d’ouverture du premier chapitre du tome 2, où Jack marche en plein Manhattan Square façon Je suis une Légende, la page avec le logo de Coca Cola. Pourquoi putain ?! Why ?! Elle était magnifique cette page ! On rajoute deux pages mais on en supprime une, allez comprendre… En conclusion Prophet fait partie de ces œuvres dures mais absorbantes, de celles qui donnent du grain à moudre à ces lecteurs. Typiquement ce que j’aime si en plus la qualité visuelle rentre dans mes clous. Je l’ai lu, relu à chaque nouvelle sortie, puis re-relu avec l’intégrale, et à chaque fois je l’apprécie davantage.
Le Travailleur de la nuit
Dire que j’ai aimé cette bd serait un doux euphémisme. J’ai littéralement adoré car j’ai été fasciné par ce récit inspiré d’une vie authentique de ce lui qui a inspiré des auteurs pour le célèbre Arsène Lupin, gentleman cambrioleur qui laissait des mots doux à ses victimes. Il est vrai qu’en qualité de juriste, on ne pourrait normalement que s’horrifier de ce vol abject de la propriété d’autrui. Cependant, l’auteur arrive par je ne sais quel magie de faire en sorte qu’on comprenne la psychologie de ce personnage et que l’on soit finalement indulgent vis-à-vis de lui. Après tout, Alexandre Jacob ne volait que les parasites de la société : les magistrats, les curés, les rentiers... Certes, il ne faut pas franchir le pas de l’anarchisme comme le dit si bien l’auteur Matz dans sa postface mais on peut essayer de comprendre certaines réflexions qui ne seraient pas fausses aujourd’hui encore. Cependant, rien ne justifie de poser des bombes et de tuer aveuglément. Fort heureusement, notre homme va éviter cet écueil. Il choisira une autre voix plus soft pour mener son combat à sa façon. Cependant, on comprend que la société dans ses mécanismes ne lui laisse pas vraiment le choix. On peut se poser la question de pourquoi travailler pour si misérable salaire. Par la suite, on se rend compte que la société n’aide pas avec ses contrôles fiscaux pour essayer de coincer une personne qui s’est réadaptée. Le dessin est totalement maitrisé et il faut partie de ce que j’aime bien grâce à cette élégance du trait. Le graphisme est agréable et c’est également un véritable plaisir pour les yeux de tourner les pages. Il y a un dynamisme que j’apprécie. Les couleurs sont assez bien choisies pour décrire les différentes ambiances que cela soit en mer, au tribunal ou au terrible bagne de Guyane. Le cheminement de cet homme a été exceptionnel. On suit son parcours de ses 11 ans jusqu’à sa mort programmée dans les moindres détails. J’ai éprouvé beaucoup de respect vis-à-vis de cet homme fidèle à ses principes. Cela a été une grande lecture et un véritable coup de cœur. L’une des meilleurs bd depuis longtemps. Note Dessin : 4.5/5 – Note Scénario : 4.5/5 – Note Globale : 4.5/5
Lookbook
J'adore. J'ai les 2 tomes et je ne m'en lasse pas. J'attends chaque caricature lâchée sur les réseaux sociaux avec impatience. J'aime l'oeuvre, car Salch tape sur tous ceux qui me dégoûtent. C'est une sorte d'exutoire pour moi de le voir se taper toutes ces têtes de cons: Pénicaud, Enora Malagré, Nadine Morano, Hanouna... et j'en passe. Les petits commentaires écrits autour de chaque dessin viennent parfaire ces portraits au vitriol, tels des piques sur le dos d'un taureau lâché dans l’arène publique. Je suis totalement fan.
Fleurs de Pierre
Paradoxal de considérer une œuvre culte et de ne pas pouvoir la conseiller. Ce manga est un bijou ! Une énorme claque lors de sa première lecture et le désir de connaître la suite à tout prix ! Ce manga relate le destin croisé de deux adolescents dans la Yougoslavie occupée par les Nazis durant la seconde guerre mondiale. L'une est prisonnière d'un officier S.S, l'autre entre dans la résistance. Pourquoi ne pas conseiller cette série ? Parce que l'éditeur Vent d'ouest n'a jamais daigné publier les trois derniers tomes de la série. Je me souviens leur avoir écrit pour leur demander de rééditer cette série (en vain). Bref ! Une lecture poignante, et un regret en ce qui me concerne de ne jamais connaître le fin mot de cette histoire.
XIII
j'avoue hésité entre le culte et le franchement bien, mais a bien y regarder c'est le culte qui s'impose malgré quelque défaut, car finalement elle m'a laissé une trace indélébile. je n'ai lu, pour l'instant que la premiere époque , celle de Van Hamme et Vance. le premier cycle : tome 1 à 5 c'est du tres tres bon! Le postula de départ est néanmoins trés cliché et tellement commode, qu'il faut faire un effort pour l'accepter, ajouter à cela que les perso du premier tome sont assez stéréotypé . Mais la force de ce tome c'est clairement l'écriture qui nous entraîne malgré nous avec le protagoniste vers cette fuite en avant. Si à la lecture du premier tome certaine planche m'ont laissé de marbre d'autre sont juste magnifique et dynamique comme souvent dans le reste de la série. Et pour le reste du cycle c'est tres tres bon, les personnages secondaire sont développé de manière intelligente et même avec mon coté antimilitariste qui sommeil en moi , mon personnage préféré est le colonel carrington, pour vous dire l'exploit. le 2e cycle : tome 6 à 7 la tension du cycle précédent est retombé, et le coté épique également, deux tomes de bonne facture mais, sans plus, les enjeux sont tellement plus faible et les personnages tellement moins bien traité. c'est sans plus, moyen. le 3e cycle 8 : si tant est qu'on puisse parler de cycle , le tome que tout le monde attandait, le suspens est tres vite balayer, hélas, mais je ne suis pas sur qu'il pouvait en être autrement. un tome bien menait et tres bien construit le 4e cycle tomes 9 à 11 le cycle el cascador! De retour à de l'aventure un coté épique, de vrai enjeux! moi j'ai adoré, on retrouve le sel des premiers tome le dépaysement en plus ! je mettrai quand meme un bémol sur les 3 montres d'argent, les flash-back et l'histoire du trésor ne m'ont guère convaincu le 5e cycle tome 12 suite directe du tome 8 , c'est tres tres bon, une confrontation de haut vol ! que du bon! le 6e cycle tome 14 à 17 (le tome 13 étant plutôt un hors série) .... là ça devient beaucoup moins bon, mais vraiment cet histoire de trésor me laisse tellement de marbre, souffre de longueur ! certains albums sont tellement creux! c'est le vrai point faible de la série) le 7e cycle, toute chose à un fin! les deux dernier referme bien la série, ils sont bien mené et intelligent, on a le réponse a de nombreuses questions. Bref une bonne conclusion qui prend sont temps.
Le Musée des Bozarts
Assurément un coup de cœur. Cela faisait bien longtemps que nous étions à la recherche d'une BD sur l'art, si possible humoristique et je dois avouer que j'ai été quelque peu freiné par le commentaire de "Noirdésir"...à tord. Il est vrai que je ne m'attendais pas à ce style de BD chez Bamboo et j'ai été très agréablement surpris. Les gags sont d'une finesse délicieuse et le dessin est très agréable, les peintres sont magnifiquement dessinés. On apprend beaucoup de petites choses sur les artistes sans que cela soit pénible, au contraire. Mes enfants ont adorés, je pensais acheter la série mais il n'y a qu'un seul Tome apparemment, ou alors j'ai mal cherché. Un régal que je conseille aux amateurs de BD et d'Art, sans hésitation aucune.