Les derniers avis (7654 avis)

Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Scott Pilgrim
Scott Pilgrim

Oui, en réfléchissant bien, je met le maximum à Scott Pilgrim. Et pourtant je sens que cette BD ne fait pas l'unanimité, mais je conçois parfaitement : c'est le genre qu'on aime ou qu'on déteste. Comme beaucoup, j'ai découvert Scott Pilgrim avec le film (qui est aussi adoré/détesté j'ai l'impression), et j'ai décidé de voir ce que valait la BD. Et pour la première fois, je suis extrêmement content de ce qu'a fait le film, et pour autant je trouve la BD "différente". Bien évidemment, en 6 tomes il se passe beaucoup plus de choses qu'en 1h30, mais l'auteur à fait quelque chose que j'apprécie tout particulièrement : il s'est fait plaisir. Et ça se sent dans les pages, entre les décors de son Toronto qu'il connait bien (et qu'il donne envie de visiter), entre les personnages qui sentent plusieurs fois le vécu (d'ailleurs on en trouve certaines sources à la fin des albums), et puis avec toute cette référence pop-culture ! C'est ce que le film a extrêmement bien retranscrit, je trouve : le côté pétillant de Scott Pilgrim, avec des intrigues souvent très simple et prétexte à des bastons complètement surréalistes, et le tout rehaussé d'innombrables références, aux jeux-vidéos, au cinéma, à la culture musicale ... C'est renforcé par un humour présent quasiment partout, et qui me fait bien souvent hurler de rire. Il y a une joie communicative dans cette BD, où les mésaventures de Scott et son passage progressif à l'âge adulte sont mis en scène à la fois pour notre plaisir, mais aussi avec quelques passages bien mieux sentis sur l'évolution des personnages. On a quelques passages bien plus sérieux, mais qui ne font jamais basculer le tout dans une BD de réflexion pour autant. C'est délicieusement crétin d'un bout à l'autre. Mais la raison pour laquelle j'ai mis culte, c'est que finalement, qu'on aime ou non, cette BD est incroyablement novatrice. Oser aller à ce stade là de mélange pop culture/romance/initiation, tout en conservant son esprit d'un bout à l'autre (ce que ratent souvent les shonen je trouve), c'est rare. Et précieux ! Je me marre toujours autant à la lire, j'adore toujours autant tout les personnages qui la composent. Je suis encore ému devant certaines petites phrases, et je suis toujours autant fan du dessin. Vraiment, je pense qu'on a là une BD qui marque (pas toujours en bien cependant), mais quand j'en parle (et que j'entends les autres en parler), je suis certain que cette BD laisse peu de gens indifférent. Et moi, j'ai adoré !

12/10/2017 (modifier)
Par maelle
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Notes
Notes

J'aime boulet. Je n'ai pas lu ses autres BD, Ragnarök, Donjon, mais je lis son blog avec assiduité. J'ai acquis les tomes de notes petit à petit, il y a quelques années, et je prends toujours beaucoup de plaisir à les relire. C'est réaliste, poétique, bien dessiné, dessiné à l'arrache, en couleur, en noir et blanc, on trouve des souvenirs d'enfance, des pensées profondes, des questionnements sur la vie de tous les jours, des anecdotes de vie, des rêves, des espoirs, des énervements... Bref, un peu de tout. J'apprécie beaucoup l'autodérision dont il fait preuve et le regard qu'il porte sur le monde, les petits chats mignons, les copains, les soirées, les scientifiques, les enfants. Etant parisienne je me retrouve pas mal dans certaines situations vécues et très bien racontées. Et puis le dessin... le dessin! Il peut paraître assez simple au premier abord (peut être un effet du noir et blanc) mais il y a toujours une foule de détails, avec plein de petits traits partout. l’alternance d'histoire en noir et blanc et en couleur, avec peu de détails puis avec une fouuule de détails, permet de varier les plaisirs et d'éviter une monotonie dans la lecture. les gros plans, les mises en abîme, les mouvements, c'est fluide et toujours très lisible. Les 10 ouvrages sont très denses et on les savoure, sous couette ou dans son canapé, ça ne se lit pas vite, ça se déguste. 191 pages qui me donnent à chaque fois le sourire, souvent une vrai rire qui sort, heureux d'avoir été trouvé... Et pour ne rien gâcher, il a réussi dans ces notes qui sont des synthèses chronologiques de ses billets de blog à faire ressortir des thèmes différents dans chacun des tomes: les rêves, la fin du monde, les sciences, le corps humain.. Bref, je conseille, à lire et à relire!

10/10/2017 (modifier)
Par marc b
Note: 5/5
Couverture de la série Zozo
Zozo

Je viens de relire la série complète en "original" et pleine de poussière qui me vient de mes parents ou même grands parents peut être. J'y cherchais outre le souvenir des traces de décalage de néocolonialisme ou autre et j'ai été surpris de ne pas en trouver tant que cela. Par contre une chose m'a sauté au yeux : le héros un intrépide aventurier flanqué de deux acolytes ... un vieux marin bougon et un savant un peu fou ... Hergé avait-il lu ces albums dans son enfance... Je me dis que oui mais c'est juste mon avis :) !

07/10/2017 (modifier)
Couverture de la série Elric (Glénat)
Elric (Glénat)

Tome 1 Le Trône de Rubis Je crois que c’est mon gros coup de cœur de l’année. Depuis le temps qu’on attendait une version potable des aventures d’Elric de Melniboné, le résultat surpasse les attentes avec ce que j'estime comme la meilleure nouveauté fantasy de l’année et peut être un futur immanquable si le trio Recht/Poli/Blondel continue sur sa lancée. En guise de préambule j’aimerai placer quelques mots du maître Michael Moorcock à propos de cette nouvelle adaptation européenne dans l'avant-propos de la BD (désolé, pas eu le temps de traduire pour les non anglophones): " I have to say this is the best interpretation EVER. It's a stunning BD. I've no idea when the English edition will be available but with a working knowledge of the story, you should do fine. There are some tweeks to the original story which in my view are an improvement. " Comprenez que l'écrivain britannique reconnaît sans mal que Julien Blondel a « amélioré » l’histoire originale, l’ayant rendu plus fluide et plus dans l’air du temps ; c’est quand même assez couillu de le reconnaître et cela souligne bien le boulot énorme abattu. Pour en revenir à la BD, enfin on arrive à mettre en image l’île de Melniboné, ses forêts, son bestiaire fantastique, sa cour décadente, le labyrinthe mortel d’Imrryr. Je n’aurais jamais imaginé un trône de rubis pareil, il est impressionnant, grandiloquent, un peu à l'image du Trône de Fer de Marc Simonetti. Apprécions également le dépoussiérage de Cymoril qui n’avait dans les romans qu’un rôle de princesse en détresse. Elle est nettement dans une attitude de strong independant woman avec le charisme royal qui va avec. Elric, c’est quand même bien plus qu’une bête histoire de rivalité pour le pouvoir entre Yyrkoon et son cousin albinos. Par ailleurs cette histoire n’est présente dans les romans que dans le tome 1 « Elric des dragons », on passe à autre chose par la suite (les derniers textes sont plus philosophiques et métaphysiques alors que les premiers symbolisent les années « pulp » de Moorcock) et reste à savoir ce qu’en fera Blondel mais j’ai confiance. Au-delà de la décadence du peuple millénaire melnibonéen et de la sauvagerie sado maso de ce dernier il faut y voir de la part de Moorcock une critique acerbe de l’impérialisme occidentale et du colonialisme britannique (Yyrkoon qui a la nostalgie du passé et qui rêve de l’époque du grand empire de Melniboné qui écrasait tout les peuples et les soumettait à sa loi). Entre autres choses… Il y a à boire et à manger dans Elric. Elric, c’est un des récits fondateurs de la fantasy, directement inspiré de Howard et un héritage énorme avec son fameux concept du multivers (qui a inspiré les générations suivantes d’auteurs comme David Gemmell), du champion éternel et de l’anti héros (d’où vous croyez qu’ils sont issus tous ces héros de la culture populaire dans les jeux vidéos ou les mangas avec leur longue chevelure d’argent et leur teint blanchâtre, maladif, hein ?). IM-MAN-QUABLE je vous dis. 4 étoiles Mise à jour 22/11/2014 Tome 2 Stormbringer 5 étoiles Le premier album était grandiose, le second réussit l’exploit d’aller encore plus loin graphiquement où je trouve que l’on atteint une certaine uniformité et harmonie, ce qui n’était pas forcément le cas auparavant, reconnaissant parfois le style de Didier Poli, tantôt celui de Robin Recht ou de Jean Bastide. Ce qui est normal, il fallait bien un tome « d’échauffement ». Que la troupe s’élargisse avec les entrées remarquées de Julien Telo au dessin et de Scarlett Smulkowski à la couleur, n’est pas encombrante, bien au contraire c’est un formidable plus. Julien Blondel a fait appel à son ami Jean-Luc Cano pour l’épauler au scénario, cela fait un rôliste de plus qui maîtrise son sujet. Dans ce tome 2 on continue logiquement à suivre les années « pulp » d’Elric. Entendez par là que la trame scénaristique est de la même saveur que le tome 1, inspirée, héritée en partie de l’Heroic Fantasy de Robert E. Howard, et c’est carrément le pied ! Avis aux amateurs du genre : le maître Dyvim Tvar franchissant un lac de lave dans la caverne aux dragons ; Elric poursuivant l’infâme Yyrkoon sur le navire des terres et des mers offert par l’esprit élémentaire Straasha ; la partie d’échec qui se joue entre les dieux du Chaos et de la Loi (opposition inspirée du zoroastrisme) commence petit à petit à émerger de façon subtile ; un duel épique au sommet d’une tour dans une cité maléfique abandonnée ; de la sorcellerie ; des créatures infernales ; une reine à sauver ; l’introduction de Stormbringer l’épée buveuse d’âme qui en inspirera plus d’une dans les décennies à venir (la Soul Reaver dans la saga de jeu vidéo Legacy of Kain)… Qu’est-ce qu’il vous faut de plus ?! À souligner la préface élogieuse de mister Alan Moore excusez du peu… Mise à jour 04/10/17 Tome 3 Loup Blanc 4 étoiles Dans cette suite le sens du mot « adaptation » prend toute sa signification avec des auteurs toujours aussi inspirés et qui prennent quelques libertés par rapport au contenu d’origine du cycle écrit par Mike Moorcock ; pour le meilleur, et le meilleur seulement (Oh par Arioch ! Ce twist de malade en fin d’album ! Et dire qu’avant les femmes n’avaient pas leur place dans cet univers amer et tragique… je m’arrête, pas de spoiler ! ). Un an qu’Elric a laissé son trône vacant pour arpenter les jeunes royaumes. L’impasse est faite sur le trop métaphysique La Forteresse de la perle pour passer directement au Navigateur sur les mers du destin, ma partie favorite. Là encore, les auteurs se sont emparés des textes d’origines et ont rendu une copie impeccable à mon sens, rendant la narration nettement plus fluide et intelligible là où les nouvelles nous perdaient parfois, oscillant à en perdre la raison entre événements passés et futurs. Ainsi, le rassemblement et les exploits de la team des champions éternels du multivers, que les lecteurs connaissent bien, sont vite évacués en début d’intrigue pour laisser place à l’introduction de personnages à l’importance plus significative dans les aventures d’Elric de Melniboné : en l’occurrence le comte Smiorgan des Cités Pourpres. Preview du cycle 2 ou simple teasing ? Les auteurs ne manquent pas de présenter également la princesse Yshana, son conseiller et futur Némésis d’Elric, le sorcier Theleb K’aarna. Mais revenons au présent : dans cette aventure Elric, jamais réellement maître de ses choix, toujours l’objet de manipulation des dieux ou des hommes, de plus en plus dépendant des caprices de Stormbringer tout en demeurant froid et implacable dans les carnages qu’elle exige ; part à la rencontre d’un de ses lointains ancêtres, Saxif D’aan, prisonnier de sa bulle dorée sclérosée. Un face à face qui touche au She de H. Rider Haggard et où l’Histoire, si elle ne se répète jamais vraiment, bégaye sévèrement. Une confrontation providentiel pour un Elric en quête de connaissance de soi et de ce que sont les Champions de la Balance. Il réalise que pour atteindre ce but il devra déterrer les secrets de son peuple dans la cité antique de R’Lin K’Ren A’a. Si à l’exploration de la cité oubliée on y ajoute le géant de jade, l’être âgé de 10 000 ans, ainsi que l’inévitable adaptation de la crépusculaire nouvelle La Cité qui rêve, le tome 4 s’annonce méga épique. En fait, les auteurs gouvernent tellement bien leur barque que je me demande s’ils ne sont pas capables de nous conclure la série en un seul cycle. L’équipe artistique est toujours autant au taquet. Robin Recht + Julien Telo + Jean Bastide + Ronan Toulhoat + Luc Perdriset = vendeurs de rêves (ah ces dragons cristallisés, les gardiens cadavériques, la fausse Imrryr, p. 23, toutes ces bonnes références dans la conception des personnages dans le cahier graphique, et cette illustration de couverture :: ah y en a trop à citer...). Un grand « merci » ! Il y a des planches on est juste la gueule parterre. Recht et Telo sont en parfaite synchro, impossible de différencier leurs dessins, il règne une géniale harmonie entre ces différents auteurs.

01/07/2013 (MAJ le 04/10/2017) (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5
Couverture de la série Transmetropolitan
Transmetropolitan

J'ai véritablement adoré cette série que j'ai enfin pu me récupérer grâce aux rééditions, et je ne saurais que trop vous la conseiller. J'ai tout aimé dans cette BD : le dessin très coloré et bien détaillé, qui retranscrit à merveille l'ambiance crasseuse et sale des rues de La ville, tout en ajoutant régulièrement des effets comiques, le tout renforcé par la colorisation qui est vraiment à souligner (je le remarque rarement, mais pour celle-ci ce fut notable). Ensuite ... les personnages. D'avoir fait des personnages aussi déjantés et autant attachants, c'est d'un maestro que j'applaudis. Autant Spider Jerusalem, personnage suffisamment complexe pour qu'il nous échappe à chaque fois, que les autres qui l'entourent (j'ai adoré le rédacteur en chef, Mitchum, tout autant que les deux assistantes bien barjos). Mais évidemment, ce qui fait la force de Transmetropolitan et qui donne tout le sel de cette BD, c'est le scénario, à grand renforts de dialogues épiques. On est sur du scénario très lourd, très très politique, avec des incartades dans bien d'autres domaines (religions, médias, célébrités, considération sociétales et sociologique), mais qui arrive à éviter la leçon de morale. En même temps, personne n'est le gentil, personne n'est le méchant. A cet égard, j'admire le discours de La bête, qui explique sa vision de la politique et du monde. Vision avec laquelle je ne suis pas d'accord, mais qui semble être celle de bien des hommes politiques actuels (ce qui fait d'ailleurs froid dans le dos). Bref, je pourrais m'épancher longuement sur les différents aspects de cette Bd que j'ai apprécié, mais je développerais un avis bien trop long. Je me contenterais de dire que si vous avez plusieurs heures (voir jours) devant vous, n'hésitez pas à vous attaquer à ce pavé qui contient de magnifiques textes (dont les articles qui sont bien souvent très intéressant à lire), des beaux passages et beaucoup d'humour, de la violence graphique et psychologique, et beaucoup de réflexions. J'en suis sorti avec une sacré pêche, et je l'ai déjà relu à mainte reprise en étant à chaque fois bien remonté. C'est le genre de lecture qui file la pêche longtemps après, et surtout qui me conforte dans bon nombre de mes avis politique. Et du coup, dans bien des aspects de ma vie. Une BD qui en vient à vous changer la vie, ça mérite bien la note maximale, non ?

24/09/2017 (modifier)
Par graveen
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Kingdom Come
Kingdom Come

Je ne suis pas un gros fan de DC, mais je n'ai pas eu besoin de grand chose pour comprendre (même si certains détails n'ont trouvé leurs réponses que lorsque j'ai compris quels étaient les super-heros en action). Emprunté à la médiathèque locale, j'ai laissé trainé... Erreur ! Le dessin est fantastique, chaque case est travaillée. Le scénario est bien ficelé et comment dire.... fin. Voilà, fin c'est le mot. La narration 3eme personne "mais pas trop" permet de se place en observateur d'une histoire qui mèle comme souvent le paradoxe entre "ce qu'il faudrait faire, ce que je fais". J'ai personnellement plus pris mon pied sur cette histoire que sur Watchmen - un commentaire en parle - ce qui en fait une oeuvre majeure pour DC; et pour ma bibliothèque, très bientot.

24/09/2017 (modifier)
Par gruizzli
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Sunstone
Sunstone

Maintenant que cette série est finie et que les cinq tomes sont relus, je peux le dire : c'est probablement la meilleure BD que j'ai lue cette année. Et c'est pas peu de le dire. Nom de nom, ça fait longtemps que j'avais pas lu une BD comme celle-là ! Et c'est pas rien de le dire. Je m'attendais à une série vaguement érotique/pornographique dans un univers BDSM, j'en ai pris plein les mirettes. Dans le genre couverture racoleuse pour intérieur encore meilleur, on fait pas mieux ! Déjà, c'est un récit érotique, certes, mais largement plus versé dans l'histoire que dans des scènes de nu (qui sont quand même bien fréquentes, rassurez-vous petit(e)s libidineu(se)s). D'ailleurs on est bel et bien sur de l'érotisme, tout le reste n'est que suggéré, mais avec de l'imagination, on va sans doute plus loin que ce que l'auteur aurait voulu en faire. L'auteur m'aura surpris sur à peu près tout : le dessin, qui varie pas mal selon les scènes et donne de très belles planches ou des strips efficaces, le tout très coloré, agréable à l’œil; mais également des explications très intéressantes sur le BDSM, pratique que je connaissais à peine et mal. Le tout est cadré dans un scénario aux relations humaines très bien développées, aux retournements bienvenus, et aux personnages extrêmement bien campés. Et, en prime, un humour qui m'aura fait couler plusieurs larmes, tant je me suis étranglé de rire sur certaines situations. Bref, tout est là pour notre plaisir, et j'en suis ravi. J'ai adoré les incartades de l'auteur dans l'ensemble de la BD, qui utilise plusieurs fois tout le potentiel d'une BD en pagination, en utilisation (parfois géniale) des bulles, des encarts de textes et des strips au milieu du reste. Les albums sont enrichis également de petites notes sur la genèse de la BD, aussi intéressantes que le reste. On en ressort avec un sentiment de chaleur humaine très bienvenu, et ça ne laisse pas indifférent. Pas que sur le plan érotique, s'entend. Ce qui me fait tellement apprécier cette BD, outre que c'est exactement le genre de romance que j'affectionne tout particulièrement, c'est que l'auteur arrive à nous développer quelques chose de pointu et de très intéressant sur le BDSM. Le développement est très fin sur les relations humaines, ce qui fait un être humain, nos envies et nos fantasmes, tout en exposant une vision de la vie parfois à l'encontre de la morale bienpensante. Le BDSM est une pratique un peu marginale et pas très bien considérée, mais cela peut concerner n'importe quel genre d'activités que vous affectionnez. Du jeu de rôle à la collection de BD, n'importe quelle personne peut se retrouver dans cette idée de plaisir qui ne colle pas aux normes. Et c'est là la force de ce propos, qui dépasse la simple idée d'une sexualité pour déborder sur une réflexion humaine. Bien sûr, je suis conscient de certains défauts de la BD : abondance de personnages féminins aux proportions généreuses (c'est le genre qui veut ça, on va dire ...), tendance à un "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", des rencontres qui se transforment en amitiés en deux jours ... Oui, le scénario se laisse aller plusieurs fois à des facilités qui auraient pu être évitables, mais je ne boude pas mon plaisir pour autant. L'auteur se paye même le luxe de détourner certaines de ces facilités dans le récit, en les transformant en gags. Les quatre premiers tomes m'avaient pris aux tripes, mais le cinquième m'a laissé rêveur. Déjà par l'idée d'une suite, mais aussi par l'approfondissement qu'il confère aux personnages. C'est finalement une romance, une simple romance, traitée sous un jour pas très courant. Et ça fait plaisir à voir. Alors pourquoi cinq étoiles ? Parce que finalement... tout me plait : le dessin, les personnages, l'histoire, l'humour, le propos, la morale, même l'histoire de la création de cette BD est une belle histoire ! J'ai versé des larmes (de rire et parce que je reste un grand sensible) et j'ai gardé pendant un long moment un grand sourire sur ma face après cette lecture. J'en fais peut-être trop, sans doute d'ailleurs, mais en terme de coup de cœur, je crois qu'on est sur celui de l'année. Je ne peux que recommander la lecture, que j'ai appréciée et que j'espère que vous apprécierez tout autant. C'est toujours pareil : quand je trouve une histoire d'amour bien faite ... je tombe amoureux !

27/07/2017 (MAJ le 13/09/2017) (modifier)
Par Gaston
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Bokko (Stratège)
Bokko (Stratège)

Cela fait des années que je voulais lire ce manga qui mérite d'être mieux connu. Je suis très déçu de voir qu'il n'y a pas eu de nouveau avis depuis 2009 par exemple... On suit donc Ke-ri qui est un grand stratège et qui va tout faire pour défendre une cité contre une armée. Ce sont les bases des 4 premiers tomes de ce manga qui forme un cycle et je fais parti de ceux qui trouvent que ce sont les meilleurs albums de la série. C'est simple, cela faisait longtemps qu'une oeuvre de fiction m'avait autant emballé. J'ai adoré l'ambiance un peu huis clos qui se dégageait de la cité. Il y a une galerie de personnages intéressant et attachants. J'ai adoré le fait que les ennemis aient de vrais personnalités et qui soient plus que des gros méchants qui font des trucs de méchants parce qu'ils sont méchants. Il y a du vrai suspense et tout le long de ses quatre albums j'ai senti la tension monté de plus en plus. J'étais tellement passionné par ma lecture que j'ai lu ses 4 tomes d'un trait sans problème. Pour moi, cela vaut clairement 5/5, mais malheureusement la suite est moins bonne. En faite, cela reste un très bon manga au-dessus du lot même si c'est les premiers chapitres sont moyens (quoique la raison pourquoi ils m'ont parus moyens vient peut-être du fait que j'ai du apprends à m'habituer à un changement d'atmosphère et au fait que j'ai du quitter des personnages formidable). C'est juste que les 4 premiers tomes sont tellement excellent que la suite est décevante si elle est 'juste' très bonnes. Le dernier tome peut paraître un peu bâclé, mais cela ne m'a pas dérangé que les auteurs fassent des éclipses parce que je pense qu'ils avaient tout dit sur le sujet de la guerre. Un manga intelligent avec un très bon dessin réaliste. Et en réfléchissant bien je mets la note maximal même si la grande partie du manga vaut 4/5. Ses premiers tomes sont trop excellent pour que je ne mettes pas la note maximal !

10/09/2017 (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série La Mémoire dans les poches
La Mémoire dans les poches

Je réécris mon avis suite à la lecture de l’intégralité de la série… Je l’ai attendu, ce tome 3… tellement que j’avais peur d’être déçu… et bon sang, quel album. Cela faisait longtemps qu’une BD ne m’avait pas fait un tel effet. La série débute en fable sociale sympathique, avec cette famille de banlieue difficile qui aide de leur mieux les plus démunis (notamment au travers l’apprentissage du français). Puis l’intrigue prend des allures d’enquête dans un deuxième tome où le fils se lance à la recherche de son père disparu… un voyage qui le mènera en Algérie. Un deuxième opus sympathique, mais qui surprend un peu par son ton très diffèrent. Et puis… plus rien pendant 8 ans ! Luc s’est clairement expliqué sur divers forums (dont celui de bdtheque), les personnages de ce tome 3 sont fortement inspirés par ses propres parents, et les évènements tragiques racontés ici ont déclenché chez lui un épisode dépressif… rien que ça ! C’est donc fébrilement que j’ai entamé ce tome, me demandant ce que j’allais y trouver… et bien la réponse est simple : de l’émotion. Beaucoup d’émotion… l’histoire de Sidoine et Rosalie se mêle à l’Histoire avec un grand « H », et on découvre avec effroi des secrets de familles terribles, et les évènements tragiques qui ont fortement marqué Sidoine lors de l’occupation allemande pendant la seconde guerre mondiale. Cet album est magistralement écrit, et transporte habillement le lecteur d’une époque à une autre pour dévoiler les subtilités de l’intrigue, sans jamais perdre le lecteur. Le dessin de Etienne Le Roux est sublime, et ses couleurs un peu délavées donnent vraiment du cachet aux planches… mention spéciale pour les couvertures, toutes aussi sublimes les unes que les autres. Je me laisse emporter par les émotions, et attribue la note maximale à cette série, ma préférée de cet auteur avec Holmes. Ce tome 3 me rappelle pourquoi j’aime tant la bande dessinée… Merci Luc, merci Etienne.

25/06/2006 (MAJ le 09/09/2017) (modifier)
Par Alix
Note: 5/5
Couverture de la série La Nef des fous
La Nef des fous

Réécriture complète de mon avis suite à la sortie (un peu inattendue en ce qui me concerne) du 8eme tome, et à une relecture de l’ensemble de la série. Je suis ravi de constater que tant d’années après la parution du tome 1, et tant d’années après ma première lecture, la magie fonctionne toujours. J’adore le monde mystérieux mis en place, les personnages loufoques, les dialogues truculents, l’humour fin, le dessin détaillé et coloré, et de manière générale, la créativité dont fait preuve l’auteur. Certains passages sont mis en scène avec brio, j’allais citer le passage du grille-pain, mais ça a déjà été fait plus bas ! Le dénouement de l’histoire en fin de tome 7 est satisfaisant et bien amené, même si l’ensemble aurait finalement pu être bouclé en 4 ou 5 tomes (il y a quand même quelques longueurs). Quant au 8eme opus, il relance un deuxième cycle pour le moment « juste bien ». L’écriture est toujours aussi bonne, le dessin toujours aussi magistral, et on retrouve avec plaisir les personnages auxquels on s’était tant attachés (même si le grand coordinateur semble sonner « faux » dans ce volume). Mais il ne s’agit que d’un tome d’introduction qui pose les bases d’une nouvelle intrigue… reste à voir comment Turf va maintenir notre intérêt, maintenant que le mystère de la Nef est révélé… A suivre !

22/06/2002 (MAJ le 04/09/2017) (modifier)